En direct
Best of
Best of du 7 au 13 septembre
En direct
Atlanti-Culture

"Un fil à la patte" de Georges Feydeau : le fil du plaisir

Publié le 25 juin 2018
Enlevé, très drôle, merveilleusement interprété, ce Feydeau, monté avec beaucoup de doigté, est un spectacle idéal pour l'été, et même après...
Est chroniqueur pour Culture-Tops.Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).  Culture-Tops a été créé en novembre...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Philippe Jousserand pour Culture-Tops
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Est chroniqueur pour Culture-Tops.Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).  Culture-Tops a été créé en novembre...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Enlevé, très drôle, merveilleusement interprété, ce Feydeau, monté avec beaucoup de doigté, est un spectacle idéal pour l'été, et même après...
THEATRE
 
Un fil à la patte
De Georges Feydeau
Mise en scène et scénographie : Christophe Lidon
Avec Catherine Jacob, Jean-Pierre Michaël, Christelle Reboul ou Noémie Elbaz, Marc Fayet, Adèle Bernier, Bernard Malaka, Patrick Chayriguès, Cédric Colas, Stéphane Cottin
 
 
 
INFOS & RÉSERVATIONS
 
Théâtre Montparnasse
Réservations : 01 43 22 77 74
 
 
Du mardi au samedi à 20h30, matinée le samedi à 17h
Jusqu’au 25 août
 
 
 
RECOMMANDATION
 
           EN PRIORITE
 
 
 
THÈME                                                                                                            
 
Noceur invétéré, Fernand de Bois d’Enghien a décidé de mettre fin à sa vie de garçon en épousant la fille de la baronne Duverger. Mais avant, il lui faut rompre avec sa maîtresse, Lucette Gautier, une chanteuse de café-concert, et surtout oser le lui annoncer. Car Bois d’Enghien n’est pas très courageux et Lucette très attachée à lui. De petites lâchetés en malentendus, de coïncidences en gros mensonges, les participants à ce mariage ne vont pas être à la noce !
 
 
 
POINTS FORTS
 
1- Si cette version d’« Un fil à la patte » est une réussite totale, c’est à Christophe Lidon qu’elle le doit en premier. Contrairement à beaucoup de metteurs en scène persuadés que Feydeau doit se jouer dans la précipitation, l’énervement, l’affolement même, lui laisse le temps à ses comédiens de faire exister leur personnage, de donner leurs scènes, d’installer clairement les situations, tout en respectant bien sûr un tempo soutenu. Jamais il ne cherche à perdre le spectateur dans une vaine tornade. Au contraire il semble animé par un souci constant de clarté. En conséquence, on a rarement entendu Feydeau comme ici, et rarement autant ri !
 
 
 
2- Lorsqu’on évoque Feydeau, on pense immédiatement ”comique de situation”, et l’on a bien raison. Immense vaudevilliste, il n’a pas son pareil pour mener ses personnages là où ils ne doivent pas aller et leur faire rencontrer ceux qu’ils ne doivent pas croiser. Mais son pouvoir comique, c’est aussi la moquerie potache (ici, le monsieur à la mauvaise haleine), les gags à répétition, l’humour absurde, les réflexions saugrenues, les personnages hauts en couleur ou confits de défauts… Quelle variété dans les armes du rire !
 
 
 
3- Le parti pris visuel du spectacle est à la fois simple, joli et ingénieux. Des éléments de décor noirs s’adaptent aux différents lieux des trois actes, complétés par des vidéos astucieuses (bravo au réalisateur Léonard, déjà remarqué cette saison pour ses apports à « Ramsès II » aux Bouffes Parisiens et au « Lauréat », ici même au Montparnasse). L’action a été transposée dans les années 50: un piano, quelques meubles et les accessoires indispensables, de splendides bouquets de fleurs, des costumes sombres pour ces messieurs, et des tenues colorées et pimpantes pour ces dames… et pour le général sud-américain.
 
 
 
4- Sur scène, ils sont neuf comédiens mais se démènent comme quarante. D’ailleurs certains jouent plusieurs rôles sans qu’on les reconnaisse. Tous ont une personnalité bien marquée, une grande énergie et campent très finement leur personnage, à tel point que cette pièce de troupe paraît ne réunir que des rôles principaux.
 
 
 
POINTS FAIBLES
 
Je n'en vois aucun. La salle est même climatisée !
 
 
 
EN DEUX MOTS
 
Un Feydeau monté avec beaucoup de doigté. Très drôle, joli, enlevé, merveilleusement interprété, ce spectacle est idéal pour l’été… et les autres saisons.
 
 
 
UN EXTRAIT
 
La Baronne (à sa fille, sur le point de se marier) : Et la maternité, qu'est-ce que tu en fais ?
 
Viviane : Ah ! Oui, la maternité, ça c'est gentil ! ... mais... qu'est-ce que le mari a à faire là-dedans ?
 
La Baronne : Comment "ce qu'il a à faire" ?
 
Viviane : (très logique) Mais dame ! Est-ce qu'il n'y a pas un tas de demoiselles qui ont des enfants et un tas de femmes mariées qui n'en ont pas !... Par conséquent, si c'était le mari... n'est-ce pas ?...
 
 
 
L’AUTEUR
 
Prince du rire et maître du vaudeville, Georges Feydeau, né en 1862, est devenu un classique. Ses grandes pièces sont régulièrement jouées en France et à l’étranger: « L'Hôtel du libre échange », « Le Dindon », « La Dame de chez Maxim », « La Main passe », « Occupe-toi d'Amélie ». 
 
Derrière une légèreté apparente, son regard sur les êtres s’avère plutôt sombre. Ses personnages principaux cherchent toujours à s’épanouir sexuellement, tout en faisant mine de respecter les codes stricts de la société bourgeoise. Les rires et les quiproquos naissent de ce conflit.
 
À la fin de sa vie, Feydeau quitte son épouse et s’installe au Grand Hôtel Terminus, un palace situé près de la gare Saint-Lazare. Il n’écrit plus que des pièces courtes, en un acte, dans lesquelles il fustige la vie conjugale, « On purge bébé », « Mais n’te promène donc pas toute nue ! », « Feu la mère de madame ». 
 
Atteint de troubles psychiques, il est interné dans une maison de santé et meurt en juin 1921, à l’âge de 58 ans.
Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Patrick Bruel : une deuxième masseuse l'accuse ; Adieu Sebastien Farran, bonjour Pascal, Laeticia Hallyday retrouve enfin l’amour ! ; Lily-Rose Depp & Timothée Chalamet squelettiques mais heureux, Céline Dion juste maigre...;

02.

Laeticia Hallyday aurait retrouvé l’amour

03.

Voilà ce qu’on protège vraiment en protégeant le mode de vie européen (et pourquoi le défi est de taille)

04.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

05.

Il meurt après une relation sexuelle lors d'un déplacement professionnel, la justice estime que c'est un accident du travail

06.

Retraites : ces trois questions pièges souvent oubliées des grands discours

07.

Inégalités : petits contre-arguments aux nouvelles thèses de Thomas Piketty sur la propriété privée

01.

Patrick Bruel : une deuxième masseuse l'accuse ; Adieu Sebastien Farran, bonjour Pascal, Laeticia Hallyday retrouve enfin l’amour ! ; Lily-Rose Depp & Timothée Chalamet squelettiques mais heureux, Céline Dion juste maigre...;

02.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

03.

Insécurité : la sombre réalité française dans le match des criminalités européennes

04.

Syrie : les vraies raisons derrière l’avertissement d’Erdogan à l’Europe sur une nouvelle vague de migrants

05.

L’insécurité, grenade dégoupillée pour la fin du quinquennat Macron ?

06.

Retraites : ces trois questions pièges souvent oubliées des grands discours

01.

​La déliquescence de la pensée (Gérard Noiriel) contre « la pensée délinquante » (Éric Zemmour)

02.

Peurs sur la consommation : bienvenue dans l’ère de l’irrationalité

03.

PMA / GPA : la guerre idéologique est-elle perdue ?

04.

Reconnaissance de la filiation des enfants par GPA : grand flou sur sujet clair

05.

Le chef de l’organisation météorologique mondiale s’en prend de manière virulente aux extrémistes du changement climatique

06.

Université d'Evergreen (États-Unis) : une terrifiante vidéo qui montre le vrai visage de la nouvelle bête immonde

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires