En direct
Best of
Best of du 14 au 20 novembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Elon Musk est devenu le 2ème homme le plus riche au monde et voilà pourquoi la France aurait singulièrement besoin de s'inspirer

02.

Filmés en train de violenter un producteur de musique dans l'entrée d'un studio 3 policiers parisiens (qui l'ont accusé, à tort, de rébellion) suspendus

03.

Le veganisme bon pour la santé ? Pas pour les os en tous cas, une large étude révèle un risque nettement supérieur de fracture

04.

À la veille du Black Friday, des employés d'Amazon Allemagne se mettent en grève

05.

70.000 euros par mois en 2019, une Bentley, un bateau, des appartements et maisons, le ministre de la Justice dévoile son patrimoine

06.

Haro sur le nucléaire et l'hydraulique: l’Europe frappée d’imbécillité énergétique ?

07.

« La France aimez-la ou quittez-la ». Et qui a dit ça ? Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale !

01.

Julie Gayet tente de sauver son couple, Ingrid Chauvin liquide le sien, celui de Nabilla tangue; Sophie Marceau fait des câlins aux arbres, Aya Nakamura se la pète; Meghan Markle & Katy Perry, voisines et ennemies, Kylie & Kendall Jenner soeurs et idem

02.

Boycott de CNews : quand Decathlon veut faire du profit sur le dos de la liberté d’expression

03.

PSG-LEIPZIG : 1-0 Les Parisiens préservent leurs chances en remportant une victoire inquiétante

04.

Le veganisme bon pour la santé ? Pas pour les os en tous cas, une large étude révèle un risque nettement supérieur de fracture

05.

Carnage en vue sur les banques européennes ?

06.

Migrants de la place de la République : "damned if you do, damned if you don't"

01.

Quand Barack Obama démontre que Nicolas Sarkozy est juif

02.

Covid-19 : Emmanuel Macron annonce enfin (et sans en avoir l’air) un changement de stratégie

03.

Immigration : les dernières statistiques révèlent l'ampleur des flux vers la France. Mais qui saurait les contrôler ?

04.

Barbara Pompili et Eric Dupond-Moretti annoncent la création d'un "délit d'écocide"

05.

Aucun lien entre le terrorisme et l'immigration !

06.

Martin Gurri : "Les vents de révolte ne sont pas prêts d’arrêter de souffler en Occident car nos élites et institutions ne sont plus adaptées au monde actuel"

ça vient d'être publié
décryptage > International
Attractivité

Shanghai remplace Londres comme ville la plus connectée au reste du monde : l’Asie a-t-elle définitivement supplanté l’Occident avec le Covid ?

il y a 9 min 17 sec
pépites > Politique
Bien installé
Selon un sondage, Laurent Wauquiez remporterait largement les régionales en Auvergne-Rhône-Alpes
il y a 16 heures 40 min
pépites > International
Problème Européen
À la veille du Black Friday, des employés d'Amazon Allemagne se mettent en grève
il y a 17 heures 39 min
rendez-vous > Politique
Revue de presse des hebdos
L’actualité grise Macron dans « sa vision romanesque de la vie »; Le PS clarifie sa ligne sur la laïcité, EELV s’embrouille sur la sienne; Hidalgo s’inquiète de l’impact du gauchisme des Verts (sur son image); Mélenchon peu présidentiable aux yeux des Fra
il y a 18 heures 19 min
décryptage > Environnement
Ecologie

Ecocide : entre impensés, mal-pensé et arrières pensées, un nouveau délit à l’application piégée

il y a 20 heures 42 min
pépite vidéo > Sport
R.I.P
Maradona s'en va, les Argentins célèbrent leur héros national
il y a 21 heures 57 min
décryptage > International
Les yeux ouverts

Le grand défi d’Aliyev

il y a 22 heures 31 min
décryptage > Politique
Fluctuat et mergitur

Et le navire de la gauche vint se briser sur l’écueil de l’Islam…

il y a 22 heures 48 min
décryptage > Sport
Dieu du football

Maradona, l’immortalité haut le pied

il y a 22 heures 59 min
décryptage > France
Aimons nous les uns les autres

Après la résilience, la bienveillance : peut-on gouverner efficacement un pays avec des objectifs de développement personnel ?

il y a 23 heures 15 min
light > Insolite
Aux décibels
Si le comptoir vous manque, vous pouvez toujours écouter le brouhaha des cafés en streaming
il y a 15 heures 51 min
pépites > Justice
Bavure
Filmés en train de violenter un producteur de musique dans l'entrée d'un studio 3 policiers parisiens (qui l'ont accusé, à tort, de rébellion) suspendus
il y a 17 heures 16 sec
pépites > France
Justice
Quatre adolescents placés en garde à vue dans le cadre de l'enquête de l'assassinat de Samuel Paty
il y a 17 heures 58 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Macron : tout faire pour éviter une contamination de la grogne sociale et surtout une résurgence poujadiste.

il y a 20 heures 31 min
décryptage > France
Derrière les annonces

Ce qui se cache vraiment derrière "l'inégal sens des responsabilités" évoqué par Emmanuel Macron à propos des failles françaises face au Covid

il y a 21 heures 10 min
pépites > Style de vie
Cash
70.000 euros par mois en 2019, une Bentley, un bateau, des appartements et maisons, le ministre de la Justice dévoile son patrimoine
il y a 22 heures 20 min
décryptage > Religion
Enfin Allah devient sélectif

« La France aimez-la ou quittez-la ». Et qui a dit ça ? Le secrétaire général de la Ligue islamique mondiale !

il y a 22 heures 40 min
pépites > Politique
Communication
Voici ce qu'il faut retenir du discours de Jean Castex sur l'allègement du confinement
il y a 22 heures 58 min
décryptage > Environnement
Coeur de l'atome

Haro sur le nucléaire et l'hydraulique: l’Europe frappée d’imbécillité énergétique ?

il y a 23 heures 5 min
décryptage > France
Première vague

Immigration : les dernières statistiques révèlent l'ampleur des flux vers la France. Mais qui saurait les contrôler ?

il y a 23 heures 24 min
© Dimitar DILKOFF / AFP
© Dimitar DILKOFF / AFP
Les hommes du Président

Politique sociale : à la recherche du modèle qui inspire Emmanuel Macron

Publié le 13 juin 2018
Emmanuel Macron doit prononcer le 13 juin son discours sur sa politique sociale. Et ce pour répondre aux attentes des certains membres de son propre parti, qui ne semble pas comprendre la logique de leur président.
Philippe Crevel
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Philippe Crevel est économiste, directeur du Cercle de l’Épargne et directeur associé de Lorello Ecodata, société d'études et de conseils en stratégies économiques.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Emmanuel Macron doit prononcer le 13 juin son discours sur sa politique sociale. Et ce pour répondre aux attentes des certains membres de son propre parti, qui ne semble pas comprendre la logique de leur président.

Atlantico : Emmanuel Macron prononcera ce 13 juin un discours à la Mutualité qui visera à répondre aux attentes sociales qui se sont manifestées au sein même de LREM au cours de ces derniers jours. De sa campagne électorale aux actes et aux différentes déclarations faites par le président à ce sujet, notamment dans une interview donnée au point ou il répondait "exactement" à la question "Vous voulez passer du modèle d'«  assurance  » sociale dit «  bismarckien  », financé par des cotisations, au modèle de solidarité via l'impôt, dit «  beveridgien  », comment peut-on dessiner le probable "projet social macroniste" ? 

Philippe Crevel : En Europe, deux grands modèles de couverture sociale existent, le système « beveridgien » et le système « bismarckien ». Mais cette distinction est de moins en moins opérante en raison d’une convergence des systèmes au sein de nombreux pays. Le premier repose sur un système de nature étatique mettant en avant l’assistance quand le second est de nature professionnelle et assurantielle. Le premier est d’inspiration britannique et le second germanique. La gouvernance de l’un est politique quand l’autre est censé être paritaire.

En Espagne, au Royaume-Uni, au Danemark, en Italie, en Irlande, au Norvège mais aussi au Portugal, l’État assure un service national de santé. Les résidents de ces pays peuvent recevoir des soins majoritairement gratuits au sein d’hôpitaux publics ou auprès de praticiens qui sont souvent des fonctionnaires. Le parcours de santé est encadré tant par le passage obligatoire auprès d’un généraliste qu’au niveau géographique. À côté de l’offre publique, des structures privées peuvent exister mais elles sont à la charge des patients.

En France comme en Allemagne, le système est donc avant tout assurantiel et professionnel. Ce choix a été également fait par la Grèce, le Luxembourg, la Pologne, l’Autriche et la Belgique.

Pierre Laroque, l’un des pères de la protection sociale française, avait défini avec justesse les missions de la Sécurité sociale à l’occasion d’un discours prononcé le 23 mars 1945 à l’École nationale d’organisation économique et sociale. Il avait alors déclaré, « La Sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu’il disposera en toutes circonstances d’un revenu suffisant pour assurer à lui-même et à sa famille une existence décente, ou à tout le moins un minimum vital […] Si donc cette garantie, pour être vraiment complète, doit viser toutes les familles, il n’en est pas moins vrai que la sécurité sociale est avant tout la sécurité des travailleurs, des familles, qui tirent leurs revenus du travail d’un ou de plusieurs de leurs membres ».

Cette construction d’inspiration bismarckienne n’a pas empêché l’État d’être un acteur majeur de la protection sociale en jouant plus ou moins directement sur le contenu des prestations et sur le montant des cotisations. Avec les ordonnances de 1967, il s’est immiscé dans la gouvernance des caisses de la Sécurité sociale. La technicité des dossiers, et la volonté d’orienter les dépenses sociales ont conduit à une étatisation rampante de la sphère sociale. L’introduction de la CSG, en 1991 et de la CMU en 1999 ainsi que la mise en place de la loi de financement de la Sécurité sociale à travers la réforme constitutionnelle de 1996 ont modifié en profondeur l’architecture de notre protection sociale. En matière de retraite, le Fonds de Solidarité de Vieillesse dépendant de l’Etat finance les dépenses de solidarité en matière de retraite.

Bilan des courses de plus de quarante ans de réforme, les régimes de base de la Sécurité sociale sont en grande partie étatisés et leur financement dépendent de plus en plus de l’impôt et de la CSG. Les liens avec les actifs s’estompent. Le paritarisme demeure puissant désormais seulement au niveau des complémentaires retraite et au niveau de l’assurance chômage. Il survit également au biveau des caisses familiales. La santé est de plus en plus sous le joug de l’Etat. Ce dernier est de toute façon incontournable en fixant les normes, les réglementations et enpesant fortement sur les cotisations. Les gouvernements en pouvant faire valiser les accords nationaux interprofessionnels par le Parlement dispose d’armes que les partenaires sociaux n’ont pas.

Les projets d’Emmanuel Macron s’inscrivent dans ce mouvement engagé depuis 40 ans et qui s’est accéléré depuis 20 ans. En proposant de créer un système universel d’indemnisation du chômage financé par la CSG et de supprimer le reliquat de cotisations sociales finançant l’assurance-maladie, il opte pour un système d’assistance d’inspiration « beveridgienne ». La création d’un grand régime universel de retraite pourrait également conduire à une certaine forme d’étatisation. Cette grande mutation, si elle est menée à son terme, s’accompagne donc d’une réflexion sur le rôle des partenaires sociaux dans la gestion de la protection sociale. Par ailleurs, pour des raisons budgétaires et pour des raisons liées à l’évolution de notre société, le développement d’un système d’assistance libère un espace pour refonder un niveau d’assurance professionnel tel qu’il existe chez nos partenaires. L’État est en charge du premier pilier quand le deuxième est de la responsabilité des entreprises et des syndicats ; le troisième relevant de la responsabilité individuelle. Emmanuel Macron rêve de redessiner ainsi le paysage social français. L’assurance chômage et la retraite sont dans son viseur mais cela ne signifie pas qu’il réussira à les transformer en système d’assistance. Cette mutation est rendue possible par le rejet du paritarisme par une partie du patronat mais aussi par certains syndicats de salariés qui préfèrent la confrontation directe à la gestion.

Quelles seraient les conséquences d'un tel système pour les Français ? Alors qu'un système beveridgien consacre notamment la notion d'uniformité des prestations, quels en seraient les "gagnants" et les perdants" ? Quelles seraient les autres possibilités de réformes ? 

Ces quarante dernières années, l’Etat at-il été meilleure gestionnaire que la Sécurité sociale ? Non, c’est l’Etat qui a accumulé les déficits et les dettes. Certes, une partie est la conséquence d’exonérations de charges sociales. Sur les retraites, les partenaires sociaux se sont mis d’accord au niveau de l’AGIRC et de l’ARRCO pour équilibrer les comptes. Ces deux institutions n’ont pas le droit de s’endetter. Le transfert à l’Etat de la délivrance des prestations sociales n’est pas en soi un gage de bonne gestion. Jusqu’à maintenant, il y avait le lien entre cotisations et prestations. En passant au système beveridgien, le contribuable remplace le travailleur. Le risque est double, c’est celui de s’enferrer dans une société d’assistance et de permettre à l’Etat de faire évoluer à tout moment en fonction de considérations politiques le montant des prestations. Dans un tel système, les classes moyennes supérieures sont les perdantes. En effet, les pouvoirs publics maintiennent en règle générale le filet social pour les plus démunis mais plafonnent en fonction des revenus. De ce fait, les cadres seront amenés à être moins bien couverts que dans le système précédent qui avait tendance à les favoriser. Le système sera plus progressif et moins général. Il risque d’accentuer la polarisation de la société. Jusqu’à maintenant, les prestations sociales récompensaient le travailleur et avant tout le salarié. La généralisation de la complémentaire a démontré qu’elle a favorisé les salariés à faibles revenus travaillant dans les PME. En revanche, sous couvert de contrats solidaires, le niveau de remboursement des autres salariés a plutôt baissé. Le passage à un système beveridgien pourrait être l’antichambre de l’instauration du revenu universel, un filet de sécurité minimal pour tous ; à charge pour les autres de s’assurer ailleurs.

A quelles difficultés de mise en place pourraient on s'attendre dans une telle optique ? 

Les syndicats réformateurs comme la CFDT sont favorables au maintien du paritarisme et au lien prestations / cotisations. Or, ces syndicats soutiennent l’action du gouvernement. Le risque serait également de mécontenter les classes moyennes qui pourraient être tentées par le vote extrémiste. La fonctionnarisation du système de santé n’est pas un gage de bonne qualité. Il pourrait y avoir de lourde conséquence avec l’instauration d’un système à plusieurs vitesses, certes dans les faits, cela existe déjà.

Le passage d’un système à un autre en bousculant des droits acquis donnera lieu à des négociations épiques qui pourraient se traduire par des concessions importantes et coûteuses. Emmanuel Macron est souvent ambitieux dans les paroles mais plus prudents dans les actes. Il y a l’affichage et la réalité. Il est fort à parier que sa politique perpétue la marche vers l’étatisation mais sans réelle rupture. Peut être que l’inclinaison sera plus forte mais pas verticale.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (6)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
gerint
- 13/06/2018 - 23:28
Le moyen le plus efficace de baisser les dépenses
C’est de supprimer le chômage
gerint
- 13/06/2018 - 23:26
@ajm
Je suis de votre avis et ce qui l’attrsite c’est que cela au final détériorera à grands frais aussi la protection sociale des plus démunis
ajm
- 13/06/2018 - 15:44
Massacre organisée des classes moyennes .
Très bonne reflexion de PC qui ne plaît pas à l'imprecateur clodo qui vit de la charité étatique, ce qui est un bon signe.
L' étatisation des systèmes sociaux sans réduire, au contraire, les prélèvements obligatoires en tout genre pour les particuliers , est, dans le courant neo-socialiste de Terra Nova, une catastrophe annoncée pour les classes moyennes, pas uniquement supérieures. On va découper en rondelles les classes moyennes, en commençant par le haut, avec une campagne médiatique bien orchestrée menée dans les grands medias, puis on descendra peu à peu chaque année dans la mise en place d'un régime social low cost et bas de gamme pour le "peuple" au-dessous d'un certain niveau. Les autres , avec ce qu'il leur restera après une mega CSG confiscatoire et devenue progressive, devront assumer l'essentiel voir la totalité de leur couverture sociale et de leur retraite future. Cela arrange les affaires d'une partie du Medef qui pense gagner en coûts sociaux sans mesurer le coût social et politique d'une telle mesure qui accentuera l'éclatement de la vie politique vers les "extrêmes" avec des retours de bâton explosifs à terme pour eux.