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Merkel ringardisée ? De qui Emmanuel Macron est-il l’espoir (ou l’angoisse...) en Europe ?

Publié le 09 mai 2018
La chancelière allemande est sortie affaiblie des élections de septembre. Mais cette perte d'influence a-t-elle permis à Emmanuel Macron de prendre le leadership européen ?
Rémi Bourgeot
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Rémi Bourgeot est économiste, chercheur associé à l’IRIS et spécialiste des marchés de capitaux. Il a poursuivi une double carrière de stratégiste de marché dans le secteur financier et d’expert économique sur la zone euro et les marchés émergents pour...
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Christophe Bouillaud
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Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.
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La chancelière allemande est sortie affaiblie des élections de septembre. Mais cette perte d'influence a-t-elle permis à Emmanuel Macron de prendre le leadership européen ?

Atlantico : Depuis les dernières élections en Allemagne, Angela Merkel se trouve non seulement affaiblie à la tête de son pays, mais également au sein de l'Europe. Cette perte d'influence et de capacité à convaincre profiterait "mécaniquement", selon les commentateurs, à Emmanuel Macron pour prendre le leadership européen. Mais est-ce si évident que cela ?

Rémi Bourgeot : Il ne fait guère de doute qu’Angela Merkel est sorti affaiblie des élections fédérales de septembre. Cependant, si le rejet des propositions d’approfondissement de la zone euro a bien été renforcé par ces élections, ces projets n’étaient pour autant pas soutenus auparavant. Dès les jours qui avaient suivi l’élection présidentielle française, Wolfgang Schäuble avait exprimé son refus de façon abrupte, malgré sa sympathie pour Emmanuel Macron et en prenant la peine d’offrir quelques concessions symboliques comme la transformation du Mécanisme européen de stabilité en « Fonds monétaire européen ». Le rejet est simplement encore plus clair désormais. Angela Merkel est affaiblie en Allemagne par l’envolée de l’extrême droite et la remise en cause de l’approche politique qu’elle suit depuis son arrivée au pouvoir en 2005. Sur la scène européenne, l’opposition allemande, fondamentale, à l’idée d’une union monétaire suivant un modèle fédérale était déjà clairement visible avant les élections de septembre et, en réalité, depuis les débats des années 1980… Mais les partisans français, italiens et espagnols de cette vision politique fondaient leurs espoirs sur la croyance en un sens de l’histoire qui mènerait irrémédiablement à une forme d’apothéose institutionnelle. Il apparait aujourd’hui de plus en plus clairement que ce projet souffre d’un soutien limité en Europe.

On a pu constater une certaine confusion dans la perception de la stratégie d’Emmanuel Macron en France et à l’étranger. Dans les cercles politiques parisiens, romains et madrilènes, on avait tendance à penser qu’il jouirait d’une telle crédibilité dans sa volonté de « transformer » la France qu’il obtiendrait en échange l’accord d’Angela Merkel pour contourner les tabous allemands en matière de partage de risque financier. Cependant, on peine à voir dans quelle réalité politique aurait pu s’ancrer ce « deal » franco-allemand. En effet, le rejet en Allemagne de l’idée d’un quelconque système de transferts financiers systématiques ne provient pas d’une analyse des maux économiques français. Ce rejet est évidemment plus profond. Par ailleurs, Angela Merkel, si elle s’est fait l’écho d’une position allemande dure dans les plans de sauvetage financier pendant la crise de l’euro, ne s’est jamais vraiment rêvée en grande prêtresse de l’union monétaire.

Si la plupart des dirigeants allemands sont effectivement favorables aux réformes mises en œuvre par le gouvernement français au niveau national, il n’y a en réalité jamais eu de raison pour que cela les incite à accepter un bond en avant fédéral pour la zone euro, qui serait synonyme pour eux de suicide sur la scène politique allemande. Cet état de fait s’imposait avant même les élections allemandes, pour peu que l’on prît la peine de suivre les débats ayant cours sur ces sujets outre-Rhin, ne fût-ce qu’en jetant un coup d’œil avisé à la presse allemande. Cet accident industriel que connaît la politique européenne de la France illustre le problème de notre climat intellectuel. En faisant de l’adhésion personnelle à la vision hexagonale du fédéralisme européen un impératif absolu pour l’insertion des individus dans le système institutionnel français, notre connaissance concrète de nos partenaires européens et en particulier de l’Allemagne a connu un déclin marqué dans l’ensemble des courants politiques au cours des quatre dernières décennies. En imposant à marche forcée cette vision, on en a oublié qu’elle restait étrangère à la plupart des peuples et des élites en Europe.

Hors d’Europe, en particulier dans les milieux économiques, tout en prenant souvent en compte les tabous allemands en la matière, de nombreux commentateurs interprétaient à tort les propos d’Emmanuel Macron comme une promesse d’engager une négociation poussée avec Angela Merkel, une sorte de bras de fer, pour imposer sa vision institutionnelle de la zone euro, et non pas comme l’attente d’un cadeau de la part de Berlin pour récompenser une France devenue première de la classe européenne.

Le Président de la République devait, du fait de son impulsion politique en Europe, jouir de l’aura du héros qui aurait remis le continent sur la voie fédérale. Son projet européen est néanmoins confronté à une impasse, qui était malheureusement prévisible, si bien qu’il est constamment amené à revoir ses projets de réforme européenne à la baisse. Il est donc difficile de dire qu’Emmanuel Macron pourrait bénéficier de la perte d’influence d’Angela Merkel. C’est plutôt le contraire en réalité ; cela ne fait qu’aggraver la dure réalité à laquelle il est confronté.

Christophe Bouillaud : Les couvertures des grands magazines semblent surtout sensibles à l’image de renouvellement renvoyé par Emmanuel Macron depuis son élection, mais elles surestiment d’évidence le poids qu’aurait regagné ainsi la France dans le concert européen. Comme je l’ai déjà souvent dit dans ces colonnes, le rapport de force entre Etats membres de l’Union européenne reste favorable aux Etats « créditeurs », dont l’Allemagne reste le leader aussi incontesté qu’incontestable. Toute la manière dont la crise économique a été gérée depuis 2008 a figé des positions sur une validation du modèle « maastrichtien » (une monnaie unique, mais des budgets nationaux bien séparés), et, fondamentalement, la France n’est pas du côté des grands gagnants du dénouement de cette dernière. L’élection d’Emmanuel Macron et sa première année de Présidence ne changent rien à ce rapport de force structurel, sur le plan économique et aussi sur le plan des idées économiquement dominantes, qui reste défavorable à une France qui voudrait faire de l’Europe le vecteur d’une politique budgétaire à l’américaine, à la chinoise ou à la japonaise. Emmanuel est surtout populaire dans les grands médias à l’audience internationale pour être un défenseur du libéralisme économique dans notre pays et dans les relations économiques internationales, bien moins pour ses velléités de donner à l’Union européenne les moyens de mener une politique keynésienne de relance budgétaire à l’échelle continentale. 

Quelles sont les catégories de la population européenne  qui pourraient le soutenir? Quelles réformes et quels intérêts peut-il encore incarner après avoir revu à la baisse ses ambitions en s'étant confronté aux blocages allemands"?

Christophe Bouillaud : Potentiellement, le Macron à velléités keynésiennes de 2017 pouvait séduire une large partie de la population européenne, celle qui aurait bien besoin encore en 2017-18 d’une forte relance de l’activité et des investissements pour sortir du chômage de masse et de la stagnation de son pouvoir d’achat. Le Macron de 2018, qui risque fort d’accepter des réformes techniques d’inspiration allemande pour simplement garantir l’Euro contre de futures crises financières, ne fera pas rêver grand monde, et il paraîtra surtout comme le défenseur du statu quo actuel. Il faut dire à sa décharge que la plupart des dirigeants européens ne veulent pas entendre parler d’une augmentation du budget de l’Union européenne qui en ferait un Etat fédéral. Il n’a guère d’alliés. L’Italie pourrait être le principal, vu ses difficultés économiques liées au fonctionnement actuel de la zone Euro, mais suite aux élections du 4 mars, il n’a pas de gouvernement de plein exercice. De fait, la majorité des pays est gouverné par des libéraux, des conservateurs, ou même par des eurosceptiques ou nationalistes. Ce constat au niveau du Conseil européen correspond au fait que les électorats dominants dans les pays créditeurs ne veulent en aucun cas payer plus pour les autres pays. Et, à l’est du continent, on veut bien continuer à recevoir des fonds européens, mais pas du tout être pris dans les contraintes d’un super-Etat européen après avoir subi celles de la domination soviétique (et avant autrichienne, russe, etc.)

Tous ces partis de droite, de centre, voire de centre-gauche, sont bien sûr pour l’Euro, pour le marché unique, pour les quatre libertés fondatrices de l’Union (capital, travail, biens et services), pour le business, mais ils sont résolument contre toute idée d’un budget fédéral européen. D’ailleurs, dans la famille européenne des partis libéraux, dont se rapproche beaucoup LREM par ses options politiques au niveau français, la plupart des partis nationaux sont hostiles à plus de fédéralisme budgétaire. Le meilleur exemple de cette tendance est le Parti libéral néerlandais, dirigé par l’actuel Premier Ministre des Pays-Bas, Marc Rutte, le plus clair opposant aux projets d’Emmanuel Macron. Pour ne pas parler du Parti libéral allemand, tout aussi peu près à donner un centime de plus au budget européen.

Rémi Bourgeot : Les partisans de ce type d’orientation européenne se concentrent désormais essentiellement au sein d’une partie de l’élite en France, en Italie et en Espagne. En dehors des provinces romaines, le rêve d’une grande construction fédérale est beaucoup moins présent. En Allemagne, les sociaux-démocrates sont menacés d’effondrement et ont d’ores et déjà enterré l’approche de Martin Schulz, qui a dû renoncer à participer au gouvernement et à diriger le parti ; ce dont témoigne notamment l’adhésion du ministre des Finances social-démocrate Olaf Scholz à la doctrine Schäuble sur les sujets européens. On voit par ailleurs une coalition assez soudée de plus petits pays du Nord de l’Europe s’entendre pour refuser tout grand pas en avant dans le parachèvement institutionnel de la zone euro. Et naturellement, en Europe centrale sur la question plus générale de l’UE, l’évolution politique est encore plus hostile. Il est intéressant à cet égard de noter que même les courants pro-européens dans ces pays sont éloignés des conceptions d’une Europe fédérale à la française. Ainsi, Donald Tusk, l’ancien premier ministre polonais et actuel président du Conseil européen, est l’ennemi juré de la droite populiste de son pays et il se présente comme fortement pro-européen. Ses conceptions de la coopération européenne s’avèrent néanmoins ancrées dans l’intergouvernementalité et très éloignées d’un véritable projet fédéral, dont il ne manque pas de dénoncer la distance vis-à-vis des réalités politiques nationales. Ce qui aggrave la profonde hostilité que lui manifeste Jean-Claude Juncker, qui œuvre en coulisses à la suppression pure et simple du poste de son rival.

Mais, au final, qui peut encore fédérer parmi les leaders européens ?

Rémi Bourgeot : On constate aujourd’hui une remise en cause profonde de la centralisation européenne et des déséquilibres entre pays. Cette remise en cause prend des formes différentes, parfois dérangeantes, d’un pays à l’autre. Les projets d’intégration plus poussée de l’UE ou de la zone euro sont aujourd’hui au point mort. Tous les dirigeants européens, quelles que soient leurs options idéologiques, en sont désormais conscients. Il s’agit désormais de développer un mode de coopération qui permette de reprendre la voie de l’équilibre entre les pays et de répondre aux aspirations des populations.

Emmanuel Macron pourrait s’engager sur cette voie. Cela nécessiterait néanmoins une réorientation fondamentale et rapide, en prenant acte de l’éloignement de la vision européenne qu’il a portée au cours de son ascension politique et en renouant peut-être avec celle qui était la sienne il y a une quinzaine d’années.

Christophe Bouillaud : Et bien peut-être tout simplement l’indéboulonnable Angela Merkel… Elle représente certes le statu quo, ou l’évolution très millimétrique et millimétrée des choses depuis plus d’une décennie, mais après tout, existe-t-il  une majorité pour sortir vraiment de ce dernier par un grand geste politique ? C’est peu probable vu les dissensions entre dirigeants européens sur la voie à suivre,  et cela d’autant plus qu’en pratique, certains pays sont sortis discrètement du consensus européen et n’ont peut-être pas autant intérêt  à des réformes du cadre général qu’il y a encore quelques années. Je pense en particulier au Portugal. Ce pays semble avoir inventé, dans une assez grande discrétion, une sortie de gauche de l’austérité budgétaire. Or cette sortie semble bien lui profiter économiquement sans que la Commission européenne n’y trouve trop à redire.

Et puis, enfin, il faut redire qu’historiquement, depuis les années 1950, l’intégration européenne n’a jamais été l’affaire d’un leader particulier, aussi bien inspiré ou diplomate soit-il, mais toujours d’une équipe ou d’un réseau international de leaders, ou, au minimum, d’un duo binational de leaders (De Gaulle –Adenauer, Schmidt-VGE, Mitterrand –Kohl). Je vois mal Angela Merkel devenir tout d’un coup visionnaire,  parce que le Président français a – encore – changé.

Emmanuel Macron, en dépit de tout son allant rhétorique, aura du mal à être un leader qui fédère les Européens, parce que ces derniers votent de plus en plus nettement pour des dirigeants nationaux qui expriment des aspirations différentes ou du moins très différenciées.

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Commentaires (8)
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Ganesha
- 10/05/2018 - 08:08
Vers un accord ?
Ce serait un séisme comparable à un accord Le Pen-Mélenchon en France ! Et le Mouvement 5 Étoiles promet le Revenu Universel ! === https://www.lexpress.fr/actualites/1/monde/italie-la-ligue-et-le-m5s-tentent-de-former-un-gouvernement-antisysteme_2007390.html
Anguerrand
- 10/05/2018 - 07:12
A Vangog pas de chance
Je ne vous conseille pas de vous faire voyant car vous n'êtes vraiment pas extra lucide.
Lazydoc
- 09/05/2018 - 15:49
Ou mais
"Quand les types de 130 kilos disent certaines choses, ceux de 60 kilos les écoutent«