En direct
Best of
Best of du 12 au 18 septembre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Brexit : ces 50 milliards de frais de divorce que Boris Johnson est tenté de ne pas payer à l’UE

02.

Tenue libre exigée : les dangereuses impasses du néo-féminisme

03.

Ne dites plus "séparatisme" (c'est stigmatisant) dites "séparatismes" (ça ne veut rien dire)

04.

Attentats islamistes en France : la menace se reprécise

05.

Retour à la réalité sanitaire sur les marchés financiers : attention aux secousses sur les marchés

06.

Ce que la dernière photo prise par la NASA nous révèle de Jupiter

07.

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

01.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

02.

Les Milices islamistes internationales de la Turquie d'Erdogan

03.

Capitalisme de connivence : d’Edouard Philippe à Jean-Marie Le Guen, tous administrateurs

04.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

05.

Comment les industries pétrolières nous ont fait croire que le plastique serait recyclé

06.

Séparatisme : LREM pris dans les phares de la voiture de l’islam politique

01.

Lettre au Professeur Raoult d'un "petit" médecin généraliste

02.

Névrose collective : l’Europe pétrifiée face à la crise des migrants qui se noue à ses portes

03.

Le (presque) dernier cri d’Olivier Véran : "ave Macron morituri te salutant" !

04.

"L'islam est la religion avec laquelle la République a eu le moins de problèmes dans l'Histoire". Là, Darmanin en fait un peu trop

05.

L'Europe gruyère d'Ursula von der Leyen

06.

55% des Français favorables au rétablissement de la peine de mort : il est terrible ce sondage mais à qui la faute ?

ça vient d'être publié
pépites > Santé
Lutte contre le virus
Olivier Véran dévoile de nouvelles mesures dans le cadre de la lutte contre la Covid-19 et précise que "la situation continue globalement de se dégrader"
il y a 10 heures 16 min
light > France
Monument de la gastronomie
Mort de Pierre Troisgros, le légendaire chef trois étoiles
il y a 13 heures 40 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L’Ours et Une demande en mariage" de Anton Tchekhov : de biens étranges déclarations d’amour

il y a 16 heures 3 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Blackbird" de Roger Michell : par le réalisateur de "Coup de foudre à Notting Hill", un drame bouleversant sur les adieux d’une mère à sa famille… Avec une Susan Sarandon au sommet…

il y a 16 heures 42 min
décryptage > Terrorisme
Menace terroriste

Daech au grand Sahel : l’assassinat des Français au Niger, une preuve de plus de sa résistance

il y a 18 heures 54 min
décryptage > Economie
Projet de fusion

Suez – Veolia : le mythe toxique du "champion national"

il y a 19 heures 4 min
décryptage > France
"Le Livre noir de l'autisme"

Autisme : les cobayes de la honte

il y a 19 heures 23 min
pépite vidéo > Politique
LREM
Aurore Bergé révèle qu'il existe un "malaise profond" au sein de La République en marche
il y a 19 heures 57 min
décryptage > Science
Univers

Ce que la dernière photo prise par la NASA nous révèle de Jupiter

il y a 20 heures 37 min
décryptage > Finance
Impact de la crise du Covid-19

Retour à la réalité sanitaire sur les marchés financiers : attention aux secousses sur les marchés

il y a 21 heures 2 min
light > Culture
Icône de la chanson française
La chanteuse Juliette Gréco est morte à l'âge de 93 ans
il y a 11 heures 28 min
pépites > Société
Evolution
Emmanuel Macron annonce "7 jours obligatoires" dans le cadre du congé paternité d'un mois
il y a 14 heures 4 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Les pôles, une aventure française" de Dominique Le Brun : "il y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts et ceux qui vont sur la mer". Aristote

il y a 16 heures 16 min
décryptage > International
Espoir

Un processus de paix en Afghanistan, quelle issue et à quel prix ?

il y a 18 heures 38 min
Futur
Elon Musk espère produire une voiture électrique coûtant 25.000 dollars d'ici trois ans
il y a 19 heures 1 min
décryptage > Europe
Union européenne

La force : question de taille ou d’agilité ?

il y a 19 heures 11 min
light > People
People
Le prince Harry et Meghan Markle critiqués pour avoir donné leur avis sur la prochaine élection présidentielle américaine
il y a 19 heures 46 min
décryptage > France
Un pluriel apaisant

Ne dites plus "séparatisme" (c'est stigmatisant) dites "séparatismes" (ça ne veut rien dire)

il y a 20 heures 30 min
pépites > Justice
Enquête
Une dizaine d’ADN inconnus trouvés sur un matelas de Michel Fourniret
il y a 20 heures 39 min
pépites > International
Russie
Alexei Navalny, opposant politique russe, a quitté l'hôpital allemand où il était soigné
il y a 21 heures 9 min
© FREDERICK FLORIN / AFP
© FREDERICK FLORIN / AFP
Sans précédent

Jean Quatremer : "Le SelmayrGate montre à quel point l'Europe est aux mains de technocrates non élus et non responsables"

Publié le 27 mars 2018
Ce 25 mars, la Commission européenne a affirmé que la promotion controversée de Martin Selmayr au poste de secrétaire général de la Commission était légale. Une décision en forme de signal d’alarme, qui montre que l'UE va devoir réfléchir au moyen de se sauver de ses propres déviances technocratiques, afin de retrouver un chemin démocratique.
Jean Quatremer
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean Quatremer est journaliste.Il travaille pour le quotidien français Libération depuis 1984 et réalise des reportages pour différentes chaînes télévisées sur les thèmes de l'Europe.Il s'occupe quotidiennement du blog Coulisses de Bruxelles.Il est l...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Ce 25 mars, la Commission européenne a affirmé que la promotion controversée de Martin Selmayr au poste de secrétaire général de la Commission était légale. Une décision en forme de signal d’alarme, qui montre que l'UE va devoir réfléchir au moyen de se sauver de ses propres déviances technocratiques, afin de retrouver un chemin démocratique.

Atlantico : Ce 25 mars, la Commission a affirmé, dans ses réponses aux 134 questions de la Commission de Contrôle Budgétaire (Cocobu) du Parlement européen, que la décision de nommer Martin Selmayr au poste de secrétaire général de la Commission était légale. ​Après la pression politique exercée par Jean-Claude Juncker sur ce dossier, en déclarant notamment "s'il part, je m'en vais", ​comment anticiper la suite des événements ? Par ailleurs, comment expliquer cette déclaration, laissant planer le doute du partage du pouvoir entre les deux hommes ?

Jean Quatremer : Le fait qu'un président de Commission, qui est l'équivalent d'un Premier ministre, lie son avenir politique au sort de quelqu'un qui n'est, en première analyse, qu'un fonctionnaire à son service, est sans précédent dans l'histoire de l'Union et sans doute dans les démocraties. Le propre d'un technocrate, ou même d'un ministre, est de pouvoir servir de fusible afin de ne pas mettre en péril le premier ministre et sa majorité. C'est quand même l'une des plus vieilles figures politiques qui soit, celle du fusible. En réalité, en liant son avenir politique à celui de Martin Selmayr, le président de la Commission reconnaît que le vrai président est son subordonné apparent : il ne faut plus parler de la Commission Juncker, mais de la Commission Selmayr. Certains n’ont pas hésité à ironiser à Bruxelles sur cet épisode en faisant remarquer que Juncker, en menaçant de démissionner si on continuait à chercher noise à Selmayr s’était montré solidaire de son patron, ce qui donne une idée de l'ambiance qui règne ici. Jean-Claude Juncker a réussi l’incroyable exploit de transformer une affaire qui relevait de la cuisine interne en une affaire politique. Cela est maladroit politiquement parce qu'il peut effectivement être poussé à la démission si le Parlement européen se montre intransigeant.

Martin Selmayr, en tant que secrétaire général, a participé au Conseil européen des 22 et 23 mars. Est-ce que cela marque une forme de validation de sa nomination par les dirigeants de l'Union ?  

Non : le secrétaire général de la Commision assiste toujours aux sommets. Et le fait que les Etats ne lui aient fait aucune remarque ne veut rien dire car ils ne peuvent pas légalement intervenir dans les processus internes aux institutions communautaires et heureusement ! Imaginez que l’Etat français se mêle de la nomination des secrétaires généraux des municipalités… Ils doivent donc attendre que le Parlement se prononce. Mais il ne faut pas se tromper : les États membres restent prudents, mais ils observent très attentivement ce qui se passe au sein de la Commission. Une partie des États européens n’est pas satisfait de ce qui se passe, car cela sert les eurosceptiques et les europhobes. Nigel Farage, l’un des artisans du Brexit, clame ainsi sa joie sans retenue ou encore le porte-parole du gouvernement hongrois affirme qu’il n’acceptera plus les leçons de la Commission, celle-ci n’étant même pas capable de respecter le droit européen. Tout le monde a parfaitement conscience que cela affaiblit l'idée européenne auprès des opinions publiques : quelle image désastreuse que cette eurocratie qui pratique le népotisme et le clientèlisme et qui ensuite va donner des leçons de bonne gouvernance à la Grèce ! Vendredi, Emmanuel Macron, lors de la conférence de presse qui a suivi le Conseil européen, s’est montré menaçant : il attend que des conséquences soient tirées de l’enquête du Parlement européen. 

Même l’Allemagne n’est pas ravie de l’autopromotion de Selmayr, bien qu’il soit ressortissant allemand. Il n’a pas du tout eu l'assentiment de Berlin qui a été mis, comme tout le monde, devant le fait accompli. Surtout, cela a attiré les projecteurs sur le fait que les Allemands sont surreprésentés dans les institutions communautaires (présidence de la Banque euroéenne d’investissement et du mécanisme européen de stabilité, secrétairiat général de la Commission, du Parlement et du Conseil des ministres, présidence des principaux groupes et partis politiques européens, etc) et qu’ils avaient l'intention de revendiquer la présidence de la BCE après le départ de Mario Draghi. La manœuvre de Selmayr pourrait les priver de cette possibilité. Et Emmanuel Macron a souligné devant la chancelière qu'il fallait veiller aux équilibres géographiques, qui ne sont aujourd'hui ^mis respectés. L'avertissement est extrêmement clair. 

Dans une tribune récente publiée par ProjectSyndicate, le politologue allemand (Université de Princeton) Jan Werner Muller écrit, à propos du populisme européen :  " Si l'on croit vraiment que les électeurs sont incompétents ou intolérants, la prochaine étape évidente consiste à leur enlever encore plus de pouvoir décisionnel. Mais, plutôt que de se replier sur la technocratie, nous devrions nous attaquer aux problèmes structurels spécifiques qui ont favorisé le triomphe des politiciens populistes." Pourtant, entre l'opposition au système des SpitzenKandidaten par Emmanuel Macron, ou la pression faite au Parlement européen sur le dossier Selmayr, ne peut-on pas voir en Europe la dérive précise dénoncée par Jan Werner Muller, visant à répondre au populisme par un repli technocratique ? 

Ce qui vient de se passer avec Martin Selmayr est gravissime, non pas en soi, parce que le pouvoir de Martin Selmayr n'existe que parce que le pouvoir politique au sein de la Commission est faible. Il occupe un espace politique qui est laissé libre. Mais le signal qui est envoyé aux peuples est que l'Europe est le jouet de manœuvres bureaucratiques et qu’elle est entre les mains d’eurocrates non élus et partant non responsables. Quelqu'un qui ne s'est jamais présenté devant des électeurs va , après le coup d’Etat de Selmayr, contrôler l'ensemble de l'administration communautaire, celle qui a le monopole de l'initiative législative.

Je serais plus nuancé sur les Spitzenkandidaten (les candidats têtes de listes). Il s'agit d'un pouvoir, arraché par le Parlement européen en 2014, qui permet au candidat de la liste arrivée en tête aux élections européennes de devenir automatiquement président de la Commission. A l’époque, c’était apparu comme une avancée démocratique. En réalité, on s'aperçoit aujourd'hui que cela n'a pas été le cas puisque la tête de liste est choisi derrière des portes closes par quelques caciques des partis européens. Et en l'occurrence, comme on sait déjà que la liste qui arrivera en tête sera celle du PPE, le parti populaire européen c’est-à-dire les conservateurs, ce sont les quelques caciques de ce parti qui vont choisir seuls, à mon avis pour les 20 ou 30 prochaines années, le futur président de la Commission. Est-ce réellement un progrés démocratique ? C'est pour cela qu'Emmanuel Macron a voulu remettre en cause ce système qui selon lui doit être lié aux listes transnationales qui permettrait que le président de la Commission soit choisi par l’ensemble des électeurs euroépens. Mais cette proposition a été rejetée par le Parlement européen parce qu’elle remettait en cause la prééminence des partis. Nous avons un véritable problème de technocratie, mais aussi de partitocratie en Europe. L'affaire Selmayr n’est au fond qu’un signal d’alarme de cette dérive technocratique de l'Union. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (7)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Gré
- 28/03/2018 - 00:49
Donc, "le politologue

Donc, "le politologue allemand (Université de Princeton) Jan Werner Muller écrit, à propos du populisme européen : " Si l'on croit vraiment que les électeurs sont incompétents ou intolérants, la prochaine étape évidente consiste à leur enlever encore plus de pouvoir décisionnel." Et l'étape suivante, c'est la réouverture des camps ?
Anouman
- 27/03/2018 - 21:53
Europe
Si les technocrates de Bruxelles étaient élus cela ne changerait pas grand chose au résultat, comme pour les élections nationales. Mais on pourrait se dire que c'est "démocrate".
kelenborn
- 27/03/2018 - 18:42
A la rédaction
J'aperçois dans le coin depuis des mois" la petite sirene seule d'un côté de la rive" mais enfin c'est pas parce que Louseur est mourant qu'il faut raconter des conneries! La Petite Sirene a convolé en justes noces avec Groucho Marx et a été remplacée à Causeur par Leberwurst, fille de Leroy Crassepoutine et de Grichka Bogdanov !