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Shutdown et montée des taux longs américains : c’est grave, docteur ?

Publié le 22 janvier 2018
Avant le Avant le shutdown (fermeture des activités publiques non essentielles), les rendements des bons du trésor américain montaient. Ils avaient passé 2,6%, à 2,63% le vendredi 19 janvier et n’arrêtaient pas : 2,4% début janvier, 2,5% le 10, 2,6% actuellement. Ils sont ainsi revenus à leur niveau de 2014, évidemment au-dessus de 1,5%, au pire de la crise en 2012, mais loin bien sûr des 4% d’avant crise en 2007, leur niveau moyen de l’époque. Que se passe-t-il ?(fermeture des activités publiques non essentielles), les rendements des bons du trésor américain montaient. Ils avaient passé 2,6%, à 2,63% le vendredi 19 janvier et n’arrêtaient pas : 2,4% début janvier, 2,5% le 10, 2,6% actuellement. Ils sont ainsi revenus à leur niveau de 2014, évidemment au-dessus de 1,5%, au pire de la crise en 2012, mais loin bien sûr des 4% d’avant crise en 2007, leur niveau moyen de l’époque. Que se passe-t-il ?
Jean-Paul Betbeze
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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Avant le Avant le shutdown (fermeture des activités publiques non essentielles), les rendements des bons du trésor américain montaient. Ils avaient passé 2,6%, à 2,63% le vendredi 19 janvier et n’arrêtaient pas : 2,4% début janvier, 2,5% le 10, 2,6% actuellement. Ils sont ainsi revenus à leur niveau de 2014, évidemment au-dessus de 1,5%, au pire de la crise en 2012, mais loin bien sûr des 4% d’avant crise en 2007, leur niveau moyen de l’époque. Que se passe-t-il ?(fermeture des activités publiques non essentielles), les rendements des bons du trésor américain montaient. Ils avaient passé 2,6%, à 2,63% le vendredi 19 janvier et n’arrêtaient pas : 2,4% début janvier, 2,5% le 10, 2,6% actuellement. Ils sont ainsi revenus à leur niveau de 2014, évidemment au-dessus de 1,5%, au pire de la crise en 2012, mais loin bien sûr des 4% d’avant crise en 2007, leur niveau moyen de l’époque. Que se passe-t-il ?

Oui, c'est grave. Déjà, avant le shutdown (fermeture des activités publiques non essentielles), les rendements des bons du trésor américain montaient. Ils avaient passé 2,6%, à 2,63% le vendredi 19 janvier et n’arrêtaient pas : 2,4% début janvier, 2,5% le 10, 2,6% actuellement.  Ils sont ainsi revenus à leur niveau de 2014, évidemment au-dessus de 1,5%, au pire de la crise en 2012, mais loin bien sûr des 4% d’avant crise en 2007, leur niveau moyen de l’époque. Que se passe-t-il ?

Faut-il s’inquiéter de cette accélération, avant même la crise politique du shutdown qui fête le premier anniversaire de la Présidence de Donald Trump ? Est-ce qu’elle accompagne la croissance  américaine, ou le retour de l’inflation américaine, ou encore une nouvelle vague inflationniste mondiale, à moins qu’elle ne soit la conséquence de la politique fiscale de Donald Trump ? Est-ce que la montée des bourses en est menacée, ou bien cette double montée, et des cours boursiers et des rendements obligataires, est le signe d’un renforcement économique profond ? Comment la Banque Centrale américaine, la Fed, doit-elle en tenir compte ? Et la BCE ?

D’abord, il ne faut pas chercher du côté des effets qu’aurait la croissance sur les salaires pour expliquer cette hausse des taux. La situation économique américaine poursuit son amélioration, vers 3% en moyenne en 2018, avec un pic à 3,2%, si on annualise le chiffre du troisième trimestre 2017. Mais ce bon résultat ne fait pas beaucoup remonter l’inflation (à 2,1% sur un an), ni les salaires (le salaire moyen horaire gagne 2,5% sur un an en décembre, contre 2,4% en novembre 2017). L’économie américaine reste dans une situation paradoxale où son plein emploi (4,1% de la population active) n’est pas inflationniste. La courbe inflation chômage est plate : pas d’inquiétude sur les taux donc.

Alors, la hausse des prix pourrait plutôt venir du pétrole et se retrouver (aujourd’hui ou demain) dans les prix courants, d’où cette hausse des taux longs. Certes la hausse du prix du pétrole a joué un rôle modeste dans la hausse passée de l’inflation, mais... Certes, le prix du WTI est passé au-dessus de 63$ le baril, avec l’encadrement de la production par les pays de l’Opep plus Russie. Mais les Etats-Unis en ont profité. Ils ont fortement augmenté leur production (gaz puis pétrole de schiste) et sont/seraient devenus le premier producteur de pétrole, devant l’Arabie Saoudite, après être devenus le premier pour le gaz naturel, devant la Russie. Ce sont surtout eux qui ont profité de l’encadrement de la production des autres ! Pas de surprise donc si l’Opep se prépare à ouvrir lentement ses propres vannes (réunion ce week-end à Oman), avec une date prévue pour la fin de l’année. On comprend que l’annonce et l’augmentation de la production devront être mesurées, pour ne pas faire retomber le prix du baril. Mais il hésite déjà… Les taux longs ne devraient plus s’en inquiéter. Cherchons ailleurs.

Alors la hausse des taux d’intérêt pourrait, plutôt, venir du creusement du déficit budgétaire américain ! En effet, les calculs officiels montrent que le déficit budgétaire devrait se creuser de plus de 1000 milliards de dollars sur dix ans (1500 selon certains) du fait des réductions d’impôts sur les entreprises (surtout) et sur les ménages (dans une moindre mesure), ceci étant lié au tax cut voulu par Donald Trump, et voté ! La remontée des taux longs américains est donc davantage liée à un processus d’origine plus américaine que globale, et qui ne serait pas liée aux salaires et/ou au pétrole.

C’est ici qu’interviennent les discussions sur le plafond de la dette pour éviter le shutdown. Raté ! En fait, elles ne sont pas tant liées à la nécessité de limiter la montée de la dette (souci de quelques Républicains seulement, et préoccupation majeure des marchés) qu’au désir de financer des dépenses militaires nouvelles (souci de la majorité des Républicains), contre des concessions cherchés par les Démocrates sur la situation des immigrants ! Les marchés s’inquiètent du gouffre, qui ne semble plus préoccuper les politiques, occupés à préparer les élections mid-term de novembre !

Cette explication de la hausse des taux longs américains par le creusement (au fond accepté) du déficit budgétaire américain permet d’expliquer une autre anomalie, plus importante et inquiétante, des marchés financiers sur les taux à très long terme. En effet, si les rendements américains à 10 ans sont à 2,63%, ceux à deux ans sont déjà à 2,05%, et ceux à 30 ans à 2,9% seulement ! Un investisseur qui investit à deux ans demande ainsi 2,1%, puis 0,5% supplémentaire seulement pour huit ans de plus, puis 0,3% de plus pour vingt ans de plus ! Plus le prêt est à long terme, moins il est cher ! Cet « aplanissement » extrême de la courbe des taux n’a qu’une explication : une extrême inquiétude sur la croissance future, avec l’annonce (au moins) d’un fort ralentissement désinflationniste – sinon pire. Qui en parle ?

Au fond, la bourse américaine monte parce que Donald Trump fait monter les profits en coupant les impôts. Les taux d’intérêt à deux ans montent alors, parce qu’ils anticipent trois hausses des taux en 2018 (0,75% au total). Puis les taux d’intérêt à 10 ans montent, parce qu’ils se disent qu’il faudra bien payer ce creusement de ce déficit budgétaire. Mais les taux d’intérêt à 30 ans montent, mais très peu, parce qu’ils se disent que cette croissance plus forte, voulue par Donald Trump, ne tiendra pas la distance. C’est donc grave… de croire que la baisse des impôts suffit à réussir la révolution technologique en cours. Surtout, ce shutdown, certes très américain, doit nous réveiller en zone euro et en France. Les taux longs vont monter ici, puisqu’ils montent là-bas, et d’autant plus qu’on ne soutient pas la croissance par des économies publiques et plus encore par des réformes privées. La hausse des taux longs américains depuis des mois est un signal. Et ce shutdown, une sirène.

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Liberte5
- 22/01/2018 - 16:39
E. Macron est sur un nuage par manque d'opposition
qui tire la sonnette d'alarme. Les réformes structurelles de fond ne sont pas engagées. Les baisses de dépenses de l’état n'ont pas commencées. Les réformes à minima d'E. Macron ne permettront à France de faire face à une remontée des taux et à une stagnation de la croissance.