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© JIM WATSON / AFP
Échec interdit

L’Amérique de Donald Trump face à deux risques majeurs

Publié le 27 novembre 2017
L'échec de Trump pourrait mener à deux grands gouffres : d'un côté la montée d'une concurrence de plus en plus affirmée. De l'autre, la perspective d'une nouvelle catastrophe.
Jean-Paul Betbeze
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Jean-Paul Betbeze est président de Betbeze Conseil SAS. Il a également  été Chef économiste et directeur des études économiques de Crédit Agricole SA jusqu'en 2012.Il a notamment publié Crise une chance pour la France ; Crise : par ici la sortie ;...
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L'échec de Trump pourrait mener à deux grands gouffres : d'un côté la montée d'une concurrence de plus en plus affirmée. De l'autre, la perspective d'une nouvelle catastrophe.

Les risques Trump, ce sont évidemment les échecs de sa stratégie, avec leurs conséquences. Ils sont au nombre de deux. Le premier serait l’échec à court terme, avec l’éclatement de la bulle obligataire, puis boursière, avec une récession américaine à la clef, qui pèsera sur l’économie mondiale. Le second, surtout, est le risque à moyen terme de renforcement de la Chine dans le monde, au bénéfice des pays émergents, pas toujours démocratiques. Elle les piloterait, déstabilisant le rapport de forces d’après-guerre. 

Pour commencer, la stratégie de Donald Trump passe par encore plus de croissance chez lui, alors que son économie est déjà en plein emploi. Donald Trump veut des entreprises américaines toujours plus puissantes, à partir d’un territoire américain qu’il est prêt à mener au bord de la surchauffe : America First. Pour réussir, il prévoit à l’intérieur de réduire les impôts, notamment sur les entreprises, de diminuer les régulations et de faciliter le crédit. A l’extérieur, il veut échanger avec les autres pays, mais sur une base équilibrée d’un pays à l’autre, ce qui devrait selon lui réduire dans le temps les déficits extérieur et budgétaire américains, renforcer l’emploi et l’avance américains. Et si ça rate ?

Pour réussir, Donald Trump commence par ce qui lui semble le plus facile. Il sort ainsi du Traité transpacifique, structure trop complexe à ses yeux, mais qui était pourtant destinée à compenser l’avancée chinoise en Asie. Il sort de l’accord climat, au risque de s’isoler de ses alliés et de moins soutenir les recherches sur la décarbonation, qui iront se développer ailleurs. Il demande aux membres de l’Otan de contribuer plus à leur défense, ce qui les responsabilise plus (et qui est bien), mais réduit mécaniquement son influence. Pour diminuer les déficits extérieurs américains, il fait pression sur ses voisins proches, Canada et Mexique, au risque de les faire ralentir, d’aggraver les problèmes sociaux mexicains et de susciter des vagues d’immigration au Canada. Ces politiques de rééquilibrage des échanges vont profondément déséquilibrer les chaînes internationales de production, accroître les tensions sur l’emploi aux Etats-Unis, y faire monter les salaires, et donc les prix. 

Vient alors une Fed qui devra être plus accommodante, montant très graduellement ses taux. Jerome Powell succédant à Janet Yellen, exposera aux marchés financiers une nouvelle forward guidance qui permettra d’atteindre un sentier plus élevé de croissance et d’emploi, avec temporairement plus de 2% d’inflation. Ce sera le prix à payer, puisque l’objectif d’inflation à 2% est symétrique, comme le note Jerome Powel : autour de 2% à moyen terme, en moins ou en plus. Ce n’est pas celui de la BCE : « vers 2% à moyen terme, mais au-dessous ». Les marchés financiers seront alors convaincus de cette logique de croissance et les pays, de proche en proche, s’aligneront sur cette logique d’échanges bilatéraux, chacun travaillant plus et mieux chez lui, et de façon plus équilibrée avec les autres. Voilà !

Sauf si l’inflation américaine se réveille. C’est le point faible à court terme du dispositif Trump. Pour l’heure, en effet, le mélange : taux bas, ample liquidité, souvenir du trauma de la crise qui pèse sur les revendications, paroles apaisantes de la Fed sur l’inflation, concurrence internationale, disruptions et robots en tous genres… fait toujours monter l’emploi, mais pas les salaires. Il fait aussi monter les profits, donc les valorisations boursières, mais pas trop les taux longs. Merveilleux. Mais, un jour ou l’autre, l’inflation salariale montera. Il sera alors très difficile de calmer ces marchés obligataires, encore étonnamment calmes. C’est à ce moment que les taux longs monteront, pesant sur les bourses. Et ainsi de suite. On « remarquera » alors que la bourse américaine est bien chère, valorisée à 30 fois les bénéfices annuels, soit le double de sa moyenne historique. On « découvrira » les dettes américaines, celles de l’état et des ménages pour leurs automobiles, leurs études, leurs maisons, plus les dettes chinoises, dont l’importance, et la piètre qualité, feront leur apparition… Et ainsi de suite. Pour empêcher le pire, les banques centrales baisseront à zéro leurs taux, ce qui concernera surtout la Fed dont les taux ont (un peu) monté avec la reprise, puis achèteront de nouveau les dettes publiques et privées, puis cette fois les actions ! En attendant le rebond…

Mais le risque à moyen terme est plus sérieux encore, car ce rebond peut s’avérer économiquement très faible et lent dans les pays industrialisés, et politiquement conditionné à des accords avec la Chine, pour les pays émergents. Une sortie de crise asymétrique et hétérogène donc, qui pourrait accélérer le rééquilibrage de puissances actuellement en cours. Les Etats-Unis, en effet, soucieux de restaurer les échanges en leur faveur, vont endommager les chaînes mondiales de valeur. Mais ces chaînes peuvent se reconstruire à partir de la Chine, qui offre un immense marché, régulièrement croissant. En même temps, les Etats-Unis ne s’occupent pas assez de leurs routes maritimes, pourtant décisives pour le commerce mondial, alors que la Chine tisse sa Belt Road Initiative, ses Routes de la Soie (jusqu’en 2049 !). Les Etats-Unis sont moins présents dans les détroits, où s’installe de plus en plus la Chine, et parfois l’Iran. Rien de spectaculaire dans ce domaine, par nature graduel, qui est pourtant décisif. Les Etats-Unis veulent toujours pouvoir punir les responsables politiques, en gelant leurs actifs, et les entreprises qui utilisent le dollar. En même temps, ils entendent limiter les entrées sur leur territoire d’ingénieurs, ce qui aide, pourtant, les entreprises de la Silicon Valley. La Chine peut alors se montrer plus ouverte aux chercheurs étrangers et aux entreprises qui utilisent le Yuan !

Certes, la Chine a de nombreuses faiblesses, sociales, financières, écologiques. Mais elle peut profiter de la stratégie de Donald Trump, si elle réussit et fait donc peur, et surtout si elle rate et faire encore plus peur. A l’Europe de réfléchir !

 
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Commentaires (4)
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Liberte5
- 27/11/2017 - 22:11
D. Trump a rebattu les cartes.
Évidemment il est sorti des chemins battus et cela déroute les analystes dont la grille de lecture est calée sur une mondialisation heureuse. En cassant les différents accords d'échanges commerciaux qui avaient été conclus depuis 20 ans entre les USA et différents états (canada, Mexique etc.). Les accords bilatéraux sont la règle pour D. Trump qui préfère conclure des accords équilibrés pour les deux parties. Cequi va se faire avec la Chine qui est jusqu'à présent la grande gagnante de cette mondialisation dont les accords négociés souvent par des hauts fonctionnaires de gauche ont favorisé les pays sous développés (qui ne le sont plus ) au détriment des pays occidentaux. Ces transferts de richesses se sont faits au détriment des classes moyennes occidentales. D. Trump veut changer cela. La France s'est laissée plumer ses emplois industriels sans rien dire, et à trouvé le RMI puis le RSA pour étouffer toute protestation.
vangog
- 27/11/2017 - 12:59
L’echec de Donald???????...
4% de chômeurs (soit le quasi plein-emploi), une relocalisation industrielle dynamique, et 3,6% de croissance! Voilà un résultat partiel qui ferait rougir les Macrons, si ils s’en approchaient, ne serait-ce que d’un iota...mais les analystes français préfèrent voir la paille dans l’oeil des USA...
ajm
- 27/11/2017 - 11:36
Luen entre emploi et inflation.
JPB indique que, compte tenu de la situation actuelle plutôt bonne de l'economie US , il y a un risque de surchauffe, d'inflation salariale et de poussée inflationniste. Pourtant le taux emploi US , environ 70% actuellement, est inférieur à celui de pays (Europe du Nord, Japon) où on ne constate aucune ou très peu d'inflation salariale. Au Japon par exemple, malgré la poursuite d'une politique monétaire et financiere ultra accomodante de la Banque Centrale du Japon et du gouvernement , un haut niveau de profit des entreprises, les rémunérations ne decollent toujours pas significativement et l'inflation reste très faible.
Aux USA même, on ne voit d'inflation salariale que sur des zones très particulières comme la Silicon Valley ou au Texas autour des champs de petrole (gaz de shiste) .
Le lien entre taux d'emploi, chômage et inflation et niveau des salaires n'est pas simple et résiste dans une large mesure aux canons de l'analyse classique.