En direct
Best of
Best of du 10 au 16 octobre
En direct
ça vient d'être publié
light > Culture
Enchères
Une oeuvre de Banksy parodiant Monet a été vendue 8,5 millions d'euros chez Sotheby's à Londres
il y a 6 heures 38 min
pépites > Santé
46 millions de personnes concernées
Covid-19 : Jean Castex annonce l'instauration du couvre-feu pour 38 nouveaux départements et la Polynésie dès samedi
il y a 7 heures 40 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Man Ray et la mode" : quand un photographe surréaliste magnifie les femmes... Une exposition d'une suprême élégance

il y a 8 heures 40 min
pépites > International
Réformes attendues
Liban : Saad Hariri a été officiellement désigné Premier ministre
il y a 10 heures 11 min
rendez-vous > Media
Revue de presse des hebdos
Boualem Sansal alerte sur la guérilla islamiste qui nous menace, le recteur de la mosquée de Paris sur l’entrisme des radicaux; Bertrand cherche à s’attirer les bonnes grâces de Sarkozy, Bayrou ménage Le Maire; Le Drian organise les macronistes de gauche
il y a 11 heures 35 min
décryptage > France
Séparatisme

Les impensés de l’attentat terroriste de Conflans

il y a 13 heures 33 min
décryptage > Santé
Coronavirus

Covid-19 : l’Allemagne investit massivement dans un plan de ventilation et la France serait bien inspirée de l’imiter

il y a 14 heures 9 min
pépite vidéo > France
"Réparer la France"
Le général Pierre de Villiers estime "qu'il y a désormais un risque de guerre civile en France"
il y a 14 heures 57 min
décryptage > International
Conflit au Haut-Karabagh

Il faut sauver les Karabaghiotes, pas le groupe de Minsk

il y a 16 heures 18 min
décryptage > Société
Islam vaincra !

Et Idriss Sihamedi décida d’entrer en guerre contre Gérald Darmanin…

il y a 16 heures 42 min
pépites > Politique
Calendrier électoral
François Bayrou, haut-commissaire au Plan, est favorable à un report des élections régionales
il y a 7 heures 1 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Féministe pour Homme" de Noémie de Lattre : rira bien qui rira la dernière

il y a 8 heures 18 min
pépites > International
Tensions
Recep Tayyip Erdogan estime qu'Emmanuel Macron veut "régler ses comptes avec l'islam et les musulmans"
il y a 9 heures 42 min
pépite vidéo > Politique
Idéologie
Jean-Michel Blanquer : "Ce qu'on appelle l'islamo-gauchisme fait des ravages"
il y a 10 heures 59 min
décryptage > International
Campagne électorale

Election présidentielle en Côte d’Ivoire : ne pas rejouer les luttes du passé

il y a 13 heures 16 min
décryptage > Politique
A l’Ouest, rien de nouveau

Le terrorisme fait-il encore bouger les lignes chez les électeurs ?

il y a 13 heures 58 min
décryptage > High-tech
Menace incontrôlable en vue ?

Ces deepfakes de photos de (vraies) femmes nues que des bots génèrent à la chaîne

il y a 14 heures 18 min
décryptage > Société
Lutte contre le séparatisme

Non, la République ne peut pas protéger les musulmans de l’islam radical et voilà pourquoi

il y a 15 heures 41 min
décryptage > France
Lutte contre le séparatisme

Dissolution des organisations salafistes : le temps des actes

il y a 16 heures 37 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Syndicats et patronat main dans la main pour s’opposer au gouvernement

il y a 16 heures 46 min
© A.J. - Wikiagri
Alain Deshayes, président de l'AFBV (Association Française des Biotechnologies Végétales).
© A.J. - Wikiagri
Alain Deshayes, président de l'AFBV (Association Française des Biotechnologies Végétales).
Biotechnologies végétales

Quel avenir pour une société qui confond science et opinion ?

Publié le 06 novembre 2017
Faut-il sans cesse remettre en cause toutes les avancées scientifiques quelles qu'elles soient au seul prétexte que certaines d'entre elles ont pu, éventuellement, être détournées de leur vocation initiale à des fins commerciales ? L'opinion doit-elle systématiquement l'emporter sur la science ? De vraies questions pour notre société, derrière lesquelles se situe l'avenir de disciplines telles les biotechnologies végétales, réduites aujourd'hui au seul rang de recherche, et encore...
WikiAgri
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
WikiAgri est un pôle multimédia agricole composé d’un magazine trimestriel et d’un site internet avec sa newsletter d’information. Il a pour philosophie de partager, avec les agriculteurs, les informations et les réflexions sur l’agriculture. Les...
Voir la bio
Antoine Jeandey
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Antoine Jeandey est rédacteur en chef de WikiAgri.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Faut-il sans cesse remettre en cause toutes les avancées scientifiques quelles qu'elles soient au seul prétexte que certaines d'entre elles ont pu, éventuellement, être détournées de leur vocation initiale à des fins commerciales ? L'opinion doit-elle systématiquement l'emporter sur la science ? De vraies questions pour notre société, derrière lesquelles se situe l'avenir de disciplines telles les biotechnologies végétales, réduites aujourd'hui au seul rang de recherche, et encore...

Non, il ne s'agit pas d'une question d'un examen de philosophie. Mais d'une réelle interrogation concernant notre avenir à tous, avec une illustration par l'exemple dans le domaine précis des biotechnologies végétales.

Si tout le monde veut accorder davantage de crédits à la recherche, dans tous les domaines, le progrès scientifique, lui, est désormais sans cesse confronté à l'opinion publique. Précisément en ce qui concerne les biotechnologies végétales, les trois lettres OGM sont synonymes de rejet, sans la moindre distinction de l'intérêt que pourrait recéler un OGM précis, démontré scientifiquement, c'est-à-dire en dehors de tout esprit partisan.

Les OGM en général sont apparentés, dans l'inconscient populaire, à leur première culture et commercialisation de masse, sous l'égide d'une célèbre compagnie américaine. C'est-à-dire à un système montré du doigt par nombre d'associations et reportages comme obligeant à prendre semences mais aussi phytosanitaires de la même source au seul profit, dit-on volontiers, de la firme en question : les rendements ont globalement été améliorés, mais au prix de dommages colatéraux qui ont été dénoncés et que vous connaissez.

Alors que les biotechnologies végétales, ce n'est pas seulement ça. Le progrès scientifique ne se limite pas à des intérêts mercantiles. Il peut certes les servir, les exemples existent (certains ont été amplifiés tout de même), mais lorsque des chercheurs mettent au point des solutions nouvelles, ce n'est à l'origine pas pour le chèque lié au brevet, mais bien dans l'objectif d'innover, de faire profiter la société des avancées générées par le génie humain. Et qui allons-nous devenir si nous remettons en cause sans cesse ce que ce génie humain peut imaginer puis façonner ?

Les biotechnologies peuvent aider, y compris le bio !

Lors d'une conférence de presse récente, Alain Deshayes, président de l'AFBV (association française des biotechnologies végétales), s'est ainsi ému : "On ne parle plus de science. On a réduit une connaissance scientifique à une opinion, que l'on confronte à d'autres..." Il voulait ainsi remettre les biotechnologies végétales à l'intérieur des débats des états généraux de l'alimentation : "Il ne suffit pas que des agriculteurs et des distributeurs se rencontrent pour qu'ils résolvent toutes les problématiques..." Or, c'est principalement du débat sur les marges entre ces deux entités qu'il a été question. Parce que lui, il sait. Il sait combien des progrès effectués sur ce que l'AFBV appelle "l'amélioration des plantes" peuvent avoir comme implications. Sur des rendements et l'aspect économique bien sûr, mais aussi sur l'environnement, quand il s'agit d'avoir des plantes douées d'une résistance telle qu'elles réclament bien moins de soins en phytosanitaires.

Les exemples concrets existent, témoignages d'utilisateurs à l'appui, lorsque les agriculteurs ont eu l'autorisation d'une mise en culture. Le dernier numéro de la publication de l'AFBV évoque ainsi l'identification de gènes du blé tendre susceptible d'aider à la résistance contre les fusarioses (des maladies qui attaquent blés et orges dans le monde entier), l'obtention de variétés de blés pour les personnes allergiques au gluten, celle d'un génome du pommier le rendant plus résistant aux maladies et donc moins consommateurs de phytosanitaires... On y apprend que même les blés bio pourraient profiter du travail de chercheurs chinois qui savent les rendre résistants à l'oïdium...

L'AFBV tente donc de convaincre que le génie humain peut aussi servir à l'ensemble de notre agriculture, notamment pour l'aider à répondre aux demandes sociétales... Alors que c'est cette société qui le rejette. Les biotechnologies végétales sont aujourd'hui saluées tant que l'on reste au stade de la recherche (et même à ce niveau, des contradicteurs parfois violents veulent les empêcher d'avancer). Mais penser que l'on pourrait passer au stade suivant, la mise en production, devient insupportable à l'opinion de beaucoup.

Une technique de mutagénèse particulièrement innovante

L'actualité, en matière de biotechnologies végétales, concerne l'acceptation d'une nouvelle technique, au nom encore codé de Crispr/Cas9, ou, en d'autres termes, de la mutagénèse. André Gallais, professeur honoraire membre du conseil scientifique de l'AFBV, explique ans un article qu'il a signé dans la publicationde l'AFBV : "La technique Crispr/Cas9 est la plus récente, la plus précise et la moins coûteuse des techniques qui permettent de réaliser une coupure de la chaine ADN en un point précis du génome. Elle met à disposition du sélectionneur les moyens de réaliser plusieurs modifications dirigées du génome. (...) Comme il n'y a pas d'introduction d'une séquence étrangère d'ADN, les mutants ainsi obtenus ne devraient pas être considérés comme des OGM obtenus par transgenèse. (...) Si simultanément à la coupure en un point précis du génome on fournit à la cellule un fragment d'ADN, cela permet de diriger la modification de la séquence du gène, et à l'extrême de remplacer un allèle par un autre. (...) L'utilisation de cette technique pour la substitution d'allèles offre des gains de précision et de temps important dans le transfert. (...) [Avec cette technique] il serait possible par exemple d'introduire chez la vigne des allèles connues pour être impliquées dans la résistance au mildiou sans modifier en quoi que ce soit les caractéristiques du cépage. [Pour le pommier] introduire un gène de résistance à la tavelure [nécessite] une trentaine d'années [par rétrocroisements]. Avec la méthode Crispr/Cas9, il peut être réalisé en 5 ans."

Or, pour que cette technologie scientifique de très haut niveau soit acceptée, il est majeur que ses produits ne soient surtout pas taxés d'être des OGM. Car au-delà de la démonstration scientifique mentionnant qu'aucun corps étranger n'est utilisé, la technologie est d'ores et déjà montrée du doigt sans discernement. L'opinion des 'anti' est opposée, une nouvelle fois, aux données scientifiques avérées. Et derrière l'éventuelle utilisation impropre sémantique du terme OGM, il y a tout ce qui va avec, de peur, d'assimilations oiseuses... Et de refus de progrès scientifique pour notre société.

Alors que le génie humain peut tant apporter...
 

En savoir plus : http://www2.assemblee-nationale.fr/content/download/53086/513477/version/1/file/4+pages+Biotechnologies+FR+Final.pdf (un rapport parlementaire très intéressant sur les biotechnologies végétales) ; http://www.biotechnologies-vegetales.com (site internet de l'AFBV).

 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (4)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Aldel
- 07/11/2017 - 18:11
Maintenant des sondages pour connaitre la vérité scientifique.
D'une manière générale, et pas uniquement pour les biotechnologies végétales, il n'est malheureusement plus rare de voir la publication d'enquête d'opinion sur un sujet scientifique ou technique (par ex. : "pensez-vous que cette technologie est dangereuse ?", ou "pensez-vous que telle technique permettra de résoudre tel problème" ? ou mieux encore "pensez-vous que telle technique produit tel effet" ?), et on assène le résultat de l'enquête comme si la majorité décidait de la vérité scientifique, oubliant de rappeler ce qu'est une vérité scientifique et comment elle est établie. Ainsi, avec des questions orientées, on manipule l'opinion qui croit que certaines choses sont démontrées.
Anouman
- 06/11/2017 - 20:35
Progrès
La science ne fait bon ménage ni avec la religion (écolos, antis-tout et plus...) ni avec les politiques. Ces derniers surtout intéressés par leur réélection sont plus sensibles à un buzz dans les réseaux sociaux qu'à une démonstration scientifique qu'ils ne peuvent comprendre (seuls peuvent comprendre les scientifiques du même domaine bien spécialisé). Aussi il n'est pas étonnant (car ils ont le pouvoir même s'ils ne comprennent pas plus que nous) qu'ils autorisent des progrès néfastes (mais peut-être bien "négociés") et arrêtent des progrès bénéfiques. On peut s'en désoler mais cela fonctionne comme ça. Ce n'est pas nouveau.
kelenborn
- 06/11/2017 - 17:43
Oui très bien
Dommage qu'Atlantico , dans le même temps, ouvre ses colonnes à Jaquet pour raconter n'importe quoi sur le glyphosate, alors même qu'il doit confondre un navet et une touffe de liseron! Je n'ai rien contre les débats contradictoires, bien au contraire mais on ne fait pas débattre un scientifique et un âne de la nature des OGM. Atlantico est déjà suffisamment pollué par des imbéciles dont les élucubrations font plus de tort aux idées qu'ils croient défendre qu'elles ne les servent!!! Mais là...même le glyphosate est impuissant!