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Le nettoyeur

Que la gauche mise sur les coopératives pour transformer le capitalisme !

Publié le 30 mars 2012
Proposer "de vraies bonnes idées de gauche, intelligentes et ambitieuses" : c'est l'ambition du "nettoyeur"' Pascal Emmanuel Gobry. Troisième épisode : favoriser le pouvoir de décision des salariés au sein des entreprises, via les coopératives.
Pascal-Emmanuel Gobry est journaliste pour Atlantico.
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Proposer "de vraies bonnes idées de gauche, intelligentes et ambitieuses" : c'est l'ambition du "nettoyeur"' Pascal Emmanuel Gobry. Troisième épisode : favoriser le pouvoir de décision des salariés au sein des entreprises, via les coopératives.

Comment mettre en phase l'efficacité de l'économie de marché et la justice sociale ? Comment encourager l'entrepreneuriat, l'innovation et la réussite, sans accroître les inégalités ? Voilà des questions que la gauche devrait se poser et auxquelles ses candidats actuels ne répondent pas.

Il y a cependant un modèle entrepreneurial qui réussit sur tous les tableaux, mais dont on ne parle presque pas : les coopératives. Chaque employé est également actionnaire, à parts égales, la gestion est démocratique tout comme la répartition des profits.

Quant on pense coopérative, on pense souvent agriculture, voire soixante-huitards sur le retour dans le Larzac qui élèvent des chèvres. Il n'y a pas de mal à élever des chèvres dans le Larzac ! Mais, c'est méconnaître la puissance de ce modèle d'entrepreneuriat alternatif qui a déjà des réussites à son actif. En France, effectivement, ce modèle se retrouve surtout dans l'agriculture où il a fait ses preuves.

Mais à l'étranger on le trouve dans tous les secteurs. Israël est connu pour ses kibboutz, et c'est le pays où le modèle coopératif est le plus poussé, grâce à la tradition socialiste dont était issue la génération fondatrice du pays. Les kibboutz sont loin d'exister seulement dans l'agriculture. On en retrouve dans l'industrie et les services, y compris dans les technologies de pointe. Les kibboutz représentent 9% de la production industrielle du pays.

En Suisse, pays pourtant peu connu pour son ultragauchisme, le premier employeur du pays est une coopérative : il s'agit de Migros, première chaîne de distribution. Cela montre que, contrairement à ce que prétendent beaucoup, le modèle coopératif peut créer de grandes entreprises et fonctionner dans des marchés qui éxigent des économies d'échelle.

On le voit, le modèle coopératif, qui peut être plus juste, plus harmonieux, a énormément de potentiel pour créer une économie dynamique, innovante, mais sociale et solidaire. Pourquoi le modèle ne s'est-il alors pas développé en France ?

Un inconvénient certain des coopératives par rapport aux autres formes de sociétés est dans l'accès au financement. Une société commerciale peut faire appel à des capitaux extérieurs en plus de dette, ce qu'une coopérative ne pourra pas faire.

De plus, un entrepreneur qui prend un risque en créant une nouvelle activité voudra, ce qui est compréhensible, recevoir une récompense à proportion de son risque, qui est effectivement supérieur à celui que prend l'employé numéro 20 (ou 200, ou 2000) de la coopérative, et aura tendance à créer une société commerciale.

On pourrait donc imaginer des formes de coopération qui accordent un “bonus” de participation aux premiers employés, décroissant après quelques années. On pourrait aussi imaginer d'autoriser les coopératives à ouvrir une petite minorité non votante de leur capital à des investisseurs extérieurs.

L'Etat pourrait s'inspirer de l'histoire des coopératives agricoles. Ce qui a permis l'émergence de ce modèle fut aussi les caisses agricoles, qui ont permis le financement et la modernisation des exploitations à la fin du 19ème siècle. On pourrait donc imaginer un système similaire de caisses coopératives, locales et inédpendantes, financées par Oséo ou la Caisse des dépôts et garanties par l'Etat, qui permettraient aux coopératives de rattraper leur retard de financement par rapport aux sociétés commerciales.

A gauche, on parle souvent de transformer le capitalisme et l'économie, mais on explique rarement comment. Voilà une proposition concrète et ambitieuse.

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cqoiqéqon
- 31/03/2012 - 18:31
encore manqué, j'ai aucun
encore manqué, j'ai aucun diplôme sèrieux.
Par contre les fées de la culture et du discernement semblent avoir contourné ton berceau.
ça devait sentir l'arrogance juvénile et le renfermé.
Enfin c'est pas irrémédiable, sauf pour les con vaincus évidement.
A part ça c'est quand tu veux pour de l'argumentaire détaillé, j'ai passé l'age des pattés dans le sable.
Benvoyons
- 31/03/2012 - 14:26
cqoiqéqon: Tu as ton diplôme d'économie par DSK
la bonne solution est un président élu par une chambre d'actionnaires tirée au sort (et tournante sur de courtes périodes) parmi le corps des actionnaires.

Tu vas l'inviter pour la première?

Alex de M.
- 31/03/2012 - 09:41
Les coopératives existent déjà !
Les SCOP cela ne vous dis rien ?
Les coopératives existent depuis longtemps.
Si la gauche n'en parle plus c'est d'abord parcequ'elle a fait le tour du sujet depuis longtemps. Surtout dasn les années mitterand. Les SCOP cela fonctionne rarement, et en général celle qui fonctionnent ne font que maintenir dans l'état initial une entreprise classique sans lui apporter de croissance. Dans celle qui durent on constate le plus souvent que le principe coopératif a été biaisé par le dirigent.
Il serait bien utile de connaitre le taux d'efficacité du capital publique investi (en distorsion de concurrence) dans des scop...
.
L'autre raison majeure du désintérêt de la gauche pour les coopératives c'est que dans ce cas il n'y a personne à voler ! Hors la Gauche c'est le vol. Les coopératives générent peu de profit, rapportent peu d'impôts à gaspiller, sont difficilement spoliables et ne présente donc aucune utilité !