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En hausse ? Vraiment ?

La vérité sur les salaires en France et sur les gagnants et les perdants qui se cachent derrière les moyennes

Publié le 01 novembre 2017
Débarrassé des effets de structure démographique, depuis plus de dix ans on se rend compte que le salaire moyen/médian stagne totalement. On observe même une baisse en euros constants. N'en déplaise à ceux qui pensent le contraire.
Vincent Touzé
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Vincent Touzé est économiste senior au département des études de l'OFCE (Observatoire Français des Conjonctures Economiques).
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Débarrassé des effets de structure démographique, depuis plus de dix ans on se rend compte que le salaire moyen/médian stagne totalement. On observe même une baisse en euros constants. N'en déplaise à ceux qui pensent le contraire.

Atlantico : Selon les données INSEE, on peut constater une stagnation voire une légère baisse du "salaire net moyen à structure constante" entre 2002 et 2014. Alors que la perception générale concernant les salaires en France tend à montrer une progression des salaires, comment expliquer un tel chiffre ? 

Vincent Touzé : L'INSEE fonctionne ici avec des données d'enquête. Ils ont travaillé sur des sous-échantillons de population, en l'occurrence, il s'agit d'une étude à 55% de l'échantillon. Ils s'intéressent ici à des populations qui gardent leur emploi et qui ne changent pas de secteur. Ils raisonnent à structure démographique constante, notamment sur la proportion hommes femmes. Ce qui explique ces données sur l'évolution des moyennes des salaires, ce sont les sortants et les nouveaux entrants. Les sortants sont les gens qui prennent leur retraite, et les nouveaux entrants sont ceux qui arrivent sur le marché du travail et qui vont être embauchés. Lorsqu'une personne part à la retraite, par exemple dans le cas d'un cadre, cela sera quelqu'un qui a acquis un potentiel de salaire lié à son ancienneté, son expérience professionnelle, sa performance dans l'entreprise. Et lors de ce départ, cela libère une part de la masse salariale qui peut conduire à l'embauche de personnes qui vont être rémunérées à un niveau de salaire plus faible. Ce qui fait que l'on peut s'attendre quand même, avec des départs massifs à la retraite, à une baisse moyenne des salaires. Mais, avec un contexte de chômage élevé, on peut voir qu'un départ à la retraite ne déclenche pas forcément une embauche. Ce qui est intéressant, c'est que la France a un long héritage de rémunération à l'ancienneté qui a pu peser sur les capacités des entreprises à trouver des marges de manœuvre, on peut voir que, théoriquement du moins, ces départs à la retraite peuvent créer un potentiel, une dynamisation de l'emploi. Un autre élément à prendre en compte sont les modes de rémunérations supplémentaires qui sont normalement intégrés dans ces chiffres ; participation et intéressement par exemple, qui ont moins été utilisés par les entreprises, et qui peuvent participer à ce phénomène.

Quels sont tout de même les points positifs à retenir pour les salariés, notamment pour la situation économique depuis la crise ?

Lorsque l'on regarde les chiffres entre 2007 et 2014, c’est-à-dire post-crise, on constate tout de même une augmentation des salaires de l'ordre de 3.6%. Si l'on compare le revenu national brut par habitant, on constate une baisse de 1.3% sur la même période. On constate donc que l'effet crise, sur les salaires moyens, c'est à dire pour les gens qui ont un travail, ne s'est pas traduit par une baisse du salaire réel. On constate par contre un effet sur l'aspect "quantité", c’est-à-dire sur le nombre de travailleurs. De plus, il est également possible de constater que dans un contexte déflationniste, tel que nous avons pu le connaître au cours de ces années, la rigidité nominale des salaires à la baisse a pu protéger le pouvoir d'achat des salariés. On peut aussi voir que certains contrats de travail prévoient des indexations de salaires sur des modèles fonctionnant avec une inflation à 2%, alors que celle-ci a été plus proche de 0 ou de 1% lors de ces dernières années. Ce qui contribue à la formation de rigidités à la baisse des salaires.

Peut-on en conclure que la situation des salariés serait moins favorable qu'il n'y paraît au premier abord ? 

Cela dépend comment on le regarde, entre la personne qui est restée en emploi avec une carrière salariale régulière et des gens qui connaissent des promotions, qui changent d'emploi vers un secteur d'activité plus dynamique. Mais effectivement, il y a schéma moins favorable de la situation des salariés par rapport à la perception. Mais encore une fois, il faut aussi regarder le produit national brut sur la même période qui baisse entre 2007 et 2014 alors que l'on constate une hausse, même si elle modérée, pour les salaires. Lorsque l'on observe les effets à structure constante lors de ces années-là, on constate une baisse de -1.7%, là on revient au niveau du revenu national brut, du moins ce sont les mêmes  ordres de grandeur. 

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ajm
- 01/11/2017 - 12:48
Hétérogénéité des situations.
C'est un peu une analyse de "Normand " . L'économiste est très prudent ou n'a pas grand chose à dire.
Pour des tas de raisons, dont la progression de la productivité qui est lente , les salaires augmentent globalement peu.
Il faut observer aussi que dans le secteur privé en tout cas, il y a depuis maintenant longtemps une individualisation de la politique salariale des entreprises. Plus qu'avant, certains profils et certains âges sont augmentés sensiblement plus que d'autres. La situation des salariés devient plus hétérogène et moins prévisible. La notion de carrière est devenue quelque peu caduque.