En direct
Best of
Best Of du 13 au 19 avril 2019
En direct
© Reuters
Edito
Pourquoi les conditions d’un retour des épargnants vers la Bourse sont réunies
Publié le 20 octobre 2017
En dix ans, en effet, l’actionnariat individuel a baissé de plus de moitié, tombant de plus de sept millions de particuliers à trois millions seulement. Mais le climat est en train de changer.
Michel Garibal , journaliste, a fait une grande partie de sa carrière à la radio, sur France Inter, et dans la presse écrite, aux Échos et au Figaro Magazine.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Michel Garibal
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Michel Garibal , journaliste, a fait une grande partie de sa carrière à la radio, sur France Inter, et dans la presse écrite, aux Échos et au Figaro Magazine.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
En dix ans, en effet, l’actionnariat individuel a baissé de plus de moitié, tombant de plus de sept millions de particuliers à trois millions seulement. Mais le climat est en train de changer.

L’Assemblée nationale vient de voter la « flat tax » de 30% sur les revenus du capital, première étape de la réforme fiscale favorable aux placements qui devrait faciliter le retour des épargnants vers la Bourse. Ainsi devrait-on connaître la fin d’une longue période de désaffection progressive de nos compatriotes pour la détention d’actions. En dix ans, en effet, l’actionnariat individuel a baissé de plus de moitié,  tombant  de plus de sept millions de particuliers à trois millions seulement. Mais les placements collectifs  n’ont  pas été mieux lotis, puisque deux et demi pour cent de nos compatriotes affichent détenir un fonds commun investi en actions, soit trois fois qu’au moment de la dernière crise financière de 2008.

La raison essentielle de cette désaffection est bien connue : l’aversion  des Français pour les placements à risque.  Mais deux facteurs ont achevé de décourager les épargnants : le peu d’empressement des  banques  à proposer des produits attrayants à leur clientèle, en raison  des frais de gestion lourds dont ils  étaient   parés, et surtout le matraquage fiscal opéré par François Hollande en 2012, en  taxant les revenus des actions  au même niveau que les revenus  salariaux, ce  qui pouvait conduire à un  prélèvement supérieur à soixante pour cent. La désaffection du public a même  touché les PEA, qui représentaient pourtant la valeur la  plus sûre, dont le nombre est tombé en dessous de quatre millions, mouvement accentué il est vrai par la fermeture de certains comptes inactifs qui illustraient le manque d’intérêt des épargnants pour la Bourse.

Aujourd’hui pourtant, le climat est en train de changer. Le gouvernement réhabilite la valeur du capital avec la suppression de l’ISF qui va libérer des sommes susceptibles de retrouver le chemin de la Bourse, car elles seront en quête de placements que ne leur offre pas le marché immobilier qui reste soumis au même régime que l’ancien impôt sur la fortune. Or, présentement, la rémunération de l’épargne sans risque est devenue dérisoire : les comptes  d’épargne ordinaires des banques rapportent 0,1% , les comptes à terme à cinq ans procurent  0,6% d’intérêt annuel  au moment où les emprunts  d’Etat à dix ans  sont tombés à 0,83% de rendement. Alors que  les dividendes  versés par les sociétés qui ont dans l’ensemble de bons résultats,  rapportent  plus de trois pour cent , un régime qui va se trouver amélioré  par l’entrée en vigueur de la  taxe unique l’an prochain.

Pour amorcer le retour vers la Bourse,  la  vieille recette des privatisations  qui avait jadis connu son  heure de gloire peut encore  jouer, d’autant qu’il  n’existe pas aujourd’hui de vrais placements alternatifs rémunérateurs. En son  temps, la mise sur le marché de France  Telecom en 1993 avait séduit 6 millions de personnes et d’EDF cinq millions douze ans plus tard. Aujourd’hui, les participations de l’Etat atteignent une centaine de milliards et plusieurs joyaux pourraient  faire  l’objet d’une ouverture de capital au public comme Aéroports de Paris, Airbus, la Française des Jeux, voire Renault ou Engie. Au demeurant, la Bourse de Paris offre de bonnes  dispositions : l’indice Cac 40 a progressé de plus de dix  pour cent  depuis le début de l’année. Certes,  l’envolée  insolente de Wall Street inquiète les plus frileux qui redoutent  toujours  la survenue d’un krach, au moment où une correction paraîtrait nécessaire aux Etats-Unis. Mais les marchés européens n’ont pas connu les mêmes excès et surtout la demande de placements  à long terme est présente alors que les liquidités sont abondantes et qu’un retour de confiance  dans l’économie se manifeste de plus en plus vigoureusement.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Pourquoi l’incendie de Notre-Dame oblige Emmanuel Macron à revoir sa copie
02.
Ils reconnaissent l'une des écoles de leur village dans un film porno
03.
Public voit un nouvel homme dans la vie de Laeticia Hallyday; Angelina Jolie veut récupérer le sien; Brigitte Macron au chevet de l’AVC de Line Renaud; Ségolène Royal & François Hollande bientôt mamie-papy; Louis Sarkozy accouche d’une ligne de mocassins
04.
Trêve ou flottement au sommet ? Quoiqu’il en soit, voilà les 5 questions de fond auxquelles Emmanuel Macron devra absolument répondre s’il veut reprendre la main
05.
Notre-Dame de Paris : l'entreprise en charge des travaux impliquée dans un autre départ de feu récent
06.
Notre-Dame et Gilets jaunes : le week-end à hauts risques d'Emmanuel Macron
07.
Le nouveau parti du Brexit de Nigel Farage prend la tête des sondages pour les Européennes au Royaume-Uni
01.
Notre-Dame de Paris : des dirigeants de l’Unef se moquent de l'incendie
02.
Mais pourquoi se poser la question sur l’origine de l’incendie de Notre-Dame classe-t-il automatiquement dans le camp des complotistes ?
03.
Ce que pèse vraiment le vote musulman dans la balance démocratique française
04.
L’insoutenable légèreté de la majorité LREM ?
05.
Grand Débat : le revenu universel, la mesure qui pourrait produire l’effet whaouh recherché par Emmanuel Macron
06.
Cardinal Robert Sarah : “Ceux qui veulent m’opposer au Pape perdent leur temps et leurs propos ne sont que le paravent qui masque leur propre opposition au Saint-Père”
01.
Après les Gilets jaunes, Notre-Dame : cette France qui se redécouvre des sentiments perdus de vue
02.
Mais pourquoi se poser la question sur l’origine de l’incendie de Notre-Dame classe-t-il automatiquement dans le camp des complotistes ?
03.
Du “Yes We Can” au “Yes I can” : de quelle crise politique le succès phénoménal de Michelle Obama est-il le symptôme ?
04.
Incendie de Notre-Dame : et notre mémoire ancestrale fit irruption dans la post-modernité
05.
Suppression de l’ENA : en marche vers des records de démagogie
06.
Grand Débat : le revenu universel, la mesure qui pourrait produire l’effet whaouh recherché par Emmanuel Macron
Commentaires (7)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
vangog
- 21/10/2017 - 09:57
Rothschild et Goldmann-Sachs ont besoin d'épargnants...
et de dette publique...ils font marcher à plein leurs relais médiatiques, après avoir actionné leur relai politicien Macron...
moneo
- 20/10/2017 - 12:34
genial
ils vont se fair ratiboiser comme dab...
Atlante13
- 20/10/2017 - 11:31
Marre, ils ne font qu'inventer des taxes
on les met au pouvoir pour gérer l'Etat, faire des économies sur les dépenses, et la première des choses qu'ils font c'est d'augmenter les impôts et inventer des taxes. Ce que ferait n'importe quel crétin. Alors non, la Flat Taxe n'est qu'un piège à c*ns de plus, et après les prochaines élections, il y aura toujours un Ayrault ou un Hollande pour rétablir la "justice sociale" et surtaxer la Flat Taxe. Quand on met des débiles au pouvoir... on récolte des impôts.