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"Ceux qui foutent le bordel" : 57% des Français se disent choqués par les mots employés par Emmanuel Macron
Publié le 06 octobre 2017
Les Français sont en outre 71% à considérer que cela ne permet pas au Président de faire avancer ses idées et la mise en œuvre de son programme. Un sondage exclusif Harris Interactive pour Atlantico et RMC.
Jean-Daniel Lévy est directeur du département politique & opinion d'Harris Interactive.
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Les Français sont en outre 71% à considérer que cela ne permet pas au Président de faire avancer ses idées et la mise en œuvre de son programme. Un sondage exclusif Harris Interactive pour Atlantico et RMC.

A la demande de RMC et Atlantico.fr, Harris Interactive a interrogé un échantillon représentatif de Français, suite au recours au terme « bordel » par Emmanuel Macron (« Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder si ils peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’ils ont les qualifications pour le faire »).

Il s’agissait de voir ce que pensaient les Français de l’utilisation de ce mot et si – indépendamment de leur jugement – ils considéraient que lorsqu’Emmanuel Macron parle de la sorte cela le sert politiquement ou non. Enfin, les personnes interrogées ont été amenées à se prononcer sur le fond du questionnement à savoir : quelle attitude devraient, selon eux, adopter les salariés d’entreprises en difficulté.

Que retenir ?

  1. Que 57% des Français se déclarent choqués lorsqu’ils entendent Emmanuel Macron parler de personnes en indiquant qu’elles devraient faire autre chose que de « foutre le bordel… » ou, encore, lorsque le Président parle de « fainéants ».

Dans le détail, les Français – quelle que soit leur proximité politique – se déclarent majoritairement « choqués ». Seuls les proches de La République En Marche (83% d’entre eux) ne se déclarent pas choqués. Si les sympathisants France Insoumise, Socialistes et FN se déclarent à plus de 70% choqués, les proches des Républicains sont plus partagés (54% « seulement » choqués).

  1. Certains théorisent le fait qu’il faille parler « cru » pour et se faire comprendre, et marquer les esprits et – surtout – gagner une forme de bataille des idées. Indépendamment de la forme, les Français ne sont pas convaincus par l’efficacité de ce parler « franc » et l’utilisation d’un terme on ne peut plus familier. 71% des Français – se plaçant un peu en situation d’expert – estiment que « d’une manière générale, lorsqu’Emmanuel Macron parle de cette manière » cela nuit plutôt à l’appropriation par les citoyens de ses idées et de son programme. Comme dans le cas de la question précédente, les Français sont critiques quelle que soit leur orientation politique hormis lorsqu’ils se déclarent proches de La République En Marche (73% considérant que cela permet de faire avancer les idées et le programme du Président).

 

 

  1. Reste le fond du débat. Et, d’une manière générale, les personnes qui sont dans une entreprise en difficulté devraient plutôt, selon les 66% des Français, « se mobiliser pour le maintien de l’emploi dans leur entreprise » que « chercher à trouver une activité professionnelle dans une autre entreprise ». Ici aussi, on observe des structures de réponses identiques à celles des questions précédentes : mis à part les sympathisants LREM, une majorité penchant en faveur de la mobilisation pour conserver son emploi et des proches LR moins nets dans leurs assertions.

On le voit donc, les Français souvent critiques à l’égard du langage des responsables politiques (estimant qu’il n’est pas clair, pas compréhensible, recourant à des figures de style peu usitées, distant voire ampoulé) se retrouvent choqués lorsqu’il s’agit de termes jugés familiers ou vulgaires. Dans contexte, ils considèrent que la forme prend le pas sur le fond et que cette rhétorique n’aide pas le Président à convaincre les destinataires de cette prise de parole. Enfin, mis face à une dualité, les Français se positionnent assez nettement en faveur de la mobilisation pour la conservation des emplois plutôt qu’ils ne se déclarent favorables à la recherche d’une activité au sein d’autres entreprises. Deux dimensions sous-jacentes sont à considérer : les Français ne sont pas véritablement intrépides. Et ils considèrent qu’il est préférable de ne pas lâcher la proie pour l’ombre. Et ce même chez les proches des Républicains. Deuxième dimension : le collectif de travail a son importance. Et l’inscription dans un environnement connu (fait de liens humains et d’habitudes de travail) participent de la satisfaction – voire de la fierté ou l’attachement – à son activité professionnelle.

Relevons, enfin, les faibles différences de type de réponse selon les considérations de genre, d’âge, de catégorie sociale voire même de statut professionnel (CDD/CDI). On aurait pu considérer que les jeunes, les catégories populaires notamment soient moins critiques à l’égard du recours à ce vocable. Il n’en est rien. Implicitement apparait l’image projetée – et attendue – d’un Président : représentant de la Nation, il doit aider celle-ci à se projeter positivement à travers lui.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Vincennes
- 08/10/2017 - 12:50
Il faut dire, aussi, que le 6/10/2017 pour HARRIS INTERACTIVE
71% "n'apprécient pas cette façon de parler de MACRON"......toujours prêt à se foutre en rogne
gerard JOURDAIN
- 07/10/2017 - 19:57
et pendant ce temps là....
on se masturbe sur 1 mot...
pendant ce temps là, l’Europe est en décadence; la France en est le chef de fil.
Paulquiroulenamassepasmousse
- 07/10/2017 - 18:18
Il est vrai que pour éviter
Il est vrai que pour éviter ce genre de problème, Il suffirait que l'état nationalise toutes les entreprises. Il n'y aurait plus que des fonctionnaires et des chômeurs, comme au Venezuela ou dans la magnifique république bolivarienne promise par Mélanchouille !