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Le désamour du risque
Ce léger détail gênant qu’a oublié le gouvernement à propos du financement des PME
Publié le 13 septembre 2017
Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a affirmé que le dispositif de défiscalisation en faveur des PME ne sera pas reconduit dans le cadre de la réforme de l’ISF.​
Jean-David Chamboredon est Président-Exécutif de ISAI Gestion SAS, un fonds pour les entrepreneurs du secteur internet.  
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Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, a affirmé que le dispositif de défiscalisation en faveur des PME ne sera pas reconduit dans le cadre de la réforme de l’ISF.​

​Atlantico : ​N'y a-t-il pas, de la part du gouvernement,​ une sous-estimation de la question de la prise de risques de la part des investisseurs, et de la réalité de ce que peut représenter une levée de fonds pour de telles entreprises ? Alors que la défiscalisation pouvait convaincre un investisseur à prendre plus de risques, et ainsi accepter d'injecter des capitaux, la non reconduction du dispositif ne peut-elle pas dissuader les investisseurs les plus frileux ?

Jean-David Chamboredon : A partir du moment où la suppression de l'ISF est confirmée, supprimer l'ISF-PME est logique. Le fait de ne pas reconduire le dispositif sous forme d'IFI-PME est évidemment regrettable mais correspond à un arbitrage budgétaire compréhensible. Il nous semble que la transformation de l'ISF en IFI aura des impacts bien plus importants sur la confiance des investisseurs et des entrepreneurs que le maintien d'une telle niche sans réforme de l'ISF. Par ailleurs, nous espérons que le gouvernement en profitera pour "booster" l'IR PME en relevant le plafond, augmentant le taux et, pourquoi, pas permettant l'imputation d'éventuelles moins-values sur le revenu imposable. Ce mécanisme favorisant la prise de risques serait très apprécié des business angels...

D​ans quelle mesure, cette non reconduction peut-elle pénaliser les PME françaises dans leur ensemble ?​ Quel peut être l'impact sur les levées de fonds ?

Concernant les startups "digitales", l'impact sera somme toute modeste pour ce qui concerne l'investissement direct qui reste le fait principal d'une petite communauté de "serial business angels" qui continueront à investir "défisc ou pas". Il faut, par contre, que l'IR PME permettent à des particuliers de continuer à se familiariser avec l'investissement dans les PME innovantes et que ce dispositif permette également une compensation partielle de la collecte des FCPI et FIP qui collectivement jouent un rôle important dans l'écosystème numérique. 

Bruno Le Maire a déclaré que « ces entreprises vont largement bénéficier de la libération et de la réorientation de l'épargne vers l'économie productive générée par notre réforme fiscale ».​ Faut-il réellement s'attendre à une compensation ? Que peut-on espérer de la réforme fiscale en termes de d'investissements pour les PME ?

La mise en place du PUF ("flat tax") et la transformation de l'ISF auront sans nul doute un impact très positif sur la confiance des investisseurs et entrepreneurs notamment du fait de la simplicité qu'elles impliquent. Il nous semble, par contre, que le gouvernement a manqué une occasion d'introduire un mécanisme incitatif permettant à l'assurance-vie de s'investir dans le non-coté. La France manque cruellement d'investisseurs institutionnels "longs". Concentrer les avantages fiscaux de l'assurance-vie sur les contrats à maturité longue (10/12 ans) et sans garantie de capital permanente aurait été bien plus logique et efficace que les dispositions envisagées (application du PUF au delà de 150k€ quel que soit la nature du contrat). Les épargnants Français méritent une épargne longue préparant leur retraite bien plus efficacement mais il faut les y encourager... 

 
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vangog
- 13/09/2017 - 10:58
Fiscalité socialiste française incompréhensible!
Elle est réalisée par des énarques biberonnés au lait trotsko-marxiste par une éducation nationale-socialiste archaïque, et s'aperçoivent rapidement, après sevrage, que la fiscalité marxiste ne "marche" pas... Alors ils défont par petits bouts ce qu'ils ont patiemment fabriqués il y a trois ans (Macron était ministre-fainéant du budget de Flamby-le-menteur...), alors qu'il faudrait tout déconstruire et repartir de zéro, en s'inspirant des solutions pragmatiques des pays qui ont compris le vrai libéralisme. La fiscalité socialiste est comme cet article: totalement changeante et totalement incompréhensible aux profanes et aux étrangers...l'écrivain de cet article n'explique même plus les acronymes qu'il invoque, tellement ils sont abscons! les juristes fiscalistes se lèchent les babines, de tant de complexité macroniste, et de tant d'incertitude gauchiste...les entrepreneurs, eux, vont entreprendre ailleurs, dans les pays où la liberté est plus simple...