En direct
Best of
Best of du 17 au 23 octobre
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Contrairement aux opinions publiques, les marchés boursiers ne cèdent pas à la panique… car ils ne croient pas à la ruine de l‘économie

02.

Les Chinois pensent que l’ère de la super puissance américaine est terminée. Ont-ils raison ?

03.

Présidentielle 2022 : près de huit électeurs inscrits sur dix affirment envisager l’abstention, le vote blanc ou le vote antisystème selon un sondage Opinion Way

04.

Bahar Kimyongür : "Dans sa fuite en avant, Erdogan n'hésitera pas à faire flamber le danger islamiste en France"

05.

Ce qui s'est vraiment passé au sein du ministère de l'Education nationale dans les jours ayant précédé la mort de Samuel Paty

06.

L‘épargne des Français va nous sauver de la ruine et financer l’argent magique de la relance : démonstration

07.

Les propos de Clémentine Autain contre l'islamophobie ont été récupérés et détournés par un média proche des Frères musulmans

01.

L‘épargne des Français va nous sauver de la ruine et financer l’argent magique de la relance : démonstration

02.

Stéphane Plaza se fait larguer pour un plus jeune; Laeticia Hallyday plaque Pascal; Sia adopte des adultes; Kylian Mbappé récupère l'ex de Neymar; Marlène Schiappa aime les hommes, Britney Spears profite

03.

Coronavirus : L’Etat freine-t-il des médicaments français qui pourraient être efficaces ?

04.

Comment les islamistes ont réussi à noyauter la pensée universitaire sur... l’islamisme

05.

La France maltraite ses profs et devra en payer le prix

06.

Ce qui s'est vraiment passé au sein du ministère de l'Education nationale dans les jours ayant précédé la mort de Samuel Paty

01.

Non, la République ne peut pas protéger les musulmans de l’islam radical et voilà pourquoi

02.

François Hollande : "une partie minoritaire de la gauche a pu manifester une étrange tolérance envers l’islam"

03.

Islamisme : pour Alain Juppé, "plus que du séparatisme, c'est un esprit de conquête"

04.

Islamo-gauchisme : les lendemains ne chantent plus, c'est interdit

05.

Covid-19 : voilà ce que l’Etat n’a toujours pas compris sur son incapacité à enrayer la deuxième vague

06.

Et Gabriel Attal dénonça les "charognards de l’opposition". Y aura-t-il quelqu’un pour le faire taire ?

ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Suits : Avocats sur mesure" : une série souvent haletante, mais un peu irrégulière, quelques épisodes sont décevants, en particulier la saison 7

il y a 6 heures 37 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Et Maintenant ?" de Eirin Forsberg et Gilles La Carbona : comment devient-on une femme battue alors que tout semblait si parfait ?

il y a 7 heures 2 min
pépites > Politique
Liberté d'expression
Les propos de Clémentine Autain contre l'islamophobie ont été récupérés et détournés par un média proche des Frères musulmans
il y a 8 heures 33 min
décryptage > International
Les entrepreneurs parlent aux Français

Covid, Chine, USA et l’absence d’Europe de l’investissement et de l’entrepreneuriat

il y a 12 heures 27 min
pépite vidéo > International
Liberté d'expression
Caricatures de Mahomet : les appels au boycott de produits français se multiplient
il y a 13 heures 30 min
décryptage > International
Paris - Ankara

Bahar Kimyongür : "Dans sa fuite en avant, Erdogan n'hésitera pas à faire flamber le danger islamiste en France"

il y a 13 heures 48 min
décryptage > Economie
Taxes

Dépenses publiques et fiscalité : plus ça change, moins ça change…

il y a 14 heures 7 min
décryptage > Economie
Panorama de la crise

COVID-19 : comment dire de faire attention ?

il y a 14 heures 33 min
décryptage > High-tech
12 CYBER-MENACES PRÉOCCUPANTES

Quand les cyberattaques menacent de faire dérailler les prochaines élections présidentielles, et pèsent au même titre que la pandémie de coronavirus sur nos démocraties

il y a 15 heures 29 min
décryptage > Politique
Crèdul*

Vous avez aimé les raffarinades de Raffarin ? Vous adorerez les lapalissades de Castex

il y a 15 heures 58 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"L'Aiglon - le rêve brisé de Napoléon" de Laetitia de Witt : un portrait du fils de l'Empereur, historiquement fiable et chaleureusement humain

il y a 6 heures 50 min
pépites > France
Appel au calme
Le CFCM considère que les "musulmans ne sont pas persécutés" en France
il y a 7 heures 50 min
pépites > International
Attentat de Conflans-Sainte-Honorine
La Turquie sort du silence et condamne officiellement "l'assassinat monstrueux" de Samuel Paty en France
il y a 9 heures 38 min
décryptage > Education
Samuel Paty

Vous avez dit liberté d'expression ?

il y a 12 heures 58 min
light > Economie
Transport
Le vélo de fonction payé par l'entreprise va-t-il devenir à la mode ?
il y a 13 heures 36 min
pépites > Politique
Elections
Présidentielle 2022 : près de huit électeurs inscrits sur dix affirment envisager l’abstention, le vote blanc ou le vote antisystème selon un sondage Opinion Way
il y a 14 heures 5 min
pépites > Economie
Diplomatie
Appel au boycott de produits français : "Pas question de céder au chantage" Geoffroy Roux de Bézieux, solidaire du gouvernement français
il y a 14 heures 28 min
décryptage > Politique
Disraeli Scanner

Etats-Unis : ce n'est pas seulement une élection présidentielle. C'est un choix de civilisation

il y a 15 heures 12 min
décryptage > International
Guerre commerciale

Les Chinois pensent que l’ère de la super puissance américaine est terminée. Ont-ils raison ?

il y a 15 heures 42 min
pépites > Santé
Coronavirus
"Autour de 100.000 cas" de Covid-19 par jour, en France selon Jean-François Delfraissy, président du Conseil scientifique
il y a 16 heures 15 min
© Reuters
© Reuters
Bonnes feuilles

Les sectes et la France : une longue histoire d'inaction et d'attentisme politique

Publié le 24 juin 2017
Plus que dans toute autre démocratie, les sectes font l’objet d’une attention particulière en France. Retraçant l’histoire de ces controverses depuis plus de quatre décennies, l’ouvrage d’Étienne Ollion montre comment les sectes sont devenues un objet politique et médiatique de premier plan. Extrait de "Raison d'État : Histoire de la lutte contre les sectes en France" d'Étienne Ollion aux Editions La Découverte (1/2).
Etienne Ollion
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Étienne Ollion est spécialiste de sociologie politique. Ses travaux portent sur la sociologie de l’État et du champ politique dans une perspective comparative. Chercheur au CNRS (université de Strasbourg), il est régulièrement invité à enseigner dans...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Plus que dans toute autre démocratie, les sectes font l’objet d’une attention particulière en France. Retraçant l’histoire de ces controverses depuis plus de quatre décennies, l’ouvrage d’Étienne Ollion montre comment les sectes sont devenues un objet politique et médiatique de premier plan. Extrait de "Raison d'État : Histoire de la lutte contre les sectes en France" d'Étienne Ollion aux Editions La Découverte (1/2).

En France comme dans de nombreux pays, l’implantation rapide de groupes ultérieurement qualifiés de sectes n’est pas passée inaperçue, et ce dès la fin des années 1960. En dépit de leur silence de façade, les pouvoirs publics ont diligenté différentes enquêtes, qui ont donné lieu à une production de textes. Au ministère de l’Intérieur, ils viennent d’abord s’ajouter à ceux relatifs « au commerce non sédentaire, les missions évangéliques tsiganes, les gens du voyage, et les activités parapsychologiques ». Dans cet ensemble hétéroclite, on trouve, dès 1968, des informations sur l’arrivée de missionnaires moonistes, mêlées à des demandes de visa pour des évangélistes étatsuniens, et différents textes sur les OVNI.

La publicité nationale dont bénéficient certains groupes à partir du milieu de la décennie s’accompagne d’autres contrôles. En 1975, le ministre de l’Intérieur Michel Poniatowski demande l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant Moon . Menée en avril 1976, elle conduit à l’interpellation de différents responsables du groupe et à des perquisitions sur différents sites du groupe. À cette occasion, les policiers de la sous-direction des Affaires économiques et financières réalisent un contrôle de ses comptes ainsi que de ceux des sociétés qui pourraient le financer. L’enquête n’aura pas de suites connues. L’absence de communication sur cette enquête tient peut-être aux résultats finalement limités auxquels elle aboutit. Après tout, si les policiers semblent avoir trouvé des irrégularités comptables dans la gestion des sociétés satellites de Moon, les flux observés ne sont que de l’ordre de quelques dizaines de milliers de francs sur une année, soit loin des trésors parfois annoncés. Le nombre d’adeptes, qui varie au gré des campagnes de recrutement et des défections, souvent importantes, ne dépasse pas les 2004 . D’autres enquêtes seront diligentées, qui parfois donnent lieu à des poursuites.

Cette position d’attentisme est généralisée tout au long des années 1980. Le traitement qui en est fait par les Renseignements généraux en est un bon indicateur. Au milieu des années 1980, les sectes font partie des nombreux sujets que le service commence à suivre. Intégrées au pôle « vie politique et partis », celles-ci auraient pu faire l’objet d’une surveillance accrue. Mais dans l’abondante production à laquelle donne lieu leur activité, les sectes sont extrêmement minoritaires . Un décompte réalisé sur une année au milieu de la décennie montre que sur près de 600 fiches produites entre juillet 1986 et juillet 1987, moins d’une douzaine concernent ces groupes. Les documents témoignent par ailleurs d’une vigilance assez relâchée. En comparaison avec le niveau de détail des analyses sur les responsables politiques, les notes sur les sectes sont brèves et souvent composées d’extraits de presse. La Scientologie fait l’objet d’une fiche de plusieurs pages en 1987, tout comme les projets immobiliers du groupe du Mandarom à Castellane l’année suivante. Le financement qu’apporte Moon au Front national au moment des élections européennes, qui prévoit la présence de hauts responsables français du groupe sur les listes du parti politique, est aussi évoqué. Mais cette surveillance reste finalement distante : à l’encontre de beaucoup d’autres fiches, les notes s’appuient d’abord sur des remarques de seconde main plutôt que sur des enquêtes précises.

Durant toutes ces années, la position française sur le sujet semble être gouvernée par un principe de réaction. Chaque fait divers un peu publicisé donne lieu à une réponse, mais celle-ci est oubliée à peu près aussi vite que la question a émergé. C’est le cas de la commission parlementaire créée autour du député socialiste Philippe Marchand. Installée au début de l’année 1979, elle fait suite au massacre de Guyana survenu quelques semaines auparavant. Réunie en quelques occasions, elle disparaît suite à l’alternance de 1981 sans avoir produit de recommandations. C’est aussi le cas d’un groupe de travail installé au sein de l’administration dans les mois qui suivent. Confiée à un inspecteur général, Jean Ravail, la commission doit statuer sur la réponse à apporter par les pouvoirs publics. Son activité prend fin avec le départ en retraite de son président, et elle ne fut pas particulièrement productive. Le bref rapport qu’elle remet propose d’ailleurs des changements marginaux.

L’inaction politique ainsi qu’une réactivité à l’actualité immédiate ne sont toutefois jamais aussi bien illustrées qu’avec le rapport sur Les Sectes en France, rédigé par A. Vivien et remis en 1983. Dès les années 1970, ce jeune député socialiste avait investi le sujet. Il avait été le premier à interpeller publiquement le gouvernement à ce propos. Et tout au long de la législature, il était intervenu à plusieurs reprises8 pour dénoncer ce qu’il considère comme l’inaction du gouvernement de droite, sans réel succès. Long d’une centaine de pages, le rapport est considéré comme la première réaction forte des responsables politiques français : opposants comme partisans y voient depuis la marque de l’engagement ferme et précoce de l’État. À partir de cette époque, la France aurait résolument pris la mesure du danger sectaire, et assuré un contrôle de ces groupes au plus haut niveau.

Extrait de "Raison d'État : Histoire de la lutte contre les sectes en France" d'Étienne Ollion aux Editions La Découverte

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Thématiques :
Commentaires (1)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Constantine
- 25/06/2017 - 08:32
Les bons Samaritains
Pourquoi illustrer cet article sur les sectes par cette branche antique et dissidente du judaïsme? Les Samaritains ne sont pas une secte, et l'on doute qu'il fasse des émules en France. Jadis puissants, Ils ne sont plus que quelques centaines à Naplouse et en Israël... Adeptes d'une lecture littérale de la Bible, ils témoignent des anciennes pratiques des Hébreux.