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Blagounette
Et c'est qui qui a dit "kwassa-kwassa"? C'est Macron qui sait tout !
Publié le 05 juin 2017
Les connaissances du président de la République dépassent celles du commun des mortels. Et il s'en sert : plutôt maladroitement.
Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Benoît Rayski est historien, écrivain et journaliste. Il vient de publier Le gauchisme, maladie sénile du communisme avec Atlantico Editions et Eyrolles E-books.Il est également l'auteur de Là où vont les cigognes (Ramsay), L'affiche rouge ...
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Les connaissances du président de la République dépassent celles du commun des mortels. Et il s'en sert : plutôt maladroitement.

Emmanuel Macron visitait l'autre jour un centre de sauvetage en mer. Et quand on est au bord de la mer de quoi parle-t-on ? De coquillages? Quand même pas car Emmanuel Macron a grandit depuis qu'il est à l'Elysée.

On a donc parlé bateaux. Et plus précisément bateaux de pêche. Et ça, Macron il connaît. Ainsi il a évoqué les "fatouilles". "Ca c'est pour pêcher les crevettes" a dit Macron. Bonne pioche ! Puis il a parlé des "kwassa-kwassa". "Ca c'est pas pour la pêche mais pour les Comoriens" a dit, en se marrant, Macron.  Mauvaise pioche !

 Et même très mauvaise pioche ! C'est en effet à bord des "kwassa-kwassa" que des milliers de Comoriens essayent de gagner Mayotte, le 101e département français (si, si!). Ils sont des centaines à périr en mer. Car les "kwassa-kwassa" sont des cercueils flottants. Rire dans un cimetière, fusse-t-il marin ça ne se fait pas…

La blagounette (il a appris ça chez Hollande?) de Macron est mal, très mal passée. Elle a déclenché une tempête : pas dans un verre d'eau mais dans l'Océan Indien où se trouvent les Comores. Et de là bas est parti un tsunami dont les vagues énormes ont déferlé sur la métropole.

Tous, presque tous sans exception, ont donné de la voix pour crier leur indignation. Les socialistes (enfin ce qu'il en reste), Baroin, Nadine Morano, Florian Philippot. L'union nationale enfin réalisée… Beaucoup, beaucoup de bruit. Nous on raffole pas de Macron. Mais on ne va quand même pas se joindre à toute sorte de Baroin et de Philippot.

La seule remarque qui nous paraît justifiée c'est que Macron passe son temps à faire les yeux doux aux migrants. Angela Merkel en a accueilli près d'un million : il aime. Des milliers d'entre eux meurent noyés au large de la Sicile : il pleure. Mais quand il s'agit de Comoriens désireux de venir chez nous au péril de leur vie –oui Mayotte c'est bien chez nous- ça le met plutôt de bonne humeur.

Reconnaissons un mérite au président de la République. Avec sa petite phrase il a attiré l'attention sur un coin de l'Océan Indien scandaleusement délaissé par les médias. Mayotte compte un peu plus de 200 000 habitants. Une terre de misère. Le chômage y est effroyable. La violence y est monstrueuse. Plus de la moitié des moins de 25 ans est illettrée. Et en dehors des bâtiments officiels les seuls édifices qui se tiennent à peu près debout sont les mosquées.

Mais il y a encore plus misérable que Mayotte : la République comorienne. Là bas pas de RSA, de Sécu, d'allocs… Alors on embarque sur des "kwassa-kwassa" pour gagner le paradis mahorais. Les habitants de Mayotte n'aiment pas les immigrés clandestins. Ils manifestent contre eux. Avec violence souvent. Ils les accusent de tous les maux, ils leurs attribuent crimes et délits, l'insécurité qui règne sur leur île. Ils sont bizarre ces Mahorais non ? 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (23)
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Lapalatine
- 06/06/2017 - 07:40
Drôle?
Il essaye d'être drôle...et ne l'est pas du tout! Ah! zut: ne l'est pas qui veut!
Qu'il se contente d'essayer de tirer Mayotte du pétrin dans lequel tant de gens sont englués ce serait déjà tellement bien.
borissm
- 06/06/2017 - 07:36
@Joly Maurice
Le problème est que tout le monde y trouve son compte. Les Mahorais (les habitants de Mayotte) parce que les immigrants comoriens forment une main d’œuvre quasi gratuite. Les Comoriens parce que Mayotte est un débouché pour leurs productions agricoles (j'ai vu des kwassa kwassa partir avec deux vaches et leur propriétaire dans le bateau) : il existe un commerce inter-îles important. Et surtout pour les femmes qui vont "gagner" l'enfant français en allant accoucher à Mamoudzou (la capitale de Mayotte). S'il y a quelque chose à faire, c'est = d'abord = mettre fin au droit du sol. Puis de réguler les flux par des liaisons maritimes plus sûres (elles existent, d'ailleurs). Mais pour cela, il faudrait un peu plus d'imagination et, disons, de "cojones" que n'en auront jamais nos politiques dès lors qu'il ne s'agit plus de leur propre réelection.
Jasmin84
- 05/06/2017 - 20:30
Le vrai problème est que nos
Le vrai problème est que nos gouvernants sont des pleutres qui ont peur de leur ombre. Alors ils ne font pas de gaffes, ils sont très prudents.
Sinon on les traite de racistes, islamophbles etc ...
Bref pour ne pas être cloués au pilori ils font de l'eau tiède.
Mais la population la vraie, pas les bobos elle n'accepte plus cette biennpensance.
les mamans elles veulent que leur fils puissent prendre le métro et rentrer sain et sauf le soir sans s'être faits égorgés par des adorateurs de Allah.
Elles veulent que leurs filles puissent continuer de sortir librement dans la rue sans être couvertes de sacs.
Alors attention messieurs les hommes politiques car la révolte n'est pas loin.
Une mère doit protéger ses enfants. Elle devient une bête féroce si ses enfants sont en danger.
La mission d'un homme politique est de protéger ses concitoyens, si par faiblesse, pusillanisme ou lachetê, il y renonce...alors tout devient possible.
Je dis à Macron, Colomb, Ledrian and co.
Prenez très vite les mesures nécessaires car nous les mamans n'ont n'accepterons pas de laisser nos enfants agressés, violés, massacrés.
Il va falloir prendre des mesures et les prendre très très énergiquement