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Bonnes feuilles

Le déclassement social ou le malaise des diplômés du supérieur

Publié le 28 mai 2017
Vous-vous ennuyez au travail malgré de bonnes études ? Vous- vous sentez inutile ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Ceux qu’on appelle encore les « cadres et professions intellectuelles supérieures » n’encadrent plus personne, d’ailleurs ils n’utilisent plus vraiment leur cerveau et sont menacés par le déclassement social. Chez ces anciens premiers de la classe, les défections pleuvent et la révolte gronde. Vous ne les trouverez cependant pas dans la rue à scander des slogans rageurs, mais à la tête de commerces des grands centres urbains : boulangers, restaurateurs, pâtissiers, fromagers, bistrotiers ou brasseurs, derrière leur comptoir et les deux mains dans le concret. La quête de sens de ces jeunes urbains n’a pas ni de redessiner nos villes, notre consommation mais aussi notre vision du succès, car ces nouveaux entrepreneurs marquent peut-être le renversement des critères du prestige en milieu urbain. (Extrait de "La Révolte des Premiers de la Classe" de Jean-Laurent Cassely, publié aux éditions Arkhê 2/2)
Jean-Laurent Cassely est journaliste à Slate.fr, où il chronique la vie et l’œuvre des classes supérieures urbaines. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et guides pratiques sur la survie en milieu urbain.
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Jean-Laurent Cassely
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Jean-Laurent Cassely est journaliste à Slate.fr, où il chronique la vie et l’œuvre des classes supérieures urbaines. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et guides pratiques sur la survie en milieu urbain.
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Vous-vous ennuyez au travail malgré de bonnes études ? Vous- vous sentez inutile ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul. Ceux qu’on appelle encore les « cadres et professions intellectuelles supérieures » n’encadrent plus personne, d’ailleurs ils n’utilisent plus vraiment leur cerveau et sont menacés par le déclassement social. Chez ces anciens premiers de la classe, les défections pleuvent et la révolte gronde. Vous ne les trouverez cependant pas dans la rue à scander des slogans rageurs, mais à la tête de commerces des grands centres urbains : boulangers, restaurateurs, pâtissiers, fromagers, bistrotiers ou brasseurs, derrière leur comptoir et les deux mains dans le concret. La quête de sens de ces jeunes urbains n’a pas ni de redessiner nos villes, notre consommation mais aussi notre vision du succès, car ces nouveaux entrepreneurs marquent peut-être le renversement des critères du prestige en milieu urbain. (Extrait de "La Révolte des Premiers de la Classe" de Jean-Laurent Cassely, publié aux éditions Arkhê 2/2)

Publié aux éditions  Arkhê

Au sortir de la guerre, les cadres formaient une petite élite salariale et ne représentaient guère plus de 2% de la population active. Proches de la direction, ils jouissaient d’une forte identité professionnelle collective, et leurs niveaux de revenu étaient très nettement supérieurs à ceux des salariés non cadres de l’entreprise. Regroupant aujourd’hui entre 15 et 20% de la population active, ils ont assisté à la banalisation de leur statut à mesure que leurs effectifs grossissaient. Le spécialiste du malaise des cadres, Denis Monneuse, rappelle que, s’ils ne sont encore qu’une minorité de salariés, ils représentent la norme dans les sièges des grandes entreprises27. « Or, remarque-t-il, si tout le monde est cadre, plus personne ne l’est dans les faits : cette catégorie sociale ne veut plus rien dire en interne. Trop de cadres tue les cadres ! » Cette banalisation s’est accompagnée d’une dégradation de leur situation jadis privilégiée, et les distinctions de statut qui les différenciaient des autres catégories de salariés s’estompent. Leur salaire n’est « plus que » de 2,7 fois celui d’un ouvrier, contre quatre fois dans les années 1960. Certaines contraintes quotidiennes nouvelles comme les « transports en seconde classe, les bureaux partagés voire l’open-space, la badgeuse, sont les marques concrètes de cette perte de statut. » Les prolétaires de l’ère industrielle n’avaient que leurs bras pour survivre, les diplômés de l’enseignement supérieur n’ont que leur cerveau. Or, celui-ci se révèle une ressource de plus en plus banalisée dans l’économie de la connaissance.

Ce malaise des diplômés du supérieur porte un nom : le déclassement social. Pour les plus optimistes des sociologues et des économistes, il n’est qu’une peur irrationnelle, un sentiment de relégation, comme il existe un sentiment d’insécurité. Pour d’autres, il s’agit au contraire d’une réalité objective dont les conséquences sont fort concrètes au quotidien. Louis Chauvel, sociologue spécialiste de la démographie, a popularisé en France ce thème d’un déclassement social des catégories moyennes et supérieures. Dans son récent livre La spirale du déclassement, son constat est sans appel : la seconde massification de l’accès à l’enseignement supérieur et au diplôme qu’a connue le pays dans les années 1980 à 2000 (après celle des années 1960), ne s’est pas accompagnée d’une création en nombre correspondant de postes susceptibles d’absorber ces nouvelles populations de diplômés28. La conséquence mécanique de ce déséquilibre est qu’il n’y a plus d’adéquation automatique entre les qualifications et les professions, que le rendement des titres scolaires est en baisse et qu’une portion de chaque génération de diplômés doit accepter une position sociale inférieure à celle à laquelle elle pensait prétendre à la fin de ses études. En d’autres termes, écrit Louis Chauvel, il faut un niveau supérieur à celui de ses parents pour occuper une position comparable à la leur et, en bonne logique, un titulaire de diplôme de niveau égal à la génération précédente a donc toutes les chances de descendre d’un barreau de l’échelle sociale. « Les bacheliers nés dans les années 1980 occupent une position sociale située à peine au-dessus de celle de titulaires d’un B.E.P.C. nés au début des années 1950 », constate le sociologue. Cette chute de la valeur des diplômes sur le marché de l’emploi s’observe à chaque grade scolaire et universitaire : « le prestige de l’emploi du titulaire d’un diplôme supérieur long né en 1980 est comparable maintenant à celui d’un diplômé du DEUG de la génération de ses parents. »

Extrait de "La Révolte des Premiers de la Classe" de Jean-Laurent Cassely, publié aux éditions Arkhê

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