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Importations

Ces discrètes réussites que la France pourrait importer d’Allemagne plutôt que de s’obséder sur le modèle économique contestable de nos voisins

Publié le 22 mai 2017
Cela n’a pas été le moindre paradoxe de la campagne présidentielle que l’Europe et l’Allemagne faisaient l’objet d’un rejet par le plus grande nombre des candidats, les « petits » sans doute mais surtout, avec une virulence sans pareille, par les candidats M. Le Pen et J.-L. Mélenchon. Au final c’est le candidat le plus européen et le plus proche de l’Allemagne, E. Macron, qui l’a largement emporté.
Jérôme Vaillant est professeur émérite de civilisation allemande à l'Université de Lille et directeur de la revue Allemagne d'aujourdhui. Il a récemment publié avec Hans Stark "Les relations franco-allemandes: vers un nouveau traité de l'Elysée" dans le...
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Jérôme Vaillant
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Jérôme Vaillant est professeur émérite de civilisation allemande à l'Université de Lille et directeur de la revue Allemagne d'aujourdhui. Il a récemment publié avec Hans Stark "Les relations franco-allemandes: vers un nouveau traité de l'Elysée" dans le...
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Cela n’a pas été le moindre paradoxe de la campagne présidentielle que l’Europe et l’Allemagne faisaient l’objet d’un rejet par le plus grande nombre des candidats, les « petits » sans doute mais surtout, avec une virulence sans pareille, par les candidats M. Le Pen et J.-L. Mélenchon. Au final c’est le candidat le plus européen et le plus proche de l’Allemagne, E. Macron, qui l’a largement emporté.

Comment expliquer ce rejet de l’Allemagne par les uns et l’attirance de son "modèle" par les autres ? Y a-t-il des domaines de la vie politique, économique et sociale en Allemagne dont la France peut valablement s’inspirer ?

L’Allemagne a sans doute été d’autant plus rejetée par une partie des Français ces dix dernières années qu’elle a servi de référence quasiment imposée quand Nicolas Sarkozy et François Hollande étaient aux affaires, à la nuance près qu’en réaction au premier, le deuxième avait commencé par la critiquer vigoureusement quand il cherchait à créer un front des pays du sud contre ceux du nord en Europe pour favoriser la croissance contre l’austérité. Tous deux avaient malgré tout eu également en commun d’avoir, pendant leurs campagnes électorales respectives, remis en cause le statut de la Banque centrale européenne, oublieux qu’ils étaient, l’un comme l’autre, des engagements pris en 1992 à Maastricht dans un traité dont la pièce centrale était le statut d’une BCE indépendante des pouvoirs politiques et garante de la stabilité monétaire : quitte à abandonner le deutschmark au profit de l’euro, comme le souhaitait la France, l’Allemagne avait obtenu que soient retenues pour l’euro les mêmes conditions du maintien de sa stabilité que pour son ancienne monnaie nationale. C’est le rôle joué par l’Allemagne en Europe, en particulier à l’occasion des deux crises majeures qu’ont été la crise financière et la crise grecque, qui a cristallisé en France le rejet de son modèle économique et monétaire, à l’extrême droite pour défendre  traditionnellement la souveraineté nationale, à gauche dans le souci de préserver le modèle social français menacé par une Europe globalisée, jugée néo- ou ultralibérale, la critique suprême dans un pays certes fort de ses traditions libertaires mais en mal de traditions libérales. A cette occasion s’est établie une "idée reçue" consistant à dire que l’Allemagne voulait l’austérité et la France, la croissance alors que les deux gouvernements se séparaient non pas sur l’objectif de croissance mais sur la façon d’y parvenir. Pour l’Allemagne, la meilleure façon de relancer la croissance ne passait pas par l’accroissement des dépenses publiques sous prétexte d’investissements mais par une politique de réformes structurelles pour surmonter ce qui verrouille la croissance dans un pays comme la France. On a alors opposé modèle social français et "modèle allemand".

La notion de "modèle allemand" a contribué à fonder un malentendu durable et profond. Une bonne partie des Français ont d’autant plus rejeté l’Allemagne qu’ils estimaient qu’on la leur donnait trop souvent en "modèle" et que les Allemands eux-mêmes se posaient, non sans arrogance, en "modèle" à imiter alors qu’ils étaient plutôt d’avis que tout modèle s’expliquant par les conditions historiques et domestiques de sa réalisation ne pouvait guère s’exporter, il fallait qu’il y ait au moins adaptation aux traditions et pratiques différentes du voisin. C’est fort de cette expérience que le nouveau président français a compris qu’il n’était pas possible de "vendre" de la sorte l’Allemagne aux Français et qu’il fallait clairement afficher un point de vue français pour mieux s’entendre avec l’Allemagne. La France et l’Allemagne sont ainsi en train de renouer avec la méthode éprouvée dans les meilleures phases de leurs relations, qui consiste à chercher ce qui, au-delà d’intérêts différents, unit pour travailler en commun plutôt que mettre en avant les différences pour prétendument mieux se comprendre en sachant comment fonctionne le voisin. Méthode en soi louable mais qui a provoqué depuis l’ère Chirac/Schröder plus d’antagonisme et d’incompréhension que  de coopération.

Quand on aborde en France la capacité de l’Allemagne de former des coalitions, il convient de distinguer petites et grandes coalitions, ces dernières ayant une réputation surfaite en France parce qu’on y est soi-même  en attente d’un dépassement du clivage gauche-droite pour enfin réformer le pays. Cela a conduit un temps à assimiler en France la cohabitation aux grandes coalitions allemandes et à croire que les grandes coalitions étaient bien vues des Allemands, correspondaient même en quelque sorte à leur recherche presque naturelle d’un consensus. Les grandes coalitions – l’Allemagne en a connu trois en 1966-69, 2005-09 et depuis 2013 – ne sont pas toutes comparables. La première a été voulue par le parti social-démocrate, SPD, pour faire la preuve de sa capacité à gouverner alors que les chrétiens-démocrates venaient de perdre leur appui libéral (le FDP) traditionnel, mais elle a été, en son temps, fortement critiquée parce qu’elle a favorisé l’émergence des extrêmes. Willy Brandt lui a d’ailleurs préféré, pour cette raison, en 1969 une coalition sociale-libérale associant au pouvoir à Bonn SPD et FDP, un grand et un petit parti d’appoint ; c’était également pour lui une façon de renforcer la démocratie en permettant à une opposition forte de s’exprimer. Les deux grandes coalitions des années 2000 et 2010 sont d’une autre nature. Ce sont les électeurs allemands qui les ont imposées aux états-majors des partis parce que les résultats des élections ne permettaient pas autrement la constitution d’un gouvernement. Le SPD a même été d’autant plus réticent en 2013 pour accepter d’entrer à nouveau dans une grande coalition que la précédente ne lui avait pas profité, la chancelière sortante de l’époque, Angela Merkel, en avait tiré le plus grand bénéfice politique.  Il convient de ne pas négliger le fait que si les grandes coalitions sont possibles en Allemagne, cela vient aussi du fait que les différences entre les deux grands partis de rassemblement populaire que sont la CDU/CSU et le SPD ne sont pas à ce point insurmontables qu’ils ne pourraient pas s’entendre même si en période de campagne électorale ils mettent tous deux l’accent sur ce qui les sépare voire les oppose.

Par ailleurs, ces grandes coalitions font ressortir une idée qui sous-tend les relations entre partis en Allemagne : le sens des responsabilités qu’ils ont quand il s’agit de former un gouvernement et l’obligation pour eux en tant que "partis politiques démocratiques" d’être potentiellement un partenaire gouvernemental. La qualification de "parti démocratique" permet d’éliminer les partenaires indésirables : ce furent un temps les Verts pour les chrétiens-démocrates, c’est aujourd’hui pour eux comme pour les sociaux-démocrates le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) et le parti Die Linke (La Gauche), de moindre façon cependant pour le SPD pour lequel il s’agit d’un partenaire qu’il pratique depuis des années déjà au niveau des Länder. Ce sens des responsabilités explique pourquoi même l’accroissement du nombre de partis représentés au Bundestag ou dans les Landtage régionaux n’empêche pas la formation de gouvernements pour diriger le pays ou les Länder alors même que le mode de scrutin à la proportionnelle favorise la dispersion des suffrages sur un plus grand nombre de partis qu’un scrutin de type majoritaire. Structurellement, la proportionnelle allemande évite l’opposition frontale droite-gauche qu’initie le scrutin majoritaire en même temps qu’elle permet l’expression des grands courants politiques du pays tout en les canalisant pour éviter une dispersion extrême qui pourrait être fatale au système (voir la clause des 5% des voix qu’il faut avoir réunis pour être représenté au parlement fédéral ou dans un parlement régional). On pourra s’inspirer en France de la proportionnelle allemande – plus complexe qu’on veut bien souvent le croire, à ce point que l’électeur allemand n’en maîtrise pas tous les secrets ! - sans oublier les freins qui ont été mis en place pour en limiter les excès, on ne pourra pas l’exporter en France à l’identique d’autant que chaque réforme du mode de scrutin ne prend de sens que dans le contexte historique dans lequel elle a lieu. Il faut d’abord être au clair sur les objectifs politiques poursuivis avant de réformer un mode de scrutin.

Le dialogue social est une autre composante de la société allemande qui a ses spécificités qui dépassent de beaucoup la vision simplifiée qu’on en a en France. Le dialogue social reste rigide en France et contrôlé par l’Etat. L’autonomie tarifaire des partenaires sociaux garantit en Allemagne à ceux-ci la capacité de négocier entre eux les conditions du contrat en matière de conventions collectives, de conditions de travail, de qualité de la vie, etc., les accords de branche – pour faire simple - étant ensuite transformés en loi par l’Etat qui peut également intervenir comme conciliateur en cas de conflits prolongés ou qui intervient dans la négociation salariale … en faisant savoir ce qui lui paraitrait raisonnable. Une chose est certaine, quand la négociation est achevée, la convention collective entrée en vigueur commence pour les partenaires sociaux l’obligation de respecter la "paix sociale", c’est-à-dire celle de ne pas faire grève. Une telle obligation réglementaire apparaît difficilement praticable  en France où elle ne pourrait être perçue que comme une limite insupportable au pouvoir de contestation syndicale. En outre, la grève ne peut être lancée par un syndicat non seulement une fois la convention collective échue, mais seulement après un référendum de la base qui doit approuver la grève à 75% des voix. La paix sociale et la négociation pacifique ne peuvent se comprendre sans la volonté de part et d’autre d’aboutir à des accords de compromis entre les deux parties, ce qui ne signifie pas que les syndicats ne défendent pas les intérêts des salariés. La grève apparaît ainsi comme un ultime recours quand la négociation a échoué. C’est sans doute là que subsistent les plus grandes différences entre les deux pays, pour des raisons historiques et parce que les cultures syndicales restent profondément différentes. A ce qui subsiste d’opposition entre travail et capital en France se substitue en Allemagne l’idée d’une responsabilité partagée entre partenaires sociaux dans la gestion de l’entreprise et de l’économie, d’où les idées de cogestion (en fait plutôt co-décision) et de démocratie sociale dès l’instant que patrons et salariés sont considérés comme embarqués dans un même bateau. Ce point de vue continue de diviser les syndicats en France, il s’explique en Allemagne par le rejet du communisme pendant la guerre froide, le rejet du régime de la RDA en particulier et aussi par le fait que, malgré la démultiplication de représentations syndicales de type corporatiste, subsiste le principe d’un seul grand syndicat unitaire (qui chapeaute les syndicats organisés par secteurs industriels), le DGB organise un nombre non négligeable de salariés : 6 millions en 2016 dont un tiers de femmes et deux tiers d’hommes, chiffre en légère diminution depuis plusieurs années consécutives (Voir : http://www.dgb.de/uber-uns/dgb-heute/mitgliederzahlen/2010/?tab=tab_0_12... ) Le dialogue social est en Allemagne fortement charpenté et régulé, il n’y a grève et éventuellement grève sauvage (quand il n’y a pas respect de la "paix sociale") que lorsque tout cet encadrement n’a pas su prendre en compte les revendications et les intérêts en jeu de part et d’autre, n’a donc pas réussi à canaliser le mécontentement. La France peut s’inspirer de l’esprit de coopération entre syndicats patronaux et syndicats ouvriers, mais elle ne pourra pas copier le modèle allemand purement et simplement. Qu’elle le voudrait, elle ne le pourrait pas sans une profonde transformation des mentalités et révision idéologique privilégiant le progrès par la réforme à la place de la contestation révolutionnaire et l’acceptation du rôle essentiel des entreprises comme producteurs d’emploi. 

La place occupée par les entreprises en Allemagne – c’est jusqu’en France un secret de Polichinelle -  transparaît dans la formation duale pour l’apprentissage. La formule se résume en une phrase : l’apprenti reçoit pour une durée de 2 à 3 ans et demi une formation théorique dans une école professionnelle et sa formation pratique pour la même durée en entreprise. Il ne s’agit pas de simples stages mais d’une formation suivie en entreprise par l’entreprise à laquelle il est fait confiance dans le cadre de plans de formation. La formule garantit une formation adaptée aux exigences des professions pour lesquelles sont formés les apprentis et garantit un taux  élevé d’embauche par les entreprises. Elle se heurte toutefois à un manque chronique de places d’apprentissage, ce qui a conduit l’Etat fédéral dans le passé à intervenir sous forme de pactes négociés avec les syndicats professionnels pour engager les entreprises à proposer davantage de postes d’apprentissage. Malgré cela, ce sont chaque année plusieurs dizaines de milliers de postes d’apprentissage qui font défaut. L’initiative privée de grands konzerne de proposer plus de postes d’apprentissage qu’ils ne peuvent engager eux-mêmes d’apprentis au terme de leur formation n’a pas été couronnée de succès faute de perspectives réalistes d’embauche pour le surplus d’apprentis ayant reçu cette formation. L’apprentissage se trouve être ainsi fortement encadré tout en conservant un côté volontariste de la part des entreprises. Là encore, c’est plus l’esprit qui se dégage de ce type de formation que le détail même de celle-ci qui peut inspirer en France de nouvelles initiatives.

Finalement, il apparaît à travers l’approche de ces quelques domaines que ce qui continue de distinguer la France de l’Allemagne, c’est une histoire et une culture politique et syndicale différente, l’Allemagne étant  orientée vers la recherche du compromis par la négociation pacifique, conformément à un esprit de progrès par les réformes quand en France cet état d’esprit est loin d’avoir gagné l’ensemble des couches sociales pour lesquelles le compromis apparaît encore comme un travers de la collaboration de classes.

 

 

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