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Terrorisme : quel impact sur la présidentielle ? Le sondage qui révèle les préoccupations des Français à 48h du vote et au lendemain de l’attentat des Champs-Elysées

Publié le 28 avril 2017
A peine 24h après l'attentat des Champs Elysées, le dernier baromètre Ifop pour Atlantico révèle que la sécurité et la lutte contre le terrorisme sont désormais la première préoccupation des Français, à égalité avec la lutte contre le chômage.
Jérôme Fourquet est directeur du Département opinion publique à l’Ifop.
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A peine 24h après l'attentat des Champs Elysées, le dernier baromètre Ifop pour Atlantico révèle que la sécurité et la lutte contre le terrorisme sont désormais la première préoccupation des Français, à égalité avec la lutte contre le chômage.

Atlantico : Quels sont les principaux enseignements que l'on peut tirer de ce sondage ? 

Jérôme Fourquet : Nous sommes là sur une série de deux terrains d'enquête très rapprochés qui visent, dans la dernière ligne droite de la campagne, à essayer d'évaluer le plus précisément possible l'impact de l'attentat de ce jeudi sur les Champs-Élysées, et de la tentative d'attentat déjoué en début de semaine à Marseille. Ces deux événements constituent une même séquence, qui a replacé la thématique de la menace et de la lutte contre le terrorisme à l'agenda. L'objectif est donc de voir si ces événements ont eu un impact sur l'opinion publique, et si oui, dans quelle mesure.

Si l'on regarde les résultats de la première question sur la hiérarchie des enjeux, on voit que par rapport à une enquête réalisée début mars où la question de la lutte contre le chômage surclassait la lutte contre le terrorisme de 10 points, le paysage a évolué. En effet, à la suite des deux événements survenus cette semaine, la menace terroriste a grimpé de 9 points en tant qu'enjeu prioritaire des Français, égalant désormais la lutte contre le chômage. Cela s'est fait au détriment d'autres thématiques comme le pouvoir d'achat, la protection sociale, le réchauffement climatique, et l'amélioration de la situation à l'école. Si l'on regarde en termes de niveaux, nous ne sommes pas revenus à ceux de décembre 2015, juste après l'attentat du Bataclan et avant les élections régionales, et encore moins à ceux de l'été 2016. Néanmoins, les thématiques sont aujourd'hui plus bataillées. Le dernier terrain d'enquête ayant été réalisé à chaud, il n'est pas impossible que cette dynamique puisse être confortée suivant les informations qui seront dévoilées au fur et à mesure de l'enquête d'ici demain.

Cliquez sur les images pour agrandir. 

Pour ce qui est de la perception de la menace terroriste, on constate, là aussi, qu'à la suite des deux événements de la séquence survenue cette semaine (attentat déjoué à Marseille et attaque des Champs Élysées), celle-ci a augmenté : + 5 points sur l'item "perception de la menace terroriste très élevée" après les événements de Marseille et + 11 points suite à l'attaque des Champs Élysées. On remarque donc qu'en l'espace de quelques mois, la menace terroriste, qui n'avait pas disparue des esprits mais un peu reléguée au second plan, revient très fortement dans l'esprit des Français. Quand on regarde comment nous nous situons par rapport aux précédentes enquêtes, on voit que nous sommes revenus au niveau de celles réalisées à la fin de l'année 2016 après une série d'arrestations en France et l'attentat de Berlin ; nous sommes également proches de l'état de l'opinion après les attentats d'Orlando et de Magnanville alors que les niveaux mesurés en février montraient que l'on commençait à respirer un peu.

Concernant l'impact de deux événements à caractère terroriste survenus cette semaine sur le 1er tour de la présidentielle, on peut remarquer que l'impact n'est pas aussi fort qu'en décembre 2015, au moment où avaient eu lieu les élections régionales. Si l'on se fie à ce précédent scrutin, on avait constaté une prime de l'ordre de 2 à 3 points en faveur du FN suite aux attentats. D'une manière plus globale, 8% du corps électoral français déclarait avoir changé d'intention de vote suite aux attentats. Nous sommes cette fois dans des attentats qui sont beaucoup moins lourds en termes de bilan humain – même s'il ne faut pas relativiser ce qui s'est passé jeudi soir –, mais néanmoins, nous sommes à 72 heures d'un scrutin. Les élections régionales, elles, avaient eu lieu plusieurs semaines après les attentats du 13 novembre 2015. Ces derniers avaient, bien sûr, profondément choqués l'opinion, même si cette dernière avait eu alors le temps de digérer les événements. Dans le cas actuel, l'élection présidentielle va avoir lieu véritablement à chaud de la dernière séquence terroriste qui fait dire aux Français que la menace terroriste est omniprésente et multiforme. Au regard des chiffres dont nous disposons et des comparaisons avec les précédentes élections se déroulant dans un contexte d'attaque terroriste, il est possible que les événements de cette semaine aient un impact dans les urnes dimanche, mais peut-être pas d'une ampleur aussi marquée et importante que cela avait été le cas en décembre 2015. 

 

 

 

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bern4243
- 23/04/2017 - 07:59
peu de medias en parlent ; pauvre état socialiste?
Dans un contexte particulièrement tendu en raison de la menace terroriste et de possibles violences redoutées par la police, un rassemblement organisé par des syndicats et des étudiants a dégénéré, à la veille du premier tour du scrutin.

La manifestation «Premier tour social», qui aurait rassemblé environ 2 000 personnes à Paris le 22 avril, selon les organisateurs, a viré à l'affrontement en cours d'après-midi.

Les forces de l'ordre, déployées en nombre, ont été prises pour cible par des individus, pour la plupart cagoulés, qui les ont ciblées avec des projectiles, notamment des fumigènes et des bouteilles. La police a rétorqué en envoyant du gaz lacrymogène pour disperser les activistes.
Anguerrand
- 23/04/2017 - 07:45
Taubira coupable indirectement de nombreux crimes
Elle et ses magistrats de gauche qui continuent et continueront à considérer que la prison est une mauvaise solutions. Recréons Cayenne et enfermons à vie ces criminels fichés " S" pour pour islamistes contre notre pays, y compris ceux qui rentrent, ils ont fait la guerre contre la France entre autres.
clint
- 22/04/2017 - 19:24
@bd : les voix de droite pour Macron ça se mérite !
Et il ferait bien d'y penser pour le 2nd tour (au cas impossible où il ne serait pas en tête !!), car, à part quelques exceptions (sans rentrer dans le détail de leur représentativité de la droite), c'est surtout des soutiens de socialistes anti-frondeurs ! Le plus bel exemple étant Valls qui trahit son engagement en ne soutenant pas le candidat élu du PS : B. Hamon !