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Mitt Romney a conforté sa position de favori pour la nomination républicaine en remportant la primaire du Michigan.
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Mitt Romney a conforté sa position de favori pour la nomination républicaine en remportant la primaire du Michigan.
Trans-Amérique Express

Michigan : la victoire de Romney cache son énorme loupé sur l'industrie automobile de la région

Publié le 29 février 2012
Le républicain Mitt Romney a remporté ce mardi la primaire du Michigan. Mais cet État devrait soutenir massivement Barack Obama, lors de la présidentielle, qui a sauvé un secteur automobile américain particulièrement présent dans la région.
Gérald Olivier est journaliste et  partage sa vie entre la France et les États-Unis. Titulaire d’un Master of Arts en Histoire américaine de l’Université de Californie, il a été le correspondant du groupe Valmonde sur la côte ouest dans les années 1990,...
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Gérald Olivier
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Le républicain Mitt Romney a remporté ce mardi la primaire du Michigan. Mais cet État devrait soutenir massivement Barack Obama, lors de la présidentielle, qui a sauvé un secteur automobile américain particulièrement présent dans la région.

Mitt Romney a conforté sa position de favori pour la nomination républicaine en remportant la primaire du Michigan devant Rick Santorum, avec 41% des voix contre 38%. Couplé à sa victoire dans l’Arizona, 47% contre 26%, ce résultat lui permet d’aborder les dix scrutins du 6 mars prochain avec un regain de confiance.

Son succès dans le Michigan n’en a pas moins un goût amer. C’est l’Etat où il est né et a grandi. Son père George Romney en fut le gouverneur de 1963 à 1969. Au lieu de gagner haut la main, il a dû batailler. Sachant qu’en novembre, le Michigan voterait à une large majorité pour Obama.

Pourquoi ? Parce qu’en 2008 et 2009 le gouvernement fédéral a orchestré un plan de sauvetage de l’industrie automobile américaine, alors en plein marasme, et que les Républicains, Romney en tête, ont toujours critiqué ce plan. Or il a permis de sauvegarder trois millions d’emplois. Des emplois touchant des électeurs qui reprochent aux Républicains, et surtout à « l’enfant du pays », d’avoir voulu les sacrifier sur l’autel de l’orthodoxie économique.

Pour le comprendre, il faut remonter au mois d’août 2008.

Le prix du baril de pétrole vient de connaître un sommet à plus de 145 dollars. A la pompe, le « gallon » d’essence (4 litres) dépasse 4 dollars. Du jamais vu ! General Motors, Chrysler et Ford produisent alors, pour le marché américain, presque exclusivement des gros modèles (4X4, vans, pick-ups) à forte marge, mais très gourmands en essence. Les ventes ne cessent de chuter.

La crise des subprimes qui éclate au même moment assèche le marché du crédit. En quelques semaines les fabricants automobiles se retrouvent à cours de liquidité. Ils se tournent vers Washington et demandent 34 milliards. Sous peine de mettre la clé sous la porte.

L’industrie reine des Etats-Unis, le symbole de « l’American way of life », vacille. George W. Bush refuse de voir sa présidence associée à un tel cataclysme. Son administration prépare un plan de sauvetage et le 15 décembre, le Congrès approuve un prêt d’urgence de 17 milliards de dollars.

Le 21 janvier 2009 Barack Obama entre à la Maison Blanche tandis que les « Big Three » poursuivent leur descente aux enfers. Dans les mois qui suivent, 25 autres milliards sont débloqués. Finalement, en échange d’une prise de participation de l’Etat à hauteur de 60% de GM, et d’un rachat partiel de Chrysler par l’italien Fiat, les deux constructeurs et Washington s’entendent sur un plan de restructuration. Ford s’en sort grâce à une ligne de crédit privée.

Après un bref passage par la case « banqueroute » GM et Chrysler renaissent et relancent leur production. Le plan de restructuration les engage à investir dans la production de véhicules électriques ou à faible consommation, à baisser les salaires et les prestations sociales, ainsi qu’à réduire le nombre de leurs concessionnaires. L’UAW (United Auto Workers), le grand syndicat automobile, partie prenante aux négociations, et nouvel actionnaire de GM (à hauteur de 17%) et Chrysler (à hauteur de 55%), accepte ce tour de vis et suspend toute revendication jusqu’en 2015. Une décision qui lui permet de préserver son existence. Car la faillite totale de l’industrie automobile aurait entraîné sa disparition.

Côté gouvernement, outre la volonté d’éviter un effondrement catastrophique du marché et un chômage de masse, cet accord présente l’avantage majeur de voir les constructeurs se lancer (enfin) dans la production de véhicules plus légers, hybrides ou à motorisation alternative, ce qu’ils avaient toujours refusé de faire pour le marché américain, arguant d’un rejet de ces véhicules par le public.

Les Républicains du Congrès crient au scandale. Dans un tribune adressée au New York Times et intitulée « laissez Detroit faire faillite », Mitt Romney écrit :

« Si GM, Ford et Chrysler obtiennent le sauvetage que leurs dirigeants demandent au gouvernement s’en sera fini de l‘industrie automobile américaine…Detroit n’a pas besoin d’un chèque, mais de renverser sa situation. »

Pour eux l’accord est condamnable sur trois points : un, c’est une interférence du politique sur l’économique qui perturbe la loi du marché ; deux, c’est une façon pour les politiques d’imposer leurs vues, en matière d’écologie notamment, sans tenir compte des préférences du consommateur, et c’est donc l’assurance d’un échec économique à moyen terme ; trois, c’est un complot des démocrates pour préserver l’UAW, un de ses principaux bailleurs de fonds. Surtout c’est un plan qui ne va pas assez loin. Car l’automobile américaine souffre d’un coût du travail trop élevé et de charges sociales trop lourdes, face à la concurrence asiatique. Or, ce volet a été ignoré.

Leur raisonnement politique et économique tient la route. Dans un sondage publié alors, 56% des Américains se prononcent d’ailleurs « contre » le plan de sauvetage. Mais ce raisonnement ignore le facteur humain. Alors que le chômage explose et que le pays s’enfonce dans une grave crise financière et économique le fait d’avoir préservé jusqu’à trois millions d’emplois directs et indirects, sauve finalement le plan aux yeux de l’électorat.

Aujourd’hui, la bonne santé retrouvée du secteur donne raison aux partisans du plan de sauvetage. GM est redevenu le premier constructeur automobile au monde. L’entreprise a réalisé 7,6 milliards de dollars de bénéfices en 2011, record absolu. Contre une perte de 30 milliards en 2008 ! Au Michigan le chômage est retombé à son niveau, d’avant la crise…

Pourtant les Républicains campent sur leur position. Mitt Romney déclarait récemment : « Au contraire de ce que dit Obama, sans l’intervention de l’Etat les choses iraient mieux et non pas plus mal. » Si certains économistes, et le Wall Street Journal, partagent ce point de vue et annoncent une rechute à venir du secteur, les électeurs, en particulier deux du Michigan, ont choisi leur camp : celui du sauvetage !

Pour le scrutin de novembre Obama est donné vainqueur avec une marge de quinze points. Quel que soit l’adversaire. Alors qu’à la faveur de la crise les Républicains espéraient encore, il y a peu, remporter cet État et ses 17 voix au Collège Electoral.

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Commentaires (3)
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dranreb
- 29/02/2012 - 16:37
journaleux Français >>>
occupez vous de vos affaires
laissez les autres faire comme bon leur semble.
Redmonde
- 29/02/2012 - 15:52
ROMNEY, la politique comme un business
La grande faiblesse de Romney, c'est qu'il aborde la politique comme un businessman: détaché, sans émotions, des calculs, beaucoup d'argent , des superPACs , de la stratégie électorale.
Il ne sait pas susciter l'enthousiasme, juste la tiédeur (on soutient Romney parce qu'on pense que Santorum est trop extrémiste).
Il n'est pas aimé non dans le GOP. Son image de patron (chez Bain) qui restructure en licenciant à tour de bras lui colle à la peau. Dans le Michigan industriel, c'est spécialement mal vu.
Mandos
- 29/02/2012 - 14:44
Quand même bien pratique
Ce système où on peut acheter des voix à coups d'argent emprunté aux générations futures pour conserver les réseaux d'influence et les mandarins en place sur le dos des salariés du Michigan et de l'ensemble des contribuables américains. Bravo Barack.

Oh, et pour une fois que l'occasion se présente de le dire - au point que vous fûtes vous-même obligé de l'admettre : sur ce point précis, les Républicains ont effectivement eu parfaitement raison, et ont pour une fois soutenu un raisonnement économique cohérent.

Seulement voilà "ce raisonnement ignore le facteur humain". Et cette phrase, pour Gérald Oliver et tous les soc-dem bon teint, c'est le sésame pour l'abandon de toutes les démonstrations qui ont pu précéder, le passe-droit qui permet de se vautrer la conscience tranquille dans l'apologie de systèmes de corruption institutionnalisée et de décisions économiques désastreuses à long terme pour les petits pouvoirs d'achat, tout en continuant à passer pour un grand humaniste.