En direct
Best of
Best of du 8 au 14 février
En direct
ça vient d'être publié
light > Insolite
L'habit ne fait pas le moine
Elle simule un voyage à Bali depuis Ikea
il y a 5 heures 54 min
pépites > International
La gestion politique du Coronavirus
Un avocat chinois arrêté pour avoir critiqué la gestion de l'épidémie par les autorités
il y a 6 heures 38 min
décryptage > Culture
Atlanti-culture

Théâtre : "Le fantôme d'Aziyade" de Pierre Loti : Quête initiatique, nostalgique et fascinante sur les rives de l'amour et du Bosphore

il y a 9 heures 6 min
décryptage > Media
L'art de la punchline

Un 17 février en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 10 heures 42 min
décryptage > Société
Engagez-vous qu'ils disaient

Piot Pavlenski : artiste, voyou, les deux ?

il y a 12 heures 34 min
décryptage > Politique
Honneur au courage malheureux

Municipales : Agnès Buzyn meurt et ne se rend pas

il y a 13 heures 18 min
décryptage > Economie
Jalousie

Pourquoi Renault n’a pas fini d’être jaloux de Tesla

il y a 13 heures 42 min
décryptage > Atlantico business
Atlantico Business

Santé, retraite : le secteur de l‘assurance fait le pari d’être moins cher et plus efficace que la sécurité sociale ...

il y a 14 heures 18 min
décryptage > Politique
Post Griveaux

Montée de la contestation radicale, aveuglement gouvernemental, l’étau qui asphyxie insensiblement la démocratie française

il y a 16 heures 4 min
pépites > Terrorisme
Enquête
Allemagne : Le gouvernement condamne des projets d’attentats « effrayants » contre plusieurs mosquées
il y a 1 jour 7 heures
pépites > International
Le Camp des saints
La population grecque redoute l'invasion migratoire
il y a 6 heures 17 min
pépites > Politique
Nouveau rebondissement
La compagne de Piotr Pavlenski mise en examen
il y a 6 heures 56 min
décryptage > Culture
Atlanti-Culture

Livre : "Tu seras un homme, mon fils" de Pierre Assouline : Un portrait inattendu, saisissant et remarquable de Rudyard Kipling

il y a 9 heures 34 min
décryptage > International
Le point de vue de Dov Zerah

Les mésaventures d’Erdogan en Syrie

il y a 12 heures 2 min
décryptage > Politique
A l'école du politique

Quatre leçons de l’affaire Griveaux : du narcissisme à la sécurité nationale en passant par la politique

il y a 12 heures 50 min
décryptage > Religion
Pas d'amalgames

Les Imams d'Europe se mobilisent contre la radicalisation… sans grandes perspectives de succès

il y a 13 heures 18 min
décryptage > Politique
Pas d'union à l'horizon

Municipales : Marine Le Pen maintient sa fervente opposition à l’union (locale) des droites

il y a 13 heures 57 min
décryptage > Société
Je t’aime moi non plus

Liaison fatale : avoir ou ne plus avoir un smartphone, telle est la question

il y a 15 heures 36 min
décryptage > Politique
Les entrepreneurs parlent aux Français

La vertu française, un puritanisme venu d’ailleurs ? Liberté française ubérisée ?

il y a 1 jour 6 heures
pépites > Société
Mobilisation
Appel des taxis parisiens à manifester vendredi devant la Gare de Lyon
il y a 1 jour 7 heures
© Thomas SAMSON / AFP
© Thomas SAMSON / AFP
Procès

François Fillon, victime expiatoire de la crise des démocraties libérales ?

Publié le 06 février 2017
Que ceux qui essayent d'éliminer le redoutable concurrent qu'est François Fillon s'inspirent de l'exemple américain : les Démocrates ont tout fait pour écarter des présidentielles Bernie Sanders. Résultat, ils ont eu Donald Trump…pour le meilleur ou pour le pire !
Mezri Haddad est Philosophe et ancien Ambassadeur à l'UNESCO. Il est l'auteur de plusieurs essais et articles sur la réforme de l'islam et l'un des précurseurs en matière de comparatisme religieux. En France, c'est le seul...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mezri Haddad
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Mezri Haddad est Philosophe et ancien Ambassadeur à l'UNESCO. Il est l'auteur de plusieurs essais et articles sur la réforme de l'islam et l'un des précurseurs en matière de comparatisme religieux. En France, c'est le seul...
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Que ceux qui essayent d'éliminer le redoutable concurrent qu'est François Fillon s'inspirent de l'exemple américain : les Démocrates ont tout fait pour écarter des présidentielles Bernie Sanders. Résultat, ils ont eu Donald Trump…pour le meilleur ou pour le pire !

Et si le procès que l’on fait au candidat des Républicains n’était en fait que le procès de la démocratie ?  Et si ce procès sans juge, sans avocat, sans partie civile et sans tribunal - si ce n’est la Haute cour médiatique et ses résonnances cybernétiques - n’était en réalité que celui de la démocratie en général, voire du régime démocratique dans son essence, depuis que Platon en a disséqué le corps et sondé l’esprit ? Et si l’affaire n’était en réalité que le reflet de ce grand Malaise dans la démocratie, remarquablement analysé par Jean-Pierre Le Goff ?   

En d’autres termes, ce n’est pas tant l’attitude supposée d’un François Fillon qui serait à blâmer, encore moins à lyncher publiquement, mais le système démocratique lui-même qui est à repenser, à expurger et à réformer, parce qu’il est porteur des germes de sa propre auto-corruption et que les dérives de la démagogie, du populisme, du clientélisme et du népotisme sont inscrites dans ses chromosomes, constituant ainsi son péché originel. Par-delà l'affaire elle-même, dont le dénouement n’appartient qu’à la justice, il faudrait s’abstenir d’occire l’ennemi et de frapper l’hostie, pour se pencher sur l’essentiel : la crise de la démocratie libérale dont l’affaire Fillon n’est que l’un des symptômes.  

Malheur à celui par qui le scandale arrive : le grand paradoxe ou injustice est que cette réforme fondamentale de la démocratie parlementaire et postmoderne est portée par celui que certains stigmatisent et que d’autres culpabilisent, non guère par vertu mais par haine de classe, comme dirait leur très cher Marx, et surtout par calcul bassement politicien. Serait-ce parce qu’il dénonce cette corruption éminemment plus grave et dévastatrice pour la France, à savoir celle des valeurs, des idées, de la civilisation, de l’identité, de la laïcité, de la République…qu’on cherche à le discréditer par la casuistique moralisante d’une hypothétique prévarication ?

Il n’y a pas pire bassesse que de disqualifier un adversaire politique sans livrer bataille. Il n’y a pas pire lâcheté que d’éliminer un candidat sans l’affronter à visage découvert, sur les idées qu’il défend et sur le programme qu’il préconise pour relever un pays économiquement exsangue, sécuritairement exposé, socialement atomisé, culturellement agressé et spirituellement anesthésié. A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Et cela vaut aussi bien pour François Fillon que pour tous les hommes politiques, depuis Valéry Giscard d’Estaing jusqu’à Dominique de Villepin, en passant par Pierre Bérégovoy dont on avait "livré aux chiens l’honneur" pour reprendre cette formule à Mitterrand. Combien d’hommes d’Etat ont été jugés et exécutés sur une présomption, une délation fallacieuse, ou même un égarement moral, et jamais sur leurs compétences intrinsèques et à plus forte raison sur leur patriotisme ? Les hommes, tous les hommes ont leurs titres de noblesse et de faiblesse.

Que celui qui n’a jamais péché lui jette la première pierre, enseignent les Evangiles que le laïcisme honni et que le gauchisme méprise. Plutôt que de voir la paille dans l’œil de Fillon, les archanges de la pureté morale et autres Torquemada de la vertu devraient regarder la poutre dans leurs propres yeux. La quasi-majorité des élus de droite comme de gauche emploient des proches ou intercèdent en leur faveur pour les faire embaucher dans telle ou telle ministère ou entreprise. Ce n’est pas un crime ni un délit. C’est un habitus, une tentation humaine, trop humaine pour susciter autant de calomnies et de lynchage médiatique n’épargnant ni un homme présumé innocent jusqu’à preuve du contraire, ni son épouse, ni ses enfants.

Il est parfaitement clair que dans cette cabale très bien ficelée et synchronisée, les gardiens de la vertu et de la pureté ont ciblé l’épouse pour atteindre le candidat à la présidence. Mettre à mort un adversaire politique, ce n’est pas nouveau dans le rituel "démocratique". Si la démocratie athénienne a fait son entrée dans l’Histoire par la condamnation à mort de Socrate, la démocratie française a inauguré son règne par la décapitation de Louis XVI et de son épouse, Marie-Antoinette, celle que la horde appelait l’étrangère et que l’élite souillait par la vraie fausse "affaire du Collier". Dans ce que certains qualifient déjà de "Penelopegate", il y a beaucoup de violence symbolique et il y a également du non-dit qui joue sur le ressentiment populaire, sur l’atavisme instinctif et sur la mémoire collective !   

A supposer qu’il y eut "faute", nonobstant le caractère parfaitement légal d’embaucher son conjoint, tout homme a droit à l’erreur précisément parce qu’il est humain. Même pour les sacro-saints Papes, l’infaillibilité est un dogme, pas une essence. Mais, comme le disait si justement Shakespeare, "Sois aussi chaste que la glace et aussi pur que la neige, tu n’échapperas cependant pas à la calomnie". La politique est intrinsèquement violente et dans l’éthique de certains, tous les moyens sont bons pour éliminer un redoutable concurrent qui pourrait mettre fin à leur pouvoir et provoquer le redressement politique, économique, diplomatique et civilisationnel de la France. Mais attention aux effets d’agrégation : aux Etats-Unis, les Démocrates ont tout fait pour écarter des présidentielles Bernie Sanders. Résultat, ils ont eu Donald Trump…pour le meilleur ou pour le pire !  

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Gaby Scaon
- 06/03/2017 - 11:40
Fillon demande aux français de se serrer la ceinture
Le problème de Fillon, c'est qu'il a joué les pères la morale, qu'il demande aux français de se serrer la ceinture pour faire fonctionner les entreprises qui, elles engraissé les actionnaires.
On pourra continuer à sanctionner les vols des petits délinquants, mais pas ceux qui volent l'argent public, il faut appeler un chat un chat. Il y n'aurait des fautes vénielles pour les puissants. Simplement Fillon est moins retors que Sarkosy et Balkany, il s'est fait prendre la main dans le sac. Tout le monde et moi la première a trouvé normal ce qui est arrivé à Cahuzac, mais pour lui aussi la justice n'a pas traîné , lui aussi à êtr persécuté. Vous me direz que c'est plus grave, mais combien de français nantis ont fait la même chose et se promènent la tête haute, tout prêts à se mêler à la curée?
Carl Van Eduine
- 06/02/2017 - 20:14
J'aimerais tant être 100 % honnête
Si je l'étais, je ne m'étonnerais pas que la presse fasse ses choux gras des agissements supposés délictueux des politiques principalement en rythme avec les élections. Comme s'il y avait une saisonnalité de l'éthique. Si je l'étais, je hurlerais avec tous les loups qui vomissent Fillon aujourd'hui. Des loups que j'admire, parce que pour hurler si fort, c'est sûr, ils sont immaculés. Si j'étais honnête, je vomirais Fillon avec eux, en piétinant la présomption d'innocence.
Mais voilà, j'ai sans doute moi même déjà commis des actes qui sans être forcément illégaux, n'étaient pas toujours à mon honneur. Alors, je regarde ces braves gens faire, effaré. En me demandant si sur le fond, ce ne sont pas des gens moins honnêtes que je ne l'imagine. Peut-être trouvent-ils là le moyen de se refaire une virginité morale à bon compte ? Haro sur le Fillon, telle serait pourquoi pas leur morale ... expiatoire ? Ah, j'amerais tant voir Syracuse finalement !
edac44
- 06/02/2017 - 18:40
quand on ne sait pas mentir, on évite de faire de la politique !
François Fillon ne pourra jamais justifier des sommes versées EN TOUTE LÉGALITÉ, à son épouse pour un travail qui demeure à ce jour bien difficile à démontrer. Et ce n'est pas sa conférence de presse de ce jour (06/02/2017, 16h30 sur BFM-TV), qui va permettre de lever le doute sur ce qu'il a tenté en vain de nous faire "avaler". Seuls ses aficionados, enfin les plus inconditionnels se satisferont de ce seul rappel sur la légitimité de ces "prélèvements" d'argent public en toute légalité. Allez la France, allez les veaux, circulez, il n'y a plus rien à voir et n'oubliez pas d'aller voter, les privilèges de nos politiques ont besoin d'être sauvegardés !...