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Lors des défilés de la Fashion Week de New York les jupes ont raccourci.
Mini ou maxi
Quand la longueur des jupes nous informe sur l'état de l'économie
Publié le 28 février 2012
Dans les années 1920, un économiste américain estimait que plus les jupes étaient courtes, mieux allait l'économie. Lors des défilés de la Fashion Week de New York les jupes ont raccourci. Un signe de bonne santé économique ?
Gilles Klein, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995. ...
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Dans les années 1920, un économiste américain estimait que plus les jupes étaient courtes, mieux allait l'économie. Lors des défilés de la Fashion Week de New York les jupes ont raccourci. Un signe de bonne santé économique ?

On appelle ça la "Hemline Theory" (la théorie de l'ourlet). "Elaborée par un obscur économiste américain dans les années 20, elle prétend que la prospérité se mesure à la longueur des jupes", pouvait-on lire en 2009 sur le site Rue89. En clair : plus les jupes sont courtes, mieux va l'économie. La théorie ressort ces jours-ci, au lendemain de la New York Fashion Week, les défilés de mode new-yorkais pour l'hiver 2012, qui s'est terminée le 16 février. Les jupes ont raccourci, estime Business Insider cette semaine. Nous serions donc en phase de redémarrage pour l'économie américaine, d'ici à la rentrée prochaine ?

Le site américain ne plaisante pas. Il dit avoir conduit une analyse en regardant 2 092 photos de vêtements conçus par vingt-cinq créateurs, et comparé les changements de longueur des jupes et des robes d'une année sur l'autre. Résultat : en 2011, la moyenne était de 44,38, et voici que pour les collections d'hiver elle est de 35,04... 80% des créateurs passés en revue auraient présenté des jupes et robes plus courtes.

Harold Koda, conservateur en charge de l'Institut du Costume du Metropolitan Museum de New Yorkexpliquait ainsi le phénomène, dans un article du New York Times d'avril 2008 cité par Modes & Tendances : "Tout grand créateur a son doigt sur le pouls de la société. Et quand vous êtes en proie à l’abattement et au pessimisme, il y a une tendance à se couvrir - qu'il s'agisse de vêtements à manches longues, jupes longues ou des collants opaques". Mais Korda, qui a étudié le costume depuis 1860, nuançait aussi la situation : "Il y a beaucoup d'exceptions - la règle ne s'applique pas toujours". L'article "The Hemline Index updated" publié dans le même New York Times, toujours en 2008, mais en octobre, est intéressant à ce sujet.

"L'obscur économiste" qui a inventé "l'Hemline Index" est George Taylor. On nous dit qu'il a eu cette idée dans les années 20. Mais le quotidien britannique Daily Express du 13 février 2008 est plus précis : ce serait en 1926.

Faut-il donc partager l'optimisme affiché cette semaine par Business Insider ? Pas sûr...

En tout cas, la très sérieuse agence Reuters annonçait, fin décembre 2010, des robes plus longues pour l'année 2011 et la crise a en effet été là l'an dernier. Mais Rue89 vient doucher la confiance dans ce Hemline Index en expliquant que dans "les années 20 : la jupe se porte au genou ce qui, à l'époque, signifie court. Wall Street se porte bien" et que dans les "années 30 : après le crash de 1929, les jambes disparaissent sous les robes longues". Mais hélas, "jusque-là, historiquement, cette théorie tient la route. Sauf... que les années 40 vont ruiner le beau raisonnement. Pendant la guerre, pour des raisons pratiques, les jupes sont courtes".

Inutile de tenter de mettre un point final à ces réflexions futiles. Laissons la parole à un maître qui redonne de l'espoir et de la gravité à ces envolées gratuites. Le grand couturier Christian Lacroix déclarait, en 2007, au quotidien suisse Le Temps : "J'aime l'idée qu'il n'y a rien de plus grave que la futilité. Cette période tellement viscéralement dramatique a quand même suscité quelque chose d'esthétiquement pas mal. Je crois que c'est dans le drame qu'on a la capacité à atteindre le futur... Je ne sais pas comment expliquer ça. Quand on étudie l'histoire du costume, on remarque que c'est toujours dans les périodes de crise que la mode avance. La guerre de 1914, par la force des choses, a permis les jupes plus courtes et la disparition du corset."

Et si vous cherchez un autre index, sachez que, selon la version suisse du quotidien gratuit 20 Minutes, cité par le Belge 7sur7 : "La crise se lit aussi dans les coupes de cheveux : plus les temps sont durs, plus les coupes sont courtes. Peut-être parce que ça demande moins d'entretien ?" Attention aucun économiste n'a encore étudié la crédibilité de cet index !

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Mérovingien
- 29/02/2012 - 04:16
CET LE TCHADOR
C pour ça que les pays arabes et africains n'ont aucune chance
zaz
- 28/02/2012 - 13:17
Cerveau animal
Certaines théories du couple expliquent "en gros" que les femmes recherchent - consciemment ou non- un homme rassurant et protecteur.

Dès lors, en temps de crise, alors que les hommes sont globalement peu rassurants, on se cache. Lorsque la situation s'améliore et qu'ils deviennent plus intéressants, on se découvre, on laisse pousser les cheveux pour attraper les meilleurs :-)

Ou bien c'est l'inverse, voir des jupes courte met les hommes de bonne humeur, et les pousse a mieux travailler, au grand bénéfice de l'économie toute entière.

Pas simple.
iznogoud
- 28/02/2012 - 09:56
.... et dans la hauteur des talons !
Une autre étude nous dit que les talons hauts sont signe de mauvais état de l'économie....

Donc vivement les minijupes + ballerines ! :O)