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Edito
Pourquoi l’assurance-vie risque bientôt de coûter plus cher qu’elle ne rapporte aux épargnants
Publié le 13 janvier 2017
Lorsque les rendements tombent en-dessous de deux pour cent, il ne reste plus rien pour les détenteurs des fonds lorsqu’on tient compte de l’inflation et des impôts. Et la situation est encore plus préoccupante pour l’avenir...
Michel Garibal , journaliste, a fait une grande partie de sa carrière à la radio, sur France Inter, et dans la presse écrite, aux Échos et au Figaro Magazine.
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Lorsque les rendements tombent en-dessous de deux pour cent, il ne reste plus rien pour les détenteurs des fonds lorsqu’on tient compte de l’inflation et des impôts. Et la situation est encore plus préoccupante pour l’avenir...

Mauvaise nouvelle pour l’assurance-vie : la baisse des rendements des fonds en euros, qui va de pair avec la chute des taux d’intérêt, s’accélère en ce début d’année, où les compagnies affichent la rémunération qu’elles accordent à leurs déposants. L’Afer, l’un des pilotes du secteur, dont les performances sont scrutées par les concurrents qui se déterminent souvent par rapport à lui, perd quarante centimes, en ramenant sa performance à 2,65% contre 3,05 % l’année précédente. Rares sont désormais les contrats qui peuvent encore annoncer un rendement d’au moins trois pour cent, comme le Gaipare ou Macsf. La quasi-totalité sont plus proches désormais de deux pour cent et lorsque l’on connaitra l’ensemble des résultats, la moyenne se situera probablement en-dessous, les banques, souvent moins généreuses, tirant l’ensemble du dispositif vers le bas.

On voit mal comment on pourrait inverser le mouvement, dès lors que les émissions obligataires qui constituent la manne des fonds se font à des niveaux qui étaient récemment encore proches de zéro, avec même des incursions en taux négatifs. Les réserves qui avaient été accumulées dans les périodes de vaches grasses où le loyer de l’argent atteignait des sommets sont pratiquement épuisées et la volatilité des marchés boursiers l’an dernier n’a guère permis de trouver des ressources complémentaires. Pour sécuriser des rendements qui diminuent comme peau de chagrin, les sociétés d’assurances sont obligées de constituer des provisions qui restent inférieures à ce qu’elles souhaiteraient, car elles voient arriver la fin d’un système, celui où la rémunération des épargnants risque de devenir impossible. Déjà à l’heure présente, lorsque les rendements tombent en-dessous de deux pour cent, il  ne reste plus rien pour les détenteurs des fonds lorsqu’on tient compte de l’inflation et des impôts, en particulier pour ceux qui sont soumis à l’ISF.

La situation est encore plus préoccupante pour l’avenir en raison de deux facteurs qui vont jouer à l’encontre des épargnants : les taux d’intérêt commencent à relever la tête, les emprunts nouveaux contribuant à dévaloriser ceux qui sont plus anciens émis à des taux plus bas ; par ailleurs, l’inflation va repartir de l’avant, avec la possibilité de retrouver d’ici un an le niveau de deux pour cent souhaité par la banque centrale européenne, mais dont la conséquence serait de transformer le rendement réel de l’assurance-vie en prélèvement, la rémunération finale se révélant négative. On mesure le tremblement de terre qui en résulterait pour ce qui était considéré jusqu’ici comme le placement favori de nos compatriotes et qui représente un stock de 1600 milliards d’euros, si ceux-ci décidaient de s’en détourner progressivement. Ce serait aussi un cauchemar pour l’Etat qui avait trouvé dans ce système le moyen  confortable pour financer un endettement croissant, alors qu’il devra encore emprunter deux cents milliards d’euros cette année pour financer son train de vie.

Pour l’instant, il n’y a pas de parade immédiate. Les fonds diversifiés, offrant un panachage entre le taux fixe en euro et le rendement de valeurs mobilières diverses ne sont pas concluants. Si certains parviennent à tirer leur épingle du jeu, d’autres ont achevé leur dernier exercice de manière négative, en raison de la volatilité des marchés. L’une des tâches de la prochaine équipe gouvernementale sera de travailler à la réforme d’un système à bout de souffle, qui ne doit pas servir  majoritairement à  assurer  le financement de la  dette publique. On retrouve ici l’idée de créer des fonds de pension, absents de notre pays, pour offrir de véritables ressources au service des entreprises afin de retrouver le chemin d’une croissance saine et efficace en utilisant l‘épargne accumulée depuis des décennies et qui a été trop longtemps stérilisée par l’Etat.

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moneo
- 14/01/2017 - 15:23
désolé pour les fautes
sinon qui va vous acheter....
moneo
- 14/01/2017 - 15:22
@ C3H5NO3.3
si les taux remontent et que vous revendez l'obligation que vous détenez à moindre taux :sa valeur faciale baissera automatiquement pour s'ajuster sur la nouvelle valeur du rendement....sinon qui vous achetez votre vieille obligation au marché secondaire , alors qu'il peut en acheter une au marché primaire avec un meilleur taux.... à l'émission?
ce n'est qu' à' l'échéance que votre obligation retrouvera sa valeur faciale
vous aviez 100 par exemple vous retrouvez 100 mais que vaut 100 par exemple 10 ans après avec une inflation à 2 chiffres?
C3H5.NO3.3
- 14/01/2017 - 11:21
pas compris le raisonnement
Si les taux remontent, les taux servis par les AV remonteront. L'AV redeviendra un produit d'appel pour assureurs et banquiers.

Quant au second point, celui de l'inflation qui ronge le rendement, il ne tient que si on sort de l'AV pour utiliser l'argent ailleurs. Sinon, même 2%, c'est 2% de gagnés.

On est loin des 4% nets de l'immo, ou des 6-8% de la bourse, mais sans risque.