En direct
Best of
Best Of
En direct
© Reuters
Bonnes feuilles
Le don de sperme, une pratique en progression... aux risques sanitaires toujours élevés
Publié le 27 décembre 2016
Aujourd'hui, en France, dans l'illégalité la plus totale, des hommes offrent leur sperme à des couples homosexuels, hétérosexuels ou des femmes seules en mal d'enfant. Sur Internet, ils proposent de délivrer leur semence de manière "artisanale" - à l'aide d'une pipette de Doliprane - ou "naturelle", via un rapport sexuel. Célibataires ou en couple, parfois pères de famille, ces super-géniteurs ont une descendance qui peut compter jusqu'à 50 enfants. Extrait de "Super-géniteurs : Enquête sur le don de sperme sauvage en France", de Sarah Dumont, aux Editions Michalon (2/2).
Sarah Dumont est journaliste indépendante. Elle a notamment été chef de rubrique au service société et psycho de Femme Actuelle.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Sarah Dumont
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Sarah Dumont est journaliste indépendante. Elle a notamment été chef de rubrique au service société et psycho de Femme Actuelle.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Aujourd'hui, en France, dans l'illégalité la plus totale, des hommes offrent leur sperme à des couples homosexuels, hétérosexuels ou des femmes seules en mal d'enfant. Sur Internet, ils proposent de délivrer leur semence de manière "artisanale" - à l'aide d'une pipette de Doliprane - ou "naturelle", via un rapport sexuel. Célibataires ou en couple, parfois pères de famille, ces super-géniteurs ont une descendance qui peut compter jusqu'à 50 enfants. Extrait de "Super-géniteurs : Enquête sur le don de sperme sauvage en France", de Sarah Dumont, aux Editions Michalon (2/2).

"Information importante. Mesdames, demandez bien les tests à vos donneurs, avec pièce d’identité. Il y a un donneur non sérieux qui est soi-disant malade, je ne veux alarmer personne, mais je me dois de vous informer puisque je viens de l’apprendre, donc vérifiez bien les tests de vos donneurs". Ce message d’alerte a été posté par Francis David sur les groupes Facebook qu’il anime, en janvier 2016.

De quoi rappeler aux candidats à la parentalité que le don amicalement assisté est loin d’être sans risque. Si les administrateurs des groupes privés sur Facebook et les associations homoparentales conseillent le dépistage des principales infections, comme le VIH, la chlamydia, les hépatites B et C et la syphilis, datant de moins de trois mois, tout le monde ne respecte pas ces consignes. Les tests remontent parfois à six mois. Et, dans tous les cas, rien ne garantit aux femmes que le donneur se privera d’une "soirée sexe non protégé" avant le jour de l’insémination. Dans le cas d’un rapport sexuel, le risque de transmission d’infections et de maladies sexuellement transmissibles est 100 % partagé, dans celui d’une insémination artisanale, ils ne concernent que les receveuses.

Alexandra en a fait les frais. Après douze mois d’essais infructueux, elles décident, avec sa compagne, de tenter leur chance dans une clinique privée belge, et embarquent Jérôme, leur donneur normand, dans le Thalys. Les examens de contrôle, facturés 800 euros, leur apprendront que Jérôme a une MST et qu’ils vont d’abord devoir traiter l’infection. « J’étais furieuse. Jérôme m’a certifié qu’il avait toujours utilisé des préser­vatifs… Je n’avais aucun moyen de le vérifier », me raconte-t-elle.

Sans passage par une clinique privée, elle n’aurait jamais été au courant de cette maladie. Dans les CECOS, une recherche d’infections transmissibles est réalisée au moment du bilan du donneur. 29 « Un deuxième test est réalisé six mois après, afin de s’assurer qu’il n’était pas contaminé au moment du don », précise le Pr Israël Nisand. En cas de résultat positif, le sperme congelé est jugé inutilisable. Avec du sperme frais, il est impossible d’effectuer ces contrôles.

Extrait de "Super-géniteurs : Enquête sur le don de sperme sauvage en France", de Sarah Dumont, aux Editions Michalon.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.
Jean Arcelin : “Une large majorité des 700 000 personnes en Ehpad mangera, pour le reste de sa vie, des repas à 1€”
02.
Soirée arrosée en boîte : Christophe Castaner filmé en train d'embrasser une inconnue
03.
Mont Everest : la fonte des glaces fait apparaître de nombreux corps d'alpinistes
04.
Fumer du cannabis à forte concentration de THC augmenterait les risques de développer une grave maladie mentale
05.
Rokhaya Diallo va (peut-être) nous quitter pour les Etats-Unis
06.
Dégoût, colère, envie de révolution… : l’étude exclusive qui révèle la très sombre humeur des Français relativement aux autres Européens
07.
Emploi record et hausse des salaires au Royaume-Uni... Mais que se passe-t-il à 9 jours du Brexit ?
01.
Jean Arcelin : “Une large majorité des 700 000 personnes en Ehpad mangera, pour le reste de sa vie, des repas à 1€”
02.
Dégoût, colère, envie de révolution… : l’étude exclusive qui révèle la très sombre humeur des Français relativement aux autres Européens
03.
Soirée arrosée en boîte : Christophe Castaner filmé en train d'embrasser une inconnue
04.
Philippe de Villiers : « Mon livre n’est pas complotiste, c’est la construction européenne qui est ontologiquement conspirationniste »
05.
Et Marine Le Pen éclata de rire…
06.
Grand Débat, la suite : petite géographie des intellectuels français que reçoit Emmanuel Macron ce lundi (ainsi que de ceux qu’il ne reçoit pas)
01.
Philippe de Villiers : « Mon livre n’est pas complotiste, c’est la construction européenne qui est ontologiquement conspirationniste »
02.
Révolution, le retour : le scénario d’un vrai dérapage insurrectionnel est-il en train de devenir possible en France ?
03.
Grand Débat, la suite : petite géographie des intellectuels français que reçoit Emmanuel Macron ce lundi (ainsi que de ceux qu’il ne reçoit pas)
04.
Christchurch : de la théorie du Grand Remplacement à ses travaux pratiques
05.
Recours à l’armée face aux Gilets jaunes : la dangereuse fuite en avant du gouvernement
06.
Grève mondiale des élèves pour le climat : 5 éléments pour déterminer s’il faut s’en réjouir ou... s’en inquiéter sérieusement
Commentaires (3)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
cloette
- 06/11/2017 - 12:50
Décadence
c'est la cause de la disparition des civilisations ....
Anguerrand
- 27/12/2016 - 21:01
Les homos qui " s'offrent "un enfant comme un smartphone
Sont d'un égoïsme inouï. Qu'en pensera l'enfant d'avoir non seulement qu'il a des parents du même sexe en particulier à l'école , mais de plus ils voudront connaître leur origine ( père ou mère). Au USA certains enfants intentent un procès à leurs " parents" et c'est un dur retour de bâton bien mérité. Et le bonheur de l'enfant dans tout ça même si l'on peut être à peu près sûr d'être aimé mais l'enfant aura un manque sévère connaître ses 2 géniteurs. Quid des divorces homos ? QUE devient l'enfant. ?
vauban
- 27/12/2016 - 09:49
On sélectionne tous les tarés!
Belle promotion du genre humain