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Réveil difficile

Comment le doux rêve de la mobilité heureuse des travailleurs européens s'est transformé en un cauchemar pour les pays de départ

Publié le 02 décembre 2016
Alors que la mobilité des travailleurs au sein même du continent européen était perçue comme un bienfait par les pères fondateurs du projet européen, la réalité montre un tout autre visage, entre départs contraints des personnes et affaiblissement structurel des pays les plus fragiles de l'Union.
Nicolas Goetzmann
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Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr. Il est l'auteur chez Atlantico Editions de l'ouvrage :
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Alors que la mobilité des travailleurs au sein même du continent européen était perçue comme un bienfait par les pères fondateurs du projet européen, la réalité montre un tout autre visage, entre départs contraints des personnes et affaiblissement structurel des pays les plus fragiles de l'Union.

Atlantico : Selon une note publiée le 17 novembre par la Banque Natixis (voir ici), "la mobilité du travail entre les pays de la zone euro" serait "en réalité une très mauvaise idée". Alors que la mobilité des travailleurs figurait en bonne place dans le calendrier européen, comment en est-on arrivé à une telle conclusion ?

Nicolas Goetzmann : En premier lieu, il faut se rendre compte que la mobilité du travail est faible en Europe. Une note de la direction du Trésor, publiée en 2015, indiquait ainsi que 0.1% à 0.2% des travailleurs européens changeaient de pays au cours d'une année, comparativement à une mobilité comprise entre 2 et 2.5% entre les différents États américains. Le constat de départ est donc l'échec de cette ambition européenne. De plus, il faut bien se poser la question de la motivation de la mobilité : soit celle-ci est pleinement volontaire - le cas d'un salarié en poste qui se voit proposer une offre plus avantageuse dans un autre pays- , soit il s'agit d'un choix contraint - le cas d'une personne au chômage qui ne voit pas d'autre alternative à son départ que de rejoindre un pays où le marché de l'emploi est plus porteur. Or, il faut bien remarquer qu'au cours de ces dernières années, c'est plutôt la contrainte qui a organisé la mobilité, et non une volonté de départ.

Les points mis en avant par Natixis, qui permettent d'en arriver à la conclusion de la "très mauvaise idée", sont valides. Ainsi, la motivation de la mobilité est basée sur un chômage élevé dû à une faible demande dans les pays considérés ; or, ces départs vont alimenter une nouvelle baisse de la demande qui va encore peser sur le pays de départ. De plus, ceux qui partent sont en général les plus qualifiés, ce qui correspond encore une fois à une perte nette pour un pays qui a le plus souvent financé les études du partant. Les pays les plus faibles voient leurs cerveaux quitter le pays, ce qui fragilise à long terme leurs capacités. Enfin, le dernier point mis en avant par Natixis est la réduction de la base fiscale, c’est-à-dire que les travailleurs perdus sont autant de recettes fiscales potentielles perdues, ce qui vient ici encore déstabiliser les comptes publics du pays considéré, et, par conséquent, sa dette. Au final, le pays de départ perd sur tous les tableaux, aussi bien sur le court que sur le long terme.

De façon pratique, quels sont les exemples précis des dégâts causés par cette mobilité des travailleurs ?

Le cas le plus impressionnant est la Grèce. Selon un rapport datant de l'été 2016, 427 000 personnes ont quitté le pays depuis 2008, soit 25% de l'ensemble des départs du pays depuis 1900. Sur la seule année 2013, les départs ont représenté l'équivalent de 2% de la population active du pays. Pour bien se rendre compte du phénomène, la masse de départ depuis 2008 correspondrait à un flux de 2.5 millions de personnes pour la France. Bien entendu, les jeunes éduqués sont surreprésentés dans ces statistiques, ce qui veut bien dire que le pays va en payer les conséquences sur le long terme. La première destination de ces jeunes grecs a été l'Allemagne, qui bénéficie ainsi d'un réservoir supplémentaire d'une force de travail, jeune, éduquée, pour se renforcer, et ce, sans avoir eu besoin de financer les études en question. La situation est semblable en Espagne, où la question est devenue un enjeu politique. La question du retour au pays de ces jeunes est posée.

Au regard de la situation actuelle, quelles sont les solutions à envisager ? Quelles en sont les conséquences ?

Encore une fois, la construction européenne est inachevée, mais d'une façon qui semble être permanente. C’est-à-dire qu'il apparaît que cet "entre-deux" semble convenir à l'Allemagne. Les dégâts causés par la mobilité des travailleurs pourraient être absorbés par un budget commun européen, une dette commune, et ainsi apporter une compensation aux pays de départ via des transferts d'argent public. Si cette étape n'est pas franchie, et que la zone euro reste ce trou noir de la demande mondiale, la dévastation des pays du Sud au profit de ceux du Nord, et de l'Allemagne en particulier, deviendra structurelle à la zone euro. L'autre solution est encore plus douloureuse puisqu'il s'agit d'en finir avec la monnaie unique. Mais l'entre-deux est la solution la plus destructrice, sur le long terme, pour les pays les plus fragiles. 

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Commentaires (2)
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Professore
- 28/11/2016 - 10:51
Un de plus
Monsieur Goetzmann s'affirme ici une fois de plus comme un europhobe parisien typique. Il oublie que des milliers de personnes travaillent quelques années dans une filiale d'un groupe européen. Il suffit de se rendre dans un groupe pharmaceutique pour entendre parler toutes les langues, d'aller chez Volvo en Suède pour entendre parler français, je ne parle pas seulement d'Airbus ! Quant aux travailleurs détachés pourquoi ne parle-t-il pas des dizaines de milliers de Français qui sont travailleurs détachés dans d'autres pays européens. Quant à la fuite de cerveaux elle profite surtout aux Etats-Unis mais aussi à d'autres comme l'illustre la venue de diplômés portugais en Angola.
Deneziere
- 28/11/2016 - 10:24
Baratin
On crie haro sur le baudet, pour un phénomène qui est tellement faible qu'on pourrait le considérer comme marginal. Et il l'est. Je suis d'accord quant au fait que l'immigration fragilise les pays de départ. Pourtant, à ma connaissance, Natixis n'emploie pas cet argument au sujet du Maghreb qui a perdu des millions de personne sur plusieurs décennies (des "pépites" si on en croit le politiquement correct), mais l'emploie pour le Pologne qui a perdu 1% de sa population au profit de la Grande-Bretagne, et pas la plus qualifiée. "Cauchemar"... mais la Grèce était un cauchemar civique bien avant de rejoindre la zone euro ! Cela étant, je suis d'accord avec l'article sur le fait que l'entre-deux dans lequel se trouve l'Europe est intenable. Pour autant, qu'on ne nous demande pas de restreindre l'immigration intra-européenne, comme facho et bolcho ne vont pas manquer de le faire.