En direct
Best of
Best of du 25 au 31 juillet
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

L’enseigne Cultura boycottée par des clients pour son utilisation de l’écriture inclusive

02.

Covid-19 : ce que les bonnes nouvelles en provenance de Suède et d’Italie pourraient nous apprendre pour maîtriser le retour du virus

03.

Savez-vous pourquoi des centaines de "jeunes" se sont affrontés à Etampes ? Parce qu’ils étaient empêchés d’aller au bled !

04.

Orange mécanique, le retour : mais que cachent ces tabassages en série pour des histoires de masques ?

05.

Brexit : les départs des Britanniques vers l’Union européenne auraient augmenté de 30% depuis le référendum

06.

Le nitrate d’ammonium, à l’origine des explosions à Beyrouth, était également au cœur de la catastrophe d'AZF à Toulouse

07.

Retour à la réalité : les résultats d’entreprises sont pires que mauvais, c’est du jamais vu

01.

Ce que son opposition au projet ITER révèle de la véritable nature de Greenpeace

02.

Marc Lavoine se marie; La fille de Mick Jagger s'éprend du fils de Marc Levy, Blanche Gardin d'une star américaine; Jean Dujardin se saisit des fesses de Nathalie, Baptiste Giabiconi expose les siennes; Charlene de Monaco traverse la Méditerranée à vélo

03.

Savez-vous pourquoi des centaines de "jeunes" se sont affrontés à Etampes ? Parce qu’ils étaient empêchés d’aller au bled !

04.

Vers une 3ème guerre mondiale ? Pourquoi Xi Jinping pourrait bien commettre la même erreur que le Kaiser en 1914

05.

Covid-19 : ce que les bonnes nouvelles en provenance de Suède et d’Italie pourraient nous apprendre pour maîtriser le retour du virus

06.

Loi bioéthique : le naufrage moral de l’amendement sur l’interruption médicale de grossesse

01.

Les dangereux arguments employés par les soutiens de la PMA pour toutes

02.

Loi bioéthique : le naufrage moral de l’amendement sur l’interruption médicale de grossesse

03.

Marine Le Pen est bien partie pour devenir présidente des Républicains

04.

Edwy Plenel est en très, très grande forme : il assimile la police d'aujourd'hui à celle de Vichy en 1942 !

05.

La morphologie des dingos, des chiens sauvages d’Australie, a fortement évolué au cours des 80 dernières années, les pesticides seraient en cause notamment

06.

Vers une 3ème guerre mondiale ? Pourquoi Xi Jinping pourrait bien commettre la même erreur que le Kaiser en 1914

ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "L’offrande grecque, une aventure de Bernie Gunther" de Philip Kerr, du rififi chez les Grecs !

il y a 4 heures 27 min
pépites > Europe
Revers de la médaille ?
Brexit : les départs des Britanniques vers l’Union européenne auraient augmenté de 30% depuis le référendum
il y a 5 heures 12 min
pépites > International
Port de Beyrouth
Le nitrate d’ammonium, à l’origine des explosions à Beyrouth, était également au cœur de la catastrophe d'AZF à Toulouse
il y a 7 heures 8 min
light > Science
Impact de l'homme sur les écosystèmes
La morphologie des dingos, des chiens sauvages d’Australie, a fortement évolué au cours des 80 dernières années, les pesticides seraient en cause notamment
il y a 8 heures 48 min
pépites > France
Polémique 2.0
L’enseigne Cultura boycottée par des clients pour son utilisation de l’écriture inclusive
il y a 11 heures 32 min
pépite vidéo > International
Dégâts considérables
Explosions au Liban : ces images des rues de Beyrouth qui témoignent de la violence de la catastrophe
il y a 14 heures 26 min
décryptage > Santé
Enseignements

Covid-19 : ce que les bonnes nouvelles en provenance de Suède et d’Italie pourraient nous apprendre pour maîtriser le retour du virus

il y a 16 heures 6 min
décryptage > Consommation
COCKTAIL & TERROIR

Les idées cocktails originales de l’été : jetez vous à l’eau ! Fine Calvados, parjure pour certains, divin pour tous

il y a 16 heures 50 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "Eva" de Simon Liberati

il y a 1 jour 4 heures
pépites > International
Catastrophe
Liban : des dégâts importants et de nombreux morts après deux fortes explosions au port de Beyrouth
il y a 1 jour 6 heures
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Lectures d'été" : "Le dernier des yakuzas" de Jake Adelstein, plongée dans le Japon des gangs, un héros inquiétant, un récit haletant !

il y a 4 heures 49 min
pépites > Justice
Calendrier judiciaire
Assassinat de Rafic Hariri : le verdict du procès finalement reporté suite aux explosions au port de Beyrouth
il y a 6 heures 30 min
pépites > Science
Ecosystème
Antarctique : de nouvelles colonies de manchots empereurs ont été découvertes grâce à des clichés pris depuis des satellites
il y a 7 heures 59 min
pépites > International
Solidarité avec le peuple libanais
Explosions à Beyrouth : Emmanuel Macron se rendra jeudi au Liban
il y a 10 heures 58 min
pépite vidéo > France
Images révoltantes
Un homme violemment agressé dans une laverie pour avoir demandé de porter un masque
il y a 12 heures 59 min
décryptage > France
Rébellion, sauvagerie ou les deux ?

Orange mécanique, le retour : mais que cachent ces tabassages en série pour des histoires de masques ?

il y a 15 heures 42 min
décryptage > Société
Antisémitisme

Adrénochrome : une vieille théorie complotiste de récolte forcée de sang sur des humains resurgit puissamment sur les réseaux sociaux

il y a 16 heures 48 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

Retour à la réalité : les résultats d’entreprises sont pires que mauvais, c’est du jamais vu

il y a 17 heures 50 min
pépite vidéo > International
Scènes de chaos
Liban : les images de la catastrophe et des explosions au port de Beyrouth
il y a 1 jour 5 heures
light > Media
Délai supplémentaire
France Télévisions : confirmation de l'arrêt de France Ô "à compter du 23 août", la fin de France 4 est reportée d'un an
il y a 1 jour 9 heures
© Pixabay
© Pixabay
Bonnes feuilles

"Chantre du travail sur soi et du sens de la vie, j’ai perdu le fil de ma propre histoire" : quand un coach de dirigeants va plus mal que ceux qu’il soigne

Publié le 24 septembre 2016
"Drogué par mon travail, j'ai aidé des dirigeants à se désintoxiquer du leur. Jusqu'à mon burn-out l'an dernier. J'ai passé vingt ans à vendre aux autres un bonheur que je ne m'accordais pas". Ce témoignage raconte neuf mois de chute et de rechutes, qui ont guéri l'auteur du coaching et de tout ce qui l'éloignait de la vie. Hyperactif repenti ou contemplatif contrarié, il écrit pour tous les grands brûlés du boulot qui font tourner le monde et s'y épuisent au passage. Extrait de "Je peux guérir", de Thierry Chavel, aux éditions Flammarion 1/2
Thierry Chavel
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Coach de dirigeants, Thierry Chavel est professeur associé à l'université Panthéon Assas (Paris 2) où il dirige le Master 2 de coaching-développement personnel en entreprise.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
"Drogué par mon travail, j'ai aidé des dirigeants à se désintoxiquer du leur. Jusqu'à mon burn-out l'an dernier. J'ai passé vingt ans à vendre aux autres un bonheur que je ne m'accordais pas". Ce témoignage raconte neuf mois de chute et de rechutes, qui ont guéri l'auteur du coaching et de tout ce qui l'éloignait de la vie. Hyperactif repenti ou contemplatif contrarié, il écrit pour tous les grands brûlés du boulot qui font tourner le monde et s'y épuisent au passage. Extrait de "Je peux guérir", de Thierry Chavel, aux éditions Flammarion 1/2

Aujourd’hui, nous sommes le 17 juin. J’ai livré le combat de trop. Et je n’ai rien vu venir. Je n’ai plus une once d’énergie disponible, je bâille sans arrêt, je me sens absolument lessivé. Ces journées menées à deux cents à l’heure ont pris le dessus, le plaisir est devenu une souffrance et je me sens emporté par le courant. Cela frise le ridicule, j’ai honte d’être l’arroseur arrosé : comment un coach de dirigeants peut-il aller plus mal que ceux qu’il soigne ?

Je sens qu’une limite a été franchie dans le déséquilibre chronique qui faisait le sel de ma vie jusqu’à pré- sent. Hier soir, une sollicitation téléphonique anodine m’a mis en rage – je vois bien que ma réaction est disproportionnée –, je suis odieux avec mes proches, irascible devant la moindre contrariété mais c’est plus fort que moi. J’aimerais crier à l’aide, au lieu de cela je suis constamment irritable. Personne ne se plaint, mais je surprends de l’étonnement et de la tristesse chez ceux qui font les frais de mon épuisement. Je me sens pris au piège par ma passion de l’altruisme.

Je suis tellement en sur-régime que j’ai constamment les nerfs à vif, je me déteste ainsi mais le robot en moi fonctionnait, jusqu’à cet épisode dérisoire d’hier soir : en lisant un mail de trop, me voici brutalement essoufflé comme si j’avais mille ans, et une mélancolie aussi soudaine que profonde me terrasse sur-le-champ. Il est 20 h 30, je suis encore à mon cabinet, et brusquement le sol se dérobe sous mes pieds, je ne sais plus très bien ce que je fais là. La sensation de vertige s’amplifie, me lever pour rentrer chez moi me semble au-dessus de mes forces.

Cette vie d’homme pressé qui me grisait et faisait partie de moi il y a un instant s’est évanouie en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, j’étouffe et ma pensée se brouille. La détresse est si intense qu’il me faut m’allonger par terre, j’essaie de pratiquer l’un des exercices de respiration que je connais, hélas le vertige ne me lâche pas, la salle d’attente est encore remplie, ce soir j’ai un dîner d’affaires, demain un coup de fil urgent aux aurores, ensuite un cours à la fac, sans oublier une interview par téléphone… Stop !

Ma vie est en train de m’échapper. J’étais un coach souriant, l’esprit vif et le sens de l’à-propos, à l’écoute profonde et bienveillante, je savais accueillir toutes les détresses professionnelles, sauf la mienne. Me voici comme une épave, inerte et désemparé, comme roué de coups alors que rien n’a changé objectivement dans mon environnement : un bureau cossu, des clients passionnants qui paient cher pour venir alléger un peu leur stress. Personne ne sait, personne ne doit savoir que je dévisse, nul ne comprendrait qu’un cordonnier soit si mal chaussé… ça n’aurait pas dû m’arriver, pas à moi, qui suis censé être spécialiste des pathologies de la vie active. J’ai honte, mais je souffre tant que je ne sais plus donner le change à mes collègues. « Repose-toi, ménage-toi, mais comment fais-tu pour faire tant de choses à la fois ? », mille fois j’ai entendu ces remarques de bon sens. Ces conseils ne me sont d’aucuns secours, je ne suis pas capable de me les appliquer.

Dans l’état de confusion qui m’assaille, une pensée noire s’est insinuée et ne me lâche plus. Je ne vais pas me relever, cette fois c’est la bonne, je suis en train de devenir fou et je n’arriverai plus à faire mon job, à m’intéresser aux autres. La seule idée d’aller « en clientèle » comme on dit, au siège d’une entreprise à La Défense, m’est désormais aussi insupportable que si on me proposait un saut en parachute depuis le sommet de la tour Eiffel.

Est-ce que je peux m’arrêter ? Si j’annule ne serait-ce qu’un rendez-vous avec un client, j’aurai l’impression de le laisser tomber, et cela me coûtera cher, une séance en moins. Lancé à pleine vitesse sur l’autoroute, un écart et c’est la sortie de route. En somme, je n’ai pas le droit d’être défaillant.

L’idée qu’un coach en entreprise soit surbooké, passe encore, mais que dire s’il s’avoue déprimé et épuisé ? Alors je ne vais rien dire pendant un, deux, trois jours, tenir bon, faire comme si de rien n’était. Je rentre chez moi, en me disant que les choses iront mieux après une bonne nuit. Mais la mécanique continue à s’enrayer : au bout de quelques jours, la moindre reformulation orale me semble une épreuve immense, j’ai l’impression de suivre le fil des discussions au prix d’un effort vraiment surhumain, pourtant ce n’est pas de l’alpinisme, mon travail est intellectuel, feutré et sans effort physique apparent. L’ennui grandit à chaque seconde. Au bout de dix minutes d’entretien, je me demande déjà avec épouvante : « Comment vais-je tenir trois heures durant en face-à-face sans m’effondrer sur la table ? »

Dans cet état de lassitude aiguë, je me sens de plus en plus étranger à moi-même, même la perspective du week-end m’effraie. Les jours s’égrènent dans un état de dérive, et je suis plus que jamais terrassé par le sentiment de mon imposture ; qui suis-je pour donner des pistes de bonheur professionnel, alors que je traverse un tel désert intérieur ? J’ai beau être entouré de coachs, de psys, de superviseurs en tous genres, je vois le crash arriver, et rien ne semble pouvoir l’empêcher. Les techniques d’introspection et de pensée positive ont perdu toute saveur, leur efficacité me semble à présent de pacotille, au moment même où j’en aurais besoin pour moi-même.

J’ai longtemps enseigné à HEC, je suis professeur à l’université avec le titre prestigieux de professeur HDR qui signifie que j’ai le droit de diriger des thèses, je suis un associé respecté dans un cabinet qui ne désemplit pas. Ma vie de famille est épanouie, sans accroc, mes proches sont en bonne santé. Muni d’un bac +12, toute ma carrière professionnelle s’est bâtie sur de savantes constructions intellectuelles, une vision humaniste du travail, plein de belles idées généreuses comme la vocation secrète, la cohérence intérieure, la bienveillance contagieuse… À l’instant présent, cet édifice entier me semble vain et faux.

Alors que le solstice d’été approche, j’angoisse à l’idée des grandes vacances, je suis un automate vidé de son énergie. Mon état de confusion mentale est tel, je me sens si hébété, comme au milieu de nulle part, que je ne sais plus distinguer les chimères des brefs éclairs de lucidité. 

Ce 17 juin, il a suffi d’un rien pour que je bascule, c’est cela le plus saisissant. Et ce rien qui soutenait de façon invisible toute ma vie s’appelle la joie. En une fraction de seconde, à 20 h 29 je suis passé de la joie à plus rien, comme un interrupteur qui s’éteint tout seul, et mes journées marathon se sont transformées d’or en plomb, l’exact inverse de l’alchimie !

Trois jours après que la joie de travailler m’a abandonné, des peurs paniques m’assaillent chaque matin à la perspective d’exercer un quelconque rôle social. J’ai envie de tout plaquer, la moindre sollicitation m’oppresse, et je sais que ce n’est pas une crise passagère : j’ai quarante-trois ans, je connais le refrain de la mid life crisis. Pour moi, la quarantaine a toujours évoqué la mise au ban d’un malade contagieux. J’ai conjuré ma quarantaine en refusant de faire le vide : peut-on soigner un agoraphobe qui s’est créé plein d’obligations sociales ? J’aimerais ralentir un véhicule auquel j’ai ôté les freins il y a une éternité. Comme tout le monde, j’ai connu des fatigues transitoires. Cette fois, je sens que c’est différent, le moteur ne redémarre pas et la douleur psychique est sans précédent.

Chantre du travail sur soi et du sens de la vie, j’ai perdu le fil de ma propre histoire. Le moment est venu de retourner sur mes pas, de tenter de retrouver à quel moment je me suis égaré. Sans peur et sans reproche, je me croyais héroïque, et maintenant, tandis que mes idées s’embrouillent, la seule certitude que j’ai est d’être un homme à terre. Je suis un coach en plein burn-out.

Quand a commencé la saturation ? Est-ce vraiment ce mail intempestif qui a été le fait générateur, ou bien un séminaire trop fatigant, ou un événement auquel je n’aurais prêté attention ? Comment en suis-je arrivé là ?

Extrait de "Je peux guérir", de Thierry Chavel, publié aux éditions Flammarion. Pour acheter ce livre, cliquez ici

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Le sujet vous intéresse ?
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires