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© Reuters TV
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Ere de l'image

Pornographie de la destruction : ce que notre fascination pour une photo d’enfant sous les bombes dit de nos sociétés

Publié le 26 août 2016
Omran est un jeune enfant syrien, dont les photos ont fait le tour du monde à la suite du bombardement d'Alep par les forces de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad. Les rebelles souhaitent faire de lui leur représentant à l'international.
Laurent de Sutter
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Laurent de Sutter est écrivain et éditeur. Passionné de cinéma, il dirige la collection "Perspectives Critiques" aux Presses Universitaires de France. Il vient de publier Théorie du trou aux éditions Léo Scheer.  
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Omran est un jeune enfant syrien, dont les photos ont fait le tour du monde à la suite du bombardement d'Alep par les forces de Vladimir Poutine et de Bachar el-Assad. Les rebelles souhaitent faire de lui leur représentant à l'international.

Atlantico : Les images du jeune Omran, 5 ans, font le tour de la planète. L'enfant, couvert de sang et de débris, est syrien et a été blessé pendant le bombardement d'Alep par les forces de Damas et celles de Moscou. Alors que le conflit dure depuis plusieurs années, rares sont les images à toucher autant la population. Qu'est-ce que cette fascination provoquée par un tel cliché dit de nos sociétés aujourd'hui ?

Laurent de Sutter : Pour répondre à cette question, il faudrait faire un détour historique peut-être un peu inattendu et remonter à l'époque de la découverte de la cocaïne par des chercheurs autrichiens à la fin des années 1860. Et ce pour une raison très simple : la découverte des alcaloïdes de la feuille de coca a immédiatement provoqué un phénomène très intéressant. Le premier usage qui en a été défini a été un usage anesthésique : la cocaïne a été le premier anesthésique local de l'histoire de la médecine. En même temps, elle est aussi immédiatement commercialisée comme adjuvant pour toute une série de produits qui deviennent des produits fortifiants, à commencer par le fameux vin de coca qui a bénéficié d'un succès considérable jusqu'à la fin du 19ème siècle. Il y avait donc ce paradoxe très étonnant d'un anesthésiant local qui devient aussi une espèce de fortifiant, activant d'une certaine manière la nervosité de ceux qui le prennent. C'est le paradoxe de la société dans laquelle on est : une société qui fonctionne à l'anesthésie et à l'excitation.

Nous sommes quelque part en permanence sollicités par des excitations qui ont un effet d'anesthésie, comme quand vous ne sentez plus le bout de vos doigts. Je pense que la condition anesthésique est la seule qui permette de comprendre pourquoi nous vivons dans un monde qui fonctionne par la multiplication d'événements producteurs d'affects de plus en plus forts. Quotidiennement, nous recevons des nouvelles qui nous scandalisent, qui dès le lendemain sont remplacées par d'autres, etc. Cette spirale nous laisse de plus en plus désemparés. En ce sens, dans ce contexte, nous avons une condition semblable à celle de dépressifs qui cherchent à retrouver le chemin du désir.

Quels sont les risques à s'enfermer de plus en plus dans une telle spirale ? Faut-il craindre que, dans une société qui tend pourtant à s'aseptiser, seule une certaine forme de pornographie de la destruction, terme que vous reprenez dans votre dernier livre La théorie du Kamikaze, soit seule à pouvoir attirer l'intérêt des populations ?

La logique générale est une logique de la sensation intense avec la spirale d'impossibilité dont parle très bien Tristan Garcia dans son dernier livre La vie intense (notre quête d'intensité qui se mettrait à tourner en rond). Maintenant, si ce genre d'images sont les seules à nous réveiller, c'est évidemment parce que le moment où l'intensité la plus extrême est atteinte est le moment où le contact avec la mort est le plus proche. On le voit très bien dans toutes les images de destruction kamikaze dont je parle effectivement dans mon livre. Ces images nous attirent car elles disent que quelque chose s'est passé à un moment donné, et la seule manière de l'attester c'est qu'il y ait des morts. La mort est vue ici comme une preuve que quelque chose s'est passé.

Notre problème est de lutter contre ce "rien" qui se produit tous les jours : tous les jours, il n'y a "rien" qui se passe. Il se passe toujours quelque chose qui, au final, n'est "rien" : un nouveau scandale d'homme politique, un viol par ici, un petit massacre par là, etc. Parfois, quelque chose de plus "réel", au sens de plus "ancré dans la mort", nous réveille.

Évidemment, il s'agit ici en l'occurrence d'une photo d'enfant, ce qui est la photo parfaite puisque c'est le lieu où les potentialités les plus totales de la vie encore présentes se trouvent au contact de la destruction et de la mort. Ces photos ne nous frappent pas parce qu'elles sont plus horribles que d'autres, mais parce que les potentialités se trouvent anéanties en plus grand nombre. La mort frappe de manière plus mortelle lorsqu'elle annule tant de possibilités que lorsqu'elle fauche quelqu'un de 99 ans...

Quelles sont les autres traductions de ce phénomène dans notre quotidien ?

Je pense que "tout" est comme ça. Si vous ouvrez un folder d'études promotionnelles de supermarché qui vous annoncent telles promotions ou telles soldes, vous êtes à chaque fois dans une tentative de vous électriser pour essayer de sortir de la dépression, sans vous rendre compte que cette chose-là est justement la cause de la dépression que vous essayez de fuir.

Cette logique n'est pas "triste". C'est une logique de la bataille. Les individus essayent de se battre, seulement les forces contre lesquelles nous nous battons sont tellement puissantes et tentantes que nous passons notre temps à être piégés. Donc nous recommençons.

Ce phénomène est-il réversible ? Quelle peut être la limite d'un processus qui pousse à une telle course en avant ?

Il y a deux possibilités.

La première est effectivement une sorte de réversion décroissante, modeste, une version de sage en quelque sorte... et il faut espérer que celle-ci ne se réalise jamais. Ce serait un véritable cauchemar. La sagesse d'une existence rééquilibrée dont nous serions tous les maîtres, c'est précisément la définition de la mort. De la mort vivante.

La seule possibilité d'en sortir serait de trouver une manière de traverser le miroir : intensifier cela en faisant en sorte que tout devienne insignifiant (ou sursignifiant), ce qui nous forcerait à reconstruire une échelle de valeurs, ô combien nécessaire pour se débrouiller dans la masse des injonctions que nous recevons. Il faut faire le choix entre une sagesse impossible et mortelle et une sorte d'embrassade un peu suicidaire de la folie de notre monde, en espérant que l'on soit plus fort que le mur dans lequel on se rue.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (20)
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Arbannais
- 21/08/2016 - 11:59
@ von Straffenberg
La mort n'est jamais belle, mais le problème, ici, est qu'elle n'est montrée que lorsqu'elle fait une publicité pour la bien-pensance. Pourquoi ne montre-t-on jamais les enfants Yézidis décapités par l'EI ?
assougoudrel
- 21/08/2016 - 06:47
@ von straffenberg
Bonjour. Honneur de vous lire. En deux phrases vous avez tout dit. Cordialement.
padam
- 20/08/2016 - 22:23
le studio de la honte
Silence coupable, mais qui ne saurait surprendre, des grandes instances "morales" internationales, à commencer par l'UNICEF, devant l'exploitation abjecte de l'image d'un enfant à des fins de pure propagande idéologique. Mais du photographe et de ses commanditaires d'un côté, de ceux qui diffusent et exploitent l'image de l'autre, quels sont les plus condamnables?...