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Déstabilisé

Comment Alain Juppé va tenter de reprendre la main dans un contexte (plutôt) favorable à Nicolas Sarkozy

Publié le 29 juillet 2016
Plutôt à l'aise sur les sujets régaliens, économiques et sociaux, Alain Juppé ne part pas favori face à Nicolas Sarkozy, ancien ministre de l'Intérieur, dans le domaine de la rhétorique sécuritaire et antiterroriste, en vogue actuellement. Là est tout le défi pour le candidat de la primaire de la droite et du centre en cette période agitée.
Saïd Marhane est rédacteur en chef au journal hebdomadaire Le Point. Il couvre particulièrement l'actualité politique.
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Saïd Mahrane
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Plutôt à l'aise sur les sujets régaliens, économiques et sociaux, Alain Juppé ne part pas favori face à Nicolas Sarkozy, ancien ministre de l'Intérieur, dans le domaine de la rhétorique sécuritaire et antiterroriste, en vogue actuellement. Là est tout le défi pour le candidat de la primaire de la droite et du centre en cette période agitée.

Atlantico : Ce vendredi, Alain Juppé donne une conférence de presse dans son QG de campagne à Paris. Sa déclaration après l'attentat de Nice ("si tous les moyens avaient été pris, le drame n’aurait pas eu lieu") a pu surprendre et sembler maladroite. Alain Juppé est-il déstabilisé par les circonstances nouvelles que connaît le pays ? Dans quelle mesure sa déclaration a-t-elle révélé son inconfort vis-à-vis du registre sécuritaire ?

Saïd Mahrane : Je ne dirais pas que la situation le déstabilise. Il est certain qu'Alain Juppé a besoin dans le contexte actuel de menace terroriste de montrer une forme de légitimité d'un point de vue politique et idéologique. Longtemps, Alain Juppé a incarné dans l'opinion l'image d'un homme d'Etat davantage à l'aise sur des sujets régaliens, économiques et sociaux. La période actuelle réclame un discours autoritaire, très sécuritaire voire martial. A priori, Alain Juppé ne correspond pas tout à fait à ce type de profil.

Sa déclaration a en effet surpris parce qu'Alain Juppé a l'habitude de ne pas réagir à chaud et d'être plutôt équilibré voire modéré dans ses jugements. Ses propos relèvent au moins de la maladresse. En effet, dire que si tous les moyens avaient été pris, le drame ne serait pas arrivé revient presque à accuser le pouvoir d'avoir du sang sur les mains. Alain Juppé a été Premier ministre et ministre des Affaires étrangères sous Nicolas Sarkozy : un homme qui a exercé le pouvoir sait combien il est difficile d'appréhender ce genre de menace. A ce titre, sa déclaration a pu surprendre.

Comme toujours dans ce genre de situation, le fait d'être dans un exercice contre-nature comme semble l'être Alain Juppé donne lieu à des déclarations tonitruantes de ce type. Pour Nicolas Sarkozy, il est beaucoup plus naturel de tenir ce genre de propos : cela s'inscrit dans une forme de régularité, de constance dans le temps. En effet, Nicolas Sarkozy a toujours été présent sur les thématiques autoritaires, sécuritaires, identitaires. 

Selon un sondage Ifop pour Atlantico, 43% des sympathisants LR jugent Nicolas Sarkozy plus apte à faire face à un mouvement social tel que celui de la loi Travail, contre 30% pour Alain Juppé. Les attentats et la lutte contre le terrorisme ne vont-ils pas davantage accentuer le clivage entre les deux candidats ?  

En termes d'incarnation de l'autorité, Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ont tous les deux un bilan, un passé.

Le contexte de paralysie et de blocage de la France en 1995 contre le plan Juppé sur les retraites et la Sécurité sociale avait poussé Alain Juppé, alors Premier ministre, à renoncer à une large partie de sa réforme. A l'inverse, Nicolas Sarkozy durant son quinquennat a fait passer un certain nombre de réformes, de mesures d'ordre social qui n'ont pas conduit à la paralysie du pays. Des manifestations ont évidemment eu lieu (contre les régimes spéciaux, le service minimum dans les transports publics, etc.) mais ces mobilisations n'ont pas provoqué de rétropédalage de Nicolas Sarkozy même si de nombreuses compensations ont par ailleurs été accordées (notamment aux syndicats).

En ce qui concerne l'aspect sécuritaire, il est certain qu'il y a un effet de contraste qui joue en faveur de Nicolas Sarkozy. En outre, si Alain Juppé est candidat à la primaire des Républicains, Nicolas Sarkozy n'a pas encore annoncé sa candidature. Quand il le fera à la fin du mois d'août, cela va mécaniquement créer une forme d'élan, une dynamique. A la rentrée, tout le défi pour Alain Juppé sera donc d'essayer de se renouveler pour maintenir l'élan et l'espérance qui semblent s'essouffler chez un certain nombre de sympathisants de la droite et du centre.

Si les Français reconnaissent beaucoup de défauts à Nicolas Sarkozy, il est incontestable qu'émane de lui une autorité, une forme de poigne, d'énergie qui peuvent certes passer pour de l'agressivité. Mais lorsqu'il s'agit d'aller contre ce qui menace les intérêts du pays, les Français sont plutôt enclins à se tourner vers un homme politique comme Nicolas Sarkozy plutôt que vers un homme politique comme Alain Juppé qui, en prônant le multiculturalisme, le vivre-ensemble, a une rhétorique proche de celle de la gauche. Ce discours est absolument inaudible aux oreilles d'un certain nombre de sympathisants de la droite. En effet, une partie de l'électorat de droite se radicalise, notamment en raison des événements : que ce soit en matière d'immigration, de sécurité ou d'accueil des réfugiés, ils sont pour un discours de fermeté. Alain Juppé est donc à contre-courant. 

Comment Alain Juppé pourrait-il adapter son discours à la menace actuelle et à la lutte contre le terrorisme ? Comment son équipe de campagne réagit-elle ?  

Comme pour tous les candidats, Alain Juppé doit respecter un cadre légal : la France est un Etat de droit et il y a un certain nombre de règles à la fois nationales et européennes qu'il convient de respecter. Il est difficile de s'en affranchir malgré l'état d'urgence. Dans ce cadre-là, Alain Juppé va devoir inventer des outils, des mesures qui seront à même d'endiguer le djihadisme et la radicalisation d'un certain nombre de jeunes Français.

La campagne pour la primaire ressemble à un concours Lépine de celui qui sera le plus sécuritaire, le plus dur : certains parlent de mettre en place une sorte de Guantanamo, d'enfermer ces jeunes, d'assignation à résidence, etc.

Au-delà même de l'effectivité de ces idées, c'est l'impact qu'elles auront auprès des sympathisants de la droite et du centre qui importe. C'est davantage une affaire d'impression : ceux qui vont voter à la primaire de la droite et du centre doivent se dire que le candidat qu'ils éliront est à la hauteur de l'enjeu et de la menace qui sévit en France.

Alain Juppé a émis quelques idées sur le chômage et sur l'emploi, il est maintenant attendu sur le terrain de la sécurité. Ses rivaux de droite se feront un plaisir de le renvoyer à son discours sur l'accueil des réfugiés (comme a pu le faire Angela Merkel qui semble être l'un des modèles d'Alain Juppé). La droite identitaire incarnée par Nicolas Sarkozy se fera un plaisir de lui rappeler son discours sur le multiculturalisme : il sera accusé de défendre une forme de communautarisme, ce qui donnera lieu à de nombreuses associations : le communautarisme pouvant créer l'islamisme, l'islamisme pouvant entrainer au djihadisme, etc.

Alain Juppé est donc pris dans une sorte de cercle de feu : son discours très longtemps ouvert, généreux, multiculturaliste apparaît totalement décalé au regard des enjeux actuels. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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gerint
- 29/07/2016 - 17:24
Le choix n'est pas pire qu'aux USA
qui doivent vraiment choisir un(e) pestiféré(e) entre leurs deux candidats
Liberte5
- 29/07/2016 - 16:37
Juppé ou Sarkozy. Quel choix?
Franchement, je n'ai confiance dans aucun des deux.
Orchidee31
- 29/07/2016 - 14:31
Juppe jamais
Arrogant, suffisant, gaucho-compatible et cerise sur le gâteau pote à Bayrou le traitre - tout pour plaire - pour moi ce sera Sarko ou rien - le vote blanc ça existe -