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Mondialisation heureuse ? Comment la chute de l’extrême pauvreté masque l’accroissement des inégalités

Publié le 07 juillet 2016
Réduction de la pauvreté et des inégalités : tels seraient, selon certains économistes de renom, les conséquences bénéfiques de la mondialisation ces vingt dernières années. Une corrélation vis-à-vis de laquelle il convient d'être prudent, notamment en ce qui concerne les inégalités.
Jean-Marc Siroën
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Jean-Marc Siroën est économiste. Il enseigne actuellement à l’université Paris Dauphine et est professeur au sein du département Master Sciences des Organisations. Il est spécialiste d’économie internationale. Il participe également au programme de...
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Réduction de la pauvreté et des inégalités : tels seraient, selon certains économistes de renom, les conséquences bénéfiques de la mondialisation ces vingt dernières années. Une corrélation vis-à-vis de laquelle il convient d'être prudent, notamment en ce qui concerne les inégalités.

Atlantico : Plusieurs économistes de renom, parmi lesquels notamment Max Roser (Oxford), ont mis en évidence dans leurs travaux les effets bénéfiques de l'économie globalisée sur les populations paupérisées ces vingt dernières années à l'échelle de la planète : hausse des salaires, réduction des inégalités, etc. Quels sont les facteurs ayant rendu possible cette évolution pour cette catégorie de la population mondiale ? Quelles ont été les zones les plus touchées par ce phénomène, et quelles sont les populations qui en ont le plus bénéficié ?

Jean-Marc Siroën : Avant toute chose, il convient de préciser de quel type de pauvreté on parle, de même que pour les inégalités, afin de mettre en relation la mondialisation et l'évolution de ces deux phénomènes. Corrélation n'est pas forcément raison...

Ce qui est certain - et tous les économistes sont d'accord là-dessus - c'est qu'il y a effectivement eu une réduction assez forte de la pauvreté dans le monde. Néanmoins, cela ne signifie pas que cette réduction s'est manifestée de la même manière dans tous les pays. Pour ce qui est des inégalités en revanche, le débat n'est pas clos : au contraire, la tendance est plutôt à montrer, qu’aussi bien dans les pays développés que dans les pays en développement, les inégalités ont augmenté ces vingt-cinq dernières années. Dans les deux cas, la responsabilité de la mondialisation est à isoler. Le fait que les deux phénomènes soient concomitants n'implique pas nécessairement une causalité de l'un vers l'autre. Un amalgame est souvent fait entre réduction de la pauvreté et réduction des inégalités. Les organisations internationales, comme la Banque mondiale ou le FMI, ont pu incarner ce que certains ont appelé la "pensée unique" qui consistait à dire que l'accroissement des inégalités n'était pas si grave si la pauvreté diminuait. Tout le monde était alors gagnant. On voit donc que sur le plan de l'argumentaire, les deux phénomènes peuvent être opposés. Ceci dit, le discours a changé puisqu'on s'est aperçu que la croissance des inégalités ne suffisait plus à compenser la réduction de la pauvreté. On observe donc une prise de conscience générale, notamment au sein des organisations internationales, que l'accroissement des inégalités peut être contre-productif pour la croissance.

L'Asie a largement profité de cette réduction de la pauvreté, et notamment la Chine. Dans ce pays, la réduction de la pauvreté a été spectaculaire, alors que les inégalités ont, dans le même temps, fortement augmenté. La croissance tirée par les exportations chinoises a certainement joué un rôle, mais ce n'est certainement pas la seule cause. La pauvreté est souvent localisée dans les campagnes. La Chine a commencé son évolution dans les années 1970 par la mise en oeuvre d'une réforme agraire, caractérisée par la distribution de droits de propriété aux paysans. Ceci constitue vraisemblement le facteur le plus important qui explique la baisse de la pauvreté. D'un autre côté, il est vrai que cela a rendu possible un certain exode rural, nécessaire à une industrialisation, favorisée par les exportations, amplifiant alors les gains de productivité dans l'agriculture. Il s'agit donc d'un tout à considérer.

La Chine est le pays le plus souvent cité en exemple afin de mettre en exergue les bienfaits de la mondialisation (hausse de la productivité et de la croissance, amélioration des conditions de vie et hausse de salaires pour les plus pauvres, etc.). Qu'est-ce qui explique que ses performances soient plus significatives que celles d'autres géants mondiaux en développement, comme l'Inde par exemple ?

L'Inde et la Chine partaient de niveaux très bas. La Chine a commencé ses réformes, et notamment son ouverture, avant les autres, à la fin des années 1970, quand l'Inde s'ouvrait dix années plus tard. Il faut prendre en compte également le fait qu'il ne s'agit pas des mêmes structures politiques, que ces deux pays n'ont pas les mêmes traditions, ni les mêmes rapports avec la communauté internationale. Ceci dit, les progrès de l'Inde ont été également remarquables, même s'ils ont été plus tardifs ; d'ailleurs, sur le plan économique, l'Inde se porte aujourd'hui tout aussi bien, si ce n'est mieux, que la Chine. Pour en revenir à la révolution agricole, celle-ci a été menée moins intensément et moins rapidement en Inde. Le modèle proposé a également manqué de cohérence par rapport à celui de la Chine où tout se renforçait dans son modèle, comme je le disais plus haut en parlant des liens entre agriculture et industrie.  

A l'inverse, et malgré une baisse de la pauvreté de presque vingt points en vingt ans, le niveau de l'extrême-pauvreté en Afrique sub-saharienne demeure élevé (plus de 40% en 2012). Pour quelles raisons ?

Il convient de souligner tout de même que l'Afrique sub-saharienne est la région du monde qui a connu les progrès les plus importants depuis 10 ou 15 ans. Mais là encore, les niveaux de départ étaient extrêmement bas, à quoi s'ajoutent dans ces pays des problèmes de gouvernance qui sont encore plus compliqués qu'en Asie notamment. Pour un certain nombre de pays, il existe un paradoxe qui n'est pas si facile que cela à faire comprendre et qui réside dans l'affirmation suivante : le meilleur moyen d'être pauvre, c'est d'être riche. Ceci est particulièrement le cas dans les pays africains riches en matières premières, ce qui peut avoir des effets économiques assez pervers, favorisant la corruption et l'instabilité politique. L'Afrique constitue la zone géographique où la "malédiction des matières premières" est la plus forte. Les pays les plus riches en matières premières sont les pays soit les plus instables politiquement (République démocratique du Congo), soit les plus corrompus (pour ce qui est des pays producteurs de pétrole notamment). Cette "malédiction des matières premières", que les anciennes puissances coloniales n'ont pas su mesurer, a beaucoup retardé le développement. Si l'on regarde en termes d'évolution et non de niveau, il n'en est pas moins vrai qu'un certain nombre de pays africains connaissent un dynamisme que personne ne prévoyait il y a dix ou quinze ans.  

Selon les travaux de Max Roser, plus la population mondiale augmente, plus le nombre de personnes vivant dans l'extrême-pauvreté diminue. Pour quelles raisons ? Quels sont les liens de causalité entre démographie et niveau de pauvreté ? 

Ce lien est loin d'être nouveau et est fortement débattu depuis Malthus. Pour ce dernier, l'augmentation de la population conduit à accroître la pauvreté. La thèse inverse, comme formulée dans la question, est plutôt provocatrice et contre-intuitive. Néanmoins, cela dépend de la période démographique que l'on considère. Pour les pays ayant achevé leur transition démogaphique, cela peut être effectivement un élément de croissance. Mais il est vrai que dans un premier temps, une forte croissance démographique crée des contraintes nouvelles. Dans un second temps, cet accroissement de la population peut constituer une force de travail supplémentaire permettant d'atteindre des taux de croissance plus importants. Dans ce cas, la population a certes augmenté avant, mais elle se stabilise. 

D'après le fameux "graphique en éléphant" de l'économiste Branko Milanovic, on constate que la mondialisation semble avoir profité davantage aux plus pauvres et aux plus riches en termes de hausse de salaires ces dernières décennies. Les classes moyennes ont quant à elles vu leurs salaires stagner, voire diminuer. L'économie globalisée ne profiterait-elle qu'aux "extrêmes" ? 

Là encore, il convient de prendre des précautions pour ce qui est de l'analyse de ce graphique car la situation n'est pas forcément la même dans les pays développés et dans les pays en développement. Selon la théorie économique, un pays en développement va utiliser davantage sa main d'oeuvre la moins qualifiée dans ses phases de développement, ce qu'on a pu observer en Chine qui a puisé dans sa paysannerie. Ainsi, en termes de travail et de salaire, leur situation s'améliore. Cela concerne une part importante de la population mondiale et c'est ce qui transparaît lorsqu'on regarde les statistiques mondiales. Par contre, dans les pays industrialisés, ce constat n'est pas vrai : ce sont plutôt les classes les moins favorisées qui ont le plus souffert de la mondialisation. Dans les deux cas en revanche, il est tout à fait vraisemblable que les plus riches ont beaucoup gagné.  

 

Propos recueillis par Thomas Sila

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