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Attention aux antidépresseurs chez les jeunes
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Attention aux antidépresseurs chez les jeunes
Remède pire que le mal

Antidépresseurs, la douche froide : une étude sur des milliers de patients montre que chez les ados et les enfants, ils font plus de mal que de bien

Publié le 24 juin 2016
La plupart des médicaments antidépresseurs sont inefficaces, voire parfois dangereux chez les enfants et les adolescents souffrant de dépression majeure, selon une vaste étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.
Gisèle George
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Gisèle George est pédopsychiatre. Elle est l'auteure de plusieurs ouvrages comme La confiance en soi de votre enfant (2007, Odile Jacob) ou encore Ces enfants malades du stress (2002, Anne carrière) 
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Bruno Falissard
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Bruno Falissard est directeur du CESP/INSERM U1018 (Centre de Recherche en Epidemiologie et Santé des Populations).
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La plupart des médicaments antidépresseurs sont inefficaces, voire parfois dangereux chez les enfants et les adolescents souffrant de dépression majeure, selon une vaste étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet.

Atlantico : La plupart des médicaments antidépresseurs sont inefficaces, voire parfois dangereux chez les enfants et les adolescents souffrant de dépression majeure, selon une vaste étude publiée dans la revue médicale britannique The Lancet (voir ici). Comment cette étude a-t-elle été menée et que nous apprend-elle exactement ?

Bruno Falissard : Des chercheurs ont démontré que les antidépresseurs seraient inefficaces contre la dépression de l’enfant et de l’adolescent . Cette méta-analyse porte sur trente-quatre études incluant 5 260 participants de 9 à 18 ans. Une vingtaine de spécialistes de différents pays ont analysé plusieurs bases de données d’essais cliniques publiés, qui portent sur le traitement aigu du trouble dépressif majeur chez les enfants et les adolescents, en comparant les effets de quatorze antidépresseurs sur quatre semaines de traitement. Résultat : sur les quatorze antidépresseurs, seule la fluoxétine (Prozac) a été plus efficace (plus d’avantages que de risques) que le placebo pour soulager les symptômes de la dépression.

 

Dans quel cas peut-on être amené à prescrire des antidépresseurs aux enfants et aux adolescents en France ? Est-ce un phénomène important ?

Gisèle George : On peut être amené à prescrire des antidépresseurs à des enfants ou à des adolescents en cas d'urgence vitale, c'est-à-dire si l'enfant ou l'adolescent traverse un épisode dépressif si aigu qu'il peut tenter de se suicider à tout moment. Mais il faut que cette prescription soit accompagnée d'une hospitalisation d'urgence, dans un service pédopsychiatrie, puis, quand les antidépresseurs commencent à faire effet, complétée par une psychothérapie.

 

On peut aussi être amené à prescrire des antidépresseurs aux enfants ou aux adolescents souffrant de troubles obsessionnels compulsifs (TOC).

 

Les épisodes dépressifs se développent plus chez les adolescents. Les dépressions infantiles restent très rares, même s'il est prouvé qu'elles existent.

 

Bruno Falissard : La dépression est un trouble qui touche environ 3 % des enfants de 6 à 12 ans et entre 8 % à 12 % des adolescents en France. Quant au volume de prescription, une étude de 2015 est rassurante (environ 1% des adolescents prendraient des antidépresseurs).

 

En fait, c'est la consommation d'anxiolytique qui est plus problématique. Depuis des décennies, les Français sont les champions en ce qui concerne la prise de "benzodiazépines". Ces médicaments sont anxiolytiques, mais purement symptomatiques : comme le paracétamol fait baisser la fièvre mais ne soigne pas sur le fond, l'anxiolytique permet de passer un cap, mais ne devrait pas être prescrit sur la durée. Or c'est le cas malheureusement, en particulier chez les personnes âgées. Chez les adolescents, on observe aussi un niveau assez élevé de prescription d'anxiolytiques (5% chez les filles), qui vient sûrement du fait que "comme papa ou maman en prend, alors on va en demander aussi pour notre fille".

 

Les symptômes indiquant qu'un enfant ou un adolescent fait une dépression sont-ils différents de ceux des adultes ? Si oui, quels sont-ils ?

Gisèle George : Comment l'explique l'étude du Lancet, l'irritabilité, le refus d'aller à l'école ou les comportements agressifs sont des symptômes propres aux enfants ou aux adolescents souffrant d'une dépression. Les adultes ont plus tendance à se replier sur eux-mêmes et à s'isoler.

 

Concernant les adolescents, une dépression est très compliquée à diagnostiquer, car beaucoup de parents voient une simple crise d'adolescence là ou s'enracine une vraie maladie psychologique. Pour ma part, j'estime qu'un adolescent traverse un épisode dépressif sévère nécessitant une hospitalisation d'urgence lorsqu'il présente des symptômes tels que ceux cités dans l'étude - l'irritabilité, le refus d'aller à l'école ou les comportements agressifs - mais aussi le fait d'arrêter subitement les activités qui lui plaisaient auparavant, si d'autres membres de sa famille sont aussi victimes d'épisodes dépressifs (la dépression est une maladie héréditaire), et si il m'avoue penser au suicide ou si il a déjà essayé de passer à l'acte.

 

Pour ce qui est des enfants, les épisodes dépressifs sont plus faciles à détecter, car la surveillance parentale est accrue. Un père ou une mère constatant que son enfant ne veut plus aller à l'école consultera très vite un pédiatre, qui les orientera vers un pédopsychiatre.

 

Quels peuvent être les effets nocifs des antidépresseurs sur les enfants et les adolescents ?

Gisèle George : D'abord, au cours des dix premiers jours faisant suite à la prise d'antidépresseurs, les symptômes de la maladie s'accentuent :  irritabilité, le refus d'aller à l'école ou les comportements agressifs.

 

Ensuite, et c'est là l'effet secondaire le plus dangereux, au cours des premiers jours, les antidépresseurs ont un effet désinhibant. Donc l'adolescent qui avait la volonté de se suicider mais ne le faisait pas par manque d'énergie ou par peur de la mort peut tout à fait passer à l'acte, et ce, sans qu'on le voit venir. Il peut par exemple passer un moment de bonheur avec ses amis au cours d'une fête et sauter par la fenêtre cinq minutes après. C'est une des caractéristique propre de la dépression chez l'adolescent : l'impulsivité. C'est pourquoi la prescription d’antidépresseurs à un adolescent doit impérativement être accompagnée d'une hospitalisation.

 

La phase la plus dangereuse lorsque l'on prend en charge un adolescent souffrant de dépression est lorsqu'il est dans un état mixte, qui conjugue les effets des antidépresseurs et les symptômes de la maladie.

 

Bruno Falissard : Ces produits ont aussi un effet sur la sexualité, plus généralement, ils ont tendance à émousser la vie émotionnelle (ce qui est d'ailleurs aussi un effet recherché, pour protéger le sujet d'émotions qui le feraient souffrir). Or l'adolescence est une période de la vie où le vécu émotionnel joue beaucoup (regardez le nombre d'artistes qui se réalisent à cette période), il ne faut donc pas étouffer ce moment important dans la constitution d'un sujet.

 

Il y a aussi assez souvent une prise de poids qui est toujours gênante, en particulier ici car c'est une époque où le corps change.

 

Quelles sont les autres options possibles pour soigner les troubles psychologiques d'un enfant ou d'un adolescent ?

Gisèle George : Permettez-moi d'abord d'insister sur le fait que les pédopsychiatres ne prescrivent des antidépresseurs aux enfants ou aux adolescents qu'en cas d'urgence, lorsqu'ils estiment que le sujet est susceptible de se suicider. Si l'enfant ou l'adolescent est pris en charge avant que ses symptômes ne soient aussi graves, nous évitons au maximum la prise d’antidépresseurs en première intention, et privilégions d'abord la psychothérapie, notamment les TCC, qui sont très efficaces, et ce, sans la prise d'aucun médicament.

 

J'insiste aussi sur le fait qu'une prise d’antidépresseurs doit être nécessairement accompagnée d'une psychothérapie. Sinon, le traitement n'agira qu'en surface sans traiter la source du problème. De plus, 70% des enfants ou adolescents ayant fait un épisode dépressif majeur rechutent cinq ans après. Pour éviter cela, il faut qu'isl apprennent à mettre en place des mécanismes de défense psychologique contre la dépression, et, s'ils ne suffisent pas, qu'ils apprennent à gérer leurs épisodes dépressifs seuls, c'est-à-dire à réagir le plus vite possible, ne pas paniquer, savoir qui consulter, quelle posologie prendre, etc.

 

Le problème, c'est que, contrairement aux consultations psychiatriques, les psychothérapies ne sont pas remboursées par la Sécurité sociale, donc les parents d'enfants ou d'adolescents déprimés ne peuvent tout simplement pas se les payer. C'est une des raisons qui explique que la France meurt sous les psychotropes.

 

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (3)
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adroitetoutemaintenant
- 22/06/2016 - 23:38
La vérité sur ces saloperies
Aucune étude sérieuse ne montre leur efficacité ! Ces soi-disant médicaments sont le plus gros mensonge de l’industrie pharmaceutique ! En fait, l’industrie pharmaceutique a caché toutes les études contradictoires. Ceci a été démontré et avoué par les groupes britanniques sans que cela ne change rien car les patrons universitaires se sont enrichis et continuent à le faire grâce à ce mensonge. Il faut savoir que 85% des articles publiés dans les grandes revues médicales utilisent des statistiques faussées et que la limite qu’ils s’imposent a 75% de probabilité d’être incorrecte !
cloette
- 22/06/2016 - 19:04
médocs
Le plus on les évite mieux c'est . Le meilleur médicament c'est soi même y compris pour le somatique
Ganesha
- 22/06/2016 - 09:40
Plan Juppé
Excellent article, qui insiste notamment sur le risque de suicide compulsif en début de traitement. D'où la nécessité de l'intervention d'un pédo-psychiatre et d'une hospitalisation initiale. Problème : suite au plan Juppé qui est en application depuis 20 ans, la moitié des pédiatres et autres spécialistes vont prendre leur retraite dans les années qui viennent et rien n'est prévu pour les remplacer. Médecine des riches, on laissera les pauvres crever sans soins appropriés !