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Le gène DRD4 serait beaucoup plus présent chez les peuples aux origines étroitement liées aux migrations, comme en Amérique.
"Les goûts et les couleurs..."

Casanier ou baroudeur : tous les goûts sont dans la nature… et plus précisément dans nos gènes, d’après la science

Publié le 07 juin 2016
Les personnes qui sont porteuses du gène DRD4, un récepteur de la dopamine retrouvé dans les gènes de certaines tribus nomades, auraient plus de chances de partir, à l'étranger.
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Les personnes qui sont porteuses du gène DRD4, un récepteur de la dopamine retrouvé dans les gènes de certaines tribus nomades, auraient plus de chances de partir, à l'étranger.

Sommes-nous prédisposés naturellement aux voyages et à l'aventure ou est-ce une question biologique ? La génétique est complexe. Les enfants d'acteurs deviennent-ils des acteurs parce qu'ils ont hérité du talent de leurs parents ou parce qu'ils ont grandi dans un environnement qui a privilégié leurs carrières ? Est-ce que les alcooliques deviennent dépendants parce que leur génétique travaille contre eux ou tout simplement parce qu'ils ont appris ce comportement de leurs parents ? "Est-ce que j’ai déménagé à l’étranger parce que ça me branchait naturellement ou les circonstances m’y ont-elles encouragée ?" se demande la blogueuse Olga Mecking, rédactrice d'un article dans The Wall Street Journal.

Quatre générations d'expatriés

Ses grands-parents étaient diplomates. Ceux du côté de sa mère ont vécu aux Pays-Bas pendant huit ans et son grand-père a passé la Première Guerre mondiale à Vienne, en Autriche. Quant à ceux du côté paternel, ils ont vécu en France et une partie de sa famille y réside toujours. Les parents d'Olga Mecking se sont rencontrés au collège lorsque leurs familles respectives sont retournées vivre en Pologne puis ont déménagé à Cologne, en Allemagne, où ils y sont restés deux ans avec leur fille de trois ans, Olga. Elle vit aujourd'hui aux Pays-Bas avec son mari allemand qui a travaillé son doctorat au Canada. Olga Mecking constitue donc elle-même la troisième génération d’expatriés de sa famille. Leurs enfants sont nés à l'étranger, l'un en Allemagne et deux autres aux Pays-Bas. Et elle a le sentiment qu'ils vont très probablement devenir des expatriés... En élevant la quatrième génération d'expatriés, Olga Mecking se demande donc si c'est une simple coïncidence ou si la génétique entre en ligne de compte. Prendre des risques, devenir un expatrié, pourrait être enraciné dans notre biologie, suggère une étude.

L'amour du risque : drogues, infidélité et départs à l'étranger

Le coupable en serait le gène DRD4, un récepteur de la dopamine. Les personnes qui le possèdent auraient des risques plus élevés de contracter des maladies mentales telles que la schizophrénie, le trouble bipolaire et l'anorexie. Ils seraient également plus susceptibles de se livrer à des comportements à risque, tels que l'infidélité, la prise de drogues et... des déménagements à l'étranger. Et évidemment, l'expatriation comporte des risques. Vous laissez tout derrière vous pour faire face à un avenir inconnu sans savoir si vous serez à même de surmonter les obstacles. Il faut beaucoup de courage et de détermination pour faire ou refaire sa vie à l'étranger, comme l'indique le site The European Mama.

Un gène aux origines des migrations

Le gène DRD4 a également été découvert dans les tribus nomades du monde entier. Il serait beaucoup plus présent chez les peuples aux origines étroitement liées aux migrations, comme en Amérique. Les porteurs du gène DRD4 auraient ainsi eu un avantage de survie sur les autres grâce à leurs capacités à s’adapter à la nouveauté, à explorer de nouvelles idées, à innover et à affronter les défis d’une vie rude sur de nouveaux continents. Si l'on simplifie, être un expatrié serait inscrit dans nos gènes et nous serions donc destinés à vivre à l'étranger. Mais ce n'est pas si simple. Pour Ewa Bartnik, professeur de génétique à l'Université de Varsovie, "la plupart de nos caractéristiques ne sont pas déterminées de cette façon. Il n'y a pas de gène de l'intelligence, de la schizophrénie, du diabète ou de la taille. Les choses comme notre poids, l'optimisme ou le pessimisme, et l'intelligence, sont déterminées par une interaction complexe de nombreux gènes et ce que nous appelons l'éducation ou l'environnement", explique-t-elle.

Les raisons qui poussent à s'expatrier sont complexes

Un gène peut se manifester de plusieurs façons. Chez certaines personnes, il peut même ne pas avoir d'effets : vous pouvez porter le gène des yeux bleus alors que vos yeux sont bruns. Même s'il y avait un gène responsable du déplacement à l'étranger, cela ne signifie pas que vous deviendrez obligatoirement un expatrié. Les facteurs environnementaux jouent un rôle important dans nos vies et il y a beaucoup de raisons pour lesquelles nous décidons de nous expatrier. Par exemple, un homme plutôt casanier peut-être forcé de se déplacer à l'étranger en raison de pressions économiques ou politiques. Il peut aussi rencontrer l'amour de sa vie et suivre son conjoint à l'étranger...

En conclusion, de nombreuses raisons poussent certaines personnes à vivre à l’étranger, et elles sont parfois plus complexes que la génétique. C’est parfois tout simplement le hasard des rencontres qui décide. L’explication biologique ne tient donc qu’en partie dans les décisions d’expatriations.

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