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© Reuters
Alarmant

Inquiétantes disparitions en série de migrants mineurs : ces réseaux qui profitent de la crise pour alimenter un business d'exploitation sexuelle ou criminelle des enfants arrivés seuls en Europe

Publié le 20 mai 2016
Parmi les flux d'immigrés arrivés ces derniers mois en Europe, on retrouve un nombre important d'enfants et d'adolescents non-accompagnés. Nombreux sont ceux d'entre eux qui disparaissent des centres d'accueil, obligés de travailler au sein de leur communauté d'origine dans des conditions déplorables, pour un salaire de misère, afin de rembourser la dette générée par leur voyage.
Jacques Barou
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Jacques Barou est Docteur en anthropologie et chargé de recherche CNRS. Il enseigne à l’université de Grenoble les politiques d’immigration et d’intégration en Europe. Son dernier ouvrage est La Planète des migrants : Circulations migratoires et...
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Parmi les flux d'immigrés arrivés ces derniers mois en Europe, on retrouve un nombre important d'enfants et d'adolescents non-accompagnés. Nombreux sont ceux d'entre eux qui disparaissent des centres d'accueil, obligés de travailler au sein de leur communauté d'origine dans des conditions déplorables, pour un salaire de misère, afin de rembourser la dette générée par leur voyage.

Atlantico : Selon Eurostat, 90 000 demandes d'asile en 2015 ont été formulées par des enfants non-accompagnés, le plus souvent des garçons âgés de 15 à 17 ans. Comment expliquer ce phénomène ?

Jacques Barou : La plupart des pays européens ont signé la Convention internationale sur les droits de l'enfant qui stipule qu'il est interdit d'expulser un mineur non-accompagné et qu'il faut le prendre en charge jusqu'à sa majorité. Ceci est connu dans la plupart des pays d'émigration. Si un mineur, provenant d'un pays "sûr", ou d'un pays qui ne fait pas l'objet d'une priorité par rapport à l'asile, formule une demande d'asile, celle-ci ne sera pas rejetée immédiatement ; dans le cas où elle n'aboutirait pas, le mineur peut bénéficier d'autres possibilités de régularisation tout en étant pris en charge. Les familles poussent donc les enfants mineurs à partir non-accompagnés, sachant qu'ils ont plus de chances de s'installer dans un pays d'Europe que s'ils étaient accompagnés.

Selon les données communiquées par Europol, environ 10 000 enfants immigrés non-accompagnés ont été portés disparus en 2015. Comment ces disparitions sont-elles rendues possible ? Dans quelle mesure les autorités européennes, en charge de l'accueil des immigrés à leur arrivée, sont-elles responsables de ces disparitions ? 

Les enfants qui disparaissent sont souvent ceux qui refusent de rester dans des camps ou des foyers d'accueil qui les prennent en charge et leur proposent en général une formation à un métier ou des études. L'objectif de ces mineurs envoyés par leurs familles, la plupart du temps, est de gagner rapidement de l'argent à envoyer chez eux. C'est pour cela qu'ils disparaissent, n'ayant plus de statut administratif de demandeur d'asile, et qu'ils changent quelquefois de pays quand ils ne tentent pas de rentrer chez eux se trouvant finalement peu à l'aise dans le pays où ils ont atterri. 

Un nombre important de ces enfants disparus finissent par être exploités par des membres de leur propre communauté installés dans le pays d'accueil comme le révèle un article de Business Insider, citant notamment l'exemple des communautés égyptienne et nigériane vivant en Italie. Pourquoi ces deux communautés sont-elles tout particulièrement touchées par ce phénomène ? D'autres communautés sont-elles connues pour se livrer à ce genre de trafic ? 

L'exploitation du travail des enfants est assez fréquente dans la plupart des pays d'Afrique et du Proche et Moyen-Orient, même si officiellement c'est interdit. Il n'y a pas dans ces pays la sacralisation de l'enfant qui s'est répandue dans le monde occiental. La précarité des conditions de vie dans les pays d'immigration pousse ceux qui veulent s'en sortir, en montant de petites entreprises, à chercher une main d'oeuvre corvéable à merci et ils la trouvent chez ces mineurs disposés à tout accepter pour aider leurs familles.

Le phénomène touche la plupart des communautés. En Italie, ce sont les Egyptiens ; ailleurs ce peuvent être les Syriens ou les Turcs. Aux Etats-Unis, il peut s'agir des immigrés originaires d'Amérique centrale. Le cas du Nigéria est particulier. Il y existe des réseaux de trafic de jeunes filles en vue de la prostitution. Elles sont sous l'emprise de caïds qui utilisent la religion pour les terroriser. Avant d'arriver en Europe, elles doivent participer à des rites de possession qui les persuadent que, si par la suite, elles oubient de rémunérer leurs souteneurs, elles seront tuées par des attaques en sorcellerie. Ensuite, elles tapinent dans les rues en Italie, mais aussi en France. Une enquête faite à Grenoble en 2015 a montré que plus de 60% des prostituées qui s'offrent dans la rue ou aux alentours des boîtes de nuit sont des Nigérianes. Beaucoup sont encore mineures même si leurs papiers sont trafiqués pour leur donner plus de 18 ans.

Comment se mettent en place ces réseaux d'exploitation d'enfants et d'adolescents non-accompagnés au sein de leur propre communauté, une fois arrivés en Europe ? Dans quelle mesure les parents restés au pays sont-ils impliqués ?

Il arrive que les familles des mineurs non-accompagnés soient au courant de ce que subissent leurs enfants et connaissent les patrons qui les exploitent. Pour elles, ce qui compte, c'est l'argent que ça leur rapporte car elles n'ont pas beaucoup d'autres revenus. Les guerres du Moyen-Orient ont contribué à dissoudre les solidarités familiales. Les pères sont souvent morts ou ont abandonné la famille qui se trouve sans protection. Un reportage publié dans le Nouvel Observateur il y a 15 jours montrait que les familles syriennes réfugiées en Turquie survivent grâce au travail de leurs enfants. Employés chez des petits patrons turcs avec des horaires extrêmement longs et des salaires de misère, ils sont la seule source de revenus pour leurs familles. Garçons et filles travaillent dans ces conditions, les filles étant parfois victimes d'abus sexuels déguisés en "mariages de plaisir". 

Quelles sont les activités auxquelles ces enfants et adolescents sont le plus souvent soumis par ces réseaux ? Que font les autorités européennes ? 

Les enfants travaillent pour de petits employeurs difficiles à contrôler : restauration, boulagerie, menuiserie. Ils ne sont bien sûr pas déclarés. Les chantiers de construction sont plus contrôlés et on y trouve moins de mineurs. La cueillette sur les grandes exploitations agricoles, par le biais de sous-traitants liés à diverses mafias spécialiséees dans le trafic de main d'oeuvre, implique souvent des mineurs.

Les autorités européennes sont complètement débordées depuis le début de la crise des migrants de l'été 2015 et n'assurent presque rien en matière de sécurisation des mineurs. Les décisions prises relèvent de l'improvisation à courte vue comme l'accord passé avec la Turquie. ONG et associations font ce qu'elle peuvent dans les camps d'accueil en Grèce mais n'empêchent pas les mineurs de "disparaître", happés par la recherche d'un gagne-pain d'un pays à l'autre.

Pourquoi ces communautés n’œuvrent-elles pas à l'intégration de ces nouveaux arrivants issus de leur pays d'origine plutôt qu'à leur exploitation ? 

Il n'y a que rarement, au sein des communautés immigrées, une conscience de ce que peuvent subir ces mineurs même quand ils sont au départ accompagnés de leurs familles. Ces communutés sont souvent peu organisées et faiblement intégrées aux pays dans lesquels elles vivent. Les réactions sont individuelles et relèvent plutôt de l'exploitation des opportunités que peuvent offrir ces nouveaux arrivants pour les petites entreprises. Certains ont parfois le sentiment d'agir de façon solidaire en donnant du travail à de jeunes compatriotes qui en cherchent, même si du point de vue de la société d'accueil, cette solidarité relève de l'exploitation.

Qu'en est-il de la situation en France tout particulièrement ?

En France, les mineurs isolés sont pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Certains départements estiment en avoir accueilli plus que d'autres et refusent d'en prendre de nouveaux. Là aussi le taux de 'disparitions" est élevé.  

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