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Le coup de cœur de la semaine : merci à l'Opéra de Paris de rejouer "Iolanta" et "Casse-noisette"

Publié le 27 mars 2016
Pour la première fois depuis le jour de leur création en 1892 à Saint-Pétersbourg, deux œuvres de Tchaïkovski, son opéra, "Iolanta", et son ballet, "Casse-noisette", sont rejouées ensemble, au Palais Garnier, sous la direction de Dimitri Tcherniakov. Musique, distribution, chorégraphie, scénographie : tout ou presque en fait une réussite colossale. Bravo et merci.
Dominique Poncet pour Culture-Tops
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Dominique Poncet est chroniqueuse pour Culture-Tops. Culture-Tops est un site de chroniques couvrant l'ensemble de l'activité culturelle (théâtre, One Man Shows, opéras, ballets, spectacles divers, cinéma, expos, livres, etc.).
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Pour la première fois depuis le jour de leur création en 1892 à Saint-Pétersbourg, deux œuvres de Tchaïkovski, son opéra, "Iolanta", et son ballet, "Casse-noisette", sont rejouées ensemble, au Palais Garnier, sous la direction de Dimitri Tcherniakov. Musique, distribution, chorégraphie, scénographie : tout ou presque en fait une réussite colossale. Bravo et merci.

Le compositeur

Descendant par sa mère d’une famille française, mais d’une sensibilité authentiquement slave, Piotr Ilitch Tchaïkovsky est né à Votkinsk, petite ville de l’Oural, le 7 mai 1840. Après des études de droit, le jeune homme décide, en 1862, de se tourner vers la musique. Après une formation auprès du pianiste compositeur Anton Rubinstein, il devient professeur d’harmonie au conservatoire de Moscou. 

Son mariage raté avec une de ses élèves, en 1877, n’apaisera pas ses conflits intérieurs dus à son homosexualité, et le laissera même au bord du suicide. Mais son succès en tant que compositeur, qui le hisse dès 1880 au rang de musicien national par excellence, lui vaudra de se remettre de sa dépression. En 1891, au cours d’une tournée triomphale aux Etats-Unis, il inaugure le Carnegie Hall.

Il mourra à Saint-Pétersbourg, le 28 octobre 1893, officiellement, des suites du choléra, officieusement d’un suicide, à la suite d’une affaire de mœurs.

Orchestrateur génial, doté d’un grand sens de la mélodie, Tchaïkovski composa dans tous les genres musicaux. Sans doute le meilleur symphoniste de sa génération, on lui doit aussi dix opéras dont Eugène Onéguine et La dame de pique; et aussi de sublimes musiques de ballets dont Le lac des cygnes et La belle au bois dormant.

Son œuvre la plus titanesque, composée à la demande du directeur des théâtres impériaux de Russie en 1892, est ce diptyque que forment l’opéra Iolanta et le ballet Casse-noisette.

Thème

Deux genres musicaux, un opéra et une musique de ballet en une seule soirée ! Le diptyque n’avait été présenté qu‘une seule fois : le jour de sa création au théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg, le 18 décembre 1892. Depuis, Iolanta et Casse-noisette avaient fait carrière à part.

Inspiré d’une pièce du dramaturge danois Henrik Hetz, Iolanta raconte comment, dans les bras d’un homme aimé, une jeune fille aveugle (Iolanta), née d’un roi (le roi René) va retrouver la vue. Inspiré d’un conte de l’Allemand Hoffmann, Casse-noisette est un ballet féerique. Le soir de Noël, une très jeune fille, Clara, reçoit de son oncle un casse-noisette. Pendant la nuit, les jouets vont s’animer et le casse-noisette se transformer en prince…

Ce qui lie les deux ouvrages, c’est d’abord leur compositeur, Tchaïkovsky. Même si l’opéra est d’une facture plus lumineuse que le ballet, les partitions sont de la même " pâte " musicale, lyrique et romantique. Et elles ont aussi en commun une instrumentation d’une délicieuse fantaisie.

Mais l’autre lien entre les deux œuvres, c’est le metteur en scène russe, Dmitri Tcherniakov qui le crée. Pour cette soirée exceptionnelle, afin que tout ne fasse qu’une seule histoire,  il a réécrit l’argument du ballet initial. Dans cette optique, il a imaginé que, pendant l’opéra, une jeune fille nommée Marie assiste à la guérison de Iolanta. Et ce sera cette même Marie  (interprétée ici par la danseuse Marion Barbeau) qui va fêter, en ouverture du ballet, non plus Noël (comme dans l’œuvre initiale), mais son anniversaire et recevoir de son oncle le casse-noisette. Le pont entre les deux opus est jeté… D’ailleurs, les deux musiques vont s’enchaîner, et les chanteurs venir saluer pendant l’ouverture du ballet (car c’est par Iolanta que débute la soirée). 

Points forts

Ils sont nombreux :

1 D’abord, le caractère exceptionnel de cette soirée qui réunit - il faut donner ce chiffre ahurissant ! - cent quatre-vingt artistes. Nous sommes à l’Opéra de Paris, mais c’est à une exaltante plongée dans le patrimoine musical russe qu’on nous invite là, avec quatre heures (entre-actes compris) de musique exaltante, ample, tour à tour fiévreuse, éperdument lyrique, exhaltant de la douceur, ou évoquant le cauchemar sans que jamais elle ne tombe dans la mièvrerie. Pour les amoureux du romantisme c’est idéal.

2 La distribution de Iolanta. Elle est éblouissante, emmenée par la soprano russe Sonya Yoncheva, qui offre au rôle-titre une voix d’une souplesse et d’une générosité sans faille. Dans le rôle du père, le roi René, une des plus belles basses jamais entendues, Alexander Tsymbalyuck. Mais toute la troupe, formidablement bien dirigée par Dmitri Tcherniakov  est d’un niveau exceptionnel.

3 Les chorégraphies de Casse-noisette. Ce pluriel, oui, car Tcherniakov a convoqué trois chorégraphes différents pour ce seul ballet. C’est le Sud-africain Arthur Pita (il est né à Johannesburg mais vit maintenant à Londres) qui ouvre le bal de cette soirée d’anniversaire de Marie, avec distribution de cadeaux et sarabande joyeuse des invités. Le Québecois Edouard Lock et le Belge Sidi Larbi Cherkaoui se partagent le reste du ballet, beaucoup plus sombre, pour ne pas dire, pour certaines scènes, cauchemardesque. 

Par leurs styles très différents, les gestuelles de ces trois artistes-là s’entrechoquent, mais elles se complètent, donnent à comprendre les univers de chaque tableau. Pas un seul instant le spectateur ne pense " contre-sens ". C’est la magie Tcherniakov !

4 La scénographie enfin.  Signée aussi par ce diable de Tcherniakov, qui est le démiurge de cette production, elle offre des tableaux  somptueux, inventifs, et pour certains d’une beauté formelle à couper le souffle.

Points faibles

S’il fallait en trouver un, ce serait la direction musicale d’Alain Altinoglu. Elle est honnête, précise, mais un peu " raide " et manque d ‘émotion. Sans doute la souplesse et le lyrisme lui viendront-ils au fil des représentations. A sa décharge : le gigantisme de sa tâche. Et sans doute un trac fou, compréhensible en ce soir de première où nous avons vu ce spectacle si ambitieux.

En deux mots

Programmer dans la même soirée un opéra et un ballet, et arriver à donner à l’ensemble une cohésion parfaite, aussi bien intellectuelle que visuelle… le pari était fou. Dmitri Tchernikov le gagne haut la main. Quand des œuvres  sont " remontées " avec cette intelligence et cette sensibilité-là… alors on se dit que l’opéra fait là vraiment son travail de conservation du patrimoine.

Recommandation

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Opéra et ballet                                                              

Iolanta et Casse-noisette de Tchaïkovski

Mise en scene de Dmitri Tcherniakov

Informations

Palais Garnier

Opéra national de Paris

Place de l’Opéra- 75009 Paris

Réservation: 0892.89.90.90

www.operadeparis.fr

Jusqu'au 1er avril 

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Commentaires (1)
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Deudeuche
- 27/03/2016 - 15:44
Y a t'il des Opéras en France
en France, pas à Paris, en France!