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© Reuters
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Utopie européenne

Et si Yanis Varoufakis venait de mettre le doigt sur la nature réelle du défi politique qui ébranle les démocraties occidentales ?

Publié le 17 février 2016
Sous certains aspects, la comparaison faite par Yanis Varoufakis entre la situation actuelle des démocraties occidentales et l'Europe des années 1930 est pertinente. Pour répondre à la crise et à la montée des partis populistes, une plus grande ouverture des partis à leurs militants ou le recours à des mécanismes de démocratie directe pourraient apporter des solutions concrètes.
Raul Magni Berton est professeur de sciences politiques. Il a enseigné à Paris, Montréal et Bordeaux et enseigne depuis 2009 à l’Institut d’Études politiques de Grenoble. Spécialiste de politique comparée, il travaille sur les régimes, les élections et...
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Raul Magni Berton
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Raul Magni Berton est professeur de sciences politiques. Il a enseigné à Paris, Montréal et Bordeaux et enseigne depuis 2009 à l’Institut d’Études politiques de Grenoble. Spécialiste de politique comparée, il travaille sur les régimes, les élections et...
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Sous certains aspects, la comparaison faite par Yanis Varoufakis entre la situation actuelle des démocraties occidentales et l'Europe des années 1930 est pertinente. Pour répondre à la crise et à la montée des partis populistes, une plus grande ouverture des partis à leurs militants ou le recours à des mécanismes de démocratie directe pourraient apporter des solutions concrètes.

Atlantico : Yanis Varoufakis a comparé la popularité de Donald Trump à la montée du fascisme en Europe dans les années 1930. Pensez-vous que cette analogie soit pertinente ? Pourquoi ?

Raul Magni-Berton : L'analogie, indépendamment de la montée d'Hitler, est assez pertinente pour trois raisons. Premièrement, dans les années 1930, et même dans les années 1920, l'Europe a été touchée par une crise économique. Deuxièmement, l'Europe, jusque dans les années 1930, était extrêmement mondialisée et le commerce international était très fort. Le protectionnisme n'a été instauré qu'en 1945 avant de laisser la place à une nouvelle phase de mondialisation. Troisièmement, les années 1930 signent la fin de la période où le capital avait un impact énorme sur l'économie. Ces trois aspects mis ensemble sont à l'origine, à partir des années 1900, de l'immense popularité dans de nombreux pays des partis qui contestaient les élites à droite comme à gauche.

Malgré tout, les deux époques ne sont pas similaires. Dans les années 1930, l'Europe sortait d'une guerre, le niveau de pauvreté n'était pas le même et les partis antisystèmes se développaient par le bas. Sur ce dernier point, il convient d'apporter quelques précisions. Comme les gens n'avaient pas d'argent pour aller au théâtre, ils se rendaient à des meetings politiques. Les meetings d'Hitler et de Mussolini avaient d'ailleurs de vrais airs spectacle. Aujourd'hui, la population a augmenté, les médias de masse se sont imposés, et ce mouvement par le bas est moins présent même si on le constate parfois, il n'est toutefois en rien similaire à celui des années 1930.

L'électorat déçu, en colère et ayant subi de plein fouet les conséquences de la crise économique, en voulant sanctionner et s'opposer à l'establishment politique, a été abandonné à des partis et/ou personnalités extrémistes et populistes. On le voit en France avec Marine Le Pen, aux Etats-Unis avec Donald Trump... Comment créer une offre politique qui réponde à la crise (économique, identitaire, politique) que traversent les pays industrialisés sans tomber dans l'excès ?

Tout d'abord, aux Etats-Unis, on parle seulement de Trump mais lorsque l'on regarde l'offre politique de Sanders, on voit qu'il est particulièrement à gauche. Ces deux candidats sont très radicaux par rapport à la tradition américaine. Aux Etats-Unis, tout se passe à l'intérieur des partis car tout se joue pendant les primaires. C'est pourquoi on constate au sein des partis américains une offre très différenciée. A l'échelle de la France, c'est un peu comme si Marine Le Pen était incluse dans la primaire de droite ou Besancenot dans celle de gauche.

Par ailleurs, ce n'est pas seulement la crise qui a provoqué l'éloignement des partis traditionnels mais aussi le sentiment que quel que soit le parti, la situation ne peut pas changer parce que tout dépend de l'économie internationale. D'habitude, quand l'économie va mal, les gens votent pour l'opposition. Aujourd'hui, ils ne votent plus pour l'opposition car ils ont l'impression que cela ne va rien changer. De plus, le fait que les partis principaux collaborent souvent et créent des partis cartel nourrit également le vote antisystème car les électeurs ont du mal à percevoir une différence et votent pour d'autres partis. Il se trouve que l'offre de ces autres partis qui contestent les partis traditionnels est toujours une offre extrémiste, soit d'extrême droite, soit d'extrême gauche.

Une des réponses possible consiste à ouvrir largement la place  au militantisme et à prendre un grand nombre de décisions par le bas. En effet, les principaux partis ont de moins en moins besoin de militants car ils fonctionnent avec les financements électoraux, les financements diverses et leur structure... Avoir beaucoup de militants est pour eux très ennuyeux car si les militants ont un fort pouvoir de décision, les élites du parti ne peuvent pas  fixer une ligne claire. En se coupant de leur base électorale, les partis s'éloignent de la population. Il faut donc ouvrir les portes aux militants et leur faire prendre davantage de décisions. Si les citoyens ont l'impression de jouer le jeu par le biais du militantisme, ils ne se tourneront pas vers des partis qui disent que le jeu est pourri.

Même si les propositions de Yanis Varoufakis sont utopistes, en quoi mettent-elles néanmoins en lumière le défi politique majeur de la classe politique française et européenne dans les années à venir ?

Je ne crois pas qu'il réponde au défi de la classe politique. L'idée de changer l'Europe du haut est une utopie. Je ne suis pas convaincu par les grandes utopies européennes qui viennent de Bruxelles.

La façon de faire de la politique est-elle selon vous devenue obsolète ? Comment faire concrètement de la politique autrement désormais ?

Selon moi, les systèmes qui ne souffrent pas de ces problèmes sont ceux dans lesquels il existe des mécanismes forts de démocratie directe. L'exemple typique est la Suisse. C'est le pays qui "marche" le mieux au monde non seulement économiquement mais aussi démocratiquement. On peut également citer les Länder allemands qui sont très puissants. L'Allemagne et la Suisse sont deux pays qui ne traversent pas les mêmes problèmes que les autres.

L'ouverture des frontières et  un système ouvert peuvent être supportés et résister aux tendances extrémistes de fermeture uniquement quand on donne aux gens la possibilité d'être souverain sur les décisions qui sont prises. Les localités, les villes, les régions doivent avoir plus de pouvoir et prendre des décisions par des mécanismes de démocratie directe afin que les populations puissent accepter des grands systèmes comme l'Europe.

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Commentaires (12)
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zouk
- 19/02/2016 - 09:55
Populisme
Oui, nous constatons aux Etats Unis une poussée certaine de populisme, Sanders comme Trump. Nous avons plus ou moins le même phénomène en France: verts et FN, cela doit-il déterminer le prochain gouvernement?
Je n'en suis pas sûr, Fr. Hollande est capable de nous préparer des surprises dans ses manoeuvres électoralistes. Quant à la droite, cette pléthore de candidats ou aspirants-candidats est un risque certain de dispersion dont les conséquences sont aujourd'hui imprévisibles.
patamoto
- 18/02/2016 - 07:09
Commentaires de comptoirs
Commentaires de comptoirs messieurs! Hips!
jlmr
- 18/02/2016 - 03:41
Je lis les commentaires
pour apprendre quelque chose mais bien trop souvent ce sont des aboiements contre tout ce qui bouge… n'y aurait-il plus de Café du Commère où monsieur Machin invectivait le contre-maître du coin pour lui dire "CommentFautFaire" ?… Remplacés par la Brasserie Trucmuche où la discrétion impose de se terrer derrière l'écran ?