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© Reuters
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Le sparadrap de Pékin

Corée du Nord : pourquoi la Chine ne peut pas se permettre de lâcher complètement le régime délirant de Pyongyang

Publié le 16 mai 2016
Pékin se contente de fournir une aide a minima à Pyongyang. Une rupture totale des relations entraînerait une implosion du régime nord-coréen et un afflux massif de réfugiés en Chine. Une perspective inenvisageable pour la Chine, d'autant que les deux pays commencent à mettre en place des stratégies gagnant-gagnant.
Le Général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset est directeur de recherche à l’IRIS. Diplômé de l'Ecole supérieure de Guerre aérienne, il a écrit plusieurs ouvrages sur la Chine, et participe à la rubrique défense dans L’Année stratégique.Il est l...
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Jean-Vincent Brisset
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Le Général de brigade aérienne Jean-Vincent Brisset est directeur de recherche à l’IRIS. Diplômé de l'Ecole supérieure de Guerre aérienne, il a écrit plusieurs ouvrages sur la Chine, et participe à la rubrique défense dans L’Année stratégique.Il est l...
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Pékin se contente de fournir une aide a minima à Pyongyang. Une rupture totale des relations entraînerait une implosion du régime nord-coréen et un afflux massif de réfugiés en Chine. Une perspective inenvisageable pour la Chine, d'autant que les deux pays commencent à mettre en place des stratégies gagnant-gagnant.

Atlantico : Comment et pourquoi la Chine a-t-elle infléchi sa politique de soutien à la Corée du Nord ces dernières années ? Quels ont été les effets de cette perte de soutien progressive sur l'attitude nord-coréenne ? La surenchère nord-coréenne est-elle liée à l'éloignement chinois ?

Jean-Vincent Brisset : La dégradation des rapports entre la Chine et la Corée du Nord ne date pas de quelques années, mais est ancienne. En 1950-1951, lorsque la Chine a envoyé des millions de volontaires chinois, pas toujours très volontaires d’ailleurs, se battre en Corée du Nord contre les forces de l'ONU, l'alliance entre les deux pays était très forte, à tel point qu’elle s'était par la suite concrétisée par la signature d'un traité. Puis, petit à petit, les liens se sont distendus notamment après la mort de Mao en 1976. La Chine ne voulait plus entretenir des relations avec Kim Il-sung dont la dictature exerçait une emprise totale sur le peuple nord-coréen. Par ailleurs, au fur et à mesure que la Corée du Nord s’est enfoncée dans la pauvreté et la misère et que la Chine s’est développée en utilisant des méthodes pas franchement communistes, les deux pays se sont éloignés. Aujourd’hui, leur relation se réduit à une fourniture d'aide très limitée par la Chine à la Corée du Nord afin d'empêcher le pays de mourir de faim et de froid.

La perte du soutien chinois s’est fait de façon progressive et non brutalement.  Par exemple, lorsque les premières sanctions ont été décrétées par la résolution de l'ONU en 2006, la Chine avait indiqué qu'elle appliquerait les sanctions mais qu'elle ne contrôlerait pas les cargaisons sur les bateaux nord-coréens afin de ne pas mettre de l'huile sur le feu. Mais la situation est en train de changer comme on le voit aujourd’hui : suite au lancement de la fusée nord-coréenne, Pékin a condamné Pyongyang sans discuter dimanche lors du vote du conseil de sécurité de l'ONU, même si ce vote n'a pas une grande importance sur le plan politique.

J'insiste sur le fait qu'on ne peut pas parler d'alliance entre la Chine et la Corée du Nord : une alliance militaire suppose que deux pays travaillent ensemble et interagissent, ce qui n'est absolument pas le cas de Pékin et Pyongyang. On ne peut pas parler non plus de soutien diplomatique, même si quelques dérapages ont eu lieu comme on l'a constaté lors du défilé militaire nord-coréen au cours duquel des camions en provenance de Chine ont été vus. Ces dérapages sur des exportations de matériel militaire restent néanmoins très limités. 

Il est certain que la Corée du Nord continue à agiter sa capacité de nuisance et à faire du chantage pour maintenir son fonctionnement et bénéficier de l'aide de la Chine.

En quoi les gesticulations et les menaces nucléaires nord-coréennes pénalisent les intérêts de la Chine ?

Là aussi, il s'est passé quelque chose d'assez étrange. Lorsque la Chine s’est rendue aux négociations multilatérales sur la Corée du Nord, elle s'est présentée comme étant capable de communiquer avec la dictature nord-coréenne et donc de jouer un rôle prépondérant dans les négociations. Mais la Chine s'est vite aperçue que d'une part, elle n'avait pas de canaux de communication et que d'autre part, le risque était plutôt de voir une péninsule coréenne réunie et entièrement dominée par Séoul, c’est-à-dire vu du côté de Pékin par les Américains. La Chine a donc intérêt à maintenir la Corée du Nord dans cette situation pour empêcher toute réunification avec la Corée du Sud. Ça ne coûte pas grand chose à la Chine de donner une image de pays responsable vis-à-vis de la Corée du Nord parce que, de toute façon, la position de la Chine consiste uniquement à maintenir suffisamment la tête de la Corée du Nord hors de l'eau de façon à ce qu'elle n'implose pas mais aussi de façon à ce qu'elle reste désunie avec la Corée du Sud.

Les voies de la négociation, des pressions politiques et des sanctions économiques n'ont permis aucune avancée, est-il encore possible d'entrevoir une issue au problème nord-coréen ?

Ça parait difficile. Toutefois, même si la Corée du Nord est un pays complètement exsangue, sa situation économique semble s’améliorer un peu sur certains points. Elle ne va pas pouvoir échapper à une ouverture sur le monde extérieur, mais il faudra voir comment cette ouverture sera gérée d'autant plus que la volonté de réunification qui était au cœur de la politique du gouvernement sud-coréen ces dernières années, à l'instar de ce qui se passe à Taiwan ou encore de ce qui aurait pu se passer en Allemagne, est en train de s'émousser. Pour que la réunification ait lieu, il faudrait que les jeunes générations soient intéressées. Or, les jeunes générations n’ont plus de contacts familiaux avec les Coréens situés de l'autre côté. De plus, ils ne ressentent pas ce désir d’appartenance à un même peuple qui transparaissait chez les Allemands et qui habitaient autrefois les Chinois de Taiwan et les Sud-Coréens. De nombreux jeunes Coréens se désintéressent et se satisfont de la situation. Par ailleurs, la Corée du Sud est effrayée par le prix de la réunification de l'Allemagne et elle estime que compte tenu du fait qu'elle est loin d'être un pays aussi riche que l'Allemagne, elle ne peut pas financer la réunification. En effet, la Corée du Nord représente la moitié de la Corée du Sud en termes de taille mais la pauvreté y est absolue, une réunification imposerait donc de partager. Or, la Corée du Sud n'est pas aussi riche qu'on le pense.

La Chine pourrait-elle à terme rompre totalement avec la Corée du Nord ? Quelles seraient les conséquences d'une telle décision ?

Si la Chine lâchait complètement la Corée du Nord, elle prendrait le risque de laisser mourir de faim la population nord-coréenne et de provoquer des flux de réfugiés. Il est donc dans son intérêt d’éviter à tout prix une explosion de la Corée du Nord. On peut raisonnablement envisager que la Chine continue à maintenir la tête de la Corée du Nord hors de l'eau. L'aide chinoise continuera à être une aide a minima. Par ailleurs, la Chine peut utiliser la Corée du Nord comme sous-traitant pour des fabrications, ce qui lui permettrait de bénéficier d'une main d'œuvre bon marché, de se débarrasser d'un certain nombre de productions ; cela permettrait par ailleurs à la Corée du Nord de se relever légèrement sur le plan économique et donc d'être moins dépendante de l'aide chinoise. Ainsi, des stratégies gagnant-gagnant semblent être en train de se mettre en place entre la Chine et la Corée du Nord.

Propos recueillis par Emilia Capitaine

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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