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Pourquoi la suppression des notes sur 20 et le nouveau système d'évaluation voulu par l'éducation nationale n'est pas la solution ?

Publié le 09 janvier 2016
SOS éducation dénonce la disparition des notes sur 20 à l'école primaire et au brevet des collèges annoncée par le ministère de l'Education Nationale dans un décret publié le 31 décembre. Cette mesure parait pour beaucoup comme une illusion crée par le gouvernement.
Jean-Paul Mongin
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Jean-Paul Mongin est délégué général de SOS éducation depuis 2014. Il est également à l'origine de la création en 2009/2010 de la maison d'édition Les Petits Platons, livre philosophique pour enfants traduits dans une quinzaine de langues. 
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Pierre Duriot
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Pierre Duriot est enseignant du primaire.Il s’est intéressé à la posture des enfants face au métier d’élève, a travaillé à la fois sur la prévention de la difficulté scolaire à l’école maternelle et sur les questions d’éducation, directement avec les...
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SOS éducation dénonce la disparition des notes sur 20 à l'école primaire et au brevet des collèges annoncée par le ministère de l'Education Nationale dans un décret publié le 31 décembre. Cette mesure parait pour beaucoup comme une illusion crée par le gouvernement.

Atlantico : De manière générale, ce nouveau système de notation met-il en péril le système d'évaluation de l'école primaire en France ? Quels sont ses avantages et ses inconvénients ? 

Pierre Duriot : Un médecin devant un malade fiévreux, décide de changer son vieux thermomètre à mercure et d'en prendre un à affichage digital. Cela ne guérira pas la maladie et n'améliorera pas le sort du malade, ni la compétence du médecin. Voilà à quoi pourrait s'apparenter cette mesure. Si on veut continuer la comparaison, dans le système scolaire qui est visé, le malade, l'élève donc, souffrirait de l'insuffisance de connaissances et de compétences que mettent en évidence les enquêtes internationales. Elles constatent le niveau de la France, située dans le ventre mou du classement, mais également la baisse régulière de ce niveau, voici quelques années en français et dans les disciplines attenantes à la langue, mais aussi, désormais, en mathématique, discipline dans laquelle les élèves affichent des performances tenant plus des items mécaniques que de la réussite dans les situations problèmes. Le changement de l'échelle de notation n'est donc, dans les deux cas, d'aucune utilité et vise à côté de la cible. Il n'est, une fois de plus, que le révélateur de l'obsession de ce gouvernement qui ne concerne ni le niveau scolaire, ni la formation des professeurs, mais le confort des élèves et des parents électeurs et la préservation de leur amour propre.

Jean-Paul Mongin (Sos éducation): D’une manière générale, nous considérons qu’il est complètement absurde que depuis son bureau de la rue de Grenelle à Paris, un ministre de l’Education décide que dans telle petite école de Saint-Flour il faut appliquer tel système de notation. Le système de notation doit être cohérent avec un projet pédagogique porté par une équipe de professeurs et qui est un projet d’établissement. Le problème principal est celui de la centralisation extrême du ministère de l’Education Nationale qui ne laisse presque aucune autonomie aux acteurs de la réussite scolaire. 

Ensuite, sur la question de la notation chiffrée, on observe depuis plusieurs années qu’il y a une dégradation telle du niveau des élèves, que la seule ressource politique est de « casser le thermomètre ». On évalue les élèves avec des « smileys » au lieu de les mettre en face de la réalité de leur situation. Cette tendance, qui s’exprimait déjà sous les précédents gouvernements, de remplacer des systèmes de notations imparfaits, mais qui ont au moins le mérite d’être lisibles, par la pseudo-évaluation d’une myriade de compétences que les professeurs remplissent au doigt mouillé et que les parents ne savent pas déchiffrer, nous semble très inquiétante.

Il y a enfin un problème de contradiction du discours politique. En février dernier, Najat Vallaud-Belkacem parlait de restaurer l’autorité à l’école, de mettre l’accent sur la maitrise des fondamentaux et de la langue française, en s’engageant à ne pas supprimer les notes. Quelques mois plus tard, elle publie un décret qui dit l’inverse. Or pour que les politiques éducatives aient un effet elles doivent se projeter sur le long terme. Quel que soit le contenu des incessantes réformes introduites par les éphémères ministres de l’Education nationale, c’est avant tout leur manque de cohérence qui pose problème.

Cette disparition des notes de 0 à 20 présente-t-elle un risque pour les élèves du primaire ? Pour les parents d'élèves ? 

Pierre Duriot : Il faut se remettre dans l'objectif de la notation : la mesure d'une performance scolaire à un instant donné, sur un éventail de questions et de compétences censé avoir été acquis. Pour des raisons d'éducation très actuelles, d'idéologie et de considérations électorales, il a été décrété que la note, la mauvaise note, la seule qui pose problème, pouvait avoir un effet traumatisant. Parce que cette fameuse note est perçue comme une évaluation de la valeur de l'élève et plus loin, de la valeur éducative de ses parents et non plus comme une considération portée au seul devoir. Pour les élèves, le risque est de créer de l'illusion en diluant un verdict bien compris dans une définition que tout le monde pourra toujours interpréter de la manière qui l'arrange : ainsi la « maîtrise insuffisante » pourra devenir « c'est presque ça », donc finalement « ça va », pas si mal que ça. Pour les parents d'élèves investis, on va changer les repères qui leur parlent, changer les cadres et sans doute désamorcer, pour certains, la brutalité d'un 02/20 muté en « maîtrise insuffisante », ce qui en matière de correction politique fait toujours meilleur effet. Pour les bons élèves, rien ne va changer : quelqu'un s'est-il déjà plaint d'une bonne note ? 

Jean-Paul Mongin : Même si vous infligez aux élèves un système d’évaluation supposément « bienveillant » qui dit que tout le monde se trouve « en cours d’acquisition » de compétences, les enfants vont reconstituer des moyennes et se comparer les uns aux autres. La démarche de l’évaluation n’est pas quelque chose que les adultes imposent comme une violence aux enfants. Il la pratiquent spontanément, bien au-delà du cadre scolaire. 

Derrière cette entreprise de disqualification de la notation chiffrée, il y a l’idée profondément fausse que les notes seraient un instrument d’humiliation que des professeurs sadiques utiliseraient pour mettre la tête sous l’eau des enfants en difficulté. Or l’immense majorité des professeurs fait évidemment la distinction entre le travail de l’élève qu’ils évaluent, et la dignité de sa personne. Et pratiquent une notation bienveillante, visant à encourager les progrès. Ne plus valoriser un élève par une bonne note ou refuser de dire à un gamin qu’il doit se ressaisir revient à manquer au devoir éducatif le plus fondamental. Je ne suis pas hostile à ce qu’on invente d’autres manières d’évaluer mais il faut que cela vienne du terrain, d’une réflexion articulée à un projet pédagogique local. 

Ce système d'évaluation s'appliquera également au brevet des collèges de 3ème. SOS éducation estime que le brevet des collèges devient par conséquent encore plus dépourvu de sens. Est ce vraiment préjudiciable pour ce premier test avant le baccalauréat ? 

Pierre Duriot : « Dépourvu de sens », c'est bien l'effet recherché, dans un contexte où se confondent égalité des chances et égalité des résultats et qui présuppose que tous les élèves sont égaux. Or ils ne le sont pas, de par leurs patrimoines génétiques, par leurs environnements familiaux, leurs cultures, etc... on verse dans l'égalité idéologique, donc dans l'égalitarisme. SOS éducation estime avec juste raison qu'il s'agit d'un « floutage » bienveillant de l'évaluation destiné à donner l'impression que l'échec n'est pas si cuisant et que finalement, l'élève peut continuer sa scolarité étant donné qu'au final, les parents peuvent toujours s'opposer à toute forme de sélection par l'orientation. Sauf qu'un élève maintenu coûte que coûte dans une filière pour laquelle il n'a pas la carrure va plus souffrir de l'école qu'en tirer bénéfice. Sans compter que cela ne sert en rien les objectifs réels : augmenter le niveau moyen des élèves et éviter que nombre d'entre eux ne sortent du système scolaire sans qualification.

 

Jean-Paul Mongin : Le problème du brevet des collèges, comme celui du baccalauréat, est au fond que le ministère de l’Education Nationale est juge et parti : il évalue la performance d’un enseignement qu’il a lui même délivré. Nous sommes ainsi progressivement entrés dans ce cercle infernal où il faut tous les ans augmenter de 0,2% le taux de réussite, et où nombre de bacheliers se trouvent en réalité en situation d’illettrisme. Le réveil à Pôle Emploi est généralement brutal.


Sur une copie que vous notiez de 0 à 20, malgré tous les biais imputables aux instructions officieuses dispensées dans les « commissions d’harmonisation », vous aviez la possibilité de distinguer un très bon travail d’un travail médiocre. Le nouveau système au brevet des collèges évaluera de manière transversale, sur seulement quatre échelons, des compétences qui posent ce même problème de lisibilité. Il ne faut pas se leurrer : aujourd’hui, même les élèves qui n’ont pas leur brevet passent en seconde générale ou technologique. Mais le nouveau décret sur l’évaluation officialise qu’il n’est plus nécessaire d’avoir 10 de moyenne pour poursuivre ses études secondaires. Donc il n’y a plus aucun sens à cet examen.

Quelle serait selon vous la meilleure politique éducative à adopter pour l'école primaire ?  

Pierre Duriot : Les pendants de la notation sont l'explication et la remédiation. Faire le point avec l'élève sur les raisons de sa mauvaise note, elles peuvent être de plusieurs ordres, son travail, son attitude, ses capacités... et envisager avec lui des méthodes pour élever la note en question la fois d'après. Cela nécessite que les choses soient dites clairement aux élèves et aux parents et que les profs aient les qualifications requises pour mettre en œuvre des solutions pédagogiques permettant l'amélioration, le tout avec la reconnaissance, l'accord et la caution des parents. Les solutions passent par la collaboration des adultes, la formation des professeurs et l'adaptation des parcours scolaires. A cet effet, il importerait de ne pas maintenir à toute force un élève dans un parcours général pour lequel il n'a aucune appétence ou capacité. On semble aujourd'hui redécouvrir les bienfaits de l'apprentissage et de l'alternance : il n'est jamais trop tard. Pour les professeurs, il a été choisi d'augmenter le niveau de diplôme requis pour se présenter au concours de professeur de école, mais cela n'équivaut en aucun cas à un gage de maîtrise professionnelle. Il faut donc remettre en selle des formations initiales et continues dignes de ce nom. Egalement, adapter les effectifs et les contenus aux publics d'élèves rencontrés, ne pas se voiler la face sur les différences de capacités entre les élèves et réfléchir à des systèmes permettant de les compenser. Cela se fait, ponctuellement, dans des initiatives souvent locales et ça marche. Sortir de la vision idéologique et égalitariste de l'école, remettre travail et discipline au centre du système en lieu et place de l'enfant-élève, devraient s'avérer plus rentables à long terme qu'un changement de thermomètre. Pour l'heure le système se préoccupe plus d'éducation et d'idéologie que d'instruction.

 

 

Jean-Paul Mongin : Pour l’ensemble du système éducatif je pense que la véritable réforme passera par la responsabilisation des acteurs. Il faut absolument construire des indicateurs qui permettent d’évaluer de manière transparente la performance pédagogique d’une équipe. Par exemple en mettant en place un test de déchiffrage pour savoir que dans telle ou telle école, à population comparable, les enseignants apprennent bien à lire aux enfants. Aujourd’hui personne n’a la lecture de ces statistiques. Celles qui remontent au niveau rectoral et montrent que l’illettrisme est en progression, ne disent pas où cela fonctionne et où ça ne fonctionne pas. En tant que parent d’élève, vous ne pouvez pas savoir si votre enfant est dans une école qui remplit sa mission. Je trouve cela scandaleux.

Il faut impliquer aussi les parents dans l’amélioration des écoles, en leur permettant véritablement d’exercer un choix éclairé. Le système de la carte scolaire est profondément déresponsabilisant : on envoie un enfant dans une école considérée comme un simple service administratif. Cela repose sur cette fiction d’un enseignement unique dispensé sur tout le territoire à des élèves identiques par des professeurs substituables : quiconque a visité trois établissements en France sait que ce n’est pas vrai ! Les parents sont en droit, en tant que premiers éducateurs de leurs enfants, de choisir un établissement efficace avec une pédagogie adaptée à leur enfant, en toute connaissance de cause. Charge au ministère de mettre plus de moyens là où il y a de plus grands besoins. 

Enfin, il faut une responsabilisation des chefs d’établissement, puisque ce sont eux qui sont véritablement à l’articulation entre l’administration de l’Education Nationale et les équipes enseignantes sur le terrain. Ils doivent être les garants de la réussite scolaire des élèves qui leur sont confiés. Mais aujourd’hui dans les écoles primaires publiques ils n’ont même pas de statut ! Et dans le secondaire, ils ne peuvent pas recruter leur équipe pédagogique. On les contraint tellement sur les moyens, alors comment leur demander des résultats ? Une véritable réforme de l’éducation passera par une refonte de la gouvernance et la déconcentration du système éducatif, bien avant de s’enfermer dans des querelles picrocholines sur la notation. 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (5)
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PhloxxX
- 21/01/2016 - 05:33
Système totalitaire
"on verse dans l'égalité idéologique, donc dans l'égalitarisme", autant dire dans le totalitarisme des plus grand régimes communistes passés.
vangog
- 10/01/2016 - 05:26
Ah, parceque le but, c'est l'amour propre des parents????
On croit rêver, devant une telle naïveté gauchiste! Afin de ne pas "stigmatiser" les pauvres parents de rejetons mal notés, ces connards de gauchistes préfèrent retirer les notes et s'offrir une bonne conscience de médiocres...Comment savoir, alors, si le rejeton progresse, et comment lui donner envie de progresser, sans notes? Peu importe! Car le nivellement gauchiste par le bas a décidé de supprimer purement et simplement le mérite, cet archaïsme petit-bourgeois anti-social et anti-conscience de masse...ainsi en a décidé le comité central des khmers rouges qui dirigent l'éducation irrationnelle!
Gordion
- 09/01/2016 - 15:44
Egalitarisme
C'est le nivellement par le bas, comme dans tous les domaines. Et ce n'est que la continuité de ce que l'opposition d'aujourd'hui voulait à l'époque ...Rappelons-nous les objectifs de M.Pasqua - objectif de 85% de réussite au bac. (On y est). Il faut bien commencer à supprimer les marqueurs discriminants pour arriver à cette ânerie biologique, en parallèle on abaissera le niveau des programmes et des examens, et on instruira les correcteurs à faire preuve de clémence, et on triturera l'écart-type des statistiques dans le bon sens.

Comme nous sommes tous égaux, il faut bien que tout le monde ait son bac, non? Quel vrai démocrate progressiste pourrait dire le contraire?

Une sélection à l'entrée en université, vous voulez rire? Supprimons par contre ce qui marche, les classes préparatoires, symbole de l'élitisme eugéniste fasciste.

On gardera par contre les écoles privées, c'est là où les enfants des bobos de la gauche internationaliste et libertaire envoie ses enfants.