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Turquie : ce que la victoire d’Erdogan pourrait engendrer de bon et de mauvais pour l’Europe

Publié le 03 novembre 2015
En Turquie, l'AKP d'Erdogan a remporté une large victoire, puisque le Président a retrouvé la majorité absolue au Parlement, à la suite des élections législatives turques. Des tensions ont éclaté dans le pays, et la Turquie n'est pas la seule concernée par cette victoire.
Laurent Leylekian est analyste politique, spécialiste de la Turquie.
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En Turquie, l'AKP d'Erdogan a remporté une large victoire, puisque le Président a retrouvé la majorité absolue au Parlement, à la suite des élections législatives turques. Des tensions ont éclaté dans le pays, et la Turquie n'est pas la seule concernée par cette victoire.

Atlantico : La victoire de M. Erdogan constitue-t-elle une bonne nouvelle pour l'Europe ?

Laurent Leylekian : La nouvelle a été bien accueillie par l'Union européenne, même si les observateurs des élections – notamment la mission de l'OSCE – ont été critiques sur la campagne de violence qui a précédé les élections et sur le non accès équitable aux médias. S'il ne fait aucun doute que l'AKP reste la première force du pays et qu'Erdogan aurait de toute façon remporté ces élections, la majorité absolue n'aurait peut-être pas été atteinte sans ces fraudes.

Je ne pense pas que cette victoire règle le cas de la Turquie de manière définitive. Certes, l'AKP dépasse le nombre de sièges nécessaires pour avoir la majorité absolue, mais il n'obtient pas le nombre de voix nécessaires pour mettre en place un référendum sur le changement de constitution comme il le souhaitait. Erdogan n'a donc pas obtenu ce qu'il voulait. Il a simplement réussi à rétablir la situation telle qu'elle existait précédemment : une majorité de la population est désormais islamiste et les autres forces politiques n'ont pas été réduites à néant. Dans de telles circonstances, je pense que l'instabilité politique du pays risque de se poursuivre.

En revanche, pour les milieux d'affaires, avoir une Turquie avec une majorité claire – et donc une certaine stabilité – présente un grand intérêt. D'ailleurs la Bourse a réagi à la hausse - même si cette victoire a été obtenue dans des conditions honteuses. La livre turque a fortement rebondi face à l'euro et au dollar. Ce qui intéresse les milieux d'affaires, c'est la stabilité politique - même si c'est un pouvoir autoritaire.

A partir de là, l'Europe va-t-elle pouvoir construire quelque chose avec la Turquie ?

L'Europe compte sur la Turquie pour endiguer le flot des réfugiés. Mais je ne crois pas qu'elle en fera davantage. La Turquie est dans une situation trop instable. L'Europe elle-même traverse une période de trop grande faiblesse pour reprendre des négociations d'adhésion avec la Turquie. L'Europe est trop divisée et elle a trop à faire. Je suis d'ailleurs intimement persuadé que cela n'intéresse pas le parti au pouvoir en Turquie.

Les relations entre la Turquie et l'Union européenne vont rester à mon avis telles qu'elles étaient jusqu'à présent avec un faux processus d'adhésion qui ne débouchera sur rien. Quand on regarde aujourd'hui l'Union douanière qu'il y a avec la Turquie, l'adhésion ne changerait pas grand chose. Les Turcs ont déjà quasiment un accès libre à l'Union européenne. Dans ce cas, cela relèverait donc davantage du symbolique qu'autre chose.

Qu'il s'agisse de la crise des migrants ou de l'Etat Islamique, il semble que la Turquie joue un double jeu vis-à-vis de l'Europe. Cette élection va-t-elle changer quelque chose ?

Je pense que ça va continuer. Car j'ai le sentiment que nous assistons, au-delà de la Turquie, à un affaiblissement des Etats-nation et à un retour des féodalités. Cela concerne particulièrement le Proche-Orient – notamment la Turquie, la Syrie, l'Irak et peut-être même demain la péninsule arabique. On a assisté par exemple à une "pakistanisation" de la Turquie. On voit aussi que l'Etat Islamique opère désormais en Turquie – peut-être même avec la complicité de personnes proches du pouvoir. Les Etats contrôlent des zones de plus en plus faibles de leur territoire théorique. C'est une gradation progressive : les frontières deviennent floues, les entités ne sont plus séparées.

Si vous regardez une carte du XVème ou du XVIème siècle, avant que l'Empire Ottoman n'assoie un pouvoir fort, - c'est-à-dire un pouvoir central qui rétablisse un semblant d'ordre -, dans l'Est de la Turquie et dans le Nord de la Syrie se trouvaient de nombreux califats et d'émirats plus ou moins religieux et plus ou moins tribaux. Le chaos au Proche-Orient qui se répand actuellement en Turquie nous amène à cette situation qui a succédé à la chute l'Empire byzantin, avant que les Ottomans n'assoient leur pouvoir.

Ainsi, il est à craindre que la guerre aux frontières de la Turquie ne déborde et ne contamine la Turquie elle-même. Et cela d'autant plus que le "débat politique" a été très violent et qu'il amène à une fragmentation féodale de l'espace Proche-Oriental.

Cela signifie-t-il que la Turquie de M. Erdogan soit en train d'opérer un véritable repositionnement sur la scène politico-stratégique ?

Avec Erdogan, l'Etat turc ne se conçoit plus aujourd'hui comme une puissance d'ordre secondaire – comme un Etat client de l'Union européenne ou un Etat allié des Etats-Unis. La Turquie se veut un Etat à part entière qui joue sa partition indépendamment de l'Union européenne, des Etats-Unis ou de la Russie. Ce repositionnement ne se veut certainement pas bienveillant vis-à-vis de l'Union Européenne. Il s'agit d'un repositionnement autonome : la Turquie pourra s'allier avec l'Union européenne lorsque cela l'intéressera. Mais son logiciel de base est islamiste.

Dans ce contexte, dans quelle mesure la crise des migrants constitue-t-elle un "atout" pour la Turquie de M. Erdogan ?

Cette Turquie islamiste a tout intérêt à avoir des Etats européens les plus faibles possibles, et donc à favoriser un chaos migratoire en Europe avec une forte proportion de musulmans et de Turcs en particulier en France et en Allemagne pour pouvoir y influer sur le débat public. Je pense que la Turquie va jouer cette partition : elle va continuer à organiser l'afflux de réfugiés proche-orientaux en Europe. Elle y a tout intérêt à double titre. D'abord, cela permet d'affaiblir les Etats européens. Cela lui permet aussi de se débarrasser d'un fardeau que sont ces 2 millions de Syriens et d'Irakiens qui sont sur son territoire actuellement.

Le régime d'Erdogan est un régime fort, certes. Mais c'est un régime islamiste. La Turquie est un Etat plus fort que la Syrie. Donc il n'a pas eu besoin pour l'instant de recourir aux mêmes expédients que Bachar Al Assad face à sa population. Mais je suis personnellement convaincu que si elle en avait besoin elle le ferait sans aucune hésitation. Il s'agit selon moi d'Etats aux genèses comparables et aux comportements politiques comparables. Ce ne sont pas des pays pacifiés. 

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