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Macron président ? L’étrange bulle sondagière qui se construit autour du ministre de l’Economie
Publié le 23 octobre 2015
Selon un sondage Odoxa publié jeudi 22 octobre 2015, les idées portées par Emmanuel Macron sont plébiscitées par deux tiers des Français. 43% d'entre eux estiment que le ministre ferait également un bon président de la République, un niveau non négligeable, et qui se retrouve aussi bien chez les sympathisants de droite que ceux de gauche.
Jean-Sébastien Ferjou est l'un des fondateurs d'Atlantico dont il est aussi le directeur de la publication. Il a notamment travaillé à LCI, pour TF1 et fait de la production télévisuelle.
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Eddy Fougier est politologue, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Spécialiste des mouvements de contestation de la mondialisation, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur ces thèmes : Dictionnaire...
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Jean-Sébastien Ferjou
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Selon un sondage Odoxa publié jeudi 22 octobre 2015, les idées portées par Emmanuel Macron sont plébiscitées par deux tiers des Français. 43% d'entre eux estiment que le ministre ferait également un bon président de la République, un niveau non négligeable, et qui se retrouve aussi bien chez les sympathisants de droite que ceux de gauche.

Atlantico : Quelle est la nature de cette adhésion, est-elle une adhésion profonde ?

Jean-Sébastien Ferjou : Quelles que soient les qualités d'Emmanuel Macron, et indéniablement il en a, le phénomène actuel reste essentiellement une construction médiatique dans la mesure où l'on tire des conclusions sur sa popularité "absolue" et sa "présidentiabilité" à partir de l'appréciation par les Français de propositions partielles, dans le sens où elles ne portent que sur quelques domaines économiques et non sur une vision globale de ce que pourrait être son positionnement politique.

Certes, on observe que les Français sont d'accord avec les idées avancées par Emmanuel Macron récemment sur les 35 heures, le travail le dimanche ou la fonction publique mais le sont-ils parce que c'est lui qui le dit ou parce qu'ils étaient de toute façon favorables à ces idées ? En l'occurence, les sondages le montrent bien, il se trouve que c'est plus Emmanuel Macron qui est sur la même longueur d'onde que les Français que l'inverse... leur avis était déjà le même avant que le ministre de l'Economie ne prenne position dessus. Et ça, ça n'est pas la même chose que de réussir à faire bouger les lignes au sein de l'opinion française ni de porter des propositions nouvelles qui seraient ensuite approuvées par les électeurs. Or le vrai leader politique, c'est celui qui est capable d'emmener l'opinion quelque part, de la convaincre de la nécessité de se remettre en cause. Emmanuel Macron aurait-il ce potentiel là sur un électorat de gauche ?

Les sondages sur la popularité d'Emmanuel Macron et le fait qu'il pourrait ou pas faire un bon président de la République ne sont donc pas vraiment le révélateur d'un phénomène politique profond en tant que tel. Ils sont en revanche intéressants pour ce qu'ils disent de l'évolution de la société française : la popularité du ministre de l'Economie après les polémiques que ses propos ont provoqué au sein de la gauche montre que les Français sont effectivement moins allergiques au libéralisme qu'ils ne l'étaient ; pas d'ailleurs parce qu'ils se seraient "convertis" mais plutôt parce qu'ils ne croient plus en l'Etat. Et qu'une certaine gauche, de Martine Aubry à Julien Dray, qui faisait au locataire de Bercy des procès en "trahison" du dogme ou en inefficacité électorale se trompe assez largement sur l'état de l'opinion. 

Cela étant, quelle que soit la popularité des propositions du ministre de l'économie et même si elles braquent moins les Français, y compris de gauche, que ne le redoutent certains responsables socialistes, il paraît difficile de tirer des conclusions sur le potentiel politique véritable de Monsieur Macron. On commence à se poser la question de la présidentiabilité du jeune ministre venu de la banque alors qu'il tient essentiellement des propos d'ordre économique et en l'ayant très peu entendu sur les sujets de société tels la GPA ou la réforme de l'école qui conservent probablement plus de sens si on raisonne en termes de clivage droite gauche. Et pour qu'un sondage sur le potentiel électoral national d'Emmanuel Macron ait véritablement du sens, il faudrait que les Français sachent à quoi s'en tenir sur l'ensemble de son positionnement politique avant de se prononcer : est-il en faveur de l'apprentissage du latin et du grec ? Quelle est sa position sur le dossier syrien, que pense-t-il des manifestations de policiers et de gardiens de la paix ou de la politique pénale de Christiane Taubira et les problèmes récents d'application des peines ? Pour l'instant, le grand public n'a pas entendu Emmanuel Macron sur ces grands sujets qu'il devrait pourtant nécessairement aborder en cas de campagne présidentielle ou même de primaire à gauche s'il devait y en avoir une.

Eddy Fougier : Il est vrai qu'arriver à un résultat de 43%, pour une personnalité qui n'est entré dans l'arène que depuis un an est en soi une performance. Mais en même temps, il est probablement trop tôt pour être considéré comme un potentiel Président de la République. Deuxièmement, il défend l'idée qu'il ne faut pas être élu pour se frotter au terrain, et aux vrais citoyens, qu'il avait par ailleurs qualifiés pour certains d'entre-eux d' "illettrés"... Ceci dit avec le temps, il devra un peu se polir, or ce qui plaît chez Emmanuel Macron c'est sa liberté de parole. C'est en cela qu'il a un vrai avantage par rapport à ses concurrents, par rapport à un discours ultra formaté chez les politiques en général, et chez les gouvernants en particulier. De là à en conclure que c'est un homme politique présidentiable, c'est aller un peu vite en besogne. Quand il aura été Premier ministre, député, qu'il y aura un ancrage, la situation sera peut-être différente.

On a pu voir sur un tout autre registre une "juppé-mania", puisque le candidat aux primaires des Républicains a beaucoup fait les Unes des journaux ces derniers temps. Nous sommes en réalité dans un creux, les politiques et les médias n'ont pas beaucoup de grain à moudre. Simone Veil, Michel Rocard, Edouard Balladur... Cela fait partie du jeu de voir des personnes adulées dans les sondages. Pour autant, cela n'a pas été concluant dans les urnes. Il y a trois personnalités politiques différentes : celles qui sont populaires dans les sondages, celles qui gagnent des élections, et celles qui sont crédibles. Et ce ne sont pas toujours les mêmes. Simone Veil a toujours été très haut dans les sondages mais n'a jamais remporté une élection. Jacques Chirac a été Président de la République sans avoir été perçu comme un bon gestionnaire etc.

Qu'est-ce qui pourrait lui manquer pour remporter une véritable adhésion, devenir un leader politique ?

Jean-Sébastien Ferjou : Au-delà de l'expression d'une vision globale pour le pays (qu'il a certainement mais qu'il n'a pas été amené à révéler) il lui manque pour l'instant deux choses : un ancrage fort au sein d'un parti et/ou d'une famille politique d'une part, le fait d'apparaître comme un homme d'action et pas simplement comme un trublion médiatique d'autre part.

Sur l'ancrage au sein d'un camp, Emmanuel Macron semble considérer que le circuit traditionnel menant à une élection présidentielle, c'est-à-dire le militantisme au sein d'un parti politique et le passage par des élections préalables serait un circuit dépassé. Le ministre de l'économie le rappelait récemment, il n'a aucune intention d'être candidat pour les législatives de 2017. Pour autant, personne n'a jamais été élu à la présidence de la République sans s'être soumis au suffrage universel dans des élections de moindre portée au préalable. Personne n'a jamais été capable non plus d'avoir un destin national sans être porté par le réseau qu'offre un parti politique. Un parti est capable de mobiliser les électeurs, d'organiser une campagne... Pour l'instant Emmanuel Macron est un homme seul. Et il est loin d'être le premier à avoir été mis dans une position de premier plan par la seule grâce d'un président de la République qui croyait en lui. Aucun de ceux étant passés par cette case-là n'a réussi une carrière ultérieure sans s'imposer au sein d'un parti. A supposer qu'il prenne comme modèle Valéry Giscard d'Estaing, c'est-à-dire un des hommes les moins attachés à un parti de la Vème République au moment de son accession à l'Elysée, il ne doit pas oublier que celui-ci avait malgré tout pu compter sur la FNRI pour imposer sa candidature et su manoeuvrer pour entraîner dans son sillage les gaullistes déçu de l'état de leur parti en 1974.

Au-delà du défi d'être hors-parti, Emmanuel Macron doit aussi gérer une popularité qui se situe aussi bien à droite qu'à gauche et même un peu plus à droite qu'à gauche. Or, sauf exploit et quelles que soient les pulsions de "donnons-nous-tous-la-main-et-réformons-le-pays-en-choeur" d'un certain nombre de commentateurs politiques, c'est toujours une faiblesse de plaire plus au camp d'en face qu'au sien propre.

D'une certaine manière, l'enjeu pour Emmanuel Macron est de prouver s'il réussira à être le Michael Jackson des années Thriller (l'album le plus vendu de l'histoire), c'est-à-dire un artiste issu d'un univers musical et culturel noir qui réussit l'exploit du passage vers le tout public ; ou bien le Michael Jackson des années 2000 qui à force d'avoir la peau blanchie et de ne plus respecter aucun code culturel, finit par ne plus représenter rien pour personne, ni chez les Noirs, ni chez les Blancs, ni dans la société au sens large. Dit autrement, Emmanuel Macron est-il capable de déployer le génie politique qui lui permettrait de transcender la gauche et la droite pour se constituer un socle électoral entièrement nouveau et défiant les clivages partisans traditionnels ou risque-t-il de ne mobiliser personne à force de ne pas respecter les codes politiques traditionnels des appartenances politiques en France ?

Autant dans le cas de Michael Jackson, il est possible de produire une musique qui plaîse indépendamment de la couleur de la peau de celui qui en est l'interprète ou de celui qui l'écoute, autant dans une élection française, on vote avant tout parce qu'on est de gauche ou de droite et parce que le candidat pour lequel on vote est clairement identifié comme leader de l'un de ces deux camps. Et c'est là qu'on en revient aux observations précédentes : quelles que soient ses déclarations sur le fait qu'il se sente de gauche, sa vision politique globale -et pas seulement économique- sera-t-elle considérée comme étant "suffisamment" de gauche par son camp ? Il y a aussi une bonne dose d'émotionnel dans les élections et si on vote pour partie en fonction de ses intérêts concrets, on vote aussi largement pour respecter l'idée qu'on se fait de soi-même.

Au-delà de l'ancrage dans un camp ou un parti, le deuxième grand enjeu pour Emmanuel Macron, c'est de ne pas être réduit à un ministère de la parole qui ne serait jamais suivie d'effet. C'est une chose de faire la Une des journaux qui font de lui une star médiatique parce qu'il fait figure de personnage hors norme à gauche. Mais qu'a-t-il fait qui puisse laisser penser que ses paroles se traduisent en action ? Là-dessus, le sondage Odoxa est très clair, 66% des Français considèrent qu'il s'inscrit dans le registre du beau parleur plutôt que dans l'action politique.

S'il peut se révéler habile de surfer sur la soif de renouveau des Français, il ne faut pas que ce renouveau se transforme en gadget médiatique ne faisant pas bouger d'un iota les clivages au sein du pays. Si Emmanuel Macron croit sincèrement à la nécessité d'un aggiornamento idéologique de la gauche, pourquoi ne mène-t-il pas ce combat là où il faut aussi le mener, à commencer par les rangs du parti socialiste ? Pourquoi ne pas avoir présenté de motion au congrès de Poitiers en juin dernier ? Toutes utiles qu'elles soient en matière de guerre culturelle, il y a un fossé entre les victoires médiatiques et les victoires politiques. En l'état actuel des choses, Emmanuel Macron a pu séduire par la liberté d'esprit dont témoignent ses propos. Seulement, séduire les patrons aux universités d'été du Medef, c'est bien mais quel bilan concret a-t-il à leur présenter ? 700 emplois créés par la loi Macron, après des mois entiers passés en débats parlementaires... C'est un peu faible.

Eddy Fougier : Clairement se confronter au terrain, et de mettre les mains dans le cambouis. Il est dénoncé pour ne pas avoir une parole qui est suivie d'effet. Il a besoin de se coller aux préoccupations quotidiennes des Français.

Qu'est-ce que le fait qu'il puisse obtenir des résultats aussi hauts peut dire de la demande politique actuelle ?

Jean-Sébastien Ferjou : Emmanuel Macron bénéficie du très fort rejet de la politique, du rejet de l'offre traditionnelle, et du fait que les Français ne semblent pas vouloir se résoudre au duel qui s'annonce entre François Hollande et Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé ; ou pour employer un néologisme au "truel" qui s'annonce entre François Hollande, Nicolas Sarkozy ou Alain Juppé et Marine Le Pen. Les médias et les Français cherchent en dehors des partis politiques traditionnels la parole politique qu'il leur manque. Il recueille pour partie les fruits de cet intérêt pour les personnalités hors-système.

Eddu Fougier : Lorsque l'on regarde à gauche, on peut observer que l'offre politique n'a pas été renouvelée depuis plusieurs années, tant en matière d'idées que de personnes. Les frondeurs se sont fait remarquer mais c'est bien peu, et on ne peut pas dire que leurs idées soient nouvelles. Et à droite, c'est le même constat que l'on peut faire. Je dirais donc que dans un temps gris, l'actuel ministre de l'Economie apparaît comme un rayon de soleil aux yeux des Français. Je remarque également que ce sont ses idées qui sont plébiscitées autant que sa personnalité. Et elles le sont aussi à droite, ce qui a tendance à ringardiser la parole de personnalités fortes comme Martine Aubry, qui défendent encore des totems délaissés par les Français comme les 35h.

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vangog
- 24/10/2015 - 00:55
Libéral, Macron?
Existe-t-il un paragraphe, dans sa loi, qui diminue la part de 56% de l'état PS dans le PIB français? Non! Il n'y a rien de plus difficile que d'être libéral dans un état rendu pléthorique par les UMPS, car il faut procéder par soustractions drastiques, après des dizaines d'années d'accumulations...très, très difficile! Impossible pour un gauchiste, quel qu'il soit...
Anouman
- 23/10/2015 - 19:22
Macron
Il serait temps que les gens s'intéressent moins aux personnes et plus à la cohérence de ce qu'ils disent.
D'un autre côté si on fait ça on risque la dépression si on est un peu fragile.
raslacoiffe
- 23/10/2015 - 18:02
D'accord avec Jurgio
Emmanuel Macron est la caution libérale de Hollande. Au moment où il pourrait être contraint par l'opinion publique de se placer plus au centre de l'échiquier politique, il s'en servira ou le cas contraire il le rejettera "la finance est mon ennemie".Valls qui lui avait dans un premier temps apporté cette caution est devenu un potentiel adversaire dangereux pour l'Audacieux. Quelques planches savonneuses "subtilement" envoyées par la caste élyséenne et notre Manuel matador a trébuché comme sa côte de popularité.
Merci aux contributeurs pour leur analyse.