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Faut-il quitter Marseille ? Cette "immigration-invasion" qui exaspère ses habitants
Publié le 09 août 2015
Les Marseillais sont angoissés car depuis quarante ou cinquante ans, ils hurlent dans le désert et ils ont désormais le sentiment que leur ville est en train de partir en « biberine » comme on dit sur le Vieux Port. Insécurité, immigration, chômage, pauvreté, saleté, trafics : les politiques promettent de se saisir de ces problèmes récurrents pour mieux éviter de les résoudre. Extrait de "Faut-il quitter Marseille ?", de José d'Arrigo, publié aux Editions de l'Artilleur (1/2).
José d'Arrigo a travaillé longtemps au Méridional et comme correspondant du Figaro et du Dauphiné libéré. Il enseigne aujourd'hui le journalisme et a écrit plusieurs ouvrages dont  Marseille Mafias (Toucan, 2013) et la seule biographie de Gaétan...
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José d'Arrigo a travaillé longtemps au Méridional et comme correspondant du Figaro et du Dauphiné libéré. Il enseigne aujourd'hui le journalisme et a écrit plusieurs ouvrages dont  Marseille Mafias (Toucan, 2013) et la seule biographie de Gaétan...
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Les Marseillais sont angoissés car depuis quarante ou cinquante ans, ils hurlent dans le désert et ils ont désormais le sentiment que leur ville est en train de partir en « biberine » comme on dit sur le Vieux Port. Insécurité, immigration, chômage, pauvreté, saleté, trafics : les politiques promettent de se saisir de ces problèmes récurrents pour mieux éviter de les résoudre. Extrait de "Faut-il quitter Marseille ?", de José d'Arrigo, publié aux Editions de l'Artilleur (1/2).

Au-delà des discours karchérisants, c’est « l’immigration-invasion » qui exaspère les Marseillais. Le mot est d’un ancien Président qui, ironie du sort, a lui-même signé avec la complicité du patronat français la fin programmée de l’identité française en décrétant le regroupement familial le 29 avril 1976. Marseille n’en peut plus de ces arrivées incessantes de gens venus d’ailleurs, fuyant certes la misère de leur pays, mais venant ici rajouter de la misère à la misère. Quand donc un député marseillais osera-t‑il monter à la tribune de l’Assemblée nationale pour brandir une bouteille pleine d’un litre d’eau en tentant de l’autre main d’y ajouter un second litre ? L’eau se répandrait partout dans l’hémicycle. Car une ville ne peut pas absorber plus d’immigrés qu’elle ne peut en contenir. C’est simple. C’est clair. Mais c’est impossible à comprendre pour nos adeptes forcenés du « mélangisme ».

Au-delà d’un certain seuil, l’immigration de peuplement et de remplacement ne peut pas être une richesse : elle est vécue comme une saturation et souvent comme un calvaire. Quand on a l’honnêteté de dire ce que l’on voit comme on le voit, on constate avec stupéfaction que Marseille n’est pas seulement une ville « cosmopolite » et cosmo-politiquement correcte, c’est une cité qui n’est peuplée que d’étrangers. Oui, pas d’exagération là-dedans.

Vous avez les « clandos » (les immigrés clandestins) dont le nombre est indéfinissable, c’est notre fameuse « démarque inconnue de la Canebière », les « encapuchés », les jeunes d’origine maghrébine ou africaine qui ne se sentent plus français et bafouent certaines lois de la République en sachant qu’ils risquent des « admonestations », « des rappels à l’ordre solennels », voire des « remontrances sévères », il y a aussi de drôles de loulous qui se promènent en BMW ou en Mercedes rutilantes sans justifier de la moindre ressource légale, il y a les « fatmas » qui trônent en pyjamas et babouches devant les écoles pour attendre la sortie de leur progéniture, il y a les silhouettes fantomatiques de femmes « Belphégors » qui hantent leurs quartiers drapées de noir ou de marron de pied en cap, il y a ceux qui se sentent binationaux et donc tirés à hue et à dia entre la France et l’Algérie, ils ont un pied en France, la tête en Algérie et leur coeur oscille entre les deux, il y a les immigrés patriotes qui savent ce qu’ils doivent à la France et sont prêts à se battre pour elle, il y a les « estrangers » du dehors, c’est-à- dire les Français venus d’autres régions, attirés par le soleil et la mer, mais qui s’en repartent souvent assez vite vers des brumes plus apaisantes, et puis il y a les Français de souche européenne, c’est-à- dire les anciens immigrés venus d’Italie, d’Espagne, de Pologne, du Portugal, d’Arménie ou de Grèce et qui se sont longtemps sentis parfaitement assimilés. Dans le langage « wesh-wesh » ou « ziva », ce sont les « céfrancs », les « faces de craie ».

Or, ces Européens se sentent de plus en plus étrangers à leur ville, car ils y éprouvent, à leur tour, un sentiment d’exclusion et d’abandon lié à la discrimination dite positive. C’est ainsi que Marseille est devenue au fil du temps, quoi qu’en disent les hurluberlus gauchistes, une redoutable machine à désintégrer après avoir été durant un siècle une ville d’immigration et d’assimilation à nulle autre pareille.

Extrait de "Faut-il quitter Marseille ?", de José d'Arrigo, publié aux Editions de l'Artilleur, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici.

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winnie
- 11/08/2015 - 12:07
Ca c'est sure
quand on vote Samia Ghali ,ou Menucci ou autres Guérini il faut pas s'attendre a la fermeté et c'est l'effet boule de neige ,les immigrés d'origines votent pour un fils d'immigré et attendant en retour a des compensations , qui leur sont données en récompense de leurs votes. On est dans un e belle merde ! Et ne comptont pas sur la droite qui est bien contente de leur mettre le nez dans leur propre caca
vangog
- 11/08/2015 - 01:14
@u Monde collabo, je préfère nettement Valeurs actuelles
et M.Tribalat, qui n'est jamais invitée par les journalistes dhimmis..."Comment expliquer, alors, que la proportion d’étrangers dans la population française ne change pratiquement pas depuis les années soixante (autour de 10 %) ? Par la grâce de notre code de la nationalité, qui fait que tout enfant né en France de parents étrangers obtient automatiquement la nationalité française à sa majorité. D’où, depuis l’institution du regroupement familial (1976), une augmentation massive du nombre de Français d’origine étrangère (majoritairement africaine) : ils sont environ 6,7 millions aujourd’hui. Ce qui porte à 12 millions le nombre d’immigrés et d’enfants d’immigrés vivant sur le sol français, selon une récente étude de l’Insee (« Immigrés et descendants d’immigrés en France », octobre 2012). Une proportion sans précédent, et surtout sans équivalent en Europe, avec toutes les conséquences que cela comporte en terme de montée en flèche du communautarisme...etc...
atl_newsletter_1372800146
- 10/08/2015 - 23:31
Regroupement familial


-Dans « Le Monde » du 13 juillet 2005 :

« Jeudi 9 juin 2005, Patrick Weil, spécialiste reconnu des questions d’immigration,
De Patrick Weil à Nicolas Sarkozy :
« Monsieur le ministre d’Etat,
Vous vous étonnez que, l’immigration de travail ayant été stoppée en 1974, une immigration familiale se soit maintenue. En fait, c’est un problème banal, et qui n’est pas propre à la France : on le note aussi dans tous les pays d’Europe du Nord, qui sont devenus des pays d’immigration après 1945 (Royaume Uni, Belgique, Allemagne, …) Cette immigration a d’abord concerné pendant de nombreuses années les familles des dernières vagues de travailleurs venus en France, d’Afrique ou d’Asie, juste avant 1974.
Contrairement à des croyances largement répandues, l’arrêt de l’immigration en 1974 n’a pas provoqué une hausse, mais une forte baisse du regroupement des familles des résidents étrangers. Celui-ci a ensuite été relancé par des régularisations exceptionnelles en 1981, en 1991 et en 1997.