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Quand le chemin vers le pourvoir est semé d'embûches

Publié le 22 juillet 2015
Cet ouvrage est, depuis 1911, un classique de la sociologie politique. Traduit ici pour la première fois dans son intégralité, il demeure le maître ouvrage sur les rapports de pouvoir qui prévalent au sein des organisations politiques. Extraits de "Sociologie du parti dans la démocratie moderne", de Robert Michels aux éditions Gallimard (1/2).
Robert Michels
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Sociologue italien d’origine allemande, Robert Michels (1876-1936) est un militant socialiste convaincu, théoricien de l’anti-parlementarisme, pourfendeur du révisionnisme social-démocrate, partisan du syndicalisme révolutionnaire. 
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Cet ouvrage est, depuis 1911, un classique de la sociologie politique. Traduit ici pour la première fois dans son intégralité, il demeure le maître ouvrage sur les rapports de pouvoir qui prévalent au sein des organisations politiques. Extraits de "Sociologie du parti dans la démocratie moderne", de Robert Michels aux éditions Gallimard (1/2).

Le chemin qui mène les nouveaux dirigeants vers le pouvoir est on ne peut plus pénible. Il passe par-dessus des embûches et des obstacles de toutes sortes, et seule la faveur de la masse peut l'aplanir. La lutte entre anciens et nouveaux dirigeants se conclut rarement par la victoire complète des premiers. L'acte décisif du processus consiste moins en une circulation des élites que bien plutôt dans une fusion des élites ; un amalgame des deux éléments s'opère. Tant qu'elle se tient encore sur des jambes flageolantes, l'orientation plus jeune emprunte volontiers, vis-à vis de la plus ancienne, des chemins discrets, afin de ne pas être écrasée par elle. Elle proteste de l'insignifiance de sa différence, sur le fond, par rapport aux conceptions de la majorité, elle se targue d'être celle qui reprend logiquement des principes éprouvés par le temps et se plaint du manque de sentiment démocratique auprès des vieux dirigeants. Il n'est pas rare non plus qu'elle pare les coups qu'elle devrait recevoir en se tapissant insidieusement derrière le vieil et puissant adversaire même qui l'attaque et le laisse, lui qui fulmine, exécuter un coup dans l'air, en jurant ses grands dieux qu'elle est d'accord avec lui et qu'elle approuve complètement son action. [L'histoire des congrès de parti enseigne que des minorités soumises, surtout lorsqu'elles se trouvaient non seulement face à une majorité de délégués, mais aussi face à des membres du parti irrités dans le pays, eurent recours au coup d'échecs tactique consistant à approuver, au prix d'un renoncement à toute décence personnelle et en faveur de perspectives politiques partisanes ultérieures, l'anathème formulé expressément par la majorité du congrès pour les combattre. Il y a aussi une démagogie des dirigeants de minorités soumises du parti].

Dans deux cas seulement, à savoir quand les dirigeants de l'une des deux parties possèdent un degré dépassant la moyenne d'amour pour la cause et de fanatisme tactique, ou de sentiment de leur propre dignité, ou d'autoritarisme et d'intolérance, en d'autres termes ou bien quand les éléments de fond qui sont sources de division sont ressentis d'une manière trop aiguë et sincèrement avoués, ou bien quand il est impossible à l'une des deux parties de continuer à vivre dans le même groupement avec l'autre dans une lutte permanente pour le contrôle de la masse, l'arc est parfois tendu d'une manière si serré qu'il craque. Une scission advient alors, et une fragmentation de la masse dans des formations partisanes séparées les unes des autres d'un point de vue organisationnel, dont chacune, il est vrai, présente à nouveau en elle l'image oligarchique que nous connaissons.

Comme les catholiques – un regard sur la littérature politique catholique au moment du Kulturkampf sous Bismarck et à l'occasion des luttes entre l’Église et l’État qui ont éclaté en France au cours des dernières décennies, suffit à le prouver – les dirigeants de la minorité dans les partis socialistes sont des tenants enthousiastes de la liberté dès qu'ils se voient poussés dans la minorité. Ils se soulèvent contre l'étroitesse et les manies policières des dirigeants dominants et font montre par leurs postures de penchants véritablement démocratiques. Par là, ils tentent assurément de se soustraire autant que possible à la pressionde la majorité et de limiter les devoirs propres aux camarades de parti à une mesure minimale.

Mais si les nouveaux dirigeants sont parvenus à leurs fins, c'est-à-dire s'ils ont réussi, au nom des droits lésés de la masse anonyme, à renverser la tyrannie haïssable de leurs prédécesseurs, et s'ils ont même désormais pris les places qui leur confèrent la possession du pouvoir, alors se produit en eux cette transmutation, à l'issue de laquelle, si ce n'est dans la forme, tout du moins selon la substance, eux et les tyrans détrônés se ressemblent comme deux gouttes d'eau. La connaissance de cette métamorphose, que l'histoire nous fait parvenir, est claire et sans équivoque. Une opposition dans la vie étatique, à la pointe de laquelle se trouvent des princes royaux, apporte rarement avec elle un danger sérieux pour la couronne. De même l'opposition des aspirants-dirigeants contre les vieux dirigeants n'est pas dangereuse pour l'organisation partisane en tant que telle et pour la domination des dirigeants en tant que système. Les révolutionnaires du présent sont les réactionnaires du futur.

Au total, du fourmillement bigarré des luttes pour la direction, on peut retenir les traits fondamentaux qui suivent.

Dans l'histoire du mouvement ouvrier international, malgré sa relative jeunesse, les figures de dirigeants se mettent en avant d'une manière plus fière et plus impérieuse que dans l'histoire de toutes les autres classes sociales modernes. Assurément, l'histoire du prolétariat moderne nous présente aussi l'exemple de nombre de condottiere qui sont tombés et qui ont été ensevelis sous la poussière, parce qu'ils ont été abandonnés par leurs gens. Mais ces exemples sont rares. Ils ne prouvent que dans des cas très peu nombreux que les masses se sont montrées plus fortes que les dirigeants, mais bien souvent qu'un nouveau dirigeant, entré en conflit avec les anciens dirigeants et soutenu par la masse, s'est montré plus puissant ; le nouveau a réussi à déposer l'ancien et, le cas échéant, à le remplacer. La valeur qu'a pour la démocratie ce qui a été ainsi atteint se réduit cependant rapidement à rien.

Extraits de "Sociologie du parti dans la démocratie moderne", de Robert Michels aux éditions Gallimard, 2015. Pour acheter ce livre, cliquez ici

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Mandataire
- 22/07/2015 - 15:27
vers le pourvoir…
Ne serait-ce pas : "vers le pouvoir"?__Certes, un Correcteur à un coût. Mais un peu d'attention ne suffirait-elle pas Monsieur/Madame Atlantico?__Comme l'écrivait Victor Hugo : La forme, c’est le fond qui remonte à la surface. En l'occurrence, Atlantico devrait se pourvoir d’un Correcteur! :-)__Ce pays est foutu… :-)