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La Grèce risque de sortir de l'Europe.
Début des ennuis
Pourquoi l’Europe ne comprend pas ce qui lui arrive avec la Grèce (et pourquoi le vrai choc ne se sentira que bien plus tard)
Publié le 03 juillet 2015
L'Union européenne fait face à une crise qui se prolonge et pour laquelle elle ne semble pas avoir les réponses adéquates. Outre-Atlantique, le constat sur la position européenne semble plus facile à poser. Car, en effet, l'UE a manqué une marche et devra se poser quelques questions indispensables pour rectifier le tir.
Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr. Il est l'auteur chez Atlantico Editions de l'ouvrage :
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Christophe Bouillaud est professeur de sciences politiques à l’Institut d’études politiques de Grenoble depuis 1999. Il est spécialiste à la fois de la vie politique italienne, et de la vie politique européenne, en particulier sous l’angle des partis.
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L'Union européenne fait face à une crise qui se prolonge et pour laquelle elle ne semble pas avoir les réponses adéquates. Outre-Atlantique, le constat sur la position européenne semble plus facile à poser. Car, en effet, l'UE a manqué une marche et devra se poser quelques questions indispensables pour rectifier le tir.

Atlantico : Alors qu'elle se débat depuis des mois dans la crise grecque, l'Europe se montre-t-elle capable d'analyser ce qui est en train de lui arriver ? Finalement, les analyses les plus lucides ne proviennent-elles pas de l'extérieur : on pense aux analyses du Wall Street Journal ou des économistes stars d'outre-Atlantique ?

Christophe Bouillaud : L’Europe a beaucoup de mal à être réflexive. Les autorités européennes et des pays créditeurs ont tendance, ces derniers jours, à reporter l’entière responsabilité de la crise sur la Grèce alors qu'il faudrait admettre au minimum que la crise est une responsabilité partagée. A titre d’exemple, les conditions d’entrée de la Grèce dans la zone euro semblent difficiles à comprendre. Et là, la Grèce n’est pas la seule fautive.  

Les critiques les plus lucides viennent d’outre-Atlantique, mais cela ne date pas d’hier. Il y a deux types de critiques exprimées. La première vient d’économistes américains qui ont fait savoir, avant même la création de l’euro, que l’Europe n’était pas une zone monétaire optimale. Ils faisaient remarquer, en particulier, qu’il n’existait pas de budget fédéral commun permettant d’encaisser un choc asymétrique. Ils soulignaient la très faible mobilité de la main d’œuvre entre les Etats européens. Ces derniers se sont pourtant convaincus que la zone monétaire optimale se créerait avec le temps et l’introduction de l’euro. Il est aisé de dire que c’est un échec.

Le second type de critiques est plus récent et est issu d’économistes bien connus tels que Joseph Stiglitz et Paul Krugman. Ils font remarquer que la cure d’austérité a été trop drastique contre la Grèce et qu’elle se révèle contreproductive. Pourquoi les Européens s’entêtent-ils ?

Nicolas Goetzmann : L’analyse froide de la situation européenne doit se scinder en deux volets. D’une part le volet économique, ou il ne fait malheureusement aucun doute que l’Europe fait fausse route, ce qui se voit sans ambiguïté à travers les résultats de la zone euro prise dans son ensemble depuis 2008 (le PIB n’a pas progressé depuis 7 ans). Et d’autre part, un volet politique qui permet de jeter le voile sur le degré d’absurdité de la macroéconomie européenne. En lisant la presse anglo-saxonne, ou les économistes américains, dont une flopée de prix Nobels, et que ceux-ci soient positionnés à droite ou à gauche, le constat est le même; l’Europe est une zone de non-pensée économique. Chaque G20 est d’ailleurs l’occasion pour les autres nations de pilonner l’Europe sur ses choix, sur son absence de participation à la croissance mondiale, et sa stratégie économique qui consiste à piquer des parts de marché au voisin. Le plus incroyable ici, c’est qu’il semble que les européens n’aient pas évolué d’un pouce depuis les années 30, ou les mêmes erreurs ont été commises. Concernant le point politique, et c’est là qu’il possible de comprendre ce qui est en train de se passer, les dirigeants se contentent de défendre des points de vue moraux, comme "il faut payer ses dettes", ou "toucher à la monnaie c’est mal", sans jamais se poser la question de l’efficacité de cette morale sur l’économie réelle et la vie des populations. On se contente d’accuser les Etats Unis de "manipuler leur monnaie" tout en constatant que le pays a créé 10 millions d’emplois au cours des 4 dernières années, et ce, sans inflation. Malgré cette évidence, et malgré l’absence de résultats en Europe, les dirigeants continuent dans cette même voie en ayant toujours l’impression de détenir une vérité qui ne fait aucun doute. Alors oui, de l’extérieur, cela provoque un effet de sidération, car il s’agit quand même de la première zone économique mondiale.

Dans quelles fausses questions l'Europe s'est-elle enfermée ? N'a-t-elle pas eu une tendance dramatique à déporter le débat sur le terrain de la morale ? 

Christophe Bouillaud : On s’est enfermé dans la question des Etats mal gérés, trop dispendieux alors qu’on aurait dû penser les problèmes à un niveau plus global. Au lieu de dire que l’eurozone est mal construite on a expliqué que certains Etats s’inséraient mal. C’est une erreur fondamentale. La seule note positive est l’Union bancaire, mais elle va être mise en place dans les années qui viennent et n’a aucun impact positif maintenant. L’Europe a été pensée comme une juxtaposition d’Etats. Cela renvoie aux institutions européennes et à leur certaine inefficacité.

En attribuant des causes nationales aux problèmes on a vu un tournant culturaliste spontané digne d’un retour de la théorie des climats de Montesquieu. Une vision culturaliste renforcée par un moralisme d’une partie des autorités allemandes. C’est un danger et cela ne permet en rien de résoudre les difficultés. Les impôts ont beaucoup augmenté en Grèce, mais pour quels résultats dans un pays où les rentrées fiscales se font mal ? Ainsi, la thèse des libéraux s’est avérée juste lorsqu’ils disent "les hauts taux tuent les totaux". L’évasion fiscale s’est accentuée et la position moralisatrice qui a mis au pilori la Grèce et ses habitants est inefficace.

Il n’y a aucune réflexion d’ensemble et l’Europe n’a guère de réflexion géopolitique. Les politiques économiques d’austérité sont complètement détachées de considérations politiques générales. Il y a une course au désarmement avec des budgets militaires européens en baisse et ensuite on dit que l’Europe manque de moyens de coercition. L’Union européenne est un exemple caricatural de ce que sont des politiques contradictoires.

Autre exemple qui illustre l’absence de réflexion globale : la démographie. Que faire avec un continent vieillissant ? Les autorités ne se posent même pas la question alors qu’elle constitue un véritable problème. La Grèce va se dépeupler alors qu’elle est à la frontière d’un monde dangereux. Mais cela ne semble intéresser personne.

Nicolas Goetzmann : Dans l’exemple grec, la question est effectivement posée sur le terrain de la morale. Personne ne s’intéresse à la question de savoir si les grecs peuvent payer ou non, on se maintient sur la question de savoir s’ils doivent payer ou non. Mais si les Grecs ne peuvent pas payer leur dette, quel est le sens donné aux plans de sauvetage ? Puisque l’austérité affaiblit le PIB, et gonfle mécaniquement la dette du pays, les chances d’être remboursé sont donc encore affaiblies par ces choix, quelle en est la logique ? La logique est tout simplement de les faire payer, au sens figuré seulement, parce qu’au sens propre, cela ne marche pas. Le résultat est de faire souffrir un pays, sans espoir de succès.

L’Europe est un continent dominé par cette mentalité de créancier, qui doit toujours être payé. Comme si le taux d’intérêt, qui est la rémunération d’un risque, n’existait pas. Lorsque le FMI, la BCE, ou les banques européennes prêtent à un Etat insolvable pour que celui-ci rembourse ses dettes, cette question de partage de responsabilité se pose. De la même façon, toujours sur la question grecque, les dirigeants européens sont outrés par l’émergence de Syriza et rejettent l’intégralité de leurs propositions par principe. Par un mépris évident, parce qu’il est plus simple de les traiter de clowns plutôt que d’essayer de comprendre ce qu’ils racontent. En traitant l’ennemi de dangereux gauchiste, de démagogue irresponsable, on évite facilement de se remettre en question. Il  y a déjà deux prix Nobel d’économie qui se sont prononcés en faveur du non au  référendum grec, mais les dirigeants européens et les membres de la commission européenne font encore comme si leurs propositions avaient un sens, économiquement parlant. Il ne s’agit que de déni.

Face à ces difficultés, comment le sentiment des Européens vis-à-vis de l'Europe a-t-il progressé ?

Christophe Bouillaud : La situation n’est pas si mauvaise de ce point de vue. Dans la plupart des pays européens, une majorité est encore favorable à l’UE. Dans beaucoup de pays on réclame plus de prérogatives pour l’UE. L’Euro est plutôt bien vu. Dans le même temps, l’opinion estime que Bruxelles ne les écoute pas, comme en Italie par exemple. L’attachement des Européens à l’idée européenne reste très fort, mais la critique vis-à-vis du fonctionnement des institutions est grande et cela reste très corrélé à la situation économique des pays. Plus la situation est difficile, plus le sentiment de ne pas être écouté est fort.

Nicolas Goetzmann : Le sentiment européen reste fort et est même en progrès. Si les années 2010-2013 ont vu l’émergence d’un sentiment anti européen, une reprise se constate depuis cette date. Parce que la position de la BCE s’est un peu assouplie, ce qui produit une légère amélioration de la situation dans certains pays. De plus, le continent européen est vieillissant, ce qui donne une prime électorale à la recherche d’une politique économique favorable aux créditeurs, aux rentiers et à ceux qui ont un emploi stable, c’est-à-dire à la conservation. La mise en place d’une politique aventurière n’est pas véritablement envisageable dans un tel contexte. Le paradoxe, c’est que les populations du continent perçoivent l’euro comme ayant été un rempart face à la crise, alors que c’est la façon dont cette monnaie a été gérée depuis 2008 qui est la plus grande cause de la crise elle-même. L’euro n’est pas le problème, c’est la politique monétaire européenne qui est le problème. Et une amélioration de cette politique monétaire pourrait transformer la monnaie européenne en machine à plein emploi.

Comment expliquer cette résilience de l'Europe ?

Christophe Bouillaud : L’Union européenne a monopolisé le nom d’"Europe". "Bruxelles", "Union européenne" et "Europe" sont devenus des synonymes dans toutes les langues européennes. Il existe une ambiguïté car les Européens sont pour l’idée d’un continent uni, mais sont souvent sceptiques quant à la réalisation concrète de cette idée, à savoir l’Union européenne telle qu’elle est aujourd’hui. Ce monopole linguistique explique, en grande partie, la résilience de l’UE.

Nicolas Goetzmann : Cette résilience provient d’un projet politique européen qui a un sens, entre solidarité et unité de l’ensemble. C’est l’idée d’une communauté européenne qui partage un même destin. Si l’échec économique de ce projet n’est pas un mystère, son volet d’intégration politique reste fort pour les populations, ce qui est heureux. Mais c’est aussi la peur, notamment face aux grands ensembles émergents ; la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie, qui sont des économies au potentiel immense et qui provoquent une impression de nanisme des nations européennes. Par crainte, le projet d’harmonisation prend un sens pour les populations. C’est également un problème puisque cette crainte rend tout changement de politique presque impossible, par effet de blocage politique. Parce que c’est sur ce terrain que surfent les dirigeants européens pour justifier leurs politiques économiques, aussi néfastes soient elles. Le danger est que ces choix économiques viennent affaiblir la volonté politique, et briser la dynamique. Alors qu’un changement de politique économique pourrait permettre de solidifier cette base politique.

Pour autant l'opinion est-elle aveugle à la remise en cause actuelle du projet politique européen ? Quand bien même l'opinion continue de voir l'Europe comme un rempart, la gestion grecque de la crise, dans ce qu'elle a réinjecté de volonté politique, n'a-t-elle pas semé la graine d'une révolte amenée à enfler dans les années à venir, jusqu'à l'éclatement ?

Christophe Bouillaud : Une partie des intellectuels et des élites d'Europe commencent à tenir un discours très critique vis-à-vis de l’Union européenne telle qu’elle existe actuellement. L’exemple le plus frappant est sans aucun doute Jürgen Habermas. Le célèbre philosophe allemand tient un discours très dur sur la manière dont Angela Merkel souhaite construire l’UE. Ce type de positionnement ne se rencontrait pas dans les années 1980. Des gens qui croyaient à l’Europe n’y croient plus. Aujourd’hui, les vrais intellectuels sont soit neutres sur la question européenne, soit hostiles. Le projet actuel ne fonctionne pas et cela renforce le camp des eurosceptiques, mais Il est difficile de faire des prophéties en sciences sociales et parier ou non sur l’éclatement de l’UE. Ce qui est certain c’est qu’il sera très difficile de continuer sur le registre actuel dans les années à venir. Le refus d’un vrai fédéralisme ne pourra pas durer. 

Nicolas Goetzmann : Le plus frappant, même chez les personnes hostiles à Syriza, c’est que le retour Du Politique est salué favorablement. Lorsqu’une petite nation arrive à faire tanguer l’ensemble de la zone euro, c’est grâce à la politique. Il ne s’agit pas seulement de respecter gentiment des règles ou des ratios, mais de la mise en place d’un rapport de force qui permet de modifier le cours des choses. C’est cette confrontation qui éclate aujourd’hui, et lorsque Syriza tente de faire de la politique plutôt que d’appliquer les bonnes vieilles recettes de l’austérité, ils sont traités de démagogues. Même chose pour la consultation par référendum, ou les grecs sont désormais accusés de "prendre l’Europe en otage". Mais la question de Syriza, jusqu’à présent, n’est pas de sortir de l’euro ou de prendre les européens en otage, mais de contester la validité économique de la politique qui est menée en Europe. Alors que cette contestation est également faite par d’autres que les dirigeants grecs, dont les Américains, les Britanniques, ou même les pays émergents. Ce qu’est en train de faire Syriza, c’est simplement de montrer aux autres populations qu’il est possible de faire autre chose que d’appliquer des règles. Il est donc assez clair que les institutions européennes vont vouloir faire un exemple. Mais en frappant sans cesse sur le plus fragile, on met le projet d’union politique en danger, parce que l’on change la nature de la construction européenne, alors qu’il s’agit du seul maillon encore solide. En revenant sur l’unité et la solidarité, les dirigeants européens sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis.

 

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kiles
- 01/07/2015 - 19:24
introduction partisane.
Partage des torts ? Certainement pas. Je rejoins BASTIAT et j'ajoute qu'une économiste sur C dans l'air a justement rappelé que les Grecs ont rejoint en moins de 10 ans, le niveau de vie des allemands en les dépassant sur le social. Pendant ce temps leur économie n'a jamais décollé. C'est bien le beurre et son argent mais aussi la charrue devant les ânes.
Ex abrupto
- 01/07/2015 - 16:55
Mais sacré bon sang...
pourquoi ne considère-t-on pas un système de double monnaie, la monnaie locale (drachme par exemple), ayant une parité fixe négociée sur la base d'un calcul de balance extérieure avec l'Euro.
Et c'est un système qui pourrait interesser d'autres pays. ce qi permettrait des dévaluations/réévalutions ordonnées..

En fait un retour partiel à l'ECU.
Leucate
- 30/06/2015 - 23:15
@Noe-Atka bay - relire Marx et Lénine
L'assistanat n'a jamais été dans le projet de société marxiste et en particulier dans sa version Léniniste, celle qui a effectivement existé (1917-1991). Le projet marxiste-léniniste, c'est la société sans classe, la dictature du prolétariat et donc l'abolition de toute propriété privée. C'est le Parti (des travailleurs) qui décide de tout et dans la pratique, il désigne les gens aux postes de travail, fixe les salaires, affecte les logements, décide de l'habillement, élève et instruit les enfants dans l'amour du socialisme scientifique, sélectionne ceux qui feront des études supérieures et qui, pour certains, seront admis rejoindre le Parti. L'Etat et le gouvernement sont des fictions, ceux qui ont le pouvoir sont au Politburo qui désigne son secrétaire général, le parlement étant le "soviet suprême".
Les Etats communistes sont morts, l'élite du Parti n'y croyait plus et avait perdu la Foi et le peuple, quant à lui, a rejeté l'idéologie et le modèle de société. Cuba dans un certain sens et la Corée du Nord sont les seuls vestiges de l'idéologie communiste. En Chine, le Parti dirige toujours mais il a autorisé ses apparatchiks en service commandé à être d'infâmes capitalistes.