En direct
Best of
Best of du 15 au 21 février
En direct
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Pourquoi nous finirons (probablement) tous par avoir le Coronavirus un jour

02.

Cambriolages : révélations sur les mensonges statistiques du ministère de l’intérieur

03.

Pandémie en vue ? Voilà à quoi ressemblerait le scénario du pire en cas de propagation incontrôlée du Coronavirus

04.

Tout le monde, il est bio, tout le monde, il est gentil mais le BIO ne fera pas de miracle

05.

Découvrez l'humour flamand : des Juifs représentés en cafards !

06.

"Le chemin de la Garenne" de Michel Onfray : pèlerinage lucide et sombre sur le chemin de l’enfance

07.

Quand une étude britannique révèle que 8 salariés sur 10 dans le monde de l’art et de la culture taisent leurs convictions par peur du "politiquement correct" qui y prévaut

01.

Delarue/Lescure: ça ne tourne plus rond entre ces anciens collègues

01.

Pourquoi nous finirons (probablement) tous par avoir le Coronavirus un jour

02.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

03.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

04.

Tout le monde, il est bio, tout le monde, il est gentil mais le BIO ne fera pas de miracle

05.

Pandémie en vue ? Voilà à quoi ressemblerait le scénario du pire en cas de propagation incontrôlée du Coronavirus

06.

Sos macronie en perdition ? Le poids des (non) mots, le choc des photos

01.

Procès Fillon : le candidat malheureux à la présidentielle fait-il face à une justice équitable ?

02.

Comment l’Allemagne est devenue le maillon faible de l’Europe

03.

Attentat de Hanau : ce terrible poison que contribuent à répandre les ambiguïtés européennes sur l’immigration

04.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

05.

Violences sexuelles : pourquoi il est si complexe d’éduquer au consentement

06.

Macron exaspère ses ministres; Un tenant de l’Islam politique bientôt maire à Garges les Gonesse ?; Radicalisation : les universités de plus en plus soumises à la censure « bien-pensante »; La CEDH influencée par des ONG financées par George Soros

ça vient d'être publié
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"La mort n'est pas une solution, Asia Bibi condamnée à la pendaison pour blasphème" d'Anne-Isabelle Tollet : un récit poignant

il y a 2 heures 8 min
light > Culture
Réforme majeure
Académie des César : la productrice Margaret Menegoz est nommée présidente par intérim
il y a 2 heures 42 min
pépites > Education
Faits religieux à l'école
Mobilisation de soutien envers l'instituteur de Malicornay, Matthieu Faucher, suspendu pour prosélytisme après avoir utilisé des textes de la Bible
il y a 4 heures 7 min
décryptage > Religion
Moyens d'action

Lutte contre l’islam radical : comment le Maroc articule moyens sécuritaires et réponse "idéologique"

il y a 5 heures 39 min
décryptage > Environnement
WikiAgri

Salon de l'agriculture : ébauche d'un mouvement agricole de contestation contre les banques

il y a 6 heures 10 min
décryptage > Santé
Pandémie

Pourquoi nous finirons (probablement) tous par avoir le Coronavirus un jour

il y a 7 heures 7 min
décryptage > Santé
Début du carême

Trop manger est mauvais pour la santé. Jeûner souvent aussi

il y a 7 heures 40 min
décryptage > France
Réalité derrière les chiffres

Cambriolages : révélations sur les mensonges statistiques du ministère de l’intérieur

il y a 8 heures 23 min
décryptage > Economie
Atlantico Business

L’opposition ne veut pas de fonds de pension français mais ne pipe mots sur ces fonds étrangers qui investissent lourdement dans l’Hexagone

il y a 9 heures 19 min
décryptage > Media
L’art de la punchline

Un 24 février en tweets : Jean-Sébastien Ferjou en 280 caractères

il y a 18 heures 26 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Dark Waters" de Todd Haynes : un homme seul contre une toute puissante industrie chimique...

il y a 2 heures 27 min
pépites > Santé
Médicaments efficaces ?
La chloroquine, un traitement contre le paludisme, pourrait-elle être efficace contre le coronavirus ?
il y a 3 heures 29 min
pépites > Santé
Endiguer l'épidémie
Coronavirus : le patient français décédé à Paris était un enseignant dans l'Oise
il y a 4 heures 39 min
décryptage > International
Echelle planétaire

Le Coronavirus redistribue les cartes mondiales

il y a 5 heures 56 min
pépite vidéo > Politique
"Peur comme fonds de commerce"
Gabriel Attal dénonce les critiques de Marine Le Pen sur la gestion du coronavirus par le gouvernement
il y a 6 heures 27 min
décryptage > Europe
Hi hi *

Découvrez l'humour flamand : des Juifs représentés en cafards !

il y a 7 heures 15 min
décryptage > Economie
Brouillard comptable

Ce rapport de la Cour des comptes à qui l’on fait trop souvent dire tout et n’importe quoi

il y a 8 heures 10 min
décryptage > Economie
Contamination de l'économie

Coronavirus : le COVID-19 va-t-il pousser la zone euro vers la récession ?

il y a 8 heures 27 min
décryptage > France
Question prioritaire

La sécurité, bien partie pour être la clé de 2022… et certains prennent une longueur d’avance

il y a 9 heures 32 min
décryptage > Culture
Atlanti Culture

"Fauda" : devant l’engouement pour la fiction israélienne sur la scène internationale, focus sur Fauda (= Le Chaos)

il y a 19 heures 21 min
© Reuters
Les Japonais n'ont pas peur des méduses, pourtant très toxiques, mais des calamars géants.
© Reuters
Les Japonais n'ont pas peur des méduses, pourtant très toxiques, mais des calamars géants.
Mortalité comparée

Moustique ou serpent ? Pollution ou Ebola ? Ce que l'étrange hiérarchie de nos peurs révèle de notre société

Publié le 23 juin 2015
Alors que les Marocains disent craindre la sorcellerie et les fantômes, les Japonais ont quant à eux une peur viscérale des calamars géants, alors que les méduses sont bien plus toxiques. Ces angoisses irrationnelles reflètent les caractéristiques de chaque société.
Jean-Paul Mialet est psychiatre, ancien Chef de Clinique à l’Hôpital Sainte-Anne et Directeur d’enseignement à l’Université Paris V.Ses recherches portent essentiellement sur l'attention, la douleur, et dernièrement, la différence des sexes.Ses...
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Sylvain Delouvée est maître de conférences en psychologie sociale à l'Université Rennes 2. Ses travaux portent sur les croyances collectives et la pensée sociale.
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Paul Mialet
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Jean-Paul Mialet est psychiatre, ancien Chef de Clinique à l’Hôpital Sainte-Anne et Directeur d’enseignement à l’Université Paris V.Ses recherches portent essentiellement sur l'attention, la douleur, et dernièrement, la différence des sexes.Ses...
Voir la bio
Sylvain Delouvée
Suivre
Vous devez être abonné pour suivre un auteur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Sylvain Delouvée est maître de conférences en psychologie sociale à l'Université Rennes 2. Ses travaux portent sur les croyances collectives et la pensée sociale.
Voir la bio
Ajouter au classeur
Vous devez être abonné pour ajouter un article à votre classeur.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Lecture Zen
Vous devez être abonné pour voir un article en lecture zen.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Alors que les Marocains disent craindre la sorcellerie et les fantômes, les Japonais ont quant à eux une peur viscérale des calamars géants, alors que les méduses sont bien plus toxiques. Ces angoisses irrationnelles reflètent les caractéristiques de chaque société.

Atlantico : Aux Etats-Unis, le nombre de morts par armes à feu est de 30 000 par an, contre 4 488 soldats américains tués pendant la guerre en Irak (sur 10 ans). Au Maroc, pays très développé d'Afrique, la société craint la "sorcellerie" et les fantômes (cf polémique sur le centre commercial Morocco mall). Les japonais ont quant à eux une peur viscérale des calamars géants, et craignent moins les méduses pourtant toxiques. Qu'est ce que la hiérarchie des peurs collectives révèlent en filigrane d'une sociétés ? Qu'est-ce que cela peut traduire ??

Lire également - Entre fantasmes et réalité : ce que l’on sait vraiment des effets de la pollution sur la santé

Sylvain Delouvée : Notons, d'abord, que si les objets de peur peuvent être différents d'une société à une autre, ou d'une culture à une autre dans une même société, ces peurs collectives relèvent souvent de quelques grandes thématiques (les animaux sauvages - du loup à la méduse en passant par les requins, les araignées ou les calamars - , la technologie, l'alimentation, etc.). Ce ne sont, souvent, que des déclinaisons de ces peurs auxquelles nous allons avoir à faire. Pour que l'on puisse parler de peur collective, il faut de toute façon que soient réunies des conditions de sociabilité, des conditions de communication et des conditions cognitives.

Il est délicat d'établir un classement des peurs collectives pour une société donnée. Selon notre appartenance sociale, le sentiment
d'implication et le caractère non-contrôlable de l'événement (ou de l'objet) ces objets de peur peuvent évoluer. Tous les Français, par
exemple, ne partagent pas forcément les mêmes peurs collectives.
Si je peux considérer que le terrorisme est un problème actuel majeur, je me sentirais plus concerné en prenant le RER tous les jours qu'en habitant dans un hameau en montagne loin de toute route touristique. Les peurs collectives seront donc le reflet d'une culture (à travers la mémoire collective d'une peuple, les récits mythiques de son Histoire, sa littérature, son imaginaire...) mais elles s'exprimeront de manières différentes selon notre (nos) appartenance(s) sociale(s) spécifique(s).

Selon l'OMS, la pollution atmosphérique serait à l'origine de 3.2 millions de décès par an dans le monde. L'épidémie du virus Ebola, malgré une fenêtre de risque peu élevée selon les autorités et les scientifiques, avait suscité de nombreux cas de paniques au sein de la population (cf le cas de l'école de Boulogne). Pourquoi la perception des différents risques pour la santé ne sont-ils pas systématiquement en phase avec leur réalité objective ? 

Sylvain Delouvée : Permettez-moi, pour commencer, de faire référence à William Isaac Thomas. Il va nous permettre d’appréhender ce lien entre réalité objective et perception de cette réalité. W.I. Thomas est un sociologue américain qui considère que les comportements des individus s’expliquent par leur perception de la réalité et non par la réalité elle-même. C’est ce que l’on appelle le Théorème de Thomas : "If men define situations as real, they are real in their consequences" (Si les hommes définissent des situations comme réelles, alors elles sont réelles dans leurs conséquences).  

La recherche "d’éradication du risque" (le fameux risque zéro) a laissé la place depuis plus d’une vingtaine d’années, et quelques  grandes catastrophes industrielles, à une "gestion du risque". "Il ne s’agit plus d’éliminer le risque" écrit  Patrick Peretti-Watel en 2010, "mais plus modestement de le gérer" (p. 17). Si l’on définit le concept de risque comme "la probabilité  d’apparition d’un événement ou de plusieurs événements, associé à l’amplitude des pertes ou des gains qui en découleraient" (Douglas, 2003, p. 23), que sommes-nous prêts à accepter ? Le principe de précaution doit-il être la réponse ultime ? Ou, au contraire, comme l’écrit Gérald Bronner, ne devons-nous pas "réenchanter le risque" ?

Le risque renvoyant à une notion de probabilité nous sommes alors confrontés au biais cognitifs et erreurs classiques présents chez les hommes et les femmes confrontés à un raisonnement de ce type. Daniel Kahneman et Amos Tversky (1974, 1979) ont étudié ces heuristiques de jugement et montrent que nous avons toutes et tous tendance à utiliser des opérations mentales automatiques peut coûteuse en termes de ressources. Ces raccourcis cognitifs sont évidemment source d’erreurs et de biais dans les prises de décision. Nous allons donc sous-estimer ou surestimer cette probabilité d’apparition d’un événement sans analyse objective de la réalité. Bien que le moustique entraîne la mort de 80.000 fois plus de personne que le requin il y a de fortes chances que ce soit ce dernier qui vous effraie le plus !

Regardons-nous les risques présents chez nous de la même manière que les risques chez les autres ? En quoi la politisation des débats, les racines culturelles peuvent-elles handicaper une prise de conscience d'un risque à sa juste hauteur ?

Sylvain Delouvée : Bien que les termes "peur" et "risque" soient souvent utilisés de façon interchangeable, la théorisation socio-psychologique de la peur demeure malheureusement sous-développée (Delouvée, Rateau et Rouquette, 2013). David Garland, dans un ouvrage consacré à la peur du crime (2001), constate que nos peurs, ainsi que la plupart de nos modes de compréhension, trouvent leur assise sur des faits de culture et sont soutenus par des "scripts culturels". Cette idée de script culturel, très proche de la notion de représentation sociale développée par Serge Moscovici (1961), permet d’expliciter un certain nombre d’émotions, telle que la peur. Pour Garland, un script culturel détermine à la fois des règles émotionnelles et des règles de signification de ces émotions. Chaque individu va interpréter et analyser ces règles en accord avec sa personnalité et les circonstances de l’apparition de son émotion ; mais cette activité interprétative sera toujours fondamentalement influencée par la teneur de ces règles.

En d’autres termes, si la peur est ressentie par l’individu et exprimée dans son interaction avec autrui, elle reste toujours largement façonnée par des scripts culturels qui indiquent aux individus ce qui constitue un objet de peur ainsi que ses modes d’appréhension. La prise en considération de la peur dans la société contemporaine nécessite donc une évaluation de l’influence de la culture. Au lieu de traiter la peur comme une émotion évidente, un concept pris pour acquis, il s’agit d’explorer la signification attachée à la peur et les règles et coutumes qui régissent la manière dont elle est vécue et exprimée.

 

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Articles populaires
Période :
24 heures
7 jours
01.

Pourquoi nous finirons (probablement) tous par avoir le Coronavirus un jour

02.

Cambriolages : révélations sur les mensonges statistiques du ministère de l’intérieur

03.

Pandémie en vue ? Voilà à quoi ressemblerait le scénario du pire en cas de propagation incontrôlée du Coronavirus

04.

Tout le monde, il est bio, tout le monde, il est gentil mais le BIO ne fera pas de miracle

05.

Découvrez l'humour flamand : des Juifs représentés en cafards !

06.

"Le chemin de la Garenne" de Michel Onfray : pèlerinage lucide et sombre sur le chemin de l’enfance

07.

Quand une étude britannique révèle que 8 salariés sur 10 dans le monde de l’art et de la culture taisent leurs convictions par peur du "politiquement correct" qui y prévaut

01.

Delarue/Lescure: ça ne tourne plus rond entre ces anciens collègues

01.

Pourquoi nous finirons (probablement) tous par avoir le Coronavirus un jour

02.

L'ex-rappeuse Diam's ouvre une agence de voyages (réservée aux musulmans)

03.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

04.

Tout le monde, il est bio, tout le monde, il est gentil mais le BIO ne fera pas de miracle

05.

Pandémie en vue ? Voilà à quoi ressemblerait le scénario du pire en cas de propagation incontrôlée du Coronavirus

06.

Sos macronie en perdition ? Le poids des (non) mots, le choc des photos

01.

Procès Fillon : le candidat malheureux à la présidentielle fait-il face à une justice équitable ?

02.

Comment l’Allemagne est devenue le maillon faible de l’Europe

03.

Attentat de Hanau : ce terrible poison que contribuent à répandre les ambiguïtés européennes sur l’immigration

04.

Instituteur de Malicornay : à quoi joue l’éducation nationale ?

05.

Violences sexuelles : pourquoi il est si complexe d’éduquer au consentement

06.

Macron exaspère ses ministres; Un tenant de l’Islam politique bientôt maire à Garges les Gonesse ?; Radicalisation : les universités de plus en plus soumises à la censure « bien-pensante »; La CEDH influencée par des ONG financées par George Soros

Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vous devez être abonné pour rédiger un commentaire.
Abonnez-vous
«Vos abonnements garantissent notre indépendance»
Nos articles sont ouverts aux commentaires sur une période de 7 jours.
Face à certains abus et dérives, nous vous rappelons que cet espace a vocation à partager vos avis sur nos contenus et à débattre mais en aucun cas à proférer des propos calomnieux, violents ou injurieux. Nous vous rappelons également que nous modérons ces commentaires et que nous pouvons être amenés à bloquer les comptes qui contreviendraient de façon récurrente à nos conditions d'utilisation.
*Toute validation est définitive, vous ne pourrez pas rééditer votre commentaire.
Pas d'autres commentaires