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Un zèle de propreté peut nuire aux enfants en bas âge.
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Pourquoi trop nettoyer sa maison aggrave les risques de maladies pour les enfants

Publié le 10 avril 2015
Il est normal de vouloir maintenir un certain niveau de propreté dans sa maison, surtout lorsque des enfants en bas âge y vivent. Cependant un peu trop de zèle peut nuire à ces derniers. En effet, certains produits sont très agressifs chimiquement, et un univers aseptisé, ne sont pas de nature à renforcer les défenses immunitaires des plus petits.
Stéphane Gayet
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Stéphane Gayet est médecin des hôpitaux au CHU (Hôpitaux universitaires) de Strasbourg, chargé d'enseignement à l'Université de Strasbourg et conférencier. 
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Il est normal de vouloir maintenir un certain niveau de propreté dans sa maison, surtout lorsque des enfants en bas âge y vivent. Cependant un peu trop de zèle peut nuire à ces derniers. En effet, certains produits sont très agressifs chimiquement, et un univers aseptisé, ne sont pas de nature à renforcer les défenses immunitaires des plus petits.

Atlantico : Une étude du Centre for Environment and Health menée sur des enfants âgés de 6 à 12 ans aux Pays-Bas, en Finlande et à Barcelone (Espagne) montre que l'exposition régulière à l'eau de Javel à leur domicile augmenterait de 35 % leurs chances de contracter des angines récurrentes et de 20 % celles d'avoir la grippe. Comment peut-on l'expliquer ?

Stéphane Gayet : Cette étude multicentrique qui porte sur plus de 9000 enfants d'âge scolaire ne manque pas de puissance. L'eau de Javel – chimiquement : solution aqueuse d'hypochlorite de sodium titrant 2,6 % de chlore actif – est l'un des désinfectants les plus puissants parmi ceux qui sont utilisables en présence humaine. Elle ne s'utilise jamais pure, mais diluée, généralement au 1/10e (0,26 % de chlore actif) sur une surface propre ou au 1/5e (0,56 %) sur une surface non nettoyée. À ces concentrations, aucun microorganisme ("microbe") connu en pathologie humaine ne résiste, y compris les plus résistants d'entre eux (spores bactériennes et prions ou "agents transmissibles non conventionnels", ATNC, agents des encéphalopathies subaiguës spongiformes telles que la maladie dite de la vache folle et la maladie de Creutzfeldt-Jakob ou MCJ).

Mais le revers de la médaille est sa dangerosité. Ce produit chimique est volatil et, non seulement irritant, mais caustique, pour la peau et les muqueuses. La sphère ORL (fosses nasales, amygdales, gorge, arrière-gorge, larynx) et la trachée-artère sont en première ligne : ce sont elles qui sont agressées par les composés volatils toxiques provenant de l'eau de Javel elle-même et résultant de son action sur différentes substances.

L'agression chimique de ces muqueuses provoque leur inflammation et altère leurs défenses immunitaires locales ainsi que leurs flores physiologiques protectrices, phénomènes à l'origine d'une augmentation sensible du risque infectieux.

Quels sont les risques pour les enfants ? Pourquoi sont-ils plus vulnérables que les adultes ?

Les risques évoqués concernent une exposition prolongée et non une exposition aiguë. Il s'agit d'enfants qui inhalent régulièrement des produits chimiques volatils émis dans l'air, soit par l'eau de Javel elle-même, soit plus souvent du fait de son action sur diverses substances. C'est une pollution aérienne chronique touchant directement les muqueuses respiratoires qui sont irritées et de ce fait moins aptes à se défendre face aux agressions microbiennes. L'inflammation qui résulte de cette irritation facilite les infections virales et bactériennes : les mécanismes de défense antimicrobienne sont amoindris et la pénétration des microorganismes est facilitée. Ce phénomène d'augmentation de la fréquence des infections respiratoires tant virales que bactériennes par une pollution chronique est bien connu : on le retrouve avec le tabagisme, le trafic routier, les expositions professionnelles…

Les enfants sont plus exposés que les adultes pour les raisons suivantes : leur système immunitaire est encore immature, ils n'ont pas la perception du danger qu'ont les adultes et du fait de leur petite taille sont plus près du sol et des sanitaires tels que les toilettes, les douches et les baignoires qui sont les surfaces les plus souvent traitées à l'eau de Javel diluée. Les enfants en bas âge ont l'habitude de jouer sur le sol et se trouvent de ce fait au plus près des surfaces traitées.

Quels sont les produits les plus dangereux ? Sont-ils majoritaires ?

L'eau de Javel est un produit particulièrement dangereux, surtout en raison de son fréquent mésusage. Les principales erreurs d'utilisation de l'eau de Javel, conduisant à une majoration de sa dangerosité notamment pour les enfants, sont les suivantes : concentration excessive, soit par méconnaissance, soit volontaire (l'eau de Javel s'utilise à la maison à des dilutions allant du 1/20e au 1/10e, soit des concentrations en chlore actif allant de 0,13 % à 0,26 %) ; application sur une surface non nettoyée, car l'eau de Javel en présence de matières organiques azotées génère un dégagement de dérivés chlorés toxiques ; mélange conscient ou inconscient, soit à une substance acide telle un détartrant, ce qui donne immédiatement une production de chlore gazeux qui est un gaz très toxique, soit à une substance au contraire basique telle de l'ammoniaque, ce qui provoque un dégagement de chloramines, substances également toxiques.

Bien d'autres produits d'entretien ménagers sont également toxiques pour les muqueuses respiratoires, tels les nettoyants ammoniaqués, les produits alcooliques (alcool ménager et autres produits nettoyants contenant de l'alcool), les détachants et autres solvants (solvants chlorés, hydrocarbures aliphatiques, solvants oxygénés comme les cétones…). Les consommateurs souhaitent en général des produits qui agissent vite et efficacement : la plupart des nettoyants du commerce satisfont à ces exigences, au prix d'une toxicité encore trop peu soupçonnée par les ménagères. On y ajoute des substances odoriférantes qui plaisent souvent aux utilisateurs, mais peuvent augmenter la nocivité de ces produits.

Ces nettoyants et désinfectants toxiques sont encore majoritaires, car efficaces, faciles d'emploi et d'un prix abordable. À côté de cette gamme de produits chimiques composites et dangereux pour les enfants, il existe la gamme de produits écologiques, biocompatibles ou au moins biodégradables. Mais leur efficacité est moindre, plus lente et leur coût en général plus élevé.

A quelle fréquence peut-on les utiliser en toute sécurité ? à partir de combien d'utilisations y a-t-il danger ? Quel usage en fait-on actuellement ?

Il est bien difficile de donner des conseils généraux en matière de fréquence d'utilisation, tant les paramètres sont nombreux : produit, concentration, volume utilisé, nettoyage préalable ou non… On peut dire que bien des ménagères ont tendance à en faire trop, au nom d'une recherche parfois obsessionnelle de propreté irréprochable et de désinfection. Nous l'avons vu, ce sont surtout les enfants qui pâtissent de ces produits toxiques. Il n'est pas nécessaire de nettoyer et encore moins désinfecter les locaux tous les jours. Une fréquence de deux ou trois fois par semaine est amplement suffisante. Surtout, il convient de protéger les enfants en les tenant éloignés des locaux au moins dans la demi-heure qui suit le nettoyage ou la désinfection et en aérant souvent les locaux (il faut 15 à 20 minutes d'aération pour renouveler l'air d'une pièce à condition de créer un courant d'air). Il faut insister sur les modalités d'utilisation de ces produits d'entretien toxiques ou potentiellement toxiques : se souvenir que l'eau de Javel doit être convenablement diluée (ce qui ne va pas du tout de soi), qu'elle ne nettoie pas, mais désinfecte, et ne doit pas être appliquée sur des surfaces sales ni mélangée à d'autres produits ; éviter les produits "sans rinçage" qui plaisent pourtant tellement aux ménagères ; proscrire tout dépassement de la concentration d'utilisation par rapport à celle qui est préconisée par le fabricant (cela ne présente en général que des inconvénients).

Sur le plan de l'usage, il faut bien distinguer l'action nettoyante (détergent, ammoniaque, alcool ou autre solvant), l'action détartrante (acide) et l'action désinfectante. Il ne faut jamais associer deux produits ; en cas d'application séquentielle, un rinçage intermédiaire à l'eau est impératif.

Y a-t-il des alternatives à ces produits ?

Nous l'avons vu plus haut, on trouve aujourd'hui dans le commerce des gammes de produits écologiques, revendiquant un tel label, et généralement biocompatibles ou au moins très largement biodégradables. Ces produits sont nettement moins toxiques et présentent plus de garanties quant aux enfants. Les produits simples, de base, constitués d'un seul produit, sont préconisés par certaines associations ou courants de pensée : le vinaigre blanc, l'alcool ménager, le savon de Marseille… La toxicité de ces produits n'a pas grand-chose à voir avec les formulations chimiques composites dont nous avons parlé précédemment. Il ne faut pas perdre de vue, qu'à côté de l'action chimique, le nettoyage et le détartrage peuvent également recourir à une action mécanique : brossage, grattage, nettoyage à la pression d'eau et à la vapeur…, procédés quand même nettement plus écologiques.

Par ailleurs, est-ce forcément une bonne chose pour nos enfants que de vivre dans un espace aseptisé ?

Le verbe "aseptiser" a un sens proche de celui de "stériliser" au sens microbien du terme, c'est-à-dire éliminer tout microorganisme ("microbe") dans un site donné. Ce n'est à la vérité ni possible ni souhaitable. Ni possible, car cela nécessiterait un vide d'air et l'introduction du site en question dans un autoclave ou stérilisateur, opération réservée à des objets supportant des températures de l'ordre de 130°C. Ni souhaitable, car cela n'aurait aucun sens. En effet, d'une part, les microorganismes ("microbes") qui nous menacent ne sont qu'une minuscule minorité des microorganismes qui nous entourent et sont sur notre corps et nos vêtements ; d'autre part, ces microorganismes menaçants ou pathogènes sont avant tout sur le corps humain, beaucoup plus que dans l'environnement, aussi paradoxal que cela puisse paraître.

Cette fréquente obsession des "microbes", qui remonte probablement aux grandes épidémies de peste, choléra, poliomyélite, typhoïde, variole, grippe pandémique…, est plus qu'un mauvais guide, elle pousse beaucoup de personnes à effectuer des actes répétitifs, presque rituels, mais inutiles et même néfastes. Ce n'est pas en désinfectant l'environnement, surtout le sol, que l'on évite les infections virales et bactériennes. Nettoyer et détartrer sont des actions nécessaires ; désinfecter de façon systématique l'environnement large n'a pas de sens. C'est au niveau de la transmission interhumaine qu'il faut faire porter les efforts de prévention, en connaissant les "vecteurs" : poignées de porte et de fenêtre, rampes, mains courantes, interrupteurs, commandes, claviers… et puis bien sûr les mains, mais à des moments stratégiques et non de façon répétitive non réfléchie.

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