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Publié le 24 mars 2015
Un petit appareil électrique portatif munis d'électrodes que l'on appose sur son front, on actionne le courant et voici nos idées noires chassées. Ce n'est pas de la science-fiction mais le prototype qu'une start-up américaine, baptisée Thync, compte commercialiser sous peu. Une possible révolution, même si l'usage de l'électricité est loin d'être une nouveauté.
Andrei Radtchenko
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Psychiatre, praticien des techniques de stimulation transcrânienne à courant continu et de stimulation magnétique transcrânienne.
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Un petit appareil électrique portatif munis d'électrodes que l'on appose sur son front, on actionne le courant et voici nos idées noires chassées. Ce n'est pas de la science-fiction mais le prototype qu'une start-up américaine, baptisée Thync, compte commercialiser sous peu. Une possible révolution, même si l'usage de l'électricité est loin d'être une nouveauté.

Atlantico : Selon la start-up Thync, ce petit appareil devrait être commercialisé d'ici quelques mois, il permettra de libérer l'utilisateur de son stress ou de sa mauvaise humeur grâce à des impulsions électriques indolores, une méthode appelée stimulation électrique transcranienne. Quel effet le courant électrique peut-il avoir sur l'humeur et la psychée du patient ?

Andrei Radtchenko : La stimulation électrique transcrânienne, abrégée en tDCS, est une méthode assez récente avec très peu de publications. Il y a environ 20 fois moins de publications sur cette tDCS que sur une autre méthode appelée stimulation magnétique transcranienne (la rTMS). On a donc beaucoup moins de recul, des études positives et négatives existent sur le sujet, mais on ne peut pas expliquer comment cela marche. On sait que cela améliore les fonctions cognitives aussi bien du sujet âgé que jeune. Il y a des études effectuées en "double aveugle" sur la tDCS qui montre son efficacité. Le mécanisme d'action de cette technique peut être différent de l'action des antidépresseurs, dans la mesure où une étude n'a pas mis en évidence des modifications au niveau du "BDNF" (pour Brain-Derived Neutrophic Fator), un facteur de croissance qui, normalement, augmente avec la réponse aux antidépresseurs, mais aussi à la réponse magnétique transcranienne. Cependant ce facteur n'augmente pas dans le cas de la méthode de stimulation électrique transcranienne (tDCS) Je pense que c'est une technique d'avenir qu'il faut encore paramétrer.

Le projet de cette start-up présente une technique un peu différente, dont l'idée est que l'action de la stimulation électrique transcrânienne ne serait pas due à la stimulation directe avec le courant – dans l'hypothèse que cela améliorerait la connectivité transcérébrale - mais que ce serait l'action indirecte sur les terminaisons des nerfs crâniens accessibles à la stimulation qui induirait à distance une réponse anxiolytique plutôt qu'un effet antidépresseur. Ce type de stimulation est différente, dans la stimulation électrique transcranienne on utilise le courant continu, là il est plutôt question de courant pulsé, avec donc une intensité inférieure. Dans l'hypothèse d'une stimulation des terminaisons nerveuses, on peut utiliser un courant moins fort, on pourra avoir une perception douloureuse et une irritation de la peau au niveau des électrodes, de petits inconvénients en somme. Maintenant dans ma pratique de psychiatre, l'utilisation de la stimulation électrique me paraît moins efficace que la stimulation magnétique avec laquelle on a plus d'expérience. Les recommandations françaises et internationales proposent un niveau de preuves scientifiques plus élévé pour utiliser ce traitement, de plus en plus d'articles montrent l'utilité de la stimulation magnétique chez les patients résistants aux antidépresseurs.

L'idée de la stimulation électrique est néanmoins assez intéressante mais compte tenu du faible nombre de patients ayant bénéficié de ce nouveau traitement il est difficile de conclure quoi que ce soit. Dans le cas du projet de Thync, l'intérêt aussi c'est le caractère compact de ce procédé qui permet de l'utiliser chez soi, visiblement il n'y a pas de danger : cela peut-être quelque chose d'intéressant si on a des preuves d'efficacité. Mais pour l'heure on ignore s'il existe un véritable effet antidépresseur et pro-cognitif, effets qui étaient démontrés pour la tDCS. Dans le cas de cet appareil, seul l'effet anxiolytique est évoqué pour l'heure. Si des études ultérieures montrent l'existence de cet effet et peut-être celui d'un effet antidépresseur, cette technique légère et facile à utiliser, que le patient pourrait manipuler sur préscription d'un praticien, peut être une technique d'avenir. Je ne dis pas que c'est une annonce qui n'aura pas d'avenir en tout cas.

L'idée d'utiliser l'électricité comme remède aux troubles psychiatriques est loin d'être nouvelle. Mais très concrètement ce type de technologie s'emploierait-elle sur quelles pathologies ?

Pour la stimulation électrique transcranienne par le courant direct continu, il existe déjà des appareils de plus en portatifs qui sont déjà proposés, même s'il n'y a pas encore pour l'heure de recommandations en France pour le traitement des dépressions. Des études sérieuses montrent également ses bénéfices dans les troubles cognitifs, dans la prise en charge des symptômes négatifs de schizophrénie et des hallucinations résiduelles dans les schizophrénies. 

Pour le traitement évoqué ici, dans le cas de cet appareil, on aborde un bénéfice anxiolytique. Cela concerne pour l'heure les troubles anxieux modérés, compte tenu des résultats observés par la start-up, qui n'ont pas été publiés dans une revue scientifique. Pour l'instant, on ne peut pas dire que cela ne marche pas, mais il y a des résultats qu'il faut répliquer. Si on les réplique, pourquoi pas ? Mais il semble que cela sera limùité pour l'instant aux troubles anxieux modérés, qui sont plutôt traités actuellement par psychothérapie. C'est un premier pas intéressant et visiblement non-dangereux.

Un journaliste américain ayant reçu un exemplaire de l'appareil de Thync l'a fait tester par son entourage, or il semble qu'il soit loin de fonctionner chez tout le monde. Ne sommes-nous pas tous égaux face à la récéptivité des impulsions électriques ?

Malheureusement, nous ne sommes pas tous égaux aux traitements en psychiatrie, en général. En première intention, la réponse aux antidépresseurs est de 60% de patients, dans les meilleurs des cas. Plus  on est résistant, moins l'on rattrape de patients à chaque étape de potentialisation, c'est-à-dire d'association de traitements.

Dans le cas de la stimulation magnétique transcrânienne, elle est utilisée, par exemple, après résistance aux premiers traitements antidépresseurs. En moyenne, seuls 30% des patients y répondent. La tDCS, la stimulation par courant électrique direct continu peut aussi être une technique qui va améliorer l'état d'une partie des patients. Les résultats donnés par ces premiers tests concernant la nouvelle méthode dont nous parlons ne sont pas du tout étonnants. En psychiatrie aucune technique ne marche à 100%. Nous avons tous les mêmes récepteurs mais ne réagissons pas de la même façon. Ce n'est pas sur cela que l'on va pouvoir juger donc l'efficacité de cette technique.

C'est au contraire intéressant de voir que cela ne fonctionne pas pour tout le monde. Si cela avait été le cas, nous aurions pu conclure qu'il n'y avait qu'un effet placebo. On ne peut pas exclure cet effet dans les études. C'est la raison pour laquelle il faut reproduire des études "double aveugle contre placebo" pour comparer l'effet. Dans les études concernant les antidépresseurs cet effet peut atteindre les 30% ! Cela n'est pas négligeable. L'effet placebo n'est pas durable mais il est important à prendre en compte.

Ces technologies de stimulation transcranienne sont encore utilisées par certains psychiatres, mais elles sont encombrantes et coûteuses. Cet appareil pourrait être livré à domicile sous peu, selon la société qui le commercialise. Cela pourrait-il être une révolution pour les patients ?

Les appareils de stimulation magnétique transcrânienne sont effectivement assez encombrants, onéreux et ne peuvent être utilisés que par des personnels formés. Ici au contraire, si l'effet est confirmé par une étude bien construite, publiée dans une revue scientifique avec comité de lecture, ce serait une révolution. Comme tout traitement, ce serait alors une bonne chose de pouvoir le prescrire pour chaque patient qui pourrait louer un appareil de cette nature à la pharmacie avant de le leur restituer au terme du traitement.

Le traitement des troubles psychiatriques par l'électricité n'est pas non plus utilisé par la majorité des médecins. Pour le grand public cela peut sembler dangereux. Ces impulsions électriques répétées, bien que faibles, ne présentent-elles pas tout de même un risque de danger pour le corps humain ?

Pour l'heure, au vu de la nouveauté de cette technique et de cet appareil, c'est assez difficile à dire. Mainteant, les techniques électriques sont très utiles, mais pas en première intention. La tDCS ou la stimulation magnétique répétée, la rTMS, sont quand même utilisées en deuxième intention. En première intention, ce sont les médicaments qui sont utilisés. Ensuite, il faudra expliquer que les techniques de seconde intention ne sont pas dangereuses, ne rendent pas dépendant, que ce qui est dangereux c'est de rester déprimé avec un impact négatif sur le travail, la vie personnelle et les neuronnes. Un état dépressif chronique est néfaste. D'abord on utilisera les antidépresseurs et la psychothérapie. Maintenant cela peut être associé à d'autres techniques pour améliorer la réponse du patient. En cas de grande résistance, on peut également utilisés les électrochocs, également appelés électronarcose ou électroconvulsivothérapie. Ils sont encore mal considérés par le public compte tenu de l'imaginaire qui les entoure, des images traumatisantes des films, pourtant ils sont aujourd'hui utilisés dans de très bonnes conditions pour les patients extrêmement résistants aux traitements médicamenteux. On fait ça sous anesthésie générale, avec salle de réveil monitorée, neurorelaxation, entouré de psychiatres et d'infirmières. On essaye de maîtriser les effets secondaires au maximum. Il y a plus de 90% de réponses, même s'il y a peu de patients dans ce cas-là, mais ils peuvent bénéficier de ce traitement. 

Pour la rTMS, il s'agit d'une technologie encore chère et encombrante car elle est peu utilisée, mais cela peut évoluer, et elle se rapproche du taux de réponse de l'électronarcose. Il est vrai que cette dernière peut entraîner des troubles transitoirs de la mémoire, et on imagine mal un patient qui la subut retourner au travail le lendemain. Cette technique peut, certainement, entraîner des troubles cognitifs chez le patient, même s'il n'y a pas de lésions visibles à l'imagerie, mais il faut savoir que la dépression non traitée tue, il faut donc voir le bénéfice-risque. Si le patient est mélancolique avec des idées suicidaires, il faut aussi accepter quelques effets indésirables pour sauver sa vie. A contrario, la stimulation magnétique transcrânienne ne provoque aujourd'hui à mon avis aucun effet néfaste même si cela implique le champ magnétique. Les études l'ont beaucoup démontré. La rTMS peut engendrer quelques maux de tête. Quant aux stimulations électriques directes (tDCS) ne provoquent que des picotements au niveau du front, mais pas d'autres effets secondaires. Mais il est toujours essentiel d'améliorer la technique – qui a aussi son avenir. 

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zouk
- 24/03/2015 - 11:11
Stimulation électrique cérébrale?
Il n'y a pas qu'en psychiatrie que tous les patients ne sont pas égaux, c'est vrai de toute pathologie. Quant au sujet de cet article, attendons des études sérieuses sur un nombre significatif de cas.