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Lutte contre le dérèglement climatique : ce que François Hollande pourrait retenir de la théorie des jeux pour réussir à convaincre le reste de la planète

Publié le 27 février 2015
François Hollande effectue actuellement un voyage aux Philippines pour défendre la lutte contre le réchauffement climatique. Il y a fort à parier qu'une nouvelle liste de "mesures urgentes" à prendre, ira s'ajouter aux listes de ce type déjà existantes. Face à l'immobilisme de certains acteurs au sein des négociations climatiques, la stratégie est à revoir.
Laurent Mermet est professeur en gestion de l'environnement à Agro Paris Tech.
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François Gemenne est chercheur en sciences politiques, au sein du programme politique de la Terre. Il est enseignant à l'université de Versailles-Saint Quentin, et à Sciences Po Paris.Spécialiste du climat et des migrations.
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François Hollande effectue actuellement un voyage aux Philippines pour défendre la lutte contre le réchauffement climatique. Il y a fort à parier qu'une nouvelle liste de "mesures urgentes" à prendre, ira s'ajouter aux listes de ce type déjà existantes. Face à l'immobilisme de certains acteurs au sein des négociations climatiques, la stratégie est à revoir.

Atlantico : A chaque épisode de négociations internationales sur le climat, de nombreuses listes de mesures d'urgence à prendre sont dressées. Aussi bonnes soient-elles, force est de constater que de nombreux acteurs des négociations les refusent, Etats en développement ou multinationales, car ils n'y trouvent pas leur intérêt. D'un point de vue stratégique comment cela s'explique-t-il ?

Laurent Mermet : D'abord l'idée d'avoir des listes de choses à faire est très différente de l'idée de mettre en œuvre une vraie solution. Ce n'est pas la même chose de dire "il y a un problème qui se pose : faisons une liste de choses à faire" que "il y a un problème : quelle est l'action à conduire qui atteindrait le résultat visé ?". Déjà la question de la liste de choses à faire n'est pas une solution capable d'atteindre le résultat, il faut une liste de ce qu'on pourrait faire. Deuxièmement, les négociations vont, ensuite, rogner sur cette liste de choses que l'on pourrait faire. Je ne compte même pas le fait qu'au moment de la mise en œuvre, après les négociations, on rognera encore sur cette liste. La vraie question est : est-ce que les quelques actions décisives sont conduites ? Le mode de travail est construit pour répondre à la question "on ne peut pas ne rien faire ". La structure de la question n'est pas "on est capable collectivement d'atteindre le résultat, on va le faire".

Il ne faut pas tomber dans un stéréotype. On vit dans un monde qui a un très fort penchant pour le manichéisme, peuplé de "gentils" et de "méchants". Quand on regarde les processus de négociation et de discussion en environnement, c'est beaucoup plus compliqué que ça. Si on prend les Etats impliqués dans cette négociation, beaucoup prennent des mesures qui vont dans un des deux sens, et en même temps dans le sens contraire. Par exemple, la Chine construit des centrales à charbon et en même temps se démène pour être leader sur le marché des éoliennes et des panneaux photovoltaïques. Ce n'est donc pas une lutte manichéenne, et on ne peut pas prêter à des acteurs puissants, comme des Etats ou des grandes entreprises, des intérêts univoques.

La France, comme tout le monde, est schizophrène dans ce domaine-là. Elle a, à la fois, des actions à mener, pour lutter contre le changement climatique, mais elle soutient aussi des filières économiques qui prennent des décisions plutôt mauvaises sur le climat. Ce n'est pas un acteur monolithique.

Dans la théorie des jeux, chaque acteur est défini par un intérêt, c'est un "intérêt sur pattes" en quelque sorte, qui est confronté à d'autres intérêts et leurs interactions constituent la décision. Des acteurs comme l'Etat français ou l'Etat chinois ont beaucoup d'intérêts différents, donc le jeu est plus compliqué que ça.

Le climat est considéré, en général, comme une "bonne cause", il faut donc agir pour elle. Mais il y a d'autres "bonnes causes", comme nourrir X milliards d'humains, augmenter leur niveau de vie etc. La liste est interminable. On ne peut pas parler de "lutte des intérêts", car il n'y pas d'un côté une "bonne cause" et de l'autre "les intérêts", il y a des causes "bonnes", ou moins "bonnes", qui rentrent en contradiction entre elles. Quand on coupe de la forêt à tire-larigot, pour y faire pousser des plantations de palmiers à huile ou de soja, c'est pour l'approvisionnement de masse de villes dont la population augmente de manière très rapide. Souvent, on cadre le problème dans l'espace public comme s'il y avait une bonne cause pour laquelle on pourrait tous se mobiliser, et en face des obstacles qui viennent soit de la bêtise, soit d'un intérêt égoïste non-légitime, ce n'est pas le cas, même s'ils existent, dans les deux camps d'ailleurs.

 

François Gemenne : D'un point de vue stratégique, cela s'explique parce que tout le monde voit ça comme une contrainte, et tout le monde essaye d'y échapper. Nous sommes dans un système où chacun regarde ce que font les autres, avant d'agir. La deuxième chose est que nous sommes dans un système de négociations totalement obsolètes dans lequel les représentants à la table des négociations sont les gouvernements. Or les gouvernements n'ont qu'une capacité limitée d'action sur ce qu'il se passe dans leur pays, car les gaz à effet de serre sont produits par les entreprises, les municipalités, les individus, c'est-à-dire dans des endroits qui échappent, assez largement, au contrôle des gouvernements. On peut se poser la question : est-ce que sont les gouvernements qui sont encore les plus aptes à jouer ce rôle de représentation comme acteurs de la négociation internationale ? N'y a-t-il pas d'autres acteurs qu'il faudrait faire venir à la table ?

Y-a-il également une différence dans la perception du risque climatique qui induise un décalage entre les différents acteurs des négociations ?

François Gemenne : Je dirais que pour toute une série de pays, le réchauffement climatique représente une question de survie, purement et simplement. Pour d'autres, cela reste un enjeu de développement, pour d'autres de sécurité ou de santé publique, de compétitivité pour certains. A partir ces différentes représentations émerge différents types de solutions qui peuvent être apportées au problème. Le problème pour le moment, c'est qu'on n'a pas vraiment de vision globale et commune qui permettrait de tendre vers une solution commune. Tant que l'on n'a pas unifié ces visions, une solution commune sera difficile à atteindre, ou alors il faut accepter que les solutions puissent être différenciées, et que les Etats peuvent avancer chacun à leur rythme. Il est possible d'avoir des coalitions d'Etats qui mettent en place certaines solutions, tandis que d'autres pays mettent en place d'autres types de solution. Mais cela implique de sortir de la règle du consensus qui prévaut au sein des négociations. Par exemple, on peut imaginer une sorte de groupement des pays forestiers par exemple : le Brésil, l'Afrique centrale, l'Indonésie, la Malaisie etc. Ce type de groupement peut exister sur la base d'intérêts communs. Il faudra sortir de la logique du consensus onusien qui consiste à trouver le plus petit commun dénominateur entre les différentes positions.

Si d'autres acteurs que les Etats souverains peuvent agir dans la lutte contre le réchauffement climatique (ONG, citoyens, entreprise), les négociations interétatiques sur le climat telles qu'on les mène aujourd'hui sont-elles la solution ? Comment intégrer d'autres acteurs ?

Laurent Mermet : Je dirais que les autres niveaux sont de plus en plus importants. Le premier est le recadrage qu'on observe dans la négociation qui est un peu moins focaliser sur l'idée d'un accord interétatiques qui nous ramènerait au cas de figure qu'il y aurait une communauté mondiale qui déciderait pour tout le monde. On est un peu plus proche d'un cadre où chaque Etat adopte ses stratégies qui incluent déjà pas mal d'éléments favorables au climat.

 

La deuxième chose est qu'on voit bien que, à tous les niveaux, il y a des entreprises, des villes, qui chacun essaye d'avancer dans une direction favorable au climat. Même si je ne dis pas du tout que tout le monde le fait. Il y a une action éparpillée. Je pense que c'est un facteur essentiel.

Je trouve que ces acteurs participent déjà au débat. Si on regarde la scène de ces négociations entre Etats, ces grandes conférences climats rassemblent des dizaines de milliers de personnes dont une partie très importante issue de la société civile qui représentent toute sorte d'acteurs qui opèrent à d'autres échelles. Le projecteur est sur ce qu'il y a de plus institutionnel, la négociation entre Etats, c'est un biais qui fait qu'on se focalise là-dessus. A partir du moment où la conférence interétatique constitue l'évènement, elle est au centre et on se demande où est le reste, mais le reste de l'année il y a des débats, par exemple à Notre-Dame des Landes.

François Gemenne : Je dirais que les négociations restent encore largement dans le modèle de 1946. Ce modèle n'a guère évolué depuis la création des Nations Unies. Il y a cette question de la représentation des acteurs, je ne pense pas que les Etats soient encore les plus légitimes pour nous représenter lors de ces négociations. Par exemple, 70% des émissions de gaz à effet de serre sont produites dans les villes alors que les municipalités ne sont pas du tout représentées à la table des négociations, là on peut se dire qu'il y aurait sans doute quelque chose à faire. Anne Hidalgo, maire de Paris, a sans doute plus de levier d'actions que Manuel Valls dans la réduction des gaz à effet de serre.

Le modèle est dépassé, et pose un véritable problème démocratique car il est coupé de la population. Or ces négociations intéressent, au premier chef, l'ensemble de la population, mais elle en est totalement déconnectée. Je pense qu'il faudrait faire un plus grand usage des nouvelles technologies, par exemple, afin d'ouvrir démocratiquement les négociations à d'autres acteurs et les sortir de leur isolement. Il faut sortir ces négociations de leur bulle, car cela concerne également ce que l'on fera en matière de développement, d'immigration,  finances publiques etc. Il faut reconnecter d'urgence tous ces sujets à la population et aux autres thématiques.

Concrètement aujourd'hui, quels sont les acteurs qui souhaitent agir pour le climat ? Ceux qui ne le souhaitent pas ? Quelle est  l'ampleur du rapport de force ?

Laurent Mermet : Cela se joue sur des scènes innombrables et dans chacune il y a, à la fois, un élément de choix et un élément de rapport de force. Construira-t-on l'aéroport à Notre-Dame des Landes ? Adoptera-t-on telle ou telle politique de gestions des sols en France ? Comment les rapports de force s'établiront ils à ces petits niveaux ? Tout se joue en permanence dans énormément de décisions, y compris des décisions quotidiennes, que les gens prennent sur leurs déplacements,sur l'aménagement urbain etc. On n'est pas dans un gros rapport de force massif, mais dans quelque chose qui se joue de manière distribuée.

 

François Gemmene : Clairement aujourd'hui, à part quelques exceptions du type Arabie saoudite ou Russie, tout le monde souhaite agir pour le climat. Le problème c'est que tout le monde a peur d'être le "dindon de la farce" et donc attend pour agir de voir ce que vont faire les autres.

Il y a aussi, dans chacun de ces pays, des forces qui souhaitent maintenir le statuquo. Sur les 10 premières entreprises mondiales en termes de capitalisation boursière, 8 sont directement liées au pétrole (compagnie pétrolière, fabricant de voitures etc), elles ont donc un intérêt direct là-dedans puisque l'essentiel de leur revenu provient de l'exploitation du pétrole. Pour elle, donc, l'idée de sortir du pétrole, suppose un changement complet de leur business-model. Il y a donc de puissantes forces pour l'immobilisme. Une de ces forces est, par exemple, le climato-scepticisme qui représente, selon les pays, encore un tiers ou quart de la population,  en France, au Royaume-Uni et surtout aux Etats-Unis où il est devenu une ligne de fracture entre le Parti démocrate et le Parti républicain et où la science est une forme de croyance et de valeur (ce qui est dangereux).

La grande difficulté est que la forme que chacun veut donner à son action est très différente.

De quelles façons les acteurs qui souhaitent agir pour le climat peuvent-il amener les autres à rejoindre leurs positions ? Quels sont les moyens pour convaincre ?

Laurent Mermet : Cela dépend complètement de chacune de ces décisions. La réponse typique serait nécessairement "on devrait" ou "il faudrait". C'est ce que j'entends ou ce que je lis tous les jours. Mais pour moi, ce n'est pas de la stratégie. Si on se demandait "comment crée-t-on une startup qui vaudra des millions de dollars dans sept ans ?", personne ne saurait dire la réponse et pourtant il y en a qui arrivent. Cette question n'a de sens que pour un entrepreneur particulier qui a une idée dans un contexte à un moment bien précis. La question "que peut-on faire pour le climat ?" n'a stratégiquement pas de réponse générale. Elle se pose à chacun dans le cours de l'action, par exemple, "comment empêchera-t-on tel projet d'irrigation ?", cela se posera à un petit groupe d'associations qui voudra s'y opposer, la façon d'agir est entièrement dépendante du contexte. La question cruciale est : où sont les gens qui ont envie que ça change et comment peut-on les aider chacun dans leur contexte à réfléchir à des actions efficaces ?

François Gemenne : Je pense qu'il faut sortir de toutes ces petites stratégies de négociations à la petite semaine. Il faut créer un grand projet politique qui sera entraînant pour chacun. Tant qu'on restera sur des petites négociations du type "une tonne de Co2 contre 1 million de dollars de financement", on ne s'en sortira pas. Il faut avoir une vision et un courage politique, et c'est ce qui manque sur ce sujet.

 

Il faut quelques hommes politiques visionnaires qui arrivent à entraîner les autres à leur suite, de la même façon que les pères fondateurs de l'Europe sont parvenus à entraîner les autres pays européens à leur suite. La construction de l'Europe n'était pas évidente à l'époque, et ça incluait des renoncements et des sacrifices, notamment en termes de souveraineté, de la part des pays. Simplement, il y avait un grand projet derrière, et on acceptait ces sacrifices. IL faut le même type de projet aujourd'hui pour le changement climatique.

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jipebe29
- 01/03/2015 - 10:24
La révolte gronde...
Tout comme le petit village gaulois d'Astérix et Obélix le fit contre Rome, un groupe de citoyens qui ont su garder leur bon sens et leur sens critique s'organisent pour lutter contre ce ridicule dogme du Réchauffement Climatique Anthropique, qui est le plus grand scandale de notre époque. Une association vient de voir le jour: l'AFCO (association francophone des climat-optimistes). Elle a pour objectif de fournir aux citoyens les informations pertinentes sur le climat et l'énergie, car ces informations sont frappées d'omerta par la Pensée Unique, à laquelle participent nos médias qui, en ce domaine, ont abandonné toute objectivité et toute éthique journalistique. Rien à voir avec le glamour et la pantalonnade!...Ni avec la propagande, dont cet article est un exemple navrant...
jipebe29
- 01/03/2015 - 10:19
delirium carbonum....
Comme le dit Thierry Levent, L. Mermet et F. Gemenne, ne font que nous répéter la Bible de la Sainte Eglise Réchauffiste, qui a décidé une fois pour toutes, et malheur aux misérables qui oseraient mettre sa Sainte Parole en doute,, qu'il y a RC et que nos émissions de CO2 en sont seules responsables. Que Dame Nature se fasse un malin plaisir à réfuter sa Sainte Parole, peu importe: le dogme, vous dis-je le dogme!

jipebe29
- 01/03/2015 - 01:23
les deux bonnes questions...jamais évoquées...
) Comment est-il possible de déduire une relation de causalité CO2--> température sur la base de la seule courte période de covariation CO2-TMAG (température moyenne annuelle globale), de 1978 à 1997 ? 2) Pourquoi n’y a-t-il plus de réchauffement global depuis 1997, alors que, sur cette période, nous avons émis plus de 40% de toutes nos émissions depuis le début de l’ère industrielle ? La relation de causalité CO2–>température, préconfigurée dans les statuts du GIEC, et jamais scientifiquement prouvée, serait-elle une chimère « idéologique » ? La sagesse voudrait que l’on ne fasse rien jusqu’en 2020, car alors, en cas de non-RC ou de refroidissement, ce qui est probable compte tenu des cycles multidécennaux, les thèses du GIEC seraient bonnes à être mises à la poubelle et les pays auraient économisé des dizaines de milliers de milliards d’euros qui n’auraient eu aucune utilité, sauf à provoquer une récession généralisée…mais, compte tenu de l’hystérie climatique collective, je crains que les politiques prévues pour traiter un problème qui n’existe pas, ne soient engagées au niveau planétaire…pour le plus grand malheur des citoyens...qui en paieront le prix douloureux…