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les femmes dépassent les hommes dans ce domaine.
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Le secret de l’intelligence collective ? Les femmes

Publié le 20 janvier 2015
Une étude du Massachusset's institute of technology récemment publiée dans le New York Times s'est intéressée aux moteurs de l'intelligence collective. Selon ses résultats, l'intelligence des groupes n'est pas égale à la somme des intelligences individuelles qui la constituent, mais serait surtout liée aux capacités sociales de ces derniers, et les femmes dépassent les hommes dans ce domaine.
Christine Marsan est psycho-sociologue, co-auteur de l'intelligence collective, co-créons en conscience le monde de demain et Entrer dans un monde de coopération : Une néo-RenaiSens. Elle écrit régulièrement sur son blog.
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Christine Marsan est psycho-sociologue, co-auteur de l'intelligence collective, co-créons en conscience le monde de demain et Entrer dans un monde de coopération : Une néo-RenaiSens. Elle écrit régulièrement sur son blog.
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Une étude du Massachusset's institute of technology récemment publiée dans le New York Times s'est intéressée aux moteurs de l'intelligence collective. Selon ses résultats, l'intelligence des groupes n'est pas égale à la somme des intelligences individuelles qui la constituent, mais serait surtout liée aux capacités sociales de ces derniers, et les femmes dépassent les hommes dans ce domaine.

Une équipe de recherche du Massachusset's Institute of technology a mené deux études (comprenant au total 669 personnes) sur l'intelligence collective. Selon les résultats, l'intelligence d'un groupe ne s'explique pas par la somme des intelligences individuelles. Parmi les différents facteurs impliqués, la sensibilité aux autres (communication non-verbale), et l'équité dans la prise de parole tiennent un rôle capital. Et les femmes enregistrant un score bien supérieur à celui des hommes, c'est donc dans les groupes où la parité a été correctement observée que les résultats ont été les meilleurs.

Atlantico : Comment expliquer les résulats de ces deux études ? Comment les interpréter ?

Christine Marsan : Tout regroupement de personnes ne crée pas toujours de l'intelligence collective. Ce qui permett une bonne intelligence collective, c'est tout d'abord une intention claire et partagée de travailler ensemble. Mais ce n'est pas suffisant : les leviers clés qui en assurent la réussite sont un ensemble d'attitudes qui entraînent des conséquences vertueuses profitables à l'ensemble du groupe. L'établissement d'une confiance se traduit par exemple par une structure de communication souple. Celle-ci permettra aux membres du groupe de parler en toute sécurité, et surtout, en toute sincérité. Cette première condition est une étape cruciale au partage des difficultés de chacun, et participera, outre à l'établissement d'un système de valeurs commun dans l'avancement du travail collectif, à des solutions co-élaborées et convenables à tous.

Qu'entend-on concrètement par intelligence collective, ou coopérative ?

L'intelligence "coopérative" est cette capacité à faire émerger d'un collectif de personnes, une intelligence supérieure -ou en tout cas inédite- à la somme des parties par l'émulation d'un groupe.

J'ai défini plusieurs Intelligences qui permettent la pratique et la manifestation de l'intelligence collective :

  • L'intelligence polychronique, qui est la capacité à combiner intelligence rationnelle et intuition,
  • L'intelligence de la maturité émotionnelle soit l'utilisation "mature" de l'Intelligence Emotionnelle (dont le concept a été évoqué par Daniel Goleman)
  • L'intelligence de la Présence, soit la conscience de soi, de l’autre et de la systémique du groupe, qui rejoint les résultats de cette étude.
  • L'intelligence de la complexité c’est-à-dire connaître et prendre en considération les lois de la systémique qui expliquent le non-visible des interactions entre les individus et les groupes, comme au sein de plusieurs systèmes.
  • L'intelligence du sens soit la capacité à créer du sens, à développer une cohérence entre sa singularité et sa contribution au monde. Elle correspond au quotidien à ce que l'on pourrait appeler "sagesse", c'est à dire le fait d'ajouter à une idée rationnelle une perspective existentielle (Howard Gardner).
  • L'intelligence de reliance qui correspond à la capacité de coopérer les uns avec les autres, en étant débarrassé des réflexes de comparaison et de compétition : il est alors possible d’apprendre les modalités d’intelligence coopérative : attitudes, méthodes, démarches qui rendent possibles la coopération et le travail en réseau. 

En quoi les femmes sont-elles plus aptes à comprendre les autres que les hommes ?

Il n'y a pas de préférence privilégiée par sexe de manière innée, c'est davantage une prédisposition de caractère renforcée par l'éducation. La question de l'éducation demeure primordiale, c'est ce qui permet de comprendre ce qui a conduit les femmes à développer leur côté émotionnel et relationnel. On peut sans doute faire mettre en parallèle cette aptitude avec leur rapport privilégié avec les enfants.

Dans uns société où les rôles propres à chaque genre tendent à s'effacer, les hommes peuvent-ils espérer rattraper leur retard ?

Les hommes ont été interdits de manifester leurs émotions (à part la force ou l'agressivité, qui étaient quant à elles très valorisées) depuis des milliers d'années. Par conséquent, il ne leur est pas habituel d'être attentifs aux signes manifestes de l'Intelligence Emotionnelle (non verbal, manifestations des sentiments et émotions).

Mais les hommes peuvent de plus en plus jouir d'une acceptation sociale à exprimer leurs émotions. Cette "autorisation" les ouvre à l'empathie, au ressenti, et de ce fait permet de croire que leur intelligence émotionnelle augmente de manière significative.

Les femmes auraient donc une capacité à l'empathie plus importante que les hommes. Qu'est-ce que cette information remet en cause ? 

Cela nous conduit à prendre conscience que l'intelligence collective repose principalement sur les compétences relationnelles : empathie, confiance, lecture et gestion des émotions et que ceci s'acquiert, s'apprend et s'expérimente.

On touche là à un niveau de conscience qui va conduire des hommes tels que le Dalaï-lama à prôner la compassion et la bienveillance (Matthieur Ricar, Christophe André.. sont tous des hommes !). En réalité bien sûr, ces valeurs et ces compétences n'ont pas de genre ou de sexe mais qui s'acquièrent pour autant que nous soyons éduqués dans ce sens.

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
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Commentaires (3)
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Dr Guy-André Pelouze
- 20/01/2015 - 21:47
Un sujet intéressant mais vous êtes passé à côté, dommage!
1/ pas de lien
2/ happily Google does exist
3/ malheureusement pour l'interviewée les auteurs ne disent PAS DU TOUT ce qu'elle nous raconte... Ce n'est pas grave mais il vaut mieux étayer ses dires et ne pas annoncer qu'on commente le MIT...
4/ petite idée/
"Instead, the smartest teams were distinguished by three characteristics.
First, their members contributed more equally to the team’s discussions, rather than letting one or two people dominate the group.
Second, their members scored higher on a test called Reading the Mind in the Eyes, which measures how well people can read complex emotional states from images of faces with only the eyes visible.
Finally, teams with more women outperformed teams with more men. Indeed, it appeared that it was not “diversity” (having equal numbers of men and women) that mattered for a team’s intelligence, but simply having more women. This last effect, however, was partly explained by the fact that women, on average, were better at “mindreading” than men."
Mais au fait qui des deux a lu les papiers d'Anita Woolley?
...
Anouman
- 20/01/2015 - 21:03
Intelligence collective
Content de savoir que les femmes sont plus aptes. Mais l'intelligence collective ça n'existe pas. L'intelligence se dissout dans le nombre, l'histoire de l'humanité le prouve. De manière bien plus simple Brassens disait: dès qu'on est plus de quatre on est une bande de cons. Et l'expérience m'a prouvé qu'il n'avait pas tort.
bjorn borg
- 20/01/2015 - 09:38
Il faut rire
de tout paraît-il, là, je m'esclaffe! Je me tape sur le ventre!