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La hausse du niveau de la mer est un phénomène inéluctable.
© Reuters
La hausse du niveau de la mer est un phénomène inéluctable.
Colmatage

La montée du niveau de la mer est déjà là : petit tour des ripostes classiques ou innovantes déjà testées par les ingénieurs

Publié le 24 décembre 2014
Pour contrer Dame Nature, les ingénieurs ont imaginé plusieurs infrastructures permettant de limiter les dégâts causés par la montée des eaux. Cependant il ne s'agit que de solutions limitées dans le temps, car l'érosion des côtes et la hausse du niveau de la mer sont deux phénomènes inéluctables.
Luc Hamm
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Luc Hamm est ingénieur civil et directeur technique de la branche maritime pour Artelia. 
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François Gemenne
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François Gemenne est chercheur en sciences politiques, au sein du programme politique de la Terre. Il est enseignant à l'université de Versailles-Saint Quentin, et à Sciences Po Paris.Spécialiste du climat et des migrations.
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Pour contrer Dame Nature, les ingénieurs ont imaginé plusieurs infrastructures permettant de limiter les dégâts causés par la montée des eaux. Cependant il ne s'agit que de solutions limitées dans le temps, car l'érosion des côtes et la hausse du niveau de la mer sont deux phénomènes inéluctables.

Atlantico : Confrontées à la hausse du niveau de la mer ainsi qu'à des tempêtes de plus en plus violentes, les villes du littoral en France comme à l'étranger, sont soumises aux aléas de l'eau (inondations, érosion des sols...). Quelles sont les infrastructures mises en place pour les protéger ?

Luc Hamm : L’augmentation croissante du risque littoral est liée d’une part à l’érosion côtière et d’autre part à la submersion marine. Ces deux phénomènes dangereux pour le littoral sont provoqués par les tempêtes et par la hausse du niveau de la mer pendant ces évènements tempétueux.

Lire également : Montée du niveau de la mer : portrait de 3 villes françaises d'ores et déjà grignotées par les eaux

Devant de tels évènements les infrastructures (digues, barrages, canaux, etc.) ne constituent qu’un élément de réponse partiel à ces questions ; Il faut voir plus large et reconsidérer l’aménagement des territoires littoraux. C’est pourquoi la France s’est dotée en 2013 d’une Stratégie nationale de gestion intégrée du trait de côte qui considère deux options principales

  • Option stratégique A : Maintenir le trait de côte : Cette option reste possible dans les zones à forts enjeux économiques ou d’intérêt stratégique national (ports), sous réserve de cohérence avec les principes et les recommandations stratégiques visant à limiter l'impact des risques climatiques sur l'homme et ses biens. Il peut s’agir d’une solution provisoire, la relocalisation étant à long terme inéluctable.
  • Option stratégique B : Préparer et mettre en œuvre la relocalisation des activités et des biens. En fonction des enjeux en place et de l’importance de l’érosion, cette option peut prendre la forme d’un suivi de l’évolution naturelle, d’une intervention limitée ou d’un repli à court terme. Dans tous les cas, il s’agit bien de gérer l’évolution naturelle du trait de côte en adaptant l’occupation du territoire à cette dynamique naturelle. 

D’autre part, à titre d'exemple, les dégâts importants et les pertes en vies humaines causées par la tempête Xynthia en février 2010 ont conduit la France à renforcer sa politique de prévention des risques littoraux (PPRL) sur l’ensemble des territoires littoraux à basse altitude, ce qui déclenche la colère de certaines populations concernées (exemples de l’ile de Ré et de l’ile de Noirmoutier).

On observe en général une minimisation du risque et un déni du possible danger de la part des riverains et même de certains élus  comme l’a montré récemment le témoignage de monsieur Marratier ex-maire de la Faute-sur-Mer à son procès en octobre dernier.

François Gemenne : Certains pays sont plus avancés que d’autres. Des pays comme les Pays-Bas, par exemple, ont commencé à mettre en place un vaste système d’infrastructures (canaux, digues, etc.) pour se protéger. Les bases de ce système sont en place depuis les années 1950, après que les Pays-Bas ont été confrontés à des inondations meurtrières. A Londres, on prévoit de renforcer la Thames Barrier, la digue qui protège la ville contre les crues de la Tamise. A New York, une digue du même type est envisagée sur l'East River, après le dévastateur ouragan Sandy de 2012. Un gigantesque plan de sauvetage de Venise, qui est évidemment particulièrement menacée, est déjà en cours.

De telles infrastructures sont aussi mises en place dans les pays en développement : Malé, la capitale des Maldives, est ainsi protégée par des tétrapodes, des blocs de béton placés le long de la côte pour briser les vagues. En France, c’est souvent la digue qui est privilégiée, même nous avons beaucoup de retard sur nos voisins en matière d’adaptation à ces aléas.

Il faut bien se rendre compte, néanmoins, que ces mesures d’infrastructures ne sont souvent que des emplâtres sur des jambes de bois. A terme, il est inévitable que le trait de côte recule, et que certaines zones deviennent donc inhabitables. Il faudra vraisemblablement déplacer certaines villes - on pense à des villes comme Jakarta, particulièrement exposée. Certains gouvernements ont commencé à déplacer des populations préventivement : c’est le cas du Vietnam, avec le programme Living With Floods, qui vise à déplacer des populations qui habitent dans le delta du Mékong. Mais ces déplacements de populations posent énormément de problèmes, notamment en matière de droits de l’Homme, et sont souvent mal acceptés par les gens concernés. On a vu, en France, combien les zones noires décidées après la tempête Xynthia étaient difficiles à accepter par les populations. Le plan a d’ailleurs été abandonné.

Ces infrastructures mises en place ont-elles prouvé leur efficacité ? Nuisent-elles à l'environnement (les éco-systèmes du littoral) et modifient-elles habitudes humaines ?

François Gemenne : Certaines infrastructures sont assez légères, mais d’autres modifient profondément les éco-systèmes et les modes de vie de populations, au point qu’on peut sérieusement mettre en cause l’intérêt de telles infrastructures. Je veux simplement mentionner ici un exemple assez parlant : les Maldives sont un des pays les plus exposés à la hausse du niveau des mers, en raison de sa très faible élévation. Il y a quelques années, le gouvernement avait donc décidé de bâtir quelques îles artificielles, protégées contre les tempêtes et la hausse du niveau des mers (les ‘safe islands’). L’idée était que les habitants des îles les plus éloignées et les plus vulnérables s’y installent peu à peu. Mais c’était une telle modification de leur mode de vie, un tel arrachement à leur terre natale, que la plupart ont refusé de déménager dans ces îles artificielles et préféré rester sur leur île. Ces ‘safe islands’ sont aujourd’hui sous-habitées, voire laissées à l’abandon, et le gouvernement a peu à peu abandonné ce projet.

Vers quelles innovations techniques devrons-nous nous diriger pour nous adapter au nouveau paysage du littoral ?

François Gemenne : Je pense que c’est une illusion que d’imaginer que nous allons pouvoir nous adapter uniquement au moyen d’infrastructures et d’innovations techniques. Cette confiance aveugle dans la technologie peut être dangereuse. L’adaptation est un processus de long-terme, qui implique notamment de repenser l’aménagement du territoire, la localisation des activités économiques, etc. A terme, il faudra surtout reculer, et relocaliser certaines populations.

Luc Hamm : A l’étranger certaines villes ou territoires se sont dotés de barrages anti-tempêtes (Venise, Londres, saint Petersburg, Pays-Bas). Ces projets d’infrastructures imaginés il y a vingt ans ou plus reposent sur des principes non-durables et c’est pourquoi les études prospectives actuelles envisagent plutôt de rendre flottantes un certain nombre d’infrastructures (terminaux GNL, stations d’avitaillement, éoliennes flottantes en mer).

Un article du Marin du 28 novembre 2014, "quand l’industrie s’apprête à prendre la mer", donne des exemples concrets de tels développements. Les maisons flottantes sont également une piste prometteuse pour s’adapter ; Cette piste est développée dans les prospectives de la thèse  de la géographe Servane Gueben-Venière soutenu en Sorbonne le 9 juillet 2014 : "Vers une gestion renouvelée du littoral nord-ouest européen" ; elle cite l’exemple du quartier de Ijburg au sud-est d’Amsterdam ainsi que le Pavillon flottant de Rotterdam. Une telle innovation est cependant freinée en France par le flou règlementaire actuel.

Quelles sont les solutions (techniques, humaines) apportées pour répondre aux risques présentés par les changements climatiques ?

Luc Hamm : Le projet de recherche franco-anglais LICCO a suivi sept sites représentatifs de part et d’autre de la Manche : L’Estuaire de l’Exe à Devon, La Baie de Poole & Wareham à Dorset  ; La Baie de Veys, Le Havre de la Sienne, L’Estuaire de l’Orne, Le Val de Saire en Basse-Normandie ; La Vallée de la Saône en Haute-Normandie

A partir de ces exemples concrets ils fournissent les clés pour nous adapter. Cela passe par les étapes suivantes : comprendre comment la côte pourrait changer à l’avenir, identifier ce que pourraient être les impacts positifs et négatifs de ce changement, envisager différentes options pour minimiser les impacts négatifs et tirer profit des opportunités, choisir les options préférées et assurer le financement, mettre ces options en pratique.

François Gemenne : Ces solutions sont multiples et variées selon les contextes : certaines solutions peuvent être décidées par les gouvernements et demandent des financements importants - c’est le cas de grandes infrastructures par exemple. D’autres peuvent être mises en place au niveau communautaire, comme des mécanismes de micro-assurance en agriculture, pour faire face à de mauvaises récoltes. Et certaines solutions sont individuelles : certains décident de migrer pour s’adapter.

Certaines régions de France sont constamment catastrophées par des inondations à répétition. Les zones sinistrées sont-elles toujours prises en charge par les assurances ? Quelles solutions sinon sont apportées ?

François Gemenne : En France, il existe des mécanismes de soutien assez forts mis en place par l’Etat, notamment lorsque l’état de catastrophe naturelle est déclaré. Mais dans d’autres pays où le rôle de l’Etat est moins important, il y a de véritables lacunes en matière d’assurance. Dans les pays du Sud, par exemple, on estime que seulement 3% des biens économiques sont assurés - parfois, certaines infrastructures publiques ne le sont même pas ! En Louisiane, après l’ouragan Katrina, le retour des populations a été considérablement compliqué par la difficulté d’assurer certaines zones - soit parce que les assureurs refusaient d’assurer certaines propriétés, soit parce que les propriétaires étaient incapables de payer les primes d’assurance, qui avaient explosé. De très nombreux assureurs locaux se sont retrouvés en faillite après l’ouragan.

Pourtant, il est évident que les sociétés d’assurance ont un rôle très important à jouer pour réduire les risques, notamment par une politique de primes proactive, qui vise à décourager l’habitat dans les zones à risques. Mais c’est un processus de long-terme, qui implique une évolution considérable des mentalités. Or, quoique l’on fasse pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, de nombreux impacts du changement climatique sont déjà inévitables, et sont déjà une réalité aujourd’hui.

Propos recueillis par Sarah Pinard

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