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Point de parcours

6 ans de crise et la démocratie dans le sud de l'Europe de l'Est en a pris un bon coup

Publié le 21 novembre 2014
Les pays de l'Est, nouvellement intégrés, ont subi la crise plus violemment que le reste de la zone, remettant pour certains d'entre-eux la démocratie au cœur des préoccupations.
Michael Lambert
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Michael Eric Lambert est docteur en Histoire des relations internationales à la Sorbonne - INSEAD (BFC'15Dec) et directeur du Black Sea Institute. Ses travaux portent sur les relations entre l'Union européenne, la Russie, et la Chine en Europe...
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Les pays de l'Est, nouvellement intégrés, ont subi la crise plus violemment que le reste de la zone, remettant pour certains d'entre-eux la démocratie au cœur des préoccupations.

L’Union européenne avait pour ambition d’intégrer l’Ukraine, la Moldavie, mais aussi la Géorgie et certains Etats d’ex-Yougoslavie dans le courant des années 2010. Ces perspectives, qu’on pourrait qualifier "d’optimistes" à l’heure actuelle, furent rapidement compromises par la crise économique mondiale puis par les pressions de Moscou. Le soft power de l’Europe, qui repose essentiellement sur sa bonne gestion financière et la lutte contre la corruption, se retrouve aujourd’hui dans une impasse temporaire en raison du constat sur la situation politique et économique des nouveaux membres (ceux des élargissements de 2004 et 2007). Entendons-nous, il n’est pas ici question de critiquer le fonctionnement propre aux institutions européennes, ni même le projet européenne qui reste un des plus novateur avec celui de l’ASEAN mais davantage de mettre en avant la  singularité des nouveau pays et de redonner à la dimension nationale son importance pour expliquer l’écart des performances. Si les discours tendent à toujours différencier l’Ouest et l’Est, il semble aujourd’hui plus cohérent de parler d’une Europe du Nord et d’une Europe du Sud qui s’opposent sur le plan économique et politique.

Pour faire un rapide état des lieux de la situation, il suffit de se pencher sur le discours des eurosceptiques français et britanniques, qui n’hésitent pas à critiquer les institutions en avançant la mauvaise performance économique et la corruption qui règnent en Roumanie et en Bulgarie, et à souligner les dérivent identitaires en Hongrie. Paradoxalement, les sceptiques ne font que plus rarement référence à l’Estonie ou la Pologne, deux pays pourtant considérés eux aussi comme étant "à l’Est".

Cette omission semble prendre son sens dans la mesure où il leur est autrement plus difficile de critiquer la Pologne, dont le PIB a doublé entre 2004 et 2014 et est actuellement un acteur incontournable dans les relations Euro-Russes. L’Estonie n’est pas en reste, le petit pays Nordique (Balte pour certains) affiche une performance économique qui n’a rien à envier à celle de la Pologne et est aujourd’hui un leader dans le domaine de l’informatique et la cyberdéfense.

Pour résumer, les eurosceptiques montrent du doigt ce qui peut effrayer et se gardent bien de rappeler que la performance économique chez eux est bien moindre si on la compare à celle de certains arrivants.

Mais à quoi pourrait-on bien imputer ces différences entre tous ces Etats dont on ignore trop souvent le système politique et économique ?

Pour réussir à comprendre ces écarts, nous allons comparer le duo Estonie-Pologne avec le trio-Hongrie-Roumanie-Bulgarie.  

L’Estonie et la Pologne : la revanche du technophile estonien et du plombier polonais ?

L’Estonie est un pays de taille modeste situé en bordure de la Baltique et à la culture résolument Nordique. Bien que contestable, cette définition semble la plus à même de caractériser ce pays luthérien qui parle une langue finno-ougrienne (comme le finnois), contrairement aux deux autres Républiques baltes. Aussi paradoxale que cela puisse paraitre, cette représentation qu’ont les estoniens de leur pays les pousse à aller de l’avant et explique en grande partie leur réussite. Les pays scandinaves sont réputés pour avoir le taux de corruption le plus faible du monde, d’être respectueux de l’environnement et d’avoir des sociétés plus égalitaires. Le gouvernement estonien, qui souhaite correspondre à ces stéréotypes, s’est donc retrouvé dans l’obligation d’activement travailler sur les trois points précédents en diminuant les inégalités sociales, mettant en place des normes environnementales et surtout en luttant activement contre la corruption.

Méfions-nous des relations causales, mais il est fort probable que l’Estonie soit là où elle en est sur le plan économique en raison de ces réformes. Ainsi, la lutte contre les inégalités est l’une des raisons pour lesquelles une plus large partie de la population a pu avoir accès aux richesses du pays, ce qui a eu pour conséquence d’augmenter la consommation des particuliers et de limiter l’accumulation des richesses par une minorité, ce qui n’est pas bénéfique pour relancer la consommation.

Dans un deuxième temps, la lutte pour le respect des normes environnementale a amené le pays à limiter sa consommation d’énergies fossiles, ce qui a réduit sa dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie et son déséquilibre budgétaire entre les importations et les exportations. Dans un dernier temps, le souhait de lutte contre la corruption a amené à un renouvellement des anciennes élites et à la création d’idées nouvelles. Le souhait de lutte contre la corruption est également expliqué par le souhait du gouvernement estonien de se concentrer sur le système informatique. L’Estonie dispose de moyens pour référencer les informations sur ces citoyens, de l’achat des tickets de bus en passant par les informations sur les ordonnances médicales. L’accès à ces données permet de garder un œil sur les dérives possibles du système à une époque où les Etats d’Europe de l’Ouest s’inquiètent de plus en plus des conséquences de la fraude sociale. Il en est de même pour le vote par internet, qui permet au gouvernement de Tallinn d’éviter aux gens de trop se déplacer pour aller voter et de s’assurer qu’aucun bourrage d’urne ne peut se faire.

Pour résumer, malgré toutes ses difficultés géographiques, son manque de ressources et sa faible démographie, l’Estonie est aujourd’hui un pays qui a gagné le respect de ses partenaires européens. On est ici en face de l’exemple même d’une bonne gestion financière en raison d’une politique gouvernementale de qualité et axée sur la modernité et l’informatique.

Pour ce qui est de la Pologne, la stratégie fut radicalement différente. La performance polonaise ne pourrait s’expliquer de la même manière qu’en Estonie. A l’inverse du petit Etat, Varsovie a décidé de s’ouvrir sur le monde et d’employer les méthodes du monde asiatique, notamment de la Chine. On retrouve des zones franches à proximité de l’Allemagne, ce qui permet aux entreprises européennes et étrangères de s’installer facilement dans le pays et de bénéficier de la proximité allemande. D’une manière similaire, la Pologne tente d’investir dans son système universitaire et de créer des élites qui fondent leur légitimité intellectuelle. Enfin, la Pologne a également bénéficié d’un avantage conséquent par rapport aux Etats d’Europe de l’Ouest ou la croissance stagne. Le pays a été le seul d’Europe à ne pas rentrer en récession et à voir son PIB augmenter.

Aussi anodin que cela puisse paraitre, un pays qui voit son PIB augmenter voit également ses élites politiques se renouveler, car il faut employer d’autres personnes dans l’administration qui s’élargie pour répondre aux mutations du pays. Ce concept qu’on retrouve dans l’ouvrage de Thomas Piketty "Le Capital au XXIème siècle" explique en grande partie pourquoi les pays d’Europe de l’Ouest ou le PIB stagne, n’arrivent pas à renouveler leurs élites et à innover autant. La Pologne, qui en 2004 était perçue comme un danger (le fameux plombier polonais) est aujourd’hui un acteur incontournable de la diplomatie européenne grâce à ces techniques.

La Hongrie, la Roumanie et la Bulgarie : défaut structurel ou culturel ?

La Hongrie apparait souvent comme un pays ou l’extrême droite abonde et ou l’euroscepticisme règne en maître. D’une manière plus réaliste, l’Etats hongrois dispose d’une position stratégique en Europe et doit faire face à des problématiques internes, notamment migratoires, difficiles à comprendre pour ceux qui n’y vivent pas. Malgré cela, il est à noter que le tourisme progresse et que la Hongrie arrive à concilier son approche avec ses partenaires européens, là ou d’autres pays ne cherchent pas toujours à le faire.

Mais le principal problème de la Hongrie n’est pas tant sa situation actuelle que son passé. Il est difficile pour les hongrois, qui furent au cœur d’un Empire, de devoir aujourd’hui se  retrouver en second plan à l’échelle européenne et mondiale. Cette nostalgie impériale explique les mouvements d’extrême droite qui ne sont pas seulement liés à l’importante population de Roms qui vivent sur le territoire ou au sentiment d’être sous le contrôle d’institutions qui décident pour eux.

Cependant, il est vrai que la lente reprise de l’économie amène la population à attendre plus du gouvernement et que celui-ci, pour esquiver les attaque, trouve la cible facile que représente Bruxelles, comme c’est souvent le cas pour de nombreux gouvernements à l’Ouest. On est donc en face d’une attente plus que d’une défaillance du système économique et politique pour un pays plus au centre qu’a l’ "Est".

Pour ce qui concerne la Roumanie et la Bulgarie, on peut avancer le fait que ce sont des pays ou le facteur culturel joue un rôle important, ce qui explique la difficile mise en place des réformes et l’accroissement des inégalités.

La Roumanie est un pays latin, et contrairement à l’Estonie qui s’inspire de la culture nordique, ses exemples sont ceux de la France, l’Espagne et l’Italie. Des pays où la corruption est plus présente et ou les élites se renouvellent plus lentement. Qui plus est, la culture orthodoxe amène les habitants à se comparer avec d’autres pays comme la Grèce, l’Ukraine ou la Russie, qui ne sont pas des exemples en matière de modernité et de bonne gestion économique.

Ces deux influences (latine et orthodoxe) amènent les roumains à avoir une vision de l’Europe et du monde différente de celles des Etats germaniques et nordiques. Cette comparaison explique le laxisme des élites face à la corruption et amène la population à l’accepter plus facilement. Tristement, la corruption est le premier facteur nuisible pour la reprise économique d’un pays et surtout pour la répartition des richesses. On peut constater dans les rues de Bucarest les écarts entre les habitants avec d’un côté ceux qui tentent de s’en sortir et de l’autre ceux qui profitent pleinement de l’ouverture du pays et de la mondialisation. La Roumanie est donc en face d’un problème culturel qui influence sur la corruption et sur son économie. Malgré cela, il est à noter que la Roumanie progresse et n’est pas en stagnation, ce qui témoigne des avantages du pays qui dispose de ressources énergétiques et d’une population instruite, la qualité des diplomates roumains qui sont à l’œuvre lors des négociations entre l’Europe et la Russie ou encore en Moldavie en sont l’exemple.

La crise économique de 2008 a fait perdre du temps à la Roumanie car la baisse de la croissance n’a pas amené les élites à pouvoir se renouveler rapidement. Qui plus est, les citoyens roumains attendaient et attendent beaucoup de réformes dans un système qui doit prendre son temps pour les mettre en place. S’ajoute enfin l’idée que la Roumanie est loin des stéréotypes qu’on retrouve à l’Ouest et l’impatience des roumains, tout comme leur forte mobilisation pour dénoncer le système, sont autant d’éléments qui témoignent de leur souhait d’aller de l’avant.

Pour ce qui concerne la Bulgarie, les citoyens sont les premiers à pâtir de la stagnation économique et de l’écart qui s’accentue entre les classes aisées et les plus modestes. Il faut ajouter que la proximité culturelle avec la Russie explique en grande partie l’euroscepticisme, aussi important qu’en Grande-Bretagne, car les médias russophones véhiculent une mauvaise image de l’Union européenne et de l’OTAN. Encore une fois, le problème des citoyens bulgare est qu’ils ont souvent pour perspective les pays slaves plus que ceux du Nord de l’Europe.

Pour résumer d’une manière assez synthétique, il n’est aujourd’hui plus cohérent de parler d’Europe de l’Ouest et de l’Est. Le modèle identitaire influence probablement plus que le contexte économique en lui-même, comme peut en témoigner la croissance polonaise en pleine période de crise entre 2008 et 2012. Il est important de noter que ça n’est pas l’appartenance à l’Union européenne qui fait la prospérité d’un Etat, ni même la bonne application des recommandations de Bruxelles, qui sont pourtant souvent judicieuses (même si beaucoup de gouvernements ont du mal l’admettre). Ce sont avant tout les politiques nationales, la lutte contre la corruption, le renouvellement des élites et la qualité du système universitaire pour les former qui influencent la performance d’un Etat.

 

D’une manière très simple, la croissance n’est pas le facteur clé d’un bon développement, il s’agit de la bonne répartition des richesses entre les citoyens qui amène la prospérité et le bien-être, des concepts que nous montrent Thomas Piketty dans son ouvrage "Le capital au XXIème siècle" et Easterlin dans son paradoxe.        

Les commentaires de cet article sont à lire ci-après
Commentaires (1)
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Hugues001001
- 22/11/2014 - 06:43
Et bien...
6 fautes rien que dans les 3 premiers paragraphes... Qui relit à Atlantico ? La rédaction avant de publier ou bien l'auteur ?