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Photo d'illustation // Un tombeau égyptien ; les réformes allemandes ont fini par se transformer en tombeau de la croissance européenne.
© Pixabay
Photo d'illustation // Un tombeau égyptien ; les réformes allemandes ont fini par se transformer en tombeau de la croissance européenne.
Effet boomerang

Comment les (bonnes) réformes allemandes ont fini par se transformer en tombeau de la croissance européenne (y compris germanique)

Publié le 03 octobre 2014
Régulièrement prise comme l'exemple à suivre, l'Allemagne semble bénéficier du succès de ses réformes de compétitivité du début des années 2000. Mais derrière les chiffres d'une balance commerciale excédentaire se cache une chute brutale des salaires et des investissements. Une stratégie qui a profondément déstabilisé la zone euro.
Nicolas Goetzmann
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Nicolas Goetzmann est responsable du pôle Economie pour Atlantico.fr. Il est l'auteur chez Atlantico Editions de l'ouvrage :
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Régulièrement prise comme l'exemple à suivre, l'Allemagne semble bénéficier du succès de ses réformes de compétitivité du début des années 2000. Mais derrière les chiffres d'une balance commerciale excédentaire se cache une chute brutale des salaires et des investissements. Une stratégie qui a profondément déstabilisé la zone euro.

Le mythe du miracle économique allemand a la vie dure. Afin de se faire une idée précise de ce qui a pu se produire au cours des 15 dernières années au sein de la plus grande économie européenne, il suffit de décomposer les chiffres de la comptabilité nationale (L’ensemble des chiffres présentés ici proviennent de l’Institut officiel des statistiques allemandes, Destatis et de l’institut DIW).

Nous sommes en l’an 2000. L’Allemagne va mal, le poids des salaires dans les revenus est trop important et les marges des entreprises sont faibles. Le gouvernement, les entreprises et les syndicats s’accordent alors sur la nécessité de réduire la progression des salaires. Et cette tactique va produire des résultats inespérés. A partir de l’année 2000, les salaires ne progressent plus :

Salaires nominaux Allemagne. En milliards d’euros (et tendance précédente en noir).

Grâce à cet effort consenti par les salariés allemands, les profits des entreprises vont reprendre des couleurs. Si les salaires progressent en tout de 2.38% sur la période comprise entre 2000 et 2005, de leur côté, les profits vont augmenter de 34%. Par un jeu de vases communiquants du PIB, les revenus des uns vont devenir les revenus des autres.

Jusqu’ici tout va bien. Les marges sont à nouveau dans le bon tempo, même chose pour les revenus salariés. Cependant, le coût social est très lourd. En 2005, 4.5 millions d’actifs allemands sont au chômage. Afin de montrer à la population que les efforts ont été payants, le gouvernement allemand va alors montrer fièrement un autre chiffre, l’évolution de la balance commerciale du pays. En effet, au cours de ces années, le surplus de compte courant allemand passe de 0% de PIB à 7% en 2007.

Et voilà, tout le monde est content. Pourtant, un léger point de détail semble échapper à la population. Comment la stagnation des revenus salariés et la hausse des profits des entreprises ont-t-elles pu provoquer une telle "réussite" commerciale allemande ? Il suffit de plonger dans le détail de la comptabilité nationale pour le comprendre.

En effet, si le PIB correspond à la somme de la consommation, des dépenses publiques, de l’investissement et de la balance commerciale, il est tout à fait logique de considérer qu’une balance commerciale élevée permet de faire progresser la croissance. En fait non. Car la composante "Investissement" présente une petite subtilité dans son détail : l’investissement est la somme de l’épargne publique et privée à laquelle est ajoutée l’épargne étrangère investie dans le pays. C’est-à-dire le montant inverse de la balance commerciale. Au final, ce que la balance commerciale ajoute au PIB d’un pays est retranché dans la colonne investissement. Ce qui se vérifie totalement dans les chiffres de la comptabilité nationale :

Reste à comprendre la logique en revenant un peu en arrière. Comme cela a été évoqué plus haut, les entreprises allemandes ont bénéficié d’une forte hausse de leurs profits. Il s’agit de déterminer ce qui en a été fait. Si ces profits avaient été réinvestis dans l’économie allemande, cela aurait induit la nécessité d’importer un peu plus, des machines coréennes, des robots japonais etc. Mais surtout si ces profits avaient été réinvestis au sein de l’économie allemande, les pays étrangers auraient été privés de financement. Et c’est l’inverse qui s’est passé. L’intégralité des nouveaux profits faits par les entreprises allemandes ont été réinvestis à l’étranger, ce qui a permis de financer les exportations allemandes vers d’autres pays, et de limiter les importations en Allemagne. En clair, les profits réalisés ont financé des investissements à l’étranger et des emplois à l’étranger, pas en Allemagne. Si ces profits avaient été réinvestis en Allemagne, la balance commerciale aurait été identique à celle qu’elle était en l’an 2000 : 0%. S’il arrive régulièrement que l’on applaudisse la bouche ouverte et la larme à l’œil une balance commerciale largement positive, il serait peut être utile de comprendre ce que cela veut dire : une baisse proportionnelle des investissements sur le territoire. Et cela n’est qu’une identité comptable.

Les réformes allemandes ne sont pas en cause. Elles ont permis ce qui était nécessaire ; le rétablissement des marges des entreprises. A partir de là, ces dernières avaient ainsi une nouvelle opportunité d’investir. Le problème est ailleurs : les entreprises n’ont jamais réinvesti ces profits dans l’économie allemande, ce qui aurait permis de forts gains de productivité, et des hausses de revenus pour les salariés allemands. Eux qui avaient contribué aux efforts. Ils n’en ont jamais vu la couleur.

Et c’est le dernier point à signaler. En 2010, un nouvel acronyme naissait : les PIGS (Portugal, Irlande, Grèce et Espagne). Ces Etats étaient alors traités d’irresponsables en raison de leurs déficits de compte courants : 10% de PIB pour l’Espagne, 10% de PIB pour le Portugal, 3.5% pour l’Irlande, et 15% pour la Grèce. En se finançant grâce à des fonds étrangers, ces Etats connaissaient une "trop" forte croissance… trop d’investissements. Totalement irresponsable ? Le problème est que pour ces 4 pays, le total des déficits de compte courant correspond à 165 milliards d’euros pour l’année 2007. C’est-à-dire le montant exact que l’Allemagne investissait hors de son pays lors de cette année. Il n’est pas certain que les salariés allemands se soient doutés de ce que deviendraient leurs efforts.

Pour quel résultat ? Depuis 1992, les salariés allemands n’ont pas vu leurs salaires progresser au même rythme que la productivité. Même si l’on tient compte de la baisse du nombre d’heures travaillées (de 10%), ce qui est principalement la conséquence du développement des emplois à temps partiel, la réalité est que le salaire horaire allemand a progressé bien moins rapidement que la productivité horaire. Une différence de 15%.

 

De son côté, le taux de pauvreté (à 60% du salaire médian) du pays n’a cessé de progresser (selon le Think tank DIW) :

Taux de pauvreté à 60% du salaire médian. Allemagne. Source DIW.

Et ce malgré le fait que l’Allemagne est actuellement en situation de plein emploi. Car 20% de la population active travaille avec un salaire inférieur à celui du smic Français. 7.5 millions de mini jobs sont actuellement occupés, pour un salaire 450 euros par mois. Pour 2.7 millions d’entre eux, il s’agit d’un deuxième emploi.  Une situation qui explique la curieuse corrélation allemande, entre baisse du taux de chômage et hausse de la pauvreté, depuis la mise en place des fameuses lois Hartz IV.

Reste à déterminer si le modèle allemand doit véritablement être un modèle pour l’ensemble de la zone euro.

Pour lire le Hors-Série Atlantico, c'est ici : "France, encéphalogramme plat : Chronique d'une débâcle économique et politique"

 

Et n'oubliez pas : le A-book de Nicolas Goetzmann, Sortir l'Europe de la crise : le modèle japonais, est désormais disponible à la vente sur Atlantico éditions :

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Commentaires (2)
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vangog
- 03/10/2014 - 12:46
Comptablement, ces mini-jobs payés la moitié d'un
salaire correspondent à des allocations-chômage, non? Donc, ces mini-j'observe, qui sont la hantise de nos syndicats néo-marxistes, ne font qu'une seule différence avec les pays sudistes: le travail! Et la productivité inhérente à ce travail créé de la rechasse et de l'émulation, contrairement à notre chômage socialiste, qui ne crée que du désespoir et de l'abandon de richesse par les cotisations de ceux qui travaillent encore. Ce modèle-là est, à l'évidence,totalement préférable à notre société post-marxiste!
Benvoyons
- 03/10/2014 - 10:19
Idée fixe:
" Idée qui s'impose avec persistance, au point de parasiter les contenus de la pensée du sujet et de capter son attention.

Elle peut prendre part à l'élaboration psychique d'un deuil, d'un psychotraumatisme, d'un échec, ainsi qu'à une activité créatrice, un projet ou une relation amoureuse.
Au sens proprement pathologique, contrairement aux obsessions idéatives, l'idée fixe ne s'accompagne pas de critique, ni de lutte anxieuse (egosyntonie). On la rencontre dans le monoidéisme triste du mélancolique, l'idée fixe postonirique (amorce possible, après l'expérience onirique, d'un délire chronique, notamment chez les alcooliques) et dans certains engagements passionnels." "Psychologie.com"=======
"Un inconscient traumatisé par la réussite de l'Allemagne engendrant une compulsion de répétition accréditant le mal absolut "