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Pas besoin de la NSA : l’analyse de vos mots fétiches et autres tics de langage trahit déjà beaucoup la personne que vous êtes

Publié le 17 septembre 2014
Que ce soit une expression, un mot ou une intonation particulière, tous ces éléments en disent bien plus long sur nous qu'on pourrait le penser.
Thierry Bulot est sociolinguiste, et travaille essentiellement sur la diversité des langues urbaines, sur les faits de discriminations sociolinguistiques et à la professionnalisation de la recherche dans ce domaine  ; il a mené plusieurs recherches...
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Thierry Bulot est sociolinguiste, et travaille essentiellement sur la diversité des langues urbaines, sur les faits de discriminations sociolinguistiques et à la professionnalisation de la recherche dans ce domaine  ; il a mené plusieurs recherches...
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Que ce soit une expression, un mot ou une intonation particulière, tous ces éléments en disent bien plus long sur nous qu'on pourrait le penser.

Atlantico : La façon de s'exprimer de chacun est unique. Nous possédons tous et utilisons des mots signature, des marqueurs langagiers de notre identité. Notre volonté de diversification s'exprime à travers le choix de ces mots et ce jusque dans le choix de notre menu au restaurant. C'est ce qu'a révélé une recherche des professeurs Dan Airely et Jonathan Levay respectivement des universités de Duke et Stanford. Qu'est-ce qu'un marqueur ?

Thierry Bulot : La sociolinguistique a depuis longtemps montré qu’en ce qui concerne l'oralité, lorsqu'une personne, locuteur ou locutrice produit un énoncé, en même temps il ou elle produit des informations pour la personne qui l'écoute. Il met dans son discours des termes, des syntagmes, des locutions qui donnent de l’information mais aussi disent qui il est. Ainsi quand on achète du pain ou que l’on va chez le médecin, nous disons, dans l’interaction qui nous sommes, ce que nous sommes et ce que nous voulons que l’autre comprenne de cela Consciemment ou non, intentionnellement ou non, parfois inconsciemment, ça reflète notre appartenance au groupe social auquel on souhaite appartenir. Par exemple, on peut montrer sa connaissance des parlers jeunes  pour montrer qu'on est resté jeune ou qu’on l’a été et que l’on comprend l’identité jeune, mais ça ne veut pas dire qu’on y arrive. On montre aussi son identité de genre et on parle comme on pense que les hommes parlent ou que les femmes parlent selon que l’on souhaite montrer notre appartenance à tel ou tel genre.

A l'écrit, les choses sont identiques mais se compliquent à cause de  la problématique de l'orthographe. A l'oral comme la dimension de l'orthographe est exempte, l’insécurité linguistique peut être contournée mais comme l'écrit est beaucoup plus normé, les situations d’insécurité linguistique y sont plus stigmatisante encore.

D'où nous viennent nos tics de langage, nos mots marqueurs ?

Ils viennent des interactions sociales, des moments de socialisations langagières où nous avons appris et continuons d’apprendre à parler. Dans tous les cas, c’est toujours une façon de dire son identité face à l’autre, face à son altérité. Les marqueurs sont donc genrés, mais permettent aussi d'appréhender l'espace régional, l’espace urbain, la communauté linguistique. Si j'utilise l'expression "Oh dè, l'autre" devant des Havrais, ça veut dire, "je suis comme vous". Cela crée des inter-reconnaissance qui servent de marqueurs de reconnaissance ou de différenciation. Employer des mots en arabe même si on ne connaît pas la langue peut montrer seulement signifier qu'on appartient à une communauté. Ou alors, même si on se sent très insecure en anglais, on va essayer de montrer qu'on comprend la langue parce qu'aujourd'hui c'est important.

Cette identité elle est plurielle et dynamique : plurielle car on n'a pas forcément la même identité avec une personne avec qui on parle ou on écrit par exemple, et dynamique parce que ça peut changer, parce que cela change à chaque interaction.

Comment reprend-on des mots et des expressions aux autres, pourquoi ?

Cela relève de l'individuation sociolinguistique. Délibérément, on peut essayer de parler en reprenant les termes perçus chez d'autres comme des termes identitaires. Il y a un phénomène récurrent. La variété de langue se transmet de cette façon. Si on veut intégrer un groupe il faut apprendre à parler comme le groupe. C'est presque anthropologique. En ce moment, il y a un tic de verbal : "hop". Quand j'étais étudiant, c'était "cool".

C'est la même logique pour le langage argotique ou le lexique professionnel. Bien sûr cela est caricatural, mais si vous voulez être camionneur et vous intégrer au groupe professionnel des camionneurs, vous allez parler comme un camionneur. Pour continuer la caricature, si vous parlez à des gendarmes, ils sauront tout de suite si vous êtes gendarmes ou pas dans votre façon de vous exprimer. De même un nouvel étudiant à la recherche de la bibliothèque universitaire s'il demande la "BU (bu)" au lieu de la "B.U (prononcer Bé U)" sera tout de suite identifié comme nouveau. Cela reflète un phénomène d'individuation sociolinguistique.

Pourquoi cela nous énerve-t-il quand on reprend nos "mots marqueurs" ?

Avec les marqueurs, on estime que quelque chose fait partie de nous, on a également besoin d'être différent. Votre expression, c'est ce qui vous signe mais on ne peut pas empêcher les autres de la reprendre. L'identité se construit forcément par rapport à l'altérité. Si on perçoit chez l'autre nos marqueurs, c'est une tension que personne ne peut résoudre. Votre façon de parler est le résultat de l'imitation partagée interactionnelle entre les individus d'un groupe social. L'accent que vous avez en est le résultat par exemple. Vous parlez comme plein de gens. On a besoin de se sentir différent en tant qu'individu mais inconsciemment vous ressemblez à tous ceux qui vous ressemblent. Et il y en a pleins !

Existe-t-il des moyens de déceler nos "mots marqueurs" ? Peut-on retrouver à quel auteur un texte appartient en se basant sur sa façon d'écrire ?

Du point de vue de la recherche il y a des travaux d'analyse du discours sur le phénomène d'individuation sociolinguistique. On se rend compte de notre façon particulière de parler quand on rencontre des personnes qui parlent différemment. Si on a le sentiment qu'elle parle mieux, en lien avec un statut qui semble supérieur, on prend les tics de langage de cette personne, ce qui semble valorisant. Et inversement, si une personne semble inférieure, on va tenter de lui transmettre nos marqueurs, de survaloriser nos marqueurs. On peut penser au cas où on rencontre un étranger et qu'on commence à dire "en français on dit comme ça". On va vers notre façon de parler. C'est une manière de lui imposer notre façon de parler.

Je suis critique à propos des logiciels d'analyse automatique. Ils sont conçus avec des modèles d'analyse de langue très normés. On regarde si la langue est plus ou moins proche de la norme standard mais il y a autant de normes que de groupes sociologiques. On a plus tendance à mesurer la différence entre les représentations sociolinguistiques qu'ont les concepteurs et ceux qui ont écrit. L'école nous apprend que le standard, tout le monde le parle, on voit bien qu'en réalité ça ne marche pas comme ça.

Comment se fait-il qu'on ne supporte plus certains de nos mots marqueurs une fois qu'on nous a fait remarquer leur utilisation fréquente, que cela aille jusqu'à se contraindre à ne plus utiliser certains mots aussi régulièrement ?

Le fait que ces mots soient repérés signifie pour les autres personnes qu’on a un usage qu’ils perçoivent comme non standard, exagéré. C’est le pendant de l’individuation : on n’emploie plus ces termes pour ne plus être perçu comme différent.

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cremone
- 17/09/2014 - 23:39
Bravo
"la dimension de l'orthographe est exempte" : exempte de quoi ? Bravo le linguiste !