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A l'inverse des mariages d'autrefois qui marquaient le début d'une vie à deux, le mariage d'aujourd'hui se veut beaucoup plus festif et exubérant
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A l'inverse des mariages d'autrefois qui marquaient le début d'une vie à deux, le mariage d'aujourd'hui se veut beaucoup plus festif et exubérant
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Tous mariés à la sauce Kardashian ? Petite histoire de l'évolution du budget moyen des mariages en France

Publié le 01 août 2014
A l'inverse des mariages d'autrefois qui marquaient le début d'une vie à deux, le mariage d'aujourd'hui se veut beaucoup plus festif, exubérant et résulte très souvent d'une longue période d'incertitude sentimentale. Le budget consacré y est également bien moindre qu'auparavant.
Jean-Claude Kaufmann
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Jean-Claude Kaufmann est sociologue spécialiste des couples et de la vie quotidienne.Il est l'auteur de "Mariage, petites histoires du grand jour de 1940 à aujourd'hui" aux éditions Textuel et de "Un lit pour deux, la tendre guerre", Lattès,...
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A l'inverse des mariages d'autrefois qui marquaient le début d'une vie à deux, le mariage d'aujourd'hui se veut beaucoup plus festif, exubérant et résulte très souvent d'une longue période d'incertitude sentimentale. Le budget consacré y est également bien moindre qu'auparavant.

Atlantico : Les budgets de mariage continuent de résister malgré la crise et les budgets alloués à cette occasion n'ont que très peu évolué depuis 50 ans. Pour autant, on remarque une hausse des dépenses concernant le décor, la robe et le transport. Le mariage se doit-il d'être de plus en plus spectaculaire ?

Jean-Claude Kaufmann : Tout à fait. Il est important dans un premier temps de considérer le mariage dans les mentalités avant d'aborder la question du budget.

La place du mariage a complètement changé dans le déroulement de l'histoire de nos vies. Autrefois, c'est-à-dire dans les années 1950-1960, on commençait la vie à deux par le mariage et l'événement, qui était alors longuement préparé par les familles, scellait une union pour la vie – le divorce étant à l'époque rare et assez mal vu. De plus, les relations sexuelles avant le mariage étaient très rares. Une cérémonie de fiançailles était organisée quelques mois avant, tandis qu'une fois le mariage célébré, le couple s'installait dans un logement relativement équipé.

Aujourd'hui, l'entrée dans la vie de couple se fait totalement différemment. Chaque histoire est unique, mais il n'est pas rare que tout commence par une phase assez longue où l'on entre en couple à petits pas sans être trop formel. L'acquisition des objets se fait beaucoup plus tardivement. Le lave-linge par exemple est une étape très importante. Il s'agit donc d'une phase où l'on vit dans le présent et où l'on n'est pas sûr de s'engager. On attend d'être sûr de ses sentiments, tandis que tout se fait dans la progression, notamment par l'accumulation d'objets, de projets communs. Il faut préciser également que ce type de phase continue de s'allonger dans le temps.

Vient ensuite une deuxième phase qui est celle de l'engagement. Elle comprend un projet d'avenir, généralement d'enfants. Et c'est à ce moment précis que va venir l'idée de mariage. Aujourd'hui, cet événement est un mélange de deux choses très différentes : le mariage est une fête naturellement, mais il est aussi devenu un marqueur symbolique, un changement de phase de la vie. On va passer de cette vie au présent caractéristique de la jeunesse où l'on veut jouir un maximum, à une vie au futur caractérisée par le projet, familial notamment.

C'est d'ailleurs pour cela que généralement l'envie de mariage débute toujours avec l'idée d'une fête jamais vue, jamais réalisée, dans l'exubérance et l'originalité, puis finit par être quelque chose de beaucoup plus classique que prévu. On va finalement revenir à certaines choses plus traditionnelles comme la pièce montée ou le passage à l'église, même si la famille n'est que très peu pratiquante, voire croyante.

Il est important d'ajouter que lorsque l'on décide de se marier, on commence généralement à avoir un petit budget. On peut donc dégager une somme relativement importante pour son mariage, sans parler de l'aide des familles. Et depuis la fin des années 1990, on voit monter en puissance l'idée d'une fête grandiose, énorme et dans laquelle on s'investit personnellement, de l'organisation jusqu'au rangement. On veut créer son chef d'œuvre en quelque sorte, on veut un mariage différent de celui des autres. On va s'investir dans le storytelling, on veut raconter une histoire à partir de la vie des deux personnes. On va s'investir parfois jusqu'à en perdre la tête, surtout chez les femmes.

Il n'existe cependant qu'un tout petit groupe minoritaire qui arrive à faire un mariage très original avec très peu de dépenses. Par exemple, j'ai eu l'occasion de rencontrer un couple qui s'était marié en vélo, suivi d'un pique-nique dans un parc public.

Quand on regarde le détail des dépenses, le repas de noces est la première source de dépenses. Vient ensuite la robe. Il y a 50 ans, la robe était faite main par les proches de la mariée, on ne la payait donc pas. Quelle est l'histoire autour de cette fameuse robe blanche ? Comment expliquer son importance aujourd'hui ?

La mode de la robe blanche a été lancée au XIXème siècle par la reine Victoria qui en portait une pendant son propre mariage. Avant la guerre, les robes dans les campagnes étaient toujours l'habit traditionnel. Pendant la guerre, dans la majorité des cas, les femmes se mariaient en noir ou en bleu marine, étant donné que cette robe pouvait être réutilisée pour des enterrements. On va ensuite voir exploser la robe blanche, immédiatement dans l'après-guerre, dans les années 1946-1947. Elle est dans un premier temps modeste, conçue avec les moyens du bord. Puis elle va s'imposer et va devenir un véritable rêve de princesse chez les femmes. Le mariage va non seulement être un jour spécial parmi des jours ordinaires, mais en plus une journée où ces femmes vont être de véritables reines.

Finalement si l'on regarde les dépenses en termes de transport, de nourriture, de vêtements, de décor, de personnel, de salle, etc., arrivons-nous à une vision bien plus matérialiste de cet événement, comparé au siècle dernier où l'on avait une vision bien plus dépouillée de la fête ?

Au contraire, il s'agit presque de l'inverse. Les dépenses pour le mariage étaient beaucoup plus importantes dans les années 1920-1930, étant donné les moyens des personnes : tout le monde y était présent, de la famille proche au village entier, en passant par la famille élargie. De plus, le mariage était une institution fondatrice, on construisait également sa maison et on achetait des meubles.

Aujourd'hui, le mariage est un marqueur symbolique, mais aussi de la fête. Il faut sortir de l'ordinaire. Et pour que la fête ait une ampleur considérable, on va dépenser certes, mais on n'est ni dans une logique consumériste ordinaire, ni dans un mariage à l'américaine, où l'on se marie et on divorce facilement. Aujourd'hui, on espère que ce jour ne soit pas comme les autres, qu'il ne termine pas en échec comme d'autres et qu'il n'y ait pas d'autre(s) mariage(s) après celui-ci.

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