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Atlantico dresse un panorama des haines françaises, braises de quasi guerres civiles
A couteaux tirés

Derrière l’affaire Sarkozy, les braises de quasi guerres civiles ? Un panorama des haines françaises

Publié le 04 juillet 2014
Si la justice, qui poursuit Nicolas Sarkozy est accusée par la droite de partialité idéologique, elle est loin d'être la seule à qui l'ont peut reprocher d'entretenir des tensions profondes et irréconciliables. Le point sur une France peut-être plus désunie et aveuglée que jamais.
William Genieys est politologue et sociologue. Il est directeur de recherche CNRS au Centre d’études politique de l’Europe latine (CEPEL) et directeur d’un master 2 recherche bilingue à l’Université Montpellier 1 : Comparative Politics & Policy /...
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Stéphane Sirot est historien, spécialiste des relations sociales, du syndicalisme et des conflits du travail.Il enseigne l’histoire politique et sociale du XXe siècle à l’Université de Cergy Pontoise.Derniers ouvrages parus : « Les syndicats sont-ils...
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Si la justice, qui poursuit Nicolas Sarkozy est accusée par la droite de partialité idéologique, elle est loin d'être la seule à qui l'ont peut reprocher d'entretenir des tensions profondes et irréconciliables. Le point sur une France peut-être plus désunie et aveuglée que jamais.

Dans une France où de plus en plus de corporatismes s'opposent au gré des intérêts de chacun. Ces antagonismes ont tous comme particularité d'être à la fois historiquement ancrés – avec parfois des origines lointaines – tout en ayant connu une évolution qui contribue aujourd'hui à la difficulté de revenir à un climat d'ensemble apaisé. Retour sur dix "haines" qui agitent la vie sociale ou politique depuis des décennies. 

1 - Le syndicalisme contre les milieux patronaux

Stéphane Sirot : C'est quelque chose qui remonte aux origines du travail salarié. Le rapport salarial créé de manière systématique un échange constitutif des rapports sociaux et des conflits. En France cette réalité a longtemps été niée par la loi puisque le droit de grève n'existait pas avant 1864, et le droit de se syndiquer date de 1884. La République a finalement considéré qu'il valait mieux laisser exister les antagonismes que de fermer les yeux. Mais on est toujours aujourd'hui dans cette logique, on est toujours dans des rapports de force encadrés lors des négociations syndicales. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale on avait effectivement des relations sociales – du fait d'un syndicalisme révolutionnaire et un patronat refusant les contre-pouvoirs – le dialogue restait crispé. Mais depuis une trentaine d'années il y a quand même une tendance lourde à un dialogue social plus nourri avec l'augmentation du nombre d'accords collectifs signés.

2 - Le "peuple" contre "les super-riches"

William Genieys : Il faut se placer dans une logique post-1789 complétée ensuite par des révoltes contre la bourgeoisie en 1848 et la fin du Second Empire. Le "peuple" par opposition aux riches a été mis en avant comme poursuite de la tradition de la Révolution. Mais ce clivage s'est surtout formalisé ensuite entre les deux guerres, et dans l'après-guerre avec un discours opposant le peuple aux "gros" c’est-à-dire le patronat français. La France s'est à ce moment-là en partie convertie – assez tardivement finalement – au marxisme, avec l'ascension du Parti communiste. Il y avait alors une vraie focalisation sur la dénonciation du patronat accusé de bloquer toutes les évolutions sociales.

Cela a duré plus longtemps en France que la moyenne, et cela a été exacerbé par l'engagement des intellectuels français comme Sartre par exemple. Plus récemment on a eu la rupture des années 2000 où la dénonciation des super-riches a remplacé celle du patronat. C'est par exemple le mouvement venu des Etats-Unis "Occupy Wall Street". Cela a été réimporté en France et réactivé par une critique du capitalisme, surtout depuis la crise de 2008. D'ailleurs cette critique est même un peu transversale selon les partis puisque même Nicolas Sarkozy dénonçait la situation lors de la campagne de 2007, pour ne pas apparaître comme le Président des plus riches.

Stéphane Sirot : La Révolution était dirigée contre la noblesse, le Front populaire contre les "200 familles"… Cette thématique ressort surtout pendant les moments de crise. Actuellement les inégalités se creusent, et ressurgit alors de manière très forte ce genre de positionnement.

3 - Le rejet des élites politiques par le "simple citoyen"

William Genieys : Le rejet vient là aussi de 1789 avec la mise progressive hors du jeu politique de l'aristocratie et son remplacement par une nouvelle classe politique. Il faut pour comprendre cela se pencher sur les grands textes de la IIIe République, comme ceux de Gambetta, où il est expliqué que tous les gens du peuple doivent avoir les moyens d'accéder aux plus hautes marches de l'Etat par la voie de la représentation. Le point de départ est positif mais rapidement on a constaté que ce n'était pas si simple que cela.

Et accessoirement, le message idéal de la République ne marchait pas vraiment, et qu'il y avait une reproduction sociale. Cela a exacerbé la césure entre les élites politiques qui sont d'abord représentatives de groupes sociaux. Cela s'est confirmé sous la Ive et la Ve République. Cela explique aussi le succès du Front national qui prétend redonner au citoyen un accès à la représentation. Il joue sur la classe politique perçue comme homogène et n'étant plus un exemple de mobilité sociale. Cette haine vient donc d'un sentiment de fermeture ce qui ne convient pas à notre culture républicaine. Sans même parler d'un ressenti d'inefficacité à résoudre les problèmes…

Stéphane Sirot : La période est à la défiance d'une classe considérée comme déconnectée de la sociologie française. Il y avait auparavant un consentement, un lien plus fort. Beaucoup de parlementaires aujourd'hui n'ont jamais vécu d'autre chose que du militantisme ou de mandats électifs. Cela joue beaucoup car la réalité de terrain devient plus difficile à appréhender et nourrit la crise de la représentation.

4 - Le rejet des fonctionnaires et de la technocratie

William Genieys : Cela prolonge le débat sur le rejet des élites politiques. Nous avons développé une culture de l'intérêt général et donc d'une fonction publique chargée de le servir. Et dans les Trente glorieuses, les hauts fonctionnaires – via notamment la création de l'ENA – ont incarné l'image d'une technocratie chargée de moderniser la France. Il y avait une vraie passion pour cette catégorie. Mais avec la stratégie de reformatage dans la gestion de l'Etat, les hauts fonctionnaires qui étaient perçus comme des personnes ayant des solutions sont devenus des sources de problèmes. Des études ont montré la reproduction sociale à l'intérieur de cette catégorie professionnelle et une capacité à gérer certains problèmes assez faible, alors que quelques années avant on pensant encore qu'ils avaient "la solution à tout".

Stéphane Sirot : Le rejet ressort d'un discours qui est aussi instrumentalisé. Les fonctionnaires sont aussi dépositaires de métiers dont l'absence est visible et gêne l'usager. On peut aussi parler de la sécurité de l'emploi qui peut être à l'origine de certaines critiques ou jalousie… Malgré tout, dans une période apaisé, il demeure une certaine reconnaissance de l'utilité de la fonction publique. Mais ce qui certainement porte la loupe sur cette catégorie, c'est qu'elle n'a cessé de gonfler jusqu'à très récemment. Avant la Seconde Guerre mondiale, il y avait très peu de fonctionnaires. Leur nombre a augmenté. Et dans la mesure où le fonctionnaire est souvent identifié à l'impôt, cela joue fortement dans sa perception négative.

5 - Le rejet des corporatismes professionnels

William Genieys : On n'est jamais sorti du corporatisme malgré la Révolution qui voulait nous en extraire. En France, on rejette les corporatismes quand on voit qu'ils bloquent une réforme, mais dès que l'on touche à votre profession, la réaction est la même. Ce qui est intéressant d'ailleurs avec les corporatismes en France, c'est qu'ils ne se mobilisent jamais tous en même temps. Donc ce système peut continuer encore longtemps malgré le rejet des corporatismes.

Stéphane Sirot : C'est une vieille rengaine très française, et la Révolution avait été faite pour supprimer les corporations. Les racines sont donc très profondes dans ce rejet. C'est aussi un mot souvent galvaudé dans le débat politique. Et c'est d'ailleurs quelque chose de surprenant car on oublie parfois c'est que la loi elle-même oblige à une forme de corporatisme ! Les contre-pouvoirs, et notamment les syndicats, sont soumis à la règle qui veut qu'ils doivent défendre les intérêts de leur profession. C'est assez paradoxal.

6 - Le jacobinisme contre les partisans "girondins" de la décentralisation

William Genieys : En France, on adore la centralisation quand elle arrange, et on l'exècre quand elle dérange. La France se caractérise par l'opposition entre des notables locaux et l'administration centralisée avec une représentation axée autour du Parlement. Il y a là-dessus un discours des notables locaux pour mobiliser les citoyens sur les particularités locales, contre le centralisme. Mais s'ils ont pu entretenir cette haine, c'est parce qu'ils étaient aussi les seuls à avoir accès au centre pour tirer les ressources leur permettant de trouver une légitimité au niveau local. En tout cas, force est de constater que le discours visant à faire croire que la réforme territoriale a été décidée arbitrairement sur un bureau par François Hollande et deux énarques – ce qui évidemment faux – est dans un registre qui marche particulièrement.

Stéphane Sirot : La France n'a pas toujours été un pays centralisé. La carte de France a été redécoupée à plusieurs reprises depuis la Révolution. La société française depuis la fin du XVIIIe s'est construite sur l'idée qu'il ne doit pas y avoir beaucoup d'intermédiaires entre le citoyen et l'Etat, et la France fonctionne donc de manière globalement centralisée. On a depuis le début des années quatre-vingt basculé dans autre chose, on a même inscrit la décentralisation dans la Constitution sous le gouvernement Raffarin. Communes, départements et régions disposent donc aujourd'hui, si  on met leurs compétences bout à bout, de préoragtives peut-être plus étendues que l'Etat dans le rôle économique et social.

7 - Les "nationalistes" (dont les préoccupations sont centrées sur la seule France) contre les "universalistes"

William Genieys : A la base, si on remonte là encore à la Révolution, il y a un message universaliste d'égalité et de fraternité, mais qui se construit sur des valeurs nationalistes en faisant la guerre contre les monarchies européennes. Durant tout le XIXe siècle, les nationalistes ont cependant été ceux plutôt réfractaires à la Révolution, ce qui va se retrouver ensuite dans le clivage droite/gauche.  Si on regarde aujourd'hui, ce clivage est toujours vrai même s'il a pris d'autres formes. Les nationalismes se retrouvent dans beaucoup de partis politiques. Après, il y a ceux qui l'affichent directement, comme on l'a vu aux élections européennes, mais d'autres sont plus ambiguës. Ainsi, le patriotisme économique d'Arnaud Montebourg est une volonté de réinventer le colbertisme qui joue sur le registre nationaliste. Le clivage est donc réactivé, tout en haïssant les nationalistes déclarés.

Stéphane Sirot : On est plutôt face à une opposition de ceux qui tiennent aux prérogatives de l'Etat-Nation et qui pensent que 'l'action publique doit s'organiser dans ce cadre, contre ceux qui soutiennent de la manière la plus ardente la construction européenne, et en faveur de la dilution de l'Etat-Nation dans un cadre plus global. Ces derniers ont été encouragés notamment par la chute du communisme qui a entraîné une critique plus forte de l'Etat-Nation avec l'idée de "la fin de l'Histoire" et l'expansion de la mondialisation. Cela a modifié les données du débat. Mais cette question se recoupe finalement avec l'antagonisme "élite / peuple" justement. On l'a bien vu lors des élections européennes.  

8 - "Egalitarisme contre méritocratie" dans l'Éducation

William Genieys : Le système des grandes écoles a été conçu en France sur la volonté de créer un système égalitaire d'accès aux plus grands corps de l'Etat. Mais si on regarde bien aujourd'hui, on estime que l'égalitarisme passe plus par l'intégration des minorités. Au passage, intégrer des minorités, cela signifie que l'on conçoit les minorités comme étant différentes… La question à se poser est donc la manière dont on conçoit l'inégalitarisme sociétal dans un modèle qui se veut égalitaire. On note quand même que l'inégalitarisme reste toujours très illégitime politiquement. Aucun gouvernement ne vas se positionner sur cette posture. En attendant, les grandes écoles continuent à exister, en perdant de plus en plus leur projet social, et les universités portent le projet de démocratisation seule.

Sréphane Sirot : Quand on regarde comment cela a été construit, ce n'était pas à l'origine conçu comme un antagonisme. L'égalité scolaire est nourrie par la méritocratie républicaine. D'ailleurs la Déclaration des droits de l'homme rappelle certes que "tous les hommes naissent libres et égaux" mais aussi que "les mérites de chacun sont reconnus à leur juste valeur". Il est donc admis que chacun doit faire la démonstration de ses mérites appuyant la mise en place d'un système scolaire élitiste. Si on oppose aujourd'hui les différents systèmes, c'est à cause de l'incapacité de garantir cette forme de méritocratie. L'opposition témoigne donc plus pour moi du déraillement de cette garantie de l'égalité des chances.

9 - Le monde de la culture contre la droite

William Genieys : La France a été un Etat-providence, qui s'est développé après la Seconde Guerre mondiale. Dans les années quatre-vingt – notamment avec Jack Lang – on a développé la culture comme un complément de cet Etat-providence pour permettre aux populations d'y accéder, de manière volontariste et incitative. Néanmoins, cette volonté a impacté les budgets. Or, en période de crise, la redistribution dans le domaine de la culture est plus difficile à assumer. Mais le secteur culturel a vu se développer un monde qui a du mal à se comprendre avec une droite qui considère ce secteur moins vital que l'Education, la R&D ou l'armée. Il y a donc une césure qui se créé.

Stéphane Sirot : Quand on observe la réalité des choses au-delà des évidences – car il existe aussi bien une culture de gauche que de droite – il y a une tendance assez ancienne d'un monde de la culture qui se sent plus en connexion avec des opinions politiques porteuses d'égalité et d'accès à la culture. Elle s'opposerait à la pensée économique utilitariste.  C'est pour cela que le clivage est profond. Dans la transformation du système éducatif, il y maintenant l'idée que la culture sera un outil d'intégration sur le marché du travail. Assurément, cela crispe les choses dans la société telle qu'elle est aujourd'hui.

10 - Les juges et la justice contre la droite actuelle

William Genieys : On est là aussi dans la haine et la passion. La France est folle amoureuse de son Etat de droit. Il y a une culture de la justice forte. Mais on est aussi – paradoxalement – un pays où les entorses au droit sont nombreuses. Mais il n'y a pas en France de gouvernement des juges puisque contrairement aux pays anglo-saxons, nos juges ne sont pas élus. Mais la justice n'est pas, en France, la "grande muette" comme l'armée, et ses membres ont donc tendance à s'engager politiquement. Aux Etats-Unis le juge qui a fait la différence dans le vote de la réforme du système médical de Barack Obama était un républicain. Je ne suis pas sûr que cela se passerait de la même manière au Conseil constitutionnel.

Stéphane Sirot : Je dirais plutôt une partie des juges et une partie de la droite… Longtemps, la magistrature a été considérée comme un corps plutôt réactionnaire et conservateur. Un seul juge a ainsi refusé de prêter serment au Maréchal Pétain… Après la guerre, la justice a connu une démocratisation avec l'arrivée d'une nouvelle génération de magistrats et une augmentation des effectifs. Le premier syndicat de la magistrature a été le Syndicat de la Magistrature qui s'est renouvelé dans le cours des évènements de mai 68, et qui critiquait le conservatisme de la société. Ce fût une période d'ébullition pour un syndicat qui était majoritaire à l'époque.  Mais sin on regarde aujourd'hui, depuis les années quatre-vingt-dix, ce sont plutôt les syndicats modérés qui prennent de l'ampleur. On est donc un peu revenu à une certaine modération. Mais la gauche a gardé cette stratégie de se positionner comme garante de l'indépendance de la justice. Or, comme il ne reste plus beaucoup de marquer politiques forts aujourd'hui, la question garde une importance considérable sur la scène politique.

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assougoudrel
- 04/07/2014 - 23:20
Suite
Une bonne partie de la dette viens de cette mal répartition et de tous ces abus. Je ne parle même pas du train de vie de ceux qui nous gouvernent. Pour se battre à ce point pour un pays qui va si mal, c'est que le gâteau doit être bon.
assougoudrel
- 04/07/2014 - 23:15
Il ne faut pas mettre tous les
fonctionnaires dans le même sac. Ils sont mal répartis. Il y en a trop, c'est un fait. Beaucoup trop dans les bureaux et pas assez sur le "terrain". Le problème aussi c'est qu'avec ce statut, on ne peut pas foutre à la porte les incompétents et Dieu seul sait qu'ils sont nombreux. Beaucoup sont chefs de service et les lauriers sont pour eux. Un bon adjoint, une bonne équipe qui fait le travail, car ce sont eux les spécialistes et tout le bénéfice revient au chef, même si c'est une burne de première (lettre de félicitation, médailles, avancement etc...).Je parle des ministères. Ce chef change tous les deux ans.Que ce soit dans l'Armée ou dans le civil, c'est pareil. Il y en a qui triment à longueur de temps et ne voient pas passer le temps à cause d'une surcharge de travail. Et d'autres qui passent leur temps à jouer au solitaire sur ordinateur. Depuis l'internet, c'est encore pire (on passe ses commandes en ligne, on envoie des MSG). Les factures téléphoniques reviennent à très cher. Une entreprise privée coulerait en moins de deux. Et plus on est près du Bon Dieu (ministre et grands chefs ou haut fonctionnaire), plus c'est cher pour le contribuable (voiture de fonction, appart etc
vangog
- 04/07/2014 - 19:33
800000 fonctionnaires supplémentaires
dans la fonction publique territoriale, démunis 1981, sans aucune amélioration du service rendu, et au détriment des fonctionnaires régaliens qui, eux, ont souffert!
La fonction publique hospitalière est passée de 600000 à 1,1 million de fonctionnaires...sans aucune amélioration du service rendu!
Peut-être un début d'explication aux déficits gauchistes, non?